Peut-on perdre la foi en son métier ?

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Re: Peut-on perdre la foi en son métier ?

Message par lisette83 le Sam 14 Mai 2016 - 13:41

Sans vouloir enlever des illusions, avez-vous eu écho récemment du niveau des lycéens d'aujourd'hui en lettres comme ailleurs ?

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Re: Peut-on perdre la foi en son métier ?

Message par lisette83 le Sam 14 Mai 2016 - 13:43

@Pat B a écrit:
@XIII a écrit:De toute façon c'est partout pareil de plus en plus de salariés perdent foi en leur métier!
C'est ce que m'a dit mon médecin : tout se dégrade tellement, partout, que dans la plupart des jobs les gens en ont marre... certains allant jusqu'au burn-out ou à la dépression (je n'en était pas loin moi-même ce jour-là).
N'empêche, quand j'ai débuté en 2000, je n'entendais aucun des collègues plus âgé envisager de changer de métier. Aujourd'hui, la majorité l'envisagent (sans forcément aller jusqu'à franchir le cap). Moi, non...
Mais je me dit parfois que je devrais devenir cde pour essayer d'apporter un peu d'humanité et revenir au management que j'ai connu à mes débuts. On n'est jamais si bien servi que par soi-même... et ça ferait sûrement du bien aux collègues d'avoir un cde qui n'est pas dans la logique managériale actuelle ! Après tout, il y a 20 ans, j'ai eu une vraie formation complète de chef d'entreprise (je suis ingénieur), pas quelques heures de formation par-ci par-là où on les formate à suivre les techniques de management modernes ! Sauf que dans 10-15 ans, quand les techniques de management directif et/ou par le stress se seront généralisées, ce sera difficile de revenir en arrière car la confiance n'existera plus....
Si vous ne rentrez pas dans le moule, vous ne serez pas recruté comme CDE et, au cas où, la pression exercée sur les personnels de direction après le concours n'est pas négligeable.

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Re: Peut-on perdre la foi en son métier ?

Message par ysabel le Sam 14 Mai 2016 - 13:44

@Osmie a écrit:Pour répondre à la question posée, j'aime bien mon métier, mais je n'ai jamais eu la "foi" à ce propos, même si je suis convaincue de l'utilité publique de notre profession. Je ne perds donc pas la foi, mais la réforme du collège s'attaque sacrément au sens du métier, et c'est là le plus gros problème.

Pareil...

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Re: Peut-on perdre la foi en son métier ?

Message par lisette83 le Sam 14 Mai 2016 - 13:48

+1

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Re: Peut-on perdre la foi en son métier ?

Message par nuages le Sam 14 Mai 2016 - 13:58

@maldoror1 a écrit:  Je prie pour avoir un poste au lycée rapidement.
Modère tes prières car je ne vois pas de différence entre la plupart des élèves de seconde et ceux de troisième . Juste un été passé, propice à tout oublier. Quant aux 1ères technologiques de type STMG ,  maintenant que les redoublements en seconde sont proscrits (il faut que la famille fasse une lettre  pour demander le redoublement dans mon établissement ) elles rassemblent tous les élèves en échec scolaire dont le niveau d'expression écrite est affraid

nuages
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Re: Peut-on perdre la foi en son métier ?

Message par ysabel le Sam 14 Mai 2016 - 14:12

@nuages a écrit:
@maldoror1 a écrit:  Je prie pour avoir un poste au lycée rapidement.
Modère tes prières car je ne vois pas de différence entre la plupart des élèves de seconde et ceux de troisième . Juste un été passé, propice à tout oublier. Quant aux 1ères technologiques de type STMG ,  maintenant que les redoublements en seconde sont proscrits (il faut que la famille fasse une lettre  pour demander le redoublement dans mon établissement ) elles rassemblent tous les élèves en échec scolaire dont le niveau d'expression écrite est affraid

Si tu voyais mes St2S de cette année : il n'y a même pas d'expression écrite... et la plupart comptent passer le concours IFSI Rolling Eyes


Dernière édition par ysabel le Sam 14 Mai 2016 - 19:04, édité 1 fois

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Re: Peut-on perdre la foi en son métier ?

Message par maldoror1 le Sam 14 Mai 2016 - 14:12

@nuages a écrit:
@maldoror1 a écrit:  Je prie pour avoir un poste au lycée rapidement.
Modère tes prières car je ne vois pas de différence entre la plupart des élèves de seconde et ceux de troisième . Juste un été passé, propice à tout oublier. Quant aux 1ères technologiques de type STMG ,  maintenant que les redoublements en seconde sont proscrits (il faut que la famille fasse une lettre  pour demander le redoublement dans mon établissement ) elles rassemblent tous les élèves en échec scolaire dont le niveau d'expression écrite est affraid

J'effectue un remplacement au lycée (une première pour moi!) depuis la rentrée des vacances de Pâques. En effet, le niveau des classes de Seconde est déplorable, mais ma classe de Première et moi nous faisons bien plaisir...

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Re: Peut-on perdre la foi en son métier ?

Message par maldoror1 le Sam 14 Mai 2016 - 14:14

Et il s'agit de Première ST2S. Je suis agréablement surprise par leur assez bon niveau, et par leur enthousiasme à la lecture de Céline ou Camus.

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Re: Peut-on perdre la foi en son métier ?

Message par abigaïl le Sam 14 Mai 2016 - 16:46

Le niveau et la mentalité de mes première ES et terminale est proche de ceux des séries technologiques.

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Re: Peut-on perdre la foi en son métier ?

Message par Carabas le Sam 14 Mai 2016 - 18:31

@ysabel a écrit:
Si tu voyais mes St2S de cette année : il n'y a même pas d'expression écrite... et la plupart compte passer le concours IFSI Rolling Eyes
Je comprends mieux...

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Re: Peut-on perdre la foi en son métier ?

Message par Herrelis le Sam 14 Mai 2016 - 19:57

@ysabel a écrit:
@Osmie a écrit:Pour répondre à la question posée, j'aime bien mon métier, mais je n'ai jamais eu la "foi" à ce propos, même si je suis convaincue de l'utilité publique de notre profession. Je ne perds donc pas la foi, mais la réforme du collège s'attaque sacrément au sens du métier, et c'est là le plus gros problème.

Pareil...
Voilà. Je n'ai pas fait ce métier par sacerdoce mais par intérêt (dans le sens envie quoi). Bon, hélas, ça s'est assez rapidement écorné, mais, malgré tout, malgré la fatigue, malgré l'usure, malgré la dégradation des conditions, malgré les jours où j'ai envie de tout envoyer balader, l'intérêt est toujours là à certains moments.

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Re: Peut-on perdre la foi en son métier ?

Message par thrasybule le Sam 14 Mai 2016 - 20:28

J'ai eu une période très difficile. Mes yeux ne brillaient plus au moment de franchir la grille du lycée, la faim n'était plus aiguisée au moment de corriger les copies, la passion ne m'animait pas lorsque je développais mes séquences avec une force de conviction inébranlable, une sorte de foi chevillée au corps.
J'ai su, après des méditations intransmissibles, que le bonheur et la joie était dans une salle de classe.
Dieu m'a donné la foi
Qui brûle au fond de moi
J'ai dans le cœur
Cette force qui guide mes pas.

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Re: Peut-on perdre la foi en son métier ?

Message par LM le Sam 14 Mai 2016 - 20:29

@nuages a écrit:
@maldoror1 a écrit:  Je prie pour avoir un poste au lycée rapidement.
Modère tes prières car je ne vois pas de différence entre la plupart des élèves de seconde et ceux de troisième . Juste un été passé, propice à tout oublier. Quant aux 1ères technologiques de type STMG ,  maintenant que les redoublements en seconde sont proscrits (il faut que la famille fasse une lettre  pour demander le redoublement dans mon établissement ) elles rassemblent tous les élèves en échec scolaire dont le niveau d'expression écrite est affraid

Quand je vois les 3e qu'on fait passer en 2nde GT, j'ai honte franchement. Ils doivent donner l'impression de n'avoir jamais rien fait en français.
D'ailleurs, ils ne savent déjà plus quels textes ont été lus et étudiés en classe cette année... No

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Re: Peut-on perdre la foi en son métier ?

Message par Olympias le Sam 14 Mai 2016 - 20:30

@LM a écrit:
@nuages a écrit:
@maldoror1 a écrit:  Je prie pour avoir un poste au lycée rapidement.
Modère tes prières car je ne vois pas de différence entre la plupart des élèves de seconde et ceux de troisième . Juste un été passé, propice à tout oublier. Quant aux 1ères technologiques de type STMG ,  maintenant que les redoublements en seconde sont proscrits (il faut que la famille fasse une lettre  pour demander le redoublement dans mon établissement ) elles rassemblent tous les élèves en échec scolaire dont le niveau d'expression écrite est affraid

Quand je vois les 3e qu'on fait passer en 2nde GT, j'ai honte franchement. Ils doivent donner l'impression de n'avoir jamais rien fait en français.
D'ailleurs, ils ne savent déjà plus quels textes ont été lus et étudiés en classe cette année... No
En seconde j'ai les mêmes

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Re: Peut-on perdre la foi en son métier ?

Message par Herrelis le Sam 14 Mai 2016 - 20:47

Ça s'appelle le reset d'urgence. Ça touche tous les élèves (enfin presque). Ils effacent les données récentes pour ne pas saturer le disque dur Razz.

Quand je regarde les bulletins de seconde de nos anciens troisièmes, je n'ai que très rarement des surprises...

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Re: Peut-on perdre la foi en son métier ?

Message par ysabel le Sam 14 Mai 2016 - 20:58

Le pire que j'ai eu, c'était il y a plus de 10 ans maintenant, une élève de seconde qui ne savait même plus le nom ni même le sexe de son professeur de français de 3e...
A se demander si elle était allée en cours !

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Re: Peut-on perdre la foi en son métier ?

Message par Carnyx le Sam 14 Mai 2016 - 21:05

Vous n'avez pas honte de critiquer des jeunes qui sont l'avenir de notre beau pays ?
Quelle image vous donnez !Very Happy

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Re: Peut-on perdre la foi en son métier ?

Message par Herrelis le Sam 14 Mai 2016 - 21:31

@ysabel a écrit:Le pire que j'ai eu, c'était il y a plus de 10 ans maintenant, une élève de seconde qui ne savait même plus le nom ni même le sexe de son professeur de français de 3e...
A se demander si elle était allée en cours !
Bah, tu sais, je suis sûre que certains de mes élèves ne seraient pas capables de m'identifier. Ils viennent une fois sur 1000, font un contrôle ou deux par trimestre, et passe à travers l'année, comme ça. On en a une qui a fini en seconde générale avec cette méthode : arrivée mi-octobre, repartie début mai, en général sur 6 notes, elle en avait 2 et une moyenne potable. *soupire* Quand les parents couvrent, que peut-on faire?

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Re: Peut-on perdre la foi en son métier ?

Message par AsarteLilith le Sam 14 Mai 2016 - 21:37

@Herrelis a écrit:Ça s'appelle le reset d'urgence. Ça touche tous les élèves (enfin presque). Ils effacent les données récentes pour ne pas saturer le disque dur Razz.

Quand je regarde les bulletins de seconde de nos anciens troisièmes, je n'ai que très rarement des surprises...

Pareil, hélas.

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Re: Peut-on perdre la foi en son métier ?

Message par Lefteris le Sam 14 Mai 2016 - 22:04

@jésus a écrit:
@abigaïl a écrit:

J'ai pensé très récemment passer des concours : je me suis renseignée et je ne suis pas sure que bosser dans l'administration me plairait.Je quitte un métier pour un autre inconnu avec d'autres contraintes.
Et si je réussis un catégorie B, je gagnerai plus au début mais pas en fin de carrière.
Il faut bien faire le tour des adminsitrations, il y a beaucoup de choix, et dans certaines, une variété extrême de métiers. En catégorie B, on garde son indice jusqu'à de que l'évolution de carrière amène à une indice supérieur. Donc, on stagne effectivement si l'on n'obtient pas un concours dans un délai raisonnable, et d'autant plus qu'on est à un indice avancé. Ca reste une solution d'attente, où l'on se rattrape quelques années avec les primes,  un compromis quand on n'en peut plus.
Oui, tout dépend ce qu'on appelle vieux , quand est la date de péremption... On est vieux à quel âge?
Question sérieuse. 40 ans, 45 ans? Lire qu'on est vieux à 40 ans va vous faire sourire, je pense.
Parce qu'avoir une famille ou un prêt à rembourser ne veut pas dire qu'on est vieux.

Déménager ne veut pas forcément dire punition ( Il y a quantité d'enseignants mutés loin de chez eux qui voient dans la reconversion une possibilité de revenir à leur région d'origine. Parce qu'on est bloqué dans une académie et ne pas arriver à en sortir)

bref, à voir où chacun met le curseur de ce qui est supportable ou non dans l'enseignement, quel salaire accepter pour " partir" tranquille ou pas. Quelle priorité on a dans la vie: s'épanouir dans la vie via une activité professionnelle à un moment donné dans sa vie ou ne se concentrer que sur sa vie perso.

Et à la question, l'herbe est-elle plus verte ailleurs? La réponse est oui, dans le secteur culturel, quelque soit la structure dans laquelle j'ai bossé, je suis mieux dans mes baskets, moins stressé, moins de fatigue nerveuse, pas de dépression, de burn-out, beaucoup plus de moments sympas, rencontrer des gens détendus et ouverts, pouvoir plaisanter avec les gens même si tout n'est pas parfait et qu'il y a des chefs "chiants" parfois...et encore c'est à un niveau modeste de début de carrière...
Etre vieux est relatif, c'est quand on l'est au regard des employeurs, ou que on passe l'âge pour les concours. C'est aussi quand on est suffisamment avancé dans la vie pour être retenu par des paramètres qui n'engagent pas que soi : le travail du conjoint, la scolarisation des enfants, etc.
Un enseignant relativement  avancé en échelon, ou pire agrégé,  va difficilement trouver un détachement, également, même en étant prêt à bouger . je le vois sur la BIEP où je cherche autant que je peux.

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Re: Peut-on perdre la foi en son métier ?

Message par Rabelais le Sam 14 Mai 2016 - 22:27

@thrasybule a écrit:J'ai eu une période très difficile. Mes yeux ne brillaient plus au moment de franchir la grille du lycée, la faim n'était plus aiguisée au moment de corriger les copies, la passion ne m'animait pas lorsque je développais mes séquences avec une force de conviction inébranlable, une sorte de foi chevillée au corps.
J'ai su, après des méditations intransmissibles, que le bonheur et la joie était dans une salle de classe.
Dieu m'a donné la foi
Qui brûle au fond de moi
J'ai dans le cœur
Cette force qui guide mes pas.
Oh, topela , que ce constat m'a fendu le cœur en son temps!!!
Depuis, je me suis, un peu, reprise,,mais je ne retrouve pas pleinement ces doux moments d'allégresse à l'idée d'aller faire cours.

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Re: Peut-on perdre la foi en son métier ?

Message par jésus le Sam 14 Mai 2016 - 23:30

@Lefteris a écrit:
@jésus a écrit:
@abigaïl a écrit:

J'ai pensé très récemment passer des concours : je me suis renseignée et je ne suis pas sure que bosser dans l'administration me plairait.Je quitte un métier pour un autre inconnu avec d'autres contraintes.
Et si je réussis un catégorie B, je gagnerai plus au début mais pas en fin de carrière.
Il faut bien faire le tour des adminsitrations, il y a beaucoup de choix, et dans certaines, une variété extrême de métiers. En catégorie B, on garde son indice jusqu'à de que l'évolution de carrière amène à une indice supérieur. Donc, on stagne effectivement si l'on n'obtient pas un concours dans un délai raisonnable, et d'autant plus qu'on est à un indice avancé. Ca reste une solution d'attente, où l'on se rattrape quelques années avec les primes,  un compromis quand on n'en peut plus.
Oui, tout dépend ce qu'on appelle vieux , quand est la date de péremption... On est vieux à quel âge?
Question sérieuse. 40 ans, 45 ans? Lire qu'on est vieux à 40 ans va vous faire sourire, je pense.
Parce qu'avoir une famille ou un prêt à rembourser ne veut pas dire qu'on est vieux.

Déménager ne veut pas forcément dire punition ( Il y a quantité d'enseignants mutés loin de chez eux qui voient dans la reconversion une possibilité de revenir à leur région d'origine. Parce qu'on est bloqué dans une académie et ne pas arriver à en sortir)

bref, à voir où chacun met le curseur de ce qui est supportable ou non dans l'enseignement, quel salaire accepter pour " partir" tranquille ou pas. Quelle priorité on a dans la vie: s'épanouir dans la vie via une activité professionnelle à un moment donné dans sa vie ou ne se concentrer que sur sa vie perso.

Et à la question, l'herbe est-elle plus verte ailleurs? La réponse est oui, dans le secteur culturel, quelque soit la structure dans laquelle j'ai bossé, je suis mieux dans mes baskets, moins stressé, moins de fatigue nerveuse, pas de dépression, de burn-out, beaucoup plus de moments sympas, rencontrer des gens détendus et ouverts, pouvoir plaisanter avec les gens même si tout n'est pas parfait et qu'il y a des chefs "chiants" parfois...et encore c'est à un niveau modeste de début de carrière...
Etre vieux est relatif, c'est quand on l'est au regard des employeurs, ou que on passe l'âge pour les concours. C'est aussi quand on est suffisamment avancé dans la vie pour être retenu par des paramètres qui n'engagent pas que soi : le travail du conjoint, la scolarisation des enfants, etc.
Un enseignant relativement  avancé en échelon, ou pire agrégé,  va difficilement trouver un détachement, également, même en étant prêt à bouger . je le vois sur la BIEP où je cherche autant que je peux.

Oui, mais quand on constate qu'il y a déjà x raisons pour qu'un employeur ne vous prenne pas, ou ne vous convoque pas que le critère de l'âge est une excuse parmi d'autres qui n'empêche pas de postuler à certains postes, bien au contraire.
Moi,je ne sais pas si je suis encore trop jeune pour des postes à responsabilités que je me sens d'avoir. Mais on me continue de me proposer des jobs d'étudiants sans "honte" j'allais dire...( et il y en a plein dans la culture, du type quelques mois pour faire une saison) Là, j'ai juste envie que d'être assez vieux pour qu'on me propose un poste sérieux qui tienne la route... Dans ma tête, je ne suis plus un étudiant, ni un éternel étudiant, ni un djeuns...

Et c'est comme pour tout, libre à chacun de postuler ou non à des offres, de se rendre ou non à des entretiens, d'accepter ou non un poste ( et j'allais dire d'autant plus qu'on en a un, ce qui permet d'être plus sélectif et de se dire " Qu'est-ce que j'y gagne?' et d'y aller quand les avantages apparaissent évidents . Pour s'en rendre compte ou pour en finir avec des illusions sur des métiers, c'est bien aussi d'aller aux entretiens. ) . A un moment donné, il faut tenter le coup et ne se dévaloriser a priori.

Je me suis toujours retrouver embauché dans des structures où je n'avais pas le profil, et me voir refuser d'autres où j'aurais pu coller. Résultat, j'ai un profil hétérogène qui montre une grande adaptabilité. Bref, on intéresse des gens qui parfois, qui au départ on ne soupçonnait pas l'intérêt. Là, j'avais la possibilité d'avoir un travail pour une fédérations des arts de la rue alors que j'ai jamais bossé pour les arts vivants Rolling Eyes , me retrouver à bosser dans la médiation scientifique alors que je ne suis pas "scientifique " et j'en passe...je suis convoqué parce que je les intéresse et qu'ils veulent me connaître mieux...
L'enjeu est là, faire en sorte d'intéresser les employeurs d'une manière ou d'une autre...l'âge étant accessoire, je pense.

On est intéressant parce qu'on est différent du profil attendu et qu'on montre des capacités d'adaptation. Qu'est-ce qui fait votre différence? Etre dans un moule, il faut à un moment donné...mais si tout le monde a le même...

jésus
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