le rapport problématique au savoir chez certains professeurs

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Re: le rapport problématique au savoir chez certains professeurs

Message par tristan8 le Sam 25 Juin 2016 - 15:11

C'est un peu comme ici où parfois on intervient sur certains sujets et que certains arguent leur culture alors que ce n'était pas le propos initial. Je ne sais plus sur quel sujet j'étais intervenu pour faire un brin d'humour et où on m'avait répondu avec deux paragraphes sur l'oralité Laughing  c'était assez drôle livre

tristan8
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Re: le rapport problématique au savoir chez certains professeurs

Message par lit et rature le Sam 25 Juin 2016 - 15:44

La vie est ailleurs . Fais ton boulot correctement mais ne te prends pas la tête avec ceux qui te dérangent. La vie est ailleurs !

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Re: le rapport problématique au savoir chez certains professeurs

Message par Pouce le Dim 26 Juin 2016 - 8:08

Vous vous moquez de la collègue qui a ouvert ce sujet ( à juste titre ou pas, peu m'importe) mais j'ai connu des collègues de techno et EPS qui ricanaient discrètement quand en réunion il était question de la culture ou du monde des livres. Je faisais semblant de ne pas voir.

Pouce
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Re: le rapport problématique au savoir chez certains professeurs

Message par skindiver le Dim 26 Juin 2016 - 9:19

@Pouce a écrit:Vous vous moquez de la collègue qui a ouvert ce sujet ( à juste titre ou pas, peu m'importe) mais j'ai connu des collègues de techno et EPS qui ricanaient discrètement quand en réunion il était question de la culture ou du monde des livres. Je faisais semblant de ne pas voir.

Tout comme des profs de lettres ou d'histoire qui lorsqu'un prof d'EPS intervient ne s'empêchent de répondre, "Bon toi et ta gymnastique on s'en fou un peu"

Cependant il n'y a rien de pire qu'un enseignant qui a un complexe vis à vis de sa matière et qui du coup devient d'une prétention assez atroce.
J'ai de la chance, dans mon bahut il n'y a pas ce genre de problèmes.

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Re: le rapport problématique au savoir chez certains professeurs

Message par Rendash le Dim 26 Juin 2016 - 9:25

@skindiver a écrit:Tout comme des profs de lettres ou d'histoire qui lorsqu'un prof d'EPS intervient ne s'empêchent de répondre, "Bon toi et ta gymnastique on s'en fou un peu"

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Re: le rapport problématique au savoir chez certains professeurs

Message par bernardo le Dim 26 Juin 2016 - 9:46

Le mépris pour le savoir est peut-être plus général que ça : voir les propos de notre chère ministre sur les "pseudo-intellectuels" (qui, à mon avis, visaient tous les intellectuels), la disparition du latin et du grec ancien en tant que disciplines, le coup porté à l'allemand, langue à déclinaisons réputée difficile / sélective.
Retour au Moyen-Age où le savoir était détenu par les moines copistes ?
Mais y aura-t-il une autre Renaissance ?
Si on méprise le latin et le grec ancien, ce n'est pas gagné.

bernardo
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Re: le rapport problématique au savoir chez certains professeurs

Message par Caspar Goodwood le Dim 26 Juin 2016 - 9:50

@bernardo a écrit:Le mépris pour le savoir est peut-être plus général que ça : voir les propos de notre chère ministre sur les "pseudo-intellectuels" (qui, à mon avis, visaient tous les intellectuels), la disparition du latin et du grec ancien en tant que disciplines, le coup porté à l'allemand, langue à déclinaisons réputée difficile / sélective.
Retour au Moyen-Age où le savoir était détenu par les moines copistes ?
Mais y aura-t-il une autre Renaissance ?
Si on méprise le latin et le grec ancien, ce n'est pas gagné.

Pas faux, mais je pense que ce n'est pas si récent que ça, ça a dû exister à toutes les époques.

Caspar Goodwood
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Re: le rapport problématique au savoir chez certains professeurs

Message par bernardo le Dim 26 Juin 2016 - 10:03

@Caspar Goodwood a écrit:
@bernardo a écrit:Le mépris pour le savoir est peut-être plus général que ça : voir les propos de notre chère ministre sur les "pseudo-intellectuels" (qui, à mon avis, visaient tous les intellectuels), la disparition du latin et du grec ancien en tant que disciplines, le coup porté à l'allemand, langue à déclinaisons réputée difficile / sélective.
Retour au Moyen-Age où le savoir était détenu par les moines copistes ?
Mais y aura-t-il une autre Renaissance ?
Si on méprise le latin et le grec ancien, ce n'est pas gagné.

Pas faux, mais je pense que ce n'est pas si récent que ça, ça a dû exister à toutes les époques.

J'ai le sentiment d'être moins savant que ne l'étaient mes professeurs, et d'avoir une capacité de travail et de concentration moindre que celle de Rabelais par exemple.
Cela tient peut-être au développement des techniques : le clic sur l'encyclopédie en ligne remplace le geste d'ouvrir le dictionnaire ou de chercher dans les 22 volumes de l'encyclopédie papier ?
La vie moderne sollicite davantage l'attention : moins de silence, moins de calme. Ce n'est pas propice à la méditation et à la rêverie.
La mémoire de l'ordinateur se remplit, celle de l'homme se vide. Je sais, je suis réactionnaire.
On ne peut mépriser que ce qu'on n'a pas.

bernardo
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Re: le rapport problématique au savoir chez certains professeurs

Message par Caspar Goodwood le Dim 26 Juin 2016 - 10:11

@bernardo a écrit:
@Caspar Goodwood a écrit:
@bernardo a écrit:Le mépris pour le savoir est peut-être plus général que ça : voir les propos de notre chère ministre sur les "pseudo-intellectuels" (qui, à mon avis, visaient tous les intellectuels), la disparition du latin et du grec ancien en tant que disciplines, le coup porté à l'allemand, langue à déclinaisons réputée difficile / sélective.
Retour au Moyen-Age où le savoir était détenu par les moines copistes ?
Mais y aura-t-il une autre Renaissance ?
Si on méprise le latin et le grec ancien, ce n'est pas gagné.

Pas faux, mais je pense que ce n'est pas si récent que ça, ça a dû exister à toutes les époques.

J'ai le sentiment d'être moins savant que ne l'étaient mes professeurs, et d'avoir une capacité de travail et de concentration moindre que celle de Rabelais par exemple.
Cela tient peut-être au développement des techniques : le clic sur l'encyclopédie en ligne remplace le geste d'ouvrir le dictionnaire ou de chercher dans les 22 volumes de l'encyclopédie papier ?
La vie moderne sollicite davantage l'attention : moins de silence, moins de calme. Ce n'est pas propice à la méditation et à la rêverie.
La mémoire de l'ordinateur se remplit, celle de l'homme se vide. Je sais, je suis réactionnaire.
On ne peut mépriser que ce qu'on n'a pas.


Vaste débat...On dit bien (sans doute est-ce apocryphe mais bon...) que Socrate pensait que l'écriture allait détruire nos capacités de mémorisation. Mais je pense que le mépris du savoir et des "intellos" a toujours existé d'une manière ou d'une autre.

Caspar Goodwood
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Re: le rapport problématique au savoir chez certains professeurs

Message par Celadon le Dim 26 Juin 2016 - 10:14

Je le pense aussi mais je me demande si dans les siècles précédents, il s'exprimait aussi crûment chez les jeunes et les très jeunes, AUSSI.

Celadon
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Re: le rapport problématique au savoir chez certains professeurs

Message par Caspar Goodwood le Dim 26 Juin 2016 - 10:17

@Celadon a écrit:Je le pense aussi mais je me demande si dans les siècles précédents, il s'exprimait aussi crûment chez les jeunes et les très jeunes, AUSSI.

Oui, tu as raison, il y a quand même un changement de ce côté-là.

Caspar Goodwood
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Re: le rapport problématique au savoir chez certains professeurs

Message par bernardo le Dim 26 Juin 2016 - 10:21

@Caspar Goodwood a écrit:
@bernardo a écrit:
@Caspar Goodwood a écrit:
@bernardo a écrit:Le mépris pour le savoir est peut-être plus général que ça : voir les propos de notre chère ministre sur les "pseudo-intellectuels" (qui, à mon avis, visaient tous les intellectuels), la disparition du latin et du grec ancien en tant que disciplines, le coup porté à l'allemand, langue à déclinaisons réputée difficile / sélective.
Retour au Moyen-Age où le savoir était détenu par les moines copistes ?
Mais y aura-t-il une autre Renaissance ?
Si on méprise le latin et le grec ancien, ce n'est pas gagné.

Pas faux, mais je pense que ce n'est pas si récent que ça, ça a dû exister à toutes les époques.

J'ai le sentiment d'être moins savant que ne l'étaient mes professeurs, et d'avoir une capacité de travail et de concentration moindre que celle de Rabelais par exemple.
Cela tient peut-être au développement des techniques : le clic sur l'encyclopédie en ligne remplace le geste d'ouvrir le dictionnaire ou de chercher dans les 22 volumes de l'encyclopédie papier ?
La vie moderne sollicite davantage l'attention : moins de silence, moins de calme. Ce n'est pas propice à la méditation et à la rêverie.
La mémoire de l'ordinateur se remplit, celle de l'homme se vide. Je sais, je suis réactionnaire.
On ne peut mépriser que ce qu'on n'a pas.


Vaste débat...On dit bien (sans doute est-ce apocryphe mais bon...) que Socrate pensait que l'écriture allait détruire nos capacités de mémorisation. Mais je pense que le mépris du savoir et des "intellos" a toujours existé d'une manière ou d'une autre.

Je pense que Socrate avait raison … même si c'est grâce aux écrits de Platon qu'on sait ce qu'a dit Socrate (à moins que …)
De même je pense qu'on ne peut pas avoir une tête bien faite si on n'a pas d'abord une tête bien pleine.
Enfin je remarque que je prends souvent la précaution de dire : "je crois savoir que" avant d'affirmer quelque chose, au lieu de l'affirmer. Ma mémoire flanche, car je ne l'entretiens pas. Et je me trouve souvent à cours d'exemples sûrs quand j'argumente.
Au fait : "à cours" ne s'écrit-il pas "à court" ?

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Re: le rapport problématique au savoir chez certains professeurs

Message par Murr le Dim 26 Juin 2016 - 10:31

@bernardo a écrit:
Je pense que Socrate avait raison … même si c'est grâce aux écrits de Platon qu'on sait ce qu'a dit Socrate (à moins que …)
De même je pense qu'on ne peut pas avoir une tête bien faite si on n'a pas d'abord une tête bien pleine.
Enfin je remarque que je prends souvent la précaution de dire : "je crois savoir que" avant d'affirmer quelque chose, au lieu de l'affirmer. Ma mémoire flanche, car je ne l'entretiens pas. Et je me trouve souvent à cours d'exemples sûrs quand j'argumente.
Au fait : "à cours" ne s'écrit-il pas "à court" ?

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Re: le rapport problématique au savoir chez certains professeurs

Message par Rendash le Dim 26 Juin 2016 - 10:37

@bernardo a écrit:
Au fait : "à cours" ne s'écrit-il pas "à court" ?

Si. Écris-le pour ne pas l'oublier Razz

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Re: le rapport problématique au savoir chez certains professeurs

Message par RogerMartin le Dim 26 Juin 2016 - 10:40

@bernardo a écrit:
@Caspar Goodwood a écrit:
@bernardo a écrit:Le mépris pour le savoir est peut-être plus général que ça : voir les propos de notre chère ministre sur les "pseudo-intellectuels" (qui, à mon avis, visaient tous les intellectuels), la disparition du latin et du grec ancien en tant que disciplines, le coup porté à l'allemand, langue à déclinaisons réputée difficile / sélective.
Retour au Moyen-Age où le savoir était détenu par les moines copistes ?
Mais y aura-t-il une autre Renaissance ?
Si on méprise le latin et le grec ancien, ce n'est pas gagné.

Pas faux, mais je pense que ce n'est pas si récent que ça, ça a dû exister à toutes les époques.

J'ai le sentiment d'être moins savant que ne l'étaient mes professeurs, et d'avoir une capacité de travail et de concentration moindre que celle de Rabelais par exemple.
Cela tient peut-être au développement des techniques : le clic sur l'encyclopédie en ligne remplace le geste d'ouvrir le dictionnaire ou de chercher dans les 22 volumes de l'encyclopédie papier ?
La vie moderne sollicite davantage l'attention : moins de silence, moins de calme. Ce n'est pas propice à la méditation et à la rêverie.
La mémoire de l'ordinateur se remplit, celle de l'homme se vide. Je sais, je suis réactionnaire.
On ne peut mépriser que ce qu'on n'a pas.

Bernard de Chartres (XIIe s.) est censé avoir déclaré "Nous ne sommes que des nains juchés sur les épaules de géants, de telle sorte que nous voyons plus et plus loin que ces derniers. Non grâce à la puissance de notre vue à nous ou notre grande taille, mais parce que nous sommes exhaussés par la grande taille des géants" (= des auteurs du passé). Les écolâtres des Lumières du XIIe siècle auraient-ils eu plus conscience de leurs limites que ces mégalomanes d'humanistes de la Renaissance, enivrés des succès technologiques malsains de l'imprimerie ? Wink

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Re: le rapport problématique au savoir chez certains professeurs

Message par Albius le Dim 26 Juin 2016 - 10:42

@bernardo a écrit:
@Caspar Goodwood a écrit:
@bernardo a écrit:
@Caspar Goodwood a écrit:

Pas faux, mais je pense que ce n'est pas si récent que ça, ça a dû exister à toutes les époques.

J'ai le sentiment d'être moins savant que ne l'étaient mes professeurs, et d'avoir une capacité de travail et de concentration moindre que celle de Rabelais par exemple.
Cela tient peut-être au développement des techniques : le clic sur l'encyclopédie en ligne remplace le geste d'ouvrir le dictionnaire ou de chercher dans les 22 volumes de l'encyclopédie papier ?
La vie moderne sollicite davantage l'attention : moins de silence, moins de calme. Ce n'est pas propice à la méditation et à la rêverie.
La mémoire de l'ordinateur se remplit, celle de l'homme se vide. Je sais, je suis réactionnaire.
On ne peut mépriser que ce qu'on n'a pas.


Vaste débat...On dit bien (sans doute est-ce apocryphe mais bon...) que Socrate pensait que l'écriture allait détruire nos capacités de mémorisation. Mais je pense que le mépris du savoir et des "intellos" a toujours existé d'une manière ou d'une autre.

Je pense que Socrate avait raison … même si c'est grâce aux écrits de Platon qu'on sait ce qu'a dit Socrate (à moins que …)
De même je pense qu'on ne peut pas avoir une tête bien faite si on n'a pas d'abord une tête bien pleine.
Enfin je remarque que je prends souvent la précaution de dire : "je crois savoir que" avant d'affirmer quelque chose, au lieu de l'affirmer. Ma mémoire flanche, car je ne l'entretiens pas. Et je me trouve souvent à cours d'exemples sûrs quand j'argumente.
Au fait : "à cours" ne s'écrit-il pas "à court" ?

"A court", oui.
Mais sinon je suis assez d'accord avec toi, y compris quand tu écris plus haut que tu as le sentiment d'être moins savant que tes professeurs. Je vis avec l'impression constante que je n'aurais jamais obtenu mon concours si je l'avais passé il y a trente ans, que mes maîtres, même l'un d'eux dont le cursus était bien flou, avaient un savoir et une aisance sans commune mesure avec la mienne et, disons-le, parce que la fausse modestie est insupportable, avec celle de la plupart de mes pairs.
Alors certes, je sais comme tout le monde utiliser un traitement de texte, bidouiller un ordinateur et me servir d'un smartphone. Et après?

La question de la mémorisation est aussi très intéressante. Le mépris pour le "par coeur", qui avait déjà commencé à faire des ravages lorsque j'étais moi-même élève, a envahi le monde de l'enseignement, et pas seulement.


Dernière édition par Albius le Dim 26 Juin 2016 - 13:16, édité 1 fois

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Re: le rapport problématique au savoir chez certains professeurs

Message par KrilinXV3 le Dim 26 Juin 2016 - 10:42

Cela vaut ce que ça vaut (c'est-à-dire pas grand chose), mais ma salle des professeurs résiste pas mal aux mécanismes que certains décrivent sur ce fil. L'un de mes amis-collègues les plus littéraires, très cultivé et intéressant à écouter est professeur de Technologie.
Les professeurs d'EPS sont souvent des interlocuteurs passionnants sur les questions professionnelles, a minima. Cela est dû, selon moi, à leur formation qui est quand même un peu plus solide que la mienne sur le plan didactique, pédagogique, psy, etc... Bien sûr, il faut parfois dépasser les apparences: coupe de cheveux à la Griezmann, forte tendance à improviser des concours de lancer de papier à distance dans la corbeille... Tout le monde n'y est pas prêt.

Je pense que certains collègues me prennent pour un beauf inculte en salle des profs, puisque je n'y parle qu'exclusivement de sujets frivoles. Maintenant, impossible, quand on atteint un certain seuil, de parler d'actualité, de politique, de géopolitique ou de culture: réputés "prise de tête", ces questions sont bannies au profit d'un triptyque que j'abhorre: gosses / Ikéa / jardin.

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Re: le rapport problématique au savoir chez certains professeurs

Message par Murr le Dim 26 Juin 2016 - 10:55

@Albius a écrit:
"A court", oui.
Mais sinon je suis assez d'accord avec toi, y compris quand tu écris plus haut que tu as le sentiment d'être moins savant que tes professeurs. Je vis avec l'impression constante que je n'aurais jamais obtenu mon concours si je l'avais passé il y a trente ans, que mes maîtres, même l'un d'eux dont le cursus était bien flou, avaient un savoir et une aisance sans commune avec la mienne et, disons-le, parce que la fausse modestie est insupportable, avec celle de la plupart de mes pairs.
Alors certes, je sais comme tout le monde utiliser un traitement de texte, bidouiller un ordinateur et me servir d'un smartphone. Et après?

La question de la mémorisation est aussi très intéressante. Le mépris pour le "par coeur", qui avait déjà commencé à faire des ravages lorsque j'étais moi-même élève, a envahi le monde de l'enseignement, et pas seulement.

Les professeurs de mes parents déploraient déjà, dans les années 60, la chute vertigineuse du niveau : ils se retourneraient dans leur tombe s'ils voyaient le niveau de certains professeurs de français de ma génération, qui ont pu obtenir le CAPES de lettres modernes sans même savoir analyser un COD (le cas précis auquel je fais allusion est passé de justesse mais est passé quand même)...
Première dissertation d'entraînement au CAPES : "Attention, Chateaubriand n'est pas un écrivain du XVIe siècle" (remarque désabusée du professeur qui nous rendait nos copies)...

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Re: le rapport problématique au savoir chez certains professeurs

Message par ZeSandman le Dim 26 Juin 2016 - 11:28

@RogerMartin a écrit:

Bernard de Chartres (XIIe s.) est censé avoir déclaré "Nous ne sommes que des nains juchés sur les épaules de géants, de telle sorte que nous voyons plus et plus loin que ces derniers. Non grâce à la puissance de notre vue à nous ou notre grande taille, mais parce que nous sommes exhaussés par la grande taille des géants" (= des auteurs du passé). Les écolâtres des Lumières du XIIe siècle auraient-ils eu plus conscience de leurs limites que ces mégalomanes d'humanistes de la Renaissance, enivrés des succès technologiques malsains de l'imprimerie ? Wink

Et bien je suis vraiment un nain car j'ai toujours attribué cette phrase à Guillaume de Baskerville dans "Le nom de la rose"...
Phrase qui me parle beaucoup personnellement.

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Re: le rapport problématique au savoir chez certains professeurs

Message par Ignatius Reilly le Dim 26 Juin 2016 - 11:31

Guillaume de Baskerville qui dit "si tu veux dominer la nature, apprends d'abord à lui obéir."
Respect, Guillaume.

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Re: le rapport problématique au savoir chez certains professeurs

Message par Dr Raynal le Dim 26 Juin 2016 - 11:33

@ZeSandman a écrit:
Et bien je suis vraiment un nain car j'ai toujours attribué cette phrase à Guillaume de Baskerville dans "Le nom de la rose"...
Phrase qui me parle beaucoup personnellement.

Et moi qui pensait qu'elle était de Newton....

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Re: le rapport problématique au savoir chez certains professeurs

Message par Nita le Dim 26 Juin 2016 - 12:02

@trompettemarine a écrit:Simone57 ?

@gnafron2004 a écrit:y'a des chances...

@Rendash a écrit:J'espère Laughing

@mafalda16 a écrit:
@trompettemarine a écrit:Simone57 ?

Je venais juste de me dire la même chose.

J'ai des doutes : l'orthographe parle contre cette hypothèse.

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Re: le rapport problématique au savoir chez certains professeurs

Message par bernardo le Dim 26 Juin 2016 - 12:50

Le chanteur MC Solar (20e s.) disait : "Qui sème le vent récolte le tempo".
On pourrait tout à fait passer moins de temps sur ce "forum" et passer plus de temps à lire et à apprendre par coeur. Smile

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Re: le rapport problématique au savoir chez certains professeurs

Message par maldoror1 le Dim 26 Juin 2016 - 19:52

@bernardo a écrit:
@Caspar Goodwood a écrit:
@bernardo a écrit:Le mépris pour le savoir est peut-être plus général que ça : voir les propos de notre chère ministre sur les "pseudo-intellectuels" (qui, à mon avis, visaient tous les intellectuels), la disparition du latin et du grec ancien en tant que disciplines, le coup porté à l'allemand, langue à déclinaisons réputée difficile / sélective.
Retour au Moyen-Age où le savoir était détenu par les moines copistes ?
Mais y aura-t-il une autre Renaissance ?
Si on méprise le latin et le grec ancien, ce n'est pas gagné.

Pas faux, mais je pense que ce n'est pas si récent que ça, ça a dû exister à toutes les époques.

J'ai le sentiment d'être moins savant que ne l'étaient mes professeurs, et d'avoir une capacité de travail et de concentration moindre que celle de Rabelais par exemple.
Cela tient peut-être au développement des techniques : le clic sur l'encyclopédie en ligne remplace le geste d'ouvrir le dictionnaire ou de chercher dans les 22 volumes de l'encyclopédie papier ?
La vie moderne sollicite davantage l'attention : moins de silence, moins de calme. Ce n'est pas propice à la méditation et à la rêverie.
La mémoire de l'ordinateur se remplit, celle de l'homme se vide. Je sais, je suis réactionnaire.
On ne peut mépriser que ce qu'on n'a pas.
Je ne sais pas si vous êtes réactionnaire, je sais juste que je pense comme vous.

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