Quand un principal s'interroge sur la faiblesse des notes...

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Re: Quand un principal s'interroge sur la faiblesse des notes...

Message par amalricu le Lun 27 Juin 2016 - 19:34

@bernardo a écrit:
@XIII a écrit:La différence de traitement entre nos élèves et les travailleurs dans la vie active s'accroit d'une manière assez troublante. D'un côté l'Institution prône une bienveillance proche de la farce avec une tendance à ne plus récompenser la rigueur, les progrès et le comportement, et de l'autre le monde de l'entreprise où les maîtres mots sont devenus, pressurisation, corvéabilité, flexibilité et précarisation...

L'enfant-roi fera un bon "adulte"-assujeti.

Le fils d'un collègue est en prépa scientifique : les professeurs rendent les notes haut et fort de manière croissante et donnent le classement sans fard.

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Re: Quand un principal s'interroge sur la faiblesse des notes...

Message par Franck059 le Lun 27 Juin 2016 - 19:54

@amalricu a écrit:

Le fils d'un collègue est en prépa scientifique : les professeurs rendent les notes haut et fort de manière croissante et donnent le classement sans fard.

Oui mais on est en classe prépa... avec des individus qui ont demandé à y être, pas en collègue unique qui accueille le tout venant.

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Re: Quand un principal s'interroge sur la faiblesse des notes...

Message par ycombe le Lun 27 Juin 2016 - 19:57

@Franck059 a écrit:
@amalricu a écrit:

Le fils d'un collègue est en prépa scientifique : les professeurs rendent les notes haut et fort de manière croissante et donnent le classement sans fard.

Oui mais on est en classe prépa... avec des individus qui ont demandé à y être, pas en collègue unique qui accueille le tout venant.
Il y a dans cette expression une forme de mépris.

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Re: Quand un principal s'interroge sur la faiblesse des notes...

Message par Franck059 le Lun 27 Juin 2016 - 20:09

Tout-venant : "Tout ce qui n'est pas trié, tel qu'il se présente"
S'applique aussi bien aux choses qu'aux personnes.

Pas signalé comme péjoratif... désolé.

Expression donc particulièrement adaptée au collège unique.

Ne pas compter sur moi ici pour faire dans le "politiquement correct".

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Re: Quand un principal s'interroge sur la faiblesse des notes...

Message par Rendash le Lun 27 Juin 2016 - 20:14

@Franck059 a écrit:
Ne pas compter sur moi ici pour faire dans le "politiquement correct".

C'est réservé à ton établissement ? Laughing

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Re: Quand un principal s'interroge sur la faiblesse des notes...

Message par CarmenLR le Lun 27 Juin 2016 - 20:23

Je ne comprends pas la fin de la lettre.

C'est une MCF qui a demandé son détachement dans le corps des certifiés (pas possible amha)???? Une PRCE qui voulait tenter l'aventure du lycée / collège (mais qu'est-ce que c'est que cette histoire de tuteur ?? Un détaché n'a pas de tuteur.) ?

Le long paragraphe sur la collègue de français est complètement déplacé et plein de mépris.

Pour le reste, il y a effectivement des choses justes.

Ca sent quand même le règlement de compte personnel et cela en est très déplaisant.

Quant à la copie à la ministre, comment dire...

Ca ne donne pas envie de boire une bière avec le CDE, mais ça ne donne pas non plus envie de faire un billard avec la collègue...

Enfin, ça tombe bien, on ne me l'a pas proposé, Very Happy .




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Re: Quand un principal s'interroge sur la faiblesse des notes...

Message par Rabelais le Lun 27 Juin 2016 - 20:23

@roxanne a écrit:Je reste dubitative sur pas mal de choses quand même. Elle a été publiée où cette lettre ? Pourquoi est-elle publique ? Pourquoi, pour se défendre, attaquer perfidement la collègue de français? Bref, c'est quoi la finalité de tout ça?
C'est ma première interrogation en lisant cette lettre.
Dénoncer publiquement une collègue et la descendre en flamme ainsi me semble aussi incorrect que les reproches faits à cette collègue en conseil de classe.
Elle ne supporte pas qu'on lui reproche ses notes ( là, je la suis ) mais elle ne se gêne pas pour critiquer le professeur de français, la reprendre sur une erreur et jeter le doute sur ses capacités , c'est très grave.


Dernière édition par Rabelais le Lun 27 Juin 2016 - 20:26, édité 2 fois

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Re: Quand un principal s'interroge sur la faiblesse des notes...

Message par bernardo le Lun 27 Juin 2016 - 20:23

"Nuit et jour à tout venant je chantais, ne vous déplaise …"

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Re: Quand un principal s'interroge sur la faiblesse des notes...

Message par Franck059 le Lun 27 Juin 2016 - 20:25

Même pas puisqu'un élève peut avoir zéro pointé de moyenne, et ça, ça devient rare. De même un 11/20 peut être accompagné d'un appréciation glaciale. Twisted Evil

Disons que je l'ai mauvaise quand un modo débarque pour signaler que l'expression"tout-venant" constitue une forme de mépris.

Du coup, le FIL qui était intéressant au début, est de nouveau en train de glisser...

Franck059
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Re: Quand un principal s'interroge sur la faiblesse des notes...

Message par Rendash le Lun 27 Juin 2016 - 20:27

@Franck059 a écrit:

Disons que je l'ai mauvaise quand un modo débarque pour signaler que l'expression"tout-venant" constitue une forme de mépris.

Du coup, le FIL qui était intéressant au début, est de nouveau en train de glisser...

Il ne l'a pas écrit en vert, il n'intervient donc pas en tant que modo. Il ne le fera que si tu lui cloues le bec Laughing

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Re: Quand un principal s'interroge sur la faiblesse des notes...

Message par Rabelais le Lun 27 Juin 2016 - 20:28

@Franck059 a écrit:Même pas puisqu'un élève peut avoir zéro pointé de moyenne, et ça, ça devient rare. De même un 11/20 peut être accompagné d'un appréciation glaciale. Twisted Evil

Disons que je l'ai mauvaise quand un modo débarque pour signaler que l'expression"tout-venant" constitue une forme de mépris.

Du coup, le FIL qui était intéressant au début, est de nouveau en train de glisser...
affraid Pas chez nous: la moyenne la plus basse est de 6/20 , sinon elle n'apparaît pas, décision unilatérale de Dieu.

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Re: Quand un principal s'interroge sur la faiblesse des notes...

Message par Franck059 le Lun 27 Juin 2016 - 20:28

@bernardo a écrit:"Nuit et jour à tout venant je chantais, ne vous déplaise …"
Joli... Voilà.

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Re: Quand un principal s'interroge sur la faiblesse des notes...

Message par Rabelais le Lun 27 Juin 2016 - 20:30

Tout venant ne veut pas dire tout-à-l'égout Very Happy mais hélas effectivement, il a pris un caractère péjoratif avec le temps qui ne correspond pas à sa définition.
A la limite , on peut utiliser le mot " flux" qui reste neutre?
I love you fleurs2

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Re: Quand un principal s'interroge sur la faiblesse des notes...

Message par Rendash le Lun 27 Juin 2016 - 20:31

@Rabelais a écrit:Tout venant ne veut pas dire tout-à-l'égout Very Happy mais hélas effectivement, il a pris un caractère péjoratif avec le temps qui ne correspond pas à sa définition.
A la limite , on peut utiliser le mot " flux" qui reste neutre?
I love you fleurs2  

'tention toi, tu vas réveiller les géographes affraid

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Re: Quand un principal s'interroge sur la faiblesse des notes...

Message par Rabelais le Lun 27 Juin 2016 - 20:35

@Rendash a écrit:
@Rabelais a écrit:Tout venant ne veut pas dire tout-à-l'égout Very Happy mais hélas effectivement, il a pris un caractère péjoratif avec le temps qui ne correspond pas à sa définition.
A la limite , on peut utiliser le mot " flux" qui reste neutre?
I love you fleurs2  

'tention toi, tu vas réveiller les géographes affraid
Oups, ça me vient de mon ancien job chez Pôle emploi, on appelait les demandeurs sans RV. le " flux".
Twisted Evil
J'aime les géographes , si, si, je le jure.

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Re: Quand un principal s'interroge sur la faiblesse des notes...

Message par Alea_m le Lun 27 Juin 2016 - 20:38

@Rabelais a écrit:
@Franck059 a écrit:Même pas puisqu'un élève peut avoir zéro pointé de moyenne, et ça, ça devient rare. De même un 11/20 peut être accompagné d'un appréciation glaciale. Twisted Evil

Disons que je l'ai mauvaise quand un modo débarque pour signaler que l'expression"tout-venant" constitue une forme de mépris.

Du coup, le FIL qui était intéressant au début, est de nouveau en train de glisser...
affraid Pas chez nous: la moyenne la plus basse est de 6/20 , sinon elle n'apparaît pas, décision unilatérale de Dieu.

Sérieusement ? Et vous ne vous êtes pas tous révoltés ? Elle ne va pas au-delà de 14 non plus ? heu

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Re: Quand un principal s'interroge sur la faiblesse des notes...

Message par Rabelais le Lun 27 Juin 2016 - 20:43

@Alea_m a écrit:
@Rabelais a écrit:
@Franck059 a écrit:Même pas puisqu'un élève peut avoir zéro pointé de moyenne, et ça, ça devient rare. De même un 11/20 peut être accompagné d'un appréciation glaciale. Twisted Evil

Disons que je l'ai mauvaise quand un modo débarque pour signaler que l'expression"tout-venant" constitue une forme de mépris.

Du coup, le FIL qui était intéressant au début, est de nouveau en train de glisser...
affraid Pas chez nous: la moyenne la plus basse est de 6/20 , sinon elle n'apparaît pas, décision unilatérale de Dieu.

Sérieusement ? Et vous ne vous êtes pas tous révoltés ? Elle ne va pas au-delà de 14 non plus ?  heu
On continue à évaluer et à maintenir les notes ... C'est déjà une lutte.
Et nos moyennes sont parfois en dessous, simplement, ça n'apparaît pas dans le bulletin.
On a grondé, rien n'a changé. Il n'y a pas pire sourd .
( comme pour la réforme et les grèves successives)
Les élèves ont commencé à comprendre le système , mieux vaut ne pas rendre sa copie et ne pas voir apparaître sa moyenne qu'avoir 6 ou 7 .
On nous rétorque que le probleme serait résolu en notant par competences et sans note.
humhum

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Re: Quand un principal s'interroge sur la faiblesse des notes...

Message par archeboc le Lun 27 Juin 2016 - 23:16

@amalricu a écrit:Le fils d'un collègue est en prépa scientifique : les professeurs rendent les notes haut et fort de manière croissante et donnent le classement sans fard.

J'ai connu pire : mon prof de math en math sup suivait la même méthode, mais en dessous de la note de 5, il continuait la distribution en silence. En apparence, cela ressemble beaucoup à ne pas mettre en dessous de 6. En apparence seulement. Dans le cas de mon prof de prépa, cela indiquait une barre de dessous de laquelle l'élève devait impérativement se sortir. Et la vraie note apparaissait bel et bien sur la copie. Dans le cas des élèves de collèges, le vrai niveau est complètement caché, cela signifie qu'on ne les tient pas capable de voir la vérité en face.

Pour en revenir à la collègue dont il est question ici, on peut critiquer certains passages de sa lettre. Mais si on admet que son témoignage est véridique, reconnaissons qu'elle a subi quelque chose de pénible, et d'anormal de la part d'un fonctionnaire d'autorité. Cela la met en situation de faiblesse qui peut expliquer et excuser son dérapage.

Plus largement, étant donné la pénurie qu'on connaît aujourd'hui sur les enseignants de mathématiques, le PA qui arrive à dégoûter du métier un enseignant de math qui fait des heures sup gratuites aurait mieux fait ce jour-là de rester dans son lit.

je ne félicite pas le jury qui l'a recruté.

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Re: Quand un principal s'interroge sur la faiblesse des notes...

Message par RogerMartin le Lun 27 Juin 2016 - 23:54

@CarmenLR a écrit:Je ne comprends pas la fin de la lettre.

C'est une MCF qui a demandé son détachement dans le corps des certifiés (pas possible amha)???? Une PRCE qui voulait tenter l'aventure du lycée / collège (mais qu'est-ce que c'est que cette histoire de tuteur ?? Un détaché n'a pas de tuteur.) ?

Le long paragraphe sur la collègue de français est complètement déplacé et plein de mépris.

Pour le reste, il y a effectivement des choses justes.

Ca sent quand même le règlement de compte personnel et cela en est très déplaisant.

Quant à la copie à la ministre, comment dire...

Ca ne donne pas envie de boire une bière avec le CDE, mais ça ne donne pas non plus envie de faire un billard avec la collègue...

Enfin, ça tombe bien, on ne me l'a pas proposé, Very Happy .




Une possibilité pour la fin de la lettre : elle était en fac sur un poste CNRS, a réussi un concours d'enseignement et obtenu un premier détachement provisoire auprès de l'EN pour faire son stage, auquel elle met fin pour reprendre son poste initial.
Un grand succès du CDE, effectivement.

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Re: Quand un principal s'interroge sur la faiblesse des notes...

Message par Balthamos le Mar 28 Juin 2016 - 0:04

Pourquoi cette enseignante n'a pas développé cet argumentaire en conseil de classe?
Pourquoi la nécessité d'écrire cette lettre à l'intéressé, doublé d'un envoi hiérarchique jusqu'au ministère ? Pourquoi en profiter pour incriminer une collègue de français?
Qui vise cette collègue ? Le principal adjoint qui ne doit pas faire ce genre de commentaires déplacés sur la pratique de la collègue dans un lieu officiel ou l'administration qui transforme le métier et cherche à contrôler nos pratiques, notamment en minimisant la notation?

Le sujet est sérieux et intéressant : liberté pédagogique, rôle de la direction dans le contrôle de l'évaluation, raisons de ce contrôle, surveillance de la pratique des enseignants, etc.

Mais le ton de ce courrier est étrange ce qui me laisse au moins dubitatif.

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Re: Quand un principal s'interroge sur la faiblesse des notes...

Message par RogerMartin le Mar 28 Juin 2016 - 0:20

Je pense que la lettre a un ton décalé et hautain précisément parce que la collègue vient d'un autre univers.
J'ai vu le symétrique en fac : des problèmes réels dénoncés sur un ton à vrai dire assez puant par des gens un peu à la marge, qui étaient choqués parce qu'ils percevaient tout de suite comme inadmissibles des situations auxquelles on s'était résigné ou dont on s'accommodait.

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Re: Quand un principal s'interroge sur la faiblesse des notes...

Message par yranoh le Mar 28 Juin 2016 - 0:52

@Sphinx a écrit:Je vais en surprendre certains mais mon CDE est venu se plaindre en début d'année que nos moyennes en 3e, dans l'équipe de Lettres, étaient... trop hautes Razz

Idem ici. On veille à ce que les appels aux propositions de redoublement ne puissent pas passer. Les élèves sont très bons, les moyennes de classe dépassent rarement 11 (au lycée). La plupart des élèves sont contents avec un dix, mais ils n'ont pas de lauriers sur lesquels se reposer.

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Re: Quand un principal s'interroge sur la faiblesse des notes...

Message par belote le Mar 28 Juin 2016 - 9:16

@Franck059 a écrit:Même pas puisqu'un élève peut avoir zéro pointé de moyenne, et ça, ça devient rare. De même un 11/20 peut être accompagné d'un appréciation glaciale. Twisted Evil.
Le problème est que l'affectation telle qu'elle se fait actuellement ne se fonde que sur les notes, non sur les appréciations.

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Re: Quand un principal s'interroge sur la faiblesse des notes...

Message par Lefteris le Mar 28 Juin 2016 - 9:44

@bernardo a écrit:
@XIII a écrit:La différence de traitement entre nos élèves et les travailleurs dans la vie active s'accroit d'une manière assez troublante. D'un côté l'Institution prône une bienveillance proche de la farce avec une tendance à ne plus récompenser la rigueur, les progrès et le comportement, et de l'autre le monde de l'entreprise où les maîtres mots sont devenus, pressurisation, corvéabilité, flexibilité et précarisation...

L'enfant-roi fera un bon "adulte"-assujeti.
Il est vrai que je n'ai pas la crème, plutôt des élèves qui semblent des caricatures d' établissements "à nouveaux publics", mais ils sont déjà assujettis pour la plupart , ils portent déjà le collier et fabriquent leurs chaînes :  mous, aucune révolte hormis   contre ce qui touche à leur confort (même si c'est pour leur bien), au garde-à-vous devant les injonctions de la société de consommation , fascinés par le superficiel, le showbiz, les people, nouvelle noblesse pour eux, scotchés aux écrans ( enquête anonyme interne à l'établissement : 4 heures d'écran par jour en moyenne Shocked ). On pourra donc les employer facilement, à des métiers non qualifiés en les contenant par le "tittytainment", la fourniture à petit prix de gadgets électroniques qui les referment sur eux-mêmes (en leur faisant croire le contraire, avec les milliers d'amis de Fesse de Bouc), en les faisant vivre dans un univers soûlant  de bruit et "d'infos".
C'est triste.

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Re: Quand un principal s'interroge sur la faiblesse des notes...

Message par Cleroli le Mar 28 Juin 2016 - 9:51

@Sphinx a écrit:Je vais en surprendre certains mais mon CDE est venu se plaindre en début d'année que nos moyennes en 3e, dans l'équipe de Lettres, étaient... trop hautes Razz En effet il n'était pas normal, d'après lui, qu'elles soient supérieures aux résultats du brevet.
A-t-il eu des appels de parents se plaignant des faibles résultats obtenus au brevet blanc comparativement aux moyennes de l'année ?

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Re: Quand un principal s'interroge sur la faiblesse des notes...

Message par Ventre-Saint-Gris le Mar 28 Juin 2016 - 13:03

@Lefteris a écrit:
@bernardo a écrit:
@XIII a écrit:La différence de traitement entre nos élèves et les travailleurs dans la vie active s'accroit d'une manière assez troublante. D'un côté l'Institution prône une bienveillance proche de la farce avec une tendance à ne plus récompenser la rigueur, les progrès et le comportement, et de l'autre le monde de l'entreprise où les maîtres mots sont devenus, pressurisation, corvéabilité, flexibilité et précarisation...

L'enfant-roi fera un bon "adulte"-assujeti.
Il est vrai que je n'ai pas la crème, plutôt des élèves qui semblent des caricatures d' établissements "à nouveaux publics", mais ils sont déjà assujettis pour la plupart , ils portent déjà le collier et fabriquent leurs chaînes :  mous, aucune révolte hormis   contre ce qui touche à leur confort (même si c'est pour leur bien), au garde-à-vous devant les injonctions de la société de consommation , fascinés par le superficiel, le showbiz, les people, nouvelle noblesse pour eux, scotchés aux écrans ( enquête anonyme interne à l'établissement : 4 heures d'écran par jour en moyenne Shocked ). On pourra donc les employer facilement, à des métiers non qualifiés en les contenant par le "tittytainment", la fourniture à petit prix de gadgets électroniques qui les referment sur eux-mêmes (en leur faisant croire le contraire, avec les milliers d'amis de Fesse de Bouc), en les faisant vivre dans un univers soûlant  de bruit et "d'infos".
C'est triste.

Cela fait d'ailleurs quelques années que l'on n'entend plus parler de "l'enfant-roi". Ce dernier a longtemps été un thème central des débats sur l'éducation, mais il a aujourd'hui disparu des discours. Ce concept est désormais dépassé, suranné, archaïque : il n'y a plus que des enfants fragiles, potentielles victimes de maltraitance familiale ou institutionnelle.
La réforme du collège ratifie ce glissement : il était devenu banal de ne traiter la question de l'école que par le prisme victimaire, et cette réforme nous a été explicitement présentée comme étant celle des enfants "en difficulté", brisés par le modèle traditionnel.

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