Brighelli : La fabrique des monstres

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Re: Brighelli : La fabrique des monstres

Message par Docteur OX le Sam 30 Juil 2016 - 16:36

@Malaga a écrit:Plus que la responsabilité de l'école quant à l'apparition de ces jeunes Français djihadistes, je crois plutôt que le problème vient de la déconsidération de cette même école et de ses valeurs dans notre société. La famille, les amis, l'entourage, les médias ( y compris les réseaux sociaux) jouent un rôle très fort que l'école ne parvient pas à contrebalancer.

Sur la question du service militaire obligatoire , je ne suis pas favorable à son retour ; en revanche, quelques mois de service civique obligatoire pour les hommes comme pour les femmes, cela ne me paraîtrait pas absurde.

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Re: Brighelli : La fabrique des monstres

Message par Mr le Sam 30 Juil 2016 - 19:05

@Iphigénie a écrit:J'ai quand même bien l'impression que l'école souffre terriblement des postures idéologiques qui empêchent toute lucidité raisonnable: ça fait au moins une valeur partagée par tous...
En fait sur ce forum 99,99% des fils professionnels sont des cris d'alarme et 99,99% des fils de réflexion sont des altercations entre ceux qui pensent que l'école est en faillite et ceux qui les traitent de fachos réac , le tout aboutissant à "ne changeons rien puisque pour les uns c'est trop tard et pour les autres c'est tout faux". ..
Restent les fils je râle et j'hallucine plus les fils dépression...

yesyes

Et ça continue même pendant les vacances... Laughing Franchement, il y a mieux à faire. Laughing Laughing

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Re: Brighelli : La fabrique des monstres

Message par VinZT le Sam 30 Juil 2016 - 19:08

@e-Wanderer a écrit:C'est compliqué, cette histoire de service militaire. Elyas a raison de mettre cette question sur le tapis.

Pour ma part, je suis allé faire mon service sans être particulièrement anti-militariste. Ça m'a quand même bien gonflé, à l'époque, d'être obligé d'interrompre ma thèse pendant un an et de ramer avec 500 FF par mois, mais je ne m'en suis pas trop mal tiré. J'ai beaucoup travaillé (comme scientifique du contingent, normalien et agrégé, on ne m'a pas raté !), mais c'était à Paris et ce que je faisais était vraiment intéressant. Evidemment, question brassage social, zéro pointé : je faisais partie d'une cohorte d'ingénieurs informatique et télécom, à laquelle on avait agglutiné quelques professeurs pour les besoins du service. Ce qui m'a révolté, c'est qu'on faisait tout le boulot et que les professionnels qui nous encadraient (militaires ou civils) n'en fichaient pas une rame, le tout sur fond de gaspillage ahurissant (un pot au champagne pour tout le bâtiment 2 ou 3 fois par semaine, des crédits d'équipement quasiment illimités…).

Je dirais que c'est plutôt rétrospectivement que le service prend sa charge symbolique, car on est quand même un peu fier d'avoir donné un an à la collectivité de façon quasi-gratuite. Et ça, c'est important. Peut-être même peut-on soutenir, un peu paradoxalement, qu'il fallait que le service soit exaspérant pour qu'on prenne conscience de ce "contre-don" fait au pays.

J'imagine aussi que pour des jeunes déstructurés, le service pouvait aussi avoir un rôle : cadre de vie réglé, hiérarchie et discipline, efforts physiques réguliers, ça pose quelques repères (même s'ils sont souvent absurdes). Et c'était aussi une petite chance d'avoir un semblant de formation pour certains.

J'aimerais bien le retour à une forme de service, militaire ou civil (au choix), éventuellement modulable (comme en Suisse, par exemple, où les étudiants ont la possibilité de fractionner leur service sur plusieurs années), mais sans possibilité d'exemption, hors handicap lourd.

Je l'ai fait aussi en tant que scientifique du contingent, chargé de préparer les officiers sup qui voulaient monter en grade (sans quoi ils stagnaient lieut-co). 
Bonnes marrades, le fait d'envoyer des capitaines ou des commandants au tableau pour les coller, ou de les voir tricher comme de vulgaires collégiens, fait partie des bons souvenirs. 
Gros sentiment de gabegie malgré tout, et, à ce titre, le contribuable peut sans doute se réjouir de la fin de la conscription. La mixité sociale était en effet proche du néant, au contraire de la mixité géographique (ce n'est déjà pas si mal). Encore dégoûté de voir que les domiens étaient regroupés entre eux, et considérés par les sous-off comme des "oiseaux des îles" d'un air condescendant (pour ne pas dire plus). 
Un réel aspect positif : les militaires ne restaient pas entre eux ! Ils étaient contraints de frayer avec le reste de la population (à la fois moins et plus éduquée qu'eux) et d'être confrontés, même marginalement, à d'autres points de vue que les leurs. 
Au final, et avec le recul, pas de regret particulier.
Un service obligatoire, militaire ou civil, pour tous, serait quand même une bonne idée pour recréer un peu de lien dans ce vieux pays fatigué.

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Re: Brighelli : La fabrique des monstres

Message par BR le Sam 30 Juil 2016 - 20:27

@Malaga a écrit:Plus que la responsabilité de l'école quant à l'apparition de ces jeunes Français djihadistes, je crois plutôt que le problème vient de la déconsidération de cette même école et de ses valeurs dans notre société. La famille, les amis, l'entourage, les médias ( y compris les réseaux sociaux) jouent un rôle très fort que l'école ne parvient pas à contrebalancer.

Sur la question du service militaire obligatoire , je ne suis pas favorable à son retour ; en revanche, quelques mois de service civique obligatoire pour les hommes comme pour les femmes, cela ne me paraîtrait pas absurde.

Le rôle de l'école quand à l'apparition des djihadistes dans la société me paraît très illusoire. Décrire l'école comme déconsidérée me paraît également très exagéré. Pensez que l'école et ses valeurs étaient vraiment bien considérée au temps béni de Jules Ferry et des curés en soutane ? Pensez vous qu'elle contrebalançait la famille, les amis et l'entourage à cette époque ? Les grands bourgeois ultramontains qui méprisaient la gueuse n'avaient guère de considération pour l'école, hormis l'école confessionnelle. Quand au bas peuple, il se contentait de cultiver la Terre. L'école était d'ailleurs tellement considérée qu'elle s'arrêtait le temps des moissons.

Notre société est marquée par une atomisation des rapports sociaux : nous pouvons à la fois connaître des gens habitant un peu partout loin de nous, et ignorer nos voisins les plus proches. Nous sommes prêts à manifester que nous sommes Charlie, et pourtant nous n'adressons pas un mot aux gens que nous croisons chaque jour dans la rue. Les personnes qui nous sont proches peuvent vivre à des centaines de kilomètres de nous, et celles qui vivent proches de nous sont des étrangers.

Nos jeunes djihadistes sont les produits de notre société; qui leur envoie des messages pour le moins ambivalents. Imaginez vous un seul instant fils d'immigrés algérien si vous ne l'êtes pas : êtes vous français ? On vous fait comprendre que les personnes avec qui vous pouvez vous identifier sont des racailles. Vous êtes donc vous même une racaille, et on vous fait comprendre régulièrement que vous n'êtes que tolérés, tant que vous restez polis. Qu'un Cantona casse la figure d'un supporter, tout le monde crie au génie. Platini est coincé la main dans une affaire de corruption, et vite, il faut sauver le soldat Platini. Que la petite amie de Nasri s'énerve contre son entraineur ou Benzema s'enfonce dans une histoire glauque, et tout le monde crie haro sur le baudet. Il y a de quoi se sentir rejeté...

DAESH offre à une partie de cette jeunesse un contre modèle d'identification très puissant. Il est d'ailleurs tout à fait remarquable qu'il y ait si peu de djihadistes en France : compte tenu du mépris affiché envers la jeunesse des cités, identifiée aux traffics de drogue, aux tournantes et à mille et une autres perversion, on devrait s'attendre à ce qu'il y ait beaucoup plus de jeunes gens aigris et déboussolés qui expriment leur nihilisme de façon plus directe.

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Re: Brighelli : La fabrique des monstres

Message par thrasybule le Sam 30 Juil 2016 - 21:47

Bon, alors, à quand une pétition néo pour rétablir le service militaire et les concours de pets? bounce bounce bounce

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Re: Brighelli : La fabrique des monstres

Message par EnglishTeacher94 le Sam 30 Juil 2016 - 22:30

@Cath a écrit:Il est sur le terrain il est enseignant.

Enseignant en quoi?...

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Licence LLCE Anglais 2002
Maîtrise (Master 1) Etudes Anglophones 2003
CAPES 2004
Agrégation 2013 (après avoir attendu 8 ans pour la passer...)
Enseignant en lycée général et technologique depuis 2004
Classes et fonctions pour 2016-2017 : 2nde - 1ère L LELE - 1ère L LVA - Tle L LVA - TPE 1ère ES/L - Formateur académique: visites, formations PAF, préparateur pour le CAPES interne, formation DNL pour l'ESPE de Créteil, formation pour les tuteurs de stagiaires, etc. - Tuteur d'un professeur stagiaire et maître d'apprentissage d'un Etudiant Apprenti Professeur

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Re: Brighelli : La fabrique des monstres

Message par Jenny le Sam 30 Juil 2016 - 22:33

Lettres.

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Re: Brighelli : La fabrique des monstres

Message par Balthamos le Sam 30 Juil 2016 - 22:34

@EnglishTeacher94 a écrit:
@Cath a écrit:Il est sur le terrain il est enseignant.

Enseignant en quoi?...

Il est ou était?

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Re: Brighelli : La fabrique des monstres

Message par EnglishTeacher94 le Sam 30 Juil 2016 - 22:39

@Jenny a écrit:Lettres.

Merci. En fait, j'étais au courant pour la matière et le niveau (ainsi que son parcours). C'était juste pour interpeller sur le fait qu'il n'était plus, depuis longtemps, connecté au "terrain" dont il parle sans cesse...

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Re: Brighelli : La fabrique des monstres

Message par thrasybule le Sam 30 Juil 2016 - 22:45

Je suis loin d'être un fan de Brighelli mais il a enseigné pendant des années en collège puis dans  un lycée très dur de la banlieue parisienne alors qu'il était agrégé et normalien (comme quoi, l'éloignement des élites du "terrain" Rolling Eyes ). Ces clichés habituels sur le "terrain", métaphore téléphonée vide de sens, m'agacent un tantinet.

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Re: Brighelli : La fabrique des monstres

Message par Presse-purée le Sam 30 Juil 2016 - 23:15

Et bon, on continue par ailleurs de recevoir les leçons de gens qui sont aussi à la retraite depuis très longtemps.

Bonnet blanc et blanc bonnet.

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"La culture est aussi une question de fierté, de rapport de soi à soi, d’esthétique, si l’on veut, en un mot de constitution du sujet humain." (Paul Veyne, La société romaine)
"Soyez résolus de ne servir plus, et vous voilà libres". La Boétie
"Confondre la culture et son appropriation inégalitaire du fait des conditions sociales : quelle erreur !" H. Pena-Ruiz
"Il vaut mieux qu'un élève sache tenir un balai plutôt qu'il ait été initié à la philosophie: c'est ça le socle commun" un IPR

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Re: Brighelli : La fabrique des monstres

Message par thrasybule le Sam 30 Juil 2016 - 23:19

Ou qui sont IPR.

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Re: Brighelli : La fabrique des monstres

Message par Seifer le Dim 31 Juil 2016 - 3:37

Le Point.
Brighelli.
Histoire ?

C'est sûr, l'école, c'était mieux avant. On amène un côté rétrospectif à l'affaire ou ça ira ?

A mon sens, le constat apparaît assez simple : on est dans un monde de blancs, gouverné par des blancs pour des blancs. Alors c'est certes un constat plutôt caricatural, mais j'aurais bien aimé être un immigré dans une banlieue parisienne. Sans devenir terroriste, ma vie aurait été de la merde. Notre société les considère ainsi de toute façon.

Justement, l'école. Combien d'immigrés en prépa ? Pas grave, ils sont sûrement plus cons que les autres, c'est normal. Puis quand ils y sont, même s'ils y arrivent, ils sont victimes de racisme. Elèves, enseignants, c'est normal. "On est chez nous".

Je vais m'arrêter parce que d'une ça m'énerve et je n'en ai aucune envie actuellement, et de deux j'en arriverai sûrement à un bannissement temporaire.

La fabrique de monstres est toute notre société dans sa globalité.

_________________
Pour les rêves qu'on a faits, et pour ceux qu'on fera.
Pour le poing qu'on a levé, pour celui qu'on lèvera.
Pour un idéal, pour une utopie.
Allons marchons ensemble enfants de la Patrie.

Seifer
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Re: Brighelli : La fabrique des monstres

Message par e-Wanderer le Dim 31 Juil 2016 - 7:50

Sur Brighelli : je me fiche complètement de son parcours, ce qui m'intéresse, c'est ce qu'il raconte. Il y a une part de vrai, l'idée que l'école devrait jouer un rôle d'ascenseur social, qu'elle ne joue plus, et que c'est extrêmement dangereux. L'idée aussi que les réformes en cours, au lieu de remédier à la situation, vont au contraire l'aggraver, et que les politiques sont des pompiers pyromanes qui ont une lourde part de responsabilité là-dedans. Et il y a aussi une part d'outrances, liées à sa nature de polémiste mais aussi à une forme de dérive idéologique que je regrette.

Cela dit, c'est un peu commode aussi de taper sur la société tout entière. Je ne crois vraiment pas que les Français soient fondamentalement des racistes indécrottables : si c'était le cas, je me sentirais infiniment mal dans mon propre pays. Mais je crois davantage à un dysfonctionnement structurel, car on ne fait pas l'effort d'accompagnement suffisant pour l'accueil des immigrés : on les fait/laisse venir, on les entasse/laisse s'entasser dans des banlieues qui deviennent progressivement des ghettos (le cas typique étant la Villeneuve à Grenoble, quartier pilote au moment des jeux olympiques devenu peu à peu un quartier infréquentable gangréné par les trafics), on arrose d'aides sociales pour avoir la paix. Forcément, ça dégénère, parce que c'est de la fausse générosité.

La vraie générosité, ce serait peut-être d'accueillir moins de gens (pour éviter l'effet de seuil et le phénomène naturel de regroupement économique/culturel qui conduit à la ghettoisation), mais de BIEN les accueillir : c'est-à-dire déjà, de proposer un accompagnement linguistique systématique. Mes parents ont aidé scolairement une fratrie de jeunes béninois : leur mère, après 10 ans passés en France, ne parlait pas un seul mot de français : c'est inacceptable. Les 9 enfants vivaient dans un appartement social, pratiquement sans meubles. Comment voulez-vous qu'ils réussissent à l'école ? Les responsabilités sont partagées : bien sûr, cette dame aurait dû faire quelques efforts par elle-même, mais l'État est aussi très coupable. Soit on accueille les gens, soit on ne les accueille pas, mais si on décide de le faire, il faut le faire correctement. Sinon, on condamne ces populations à la misère intellectuelle et économique, et leurs enfants presque systématiquement à l'échec. Accueillir correctement, ce n'est pas simplement donner un toit et des aides pour subsister, c'est vraiment s'occuper des gens. C'est de l'humain. Et c'est ce qui fait aujourd'hui le plus cruellement défaut.

Donc, et cela ne vaut pas que pour la population immigrée mais aussi pour beaucoup de familles dites "de souche", il faudrait mettre en place des écoles de parents. Les difficultés économiques, le faible niveau culturel de beaucoup de familles, les difficultés de la vie (familles recomposées ou éclatées) font que beaucoup de parents sont démunis face à leur gamins et je suis convaincu que si on mettait en place des armées de "super-nanny", ça améliorerait grandement les choses ! Il y a un énorme problème éducatif (déjà dans le cadre familial avant même celui de l'école), et au lieu de le régler, on fait des réformes scolaires qui accentuent le phénomène : tout le monde passe, quel que soit le niveau, on remplace les vrais savoirs par du saupoudrage et des "compétences". Si les parents ne sont pas derrière pour poser des exigences et rattraper la sauce, c'est une école qui mène à l'échec. C'est extrêmement grave.

Ce qu'écrit Seifer me choque énormément :
Justement, l'école. Combien d'immigrés en prépa ? Pas grave, ils sont sûrement plus cons que les autres, c'est normal. Puis quand ils y sont, même s'ils y arrivent, ils sont victimes de racisme. Elèves, enseignants, c'est normal. "On est chez nous".
Cela sous-entend que les profs de prépa ou les examinateurs de concours seraient racistes, alors que le problème se situe bien évidemment en amont. À la fac, même pour les contrôles continus, je demande aux étudiants de composer sous couvert d'anonymat, comme pour les partiels de fin de semestre. Un étudiant qui est incapable de voir le sujet inversé dans "Au plafond pendaient des guirlandes" et qui confond avec un COD n'a pas le niveau en grammaire, et c'est un problème pour faire des études de lettres, c'est tout. Qu'il s'appelle Farid, David ou Christophe (et du reste, comme je l'ai déjà dit ici, en presque 20 ans de carrière universitaire, je n'ai jamais eu un seul garçon black ou beur en cours. Aucun. Je veux bien que les lettres soient une filière largement féminisée, mais un tel 0 pointé sur presque 4000 étudiants (à la louche), ça interpelle quand même un peu…

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Re: Brighelli : La fabrique des monstres

Message par zouz le Dim 31 Juil 2016 - 9:03

Salauds de pauvres ! Quand analphabète, pauvre et certainement dépressive, vous serez forcée à émigrer au Bénin, on pourra comparer vos efforts à ceux consentis par cette dame.
Quant au racisme qui n'existerait pas parmi les enseignants du supérieur ou pas....

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Re: Brighelli : La fabrique des monstres

Message par Rosanette le Dim 31 Juil 2016 - 9:10

Oui, il faut mieux accueillir les gens, et de manière générale il faut donner du temps aux gens.

A quand le revenu inconditionnel "de gauche" (pas l'interprétation néolibérale) qui libère du temps, enlève du stress des zones sous tension de notre territoire et permettrait également à des familles entières, immigrées ou non, de ne pas s'entasser dans des logements insalubres dans les zones urbaines, qui fournissent des emplois aujourd'hui ?

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Re: Brighelli : La fabrique des monstres

Message par zouz le Dim 31 Juil 2016 - 9:11

D'avoir accès à la culture aussi ?

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Re: Brighelli : La fabrique des monstres

Message par ysabel le Dim 31 Juil 2016 - 9:12

@BR a écrit:
Nos jeunes djihadistes sont les produits de notre société; qui leur envoie des messages pour le moins ambivalents. Imaginez vous un seul instant fils d'immigrés algérien si vous ne l'êtes pas : êtes vous français ? On vous fait comprendre que les personnes avec qui vous pouvez vous identifier sont des racailles. Vous êtes donc vous même une racaille, et on vous fait comprendre régulièrement que vous n'êtes que tolérés, tant que vous restez polis. Qu'un Cantona casse la figure d'un supporter, tout le monde crie au génie. Platini est coincé la main dans une affaire de corruption, et vite, il faut sauver le soldat Platini. Que la petite amie de Nasri s'énerve contre son entraineur ou Benzema s'enfonce dans une histoire glauque, et tout le monde crie haro sur le baudet. Il y a de quoi se sentir rejeté...


Platini n'est vraiment pas le bon exemple... fils d'immigrés italiens. Je peux te dire que jusque dans les années 70, les fils d'immigrés italiens et polonais (très nombreux en Lorraine) en prenaient plein la tronche.

quant à Nasri, Benzema et autres, alors que c'est la France qui leur a permis d'être des milliardaires sans neurones, il suffit d'écouter leur discours où suinte la haine du pays où ils sont nés.

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« Il vaut mieux n’avoir rien promis que promettre sans accomplir » (L’Ecclésiaste)

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Re: Brighelli : La fabrique des monstres

Message par ysabel le Dim 31 Juil 2016 - 9:14

@Seifer a écrit:
Justement, l'école. Combien d'immigrés en prépa ? Pas grave, ils sont sûrement plus cons que les autres, c'est normal. Puis quand ils y sont, même s'ils y arrivent, ils sont victimes de racisme. Elèves, enseignants, c'est normal. "On est chez nous".


Combien de pauvres issus des campagnes en prépa ?

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Re: Brighelli : La fabrique des monstres

Message par zouz le Dim 31 Juil 2016 - 9:14

@ysabel a écrit:
@BR a écrit:  
Nos jeunes djihadistes sont les produits de notre société; qui leur envoie des messages pour le moins ambivalents. Imaginez vous un seul instant fils d'immigrés algérien si vous ne l'êtes pas : êtes vous français ? On vous fait comprendre que les personnes avec qui vous pouvez vous identifier sont des racailles. Vous êtes donc vous même une racaille, et on vous fait comprendre régulièrement que vous n'êtes que tolérés, tant que vous restez polis. Qu'un Cantona casse la figure d'un supporter, tout le monde crie au génie. Platini est coincé la main dans une affaire de corruption, et vite, il faut sauver le soldat Platini. Que la petite amie de Nasri s'énerve contre son entraineur ou Benzema s'enfonce dans une histoire glauque, et tout le monde crie haro sur le baudet. Il y a de quoi se sentir rejeté...


Platini n'est vraiment pas le bon exemple... fils d'immigrés italiens. Je peux te dire que jusque dans les années 70, les fils d'immigrés italiens et polonais (très nombreux en Lorraine) en prenaient plein la tronche.

quant à Nasri, Benzema et autres, alors que c'est la France qui leur a permis d'être des milliardaires sans neurones, il suffit d'écouter leur discours où suinte la haine du pays où ils sont nés.

Qu'ont-ils dit ?

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Re: Brighelli : La fabrique des monstres

Message par e-Wanderer le Dim 31 Juil 2016 - 9:15

@zouz a écrit:Salauds de pauvres ! Quand analphabète, pauvre et certainement dépressive, vous serez forcée à émigrer au Bénin, on pourra comparer vos efforts à ceux consentis par cette dame.
Quant au racisme qui n'existerait pas parmi les enseignants du supérieur ou pas....
Si vous me lisez bien, je n'accuse pas cette dame, j'accuse l'accueil réservé par notre pays aux immigrés. J'aimerais bien que vous ne me fassiez pas tenir des propos que je n'ai pas tenus : est-ce si difficile ?

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Re: Brighelli : La fabrique des monstres

Message par zouz le Dim 31 Juil 2016 - 9:16

@e-Wanderer a écrit:Sur Brighelli : je me fiche complètement de son parcours, ce qui m'intéresse, c'est ce qu'il raconte. Il y a une part de vrai, l'idée que l'école devrait jouer un rôle d'ascenseur social, qu'elle ne joue plus, et que c'est extrêmement dangereux. L'idée aussi que les réformes en cours, au lieu de remédier à la situation, vont au contraire l'aggraver, et que les politiques sont des pompiers pyromanes qui ont une lourde part de responsabilité là-dedans. Et il y a aussi une part d'outrances, liées à sa nature de polémiste mais aussi à une forme de dérive idéologique que je regrette.

Cela dit, c'est un peu commode aussi de taper sur la société tout entière. Je ne crois vraiment pas que les Français soient fondamentalement des racistes indécrottables : si c'était le cas, je me sentirais infiniment mal dans mon propre pays. Mais je crois davantage à un dysfonctionnement structurel, car on ne fait pas l'effort d'accompagnement suffisant pour l'accueil des immigrés : on les fait/laisse venir, on les entasse/laisse s'entasser dans des banlieues qui deviennent progressivement des ghettos (le cas typique étant la Villeneuve à Grenoble, quartier pilote au moment des jeux olympiques devenu peu à peu un quartier infréquentable gangréné par les trafics), on arrose d'aides sociales pour avoir la paix. Forcément, ça dégénère, parce que c'est de la fausse générosité.

La vraie générosité, ce serait peut-être d'accueillir moins de gens (pour éviter l'effet de seuil et le phénomène naturel de regroupement économique/culturel qui conduit à la ghettoisation), mais de BIEN les accueillir : c'est-à-dire déjà, de proposer un accompagnement linguistique systématique. Mes parents ont aidé scolairement une fratrie de jeunes béninois : leur mère, après 10 ans passés en France, ne parlait pas un seul mot de français : c'est inacceptable. Les 9 enfants vivaient dans un appartement social, pratiquement sans meubles. Comment voulez-vous qu'ils réussissent à l'école ? Les responsabilités sont partagées : bien sûr, cette dame aurait dû faire quelques efforts par elle-même, mais l'État est aussi très coupable. Soit on accueille les gens, soit on ne les accueille pas, mais si on décide de le faire, il faut le faire correctement. Sinon, on condamne ces populations à la misère intellectuelle et économique, et leurs enfants presque systématiquement à l'échec. Accueillir correctement, ce n'est pas simplement donner un toit et des aides pour subsister, c'est vraiment s'occuper des gens. C'est de l'humain. Et c'est ce qui fait aujourd'hui le plus cruellement défaut.

Donc, et cela ne vaut pas que pour la population immigrée mais aussi pour beaucoup de familles dites "de souche", il faudrait mettre en place des écoles de parents. Les difficultés économiques, le faible niveau culturel de beaucoup de familles, les difficultés de la vie (familles recomposées ou éclatées) font que beaucoup de parents sont démunis face à leur gamins et je suis convaincu que si on mettait en place des armées de "super-nanny", ça améliorerait grandement les choses ! Il y a un énorme problème éducatif (déjà dans le cadre familial avant même celui de l'école), et au lieu de le régler, on fait des réformes scolaires qui accentuent le phénomène : tout le monde passe, quel que soit le niveau, on remplace les vrais savoirs par du saupoudrage et des "compétences". Si les parents ne sont pas derrière pour poser des exigences et rattraper la sauce, c'est une école qui mène à l'échec. C'est extrêmement grave.

Ce qu'écrit Seifer me choque énormément :
Justement, l'école. Combien d'immigrés en prépa ? Pas grave, ils sont sûrement plus cons que les autres, c'est normal. Puis quand ils y sont, même s'ils y arrivent, ils sont victimes de racisme. Elèves, enseignants, c'est normal. "On est chez nous".
Cela sous-entend que les profs de prépa ou les examinateurs de concours seraient racistes, alors que le problème se situe bien évidemment en amont. À la fac, même pour les contrôles continus, je demande aux étudiants de composer sous couvert d'anonymat, comme pour les partiels de fin de semestre. Un étudiant qui est incapable de voir le sujet inversé dans "Au plafond pendaient des guirlandes" et qui confond avec un COD n'a pas le niveau en grammaire, et c'est un problème pour faire des études de lettres, c'est tout. Qu'il s'appelle Farid, David ou Christophe (et du reste, comme je l'ai déjà dit ici, en presque 20 ans de carrière universitaire, je n'ai jamais eu un seul garçon black ou beur en cours. Aucun. Je veux bien que les lettres soient une filière largement féminisée, mais un tel 0 pointé sur presque 4000 étudiants (à la louche), ça interpelle quand même un peu…

Nul besoin d'armée de super nanny pour venir en aide aux familles aisées parce qu'elles savent éduquer leurs enfants...


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Re: Brighelli : La fabrique des monstres

Message par Rosanette le Dim 31 Juil 2016 - 9:17

@zouz a écrit:D'avoir accès à la culture aussi ?

C'est-à-dire ?

Le revenu inconditionnel assorti d'une meilleure gestion du territoire (on ne peut pas dire qu'il n'y a "pas de place" en France, à l'échelle de certains territoires c'est complètement faux) permettrait effectivement de laisser moins de gens sur le carreau, avec des interprètes qui pourraient être présents sur toute la France et pas juste coincés sur Paris ou les grandes villes.

Faire du travail un choix, pour des primo-arrivants, c'est quand même l'évidence, mais non nos immigrés doivent faire le sale boulot, et parfois même on ira dire que le monde professionnel est essentiel à leur apprentissage de la langue.


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Re: Brighelli : La fabrique des monstres

Message par e-Wanderer le Dim 31 Juil 2016 - 9:19

@zouz a écrit:
@e-Wanderer a écrit:Sur Brighelli : je me fiche complètement de son parcours, ce qui m'intéresse, c'est ce qu'il raconte. Il y a une part de vrai, l'idée que l'école devrait jouer un rôle d'ascenseur social, qu'elle ne joue plus, et que c'est extrêmement dangereux. L'idée aussi que les réformes en cours, au lieu de remédier à la situation, vont au contraire l'aggraver, et que les politiques sont des pompiers pyromanes qui ont une lourde part de responsabilité là-dedans. Et il y a aussi une part d'outrances, liées à sa nature de polémiste mais aussi à une forme de dérive idéologique que je regrette.

Cela dit, c'est un peu commode aussi de taper sur la société tout entière. Je ne crois vraiment pas que les Français soient fondamentalement des racistes indécrottables : si c'était le cas, je me sentirais infiniment mal dans mon propre pays. Mais je crois davantage à un dysfonctionnement structurel, car on ne fait pas l'effort d'accompagnement suffisant pour l'accueil des immigrés : on les fait/laisse venir, on les entasse/laisse s'entasser dans des banlieues qui deviennent progressivement des ghettos (le cas typique étant la Villeneuve à Grenoble, quartier pilote au moment des jeux olympiques devenu peu à peu un quartier infréquentable gangréné par les trafics), on arrose d'aides sociales pour avoir la paix. Forcément, ça dégénère, parce que c'est de la fausse générosité.

La vraie générosité, ce serait peut-être d'accueillir moins de gens (pour éviter l'effet de seuil et le phénomène naturel de regroupement économique/culturel qui conduit à la ghettoisation), mais de BIEN les accueillir : c'est-à-dire déjà, de proposer un accompagnement linguistique systématique. Mes parents ont aidé scolairement une fratrie de jeunes béninois : leur mère, après 10 ans passés en France, ne parlait pas un seul mot de français : c'est inacceptable. Les 9 enfants vivaient dans un appartement social, pratiquement sans meubles. Comment voulez-vous qu'ils réussissent à l'école ? Les responsabilités sont partagées : bien sûr, cette dame aurait dû faire quelques efforts par elle-même, mais l'État est aussi très coupable. Soit on accueille les gens, soit on ne les accueille pas, mais si on décide de le faire, il faut le faire correctement. Sinon, on condamne ces populations à la misère intellectuelle et économique, et leurs enfants presque systématiquement à l'échec. Accueillir correctement, ce n'est pas simplement donner un toit et des aides pour subsister, c'est vraiment s'occuper des gens. C'est de l'humain. Et c'est ce qui fait aujourd'hui le plus cruellement défaut.

Donc, et cela ne vaut pas que pour la population immigrée mais aussi pour beaucoup de familles dites "de souche", il faudrait mettre en place des écoles de parents. Les difficultés économiques, le faible niveau culturel de beaucoup de familles, les difficultés de la vie (familles recomposées ou éclatées) font que beaucoup de parents sont démunis face à leur gamins et je suis convaincu que si on mettait en place des armées de "super-nanny", ça améliorerait grandement les choses ! Il y a un énorme problème éducatif (déjà dans le cadre familial avant même celui de l'école), et au lieu de le régler, on fait des réformes scolaires qui accentuent le phénomène : tout le monde passe, quel que soit le niveau, on remplace les vrais savoirs par du saupoudrage et des "compétences". Si les parents ne sont pas derrière pour poser des exigences et rattraper la sauce, c'est une école qui mène à l'échec. C'est extrêmement grave.

Ce qu'écrit Seifer me choque énormément :
Justement, l'école. Combien d'immigrés en prépa ? Pas grave, ils sont sûrement plus cons que les autres, c'est normal. Puis quand ils y sont, même s'ils y arrivent, ils sont victimes de racisme. Elèves, enseignants, c'est normal. "On est chez nous".
Cela sous-entend que les profs de prépa ou les examinateurs de concours seraient racistes, alors que le problème se situe bien évidemment en amont. À la fac, même pour les contrôles continus, je demande aux étudiants de composer sous couvert d'anonymat, comme pour les partiels de fin de semestre. Un étudiant qui est incapable de voir le sujet inversé dans "Au plafond pendaient des guirlandes" et qui confond avec un COD n'a pas le niveau en grammaire, et c'est un problème pour faire des études de lettres, c'est tout. Qu'il s'appelle Farid, David ou Christophe (et du reste, comme je l'ai déjà dit ici, en presque 20 ans de carrière universitaire, je n'ai jamais eu un seul garçon black ou beur en cours. Aucun. Je veux bien que les lettres soient une filière largement féminisée, mais un tel 0 pointé sur presque 4000 étudiants (à la louche), ça interpelle quand même un peu…

Apprenez à lire une phrase jusqu'au bout, ce sera déjà un début. Ensuite, vous pourrez envisager le paragraphe tout entier… Rolling Eyes

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Re: Brighelli : La fabrique des monstres

Message par e-Wanderer le Dim 31 Juil 2016 - 9:21

@zouz a écrit:
Nul besoin d'armée de super nanny pour venir en aide aux familles aisées parce qu'elles savent éduquer leurs enfants...
Disons que c'est une tendance… Vous pouvez le nier, mais ça ne changera pas la population des prisons, ni celles des élèves de Polytechnique. Rolling Eyes

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Re: Brighelli : La fabrique des monstres

Message par zouz le Dim 31 Juil 2016 - 9:22

@Rosanette a écrit:
@zouz a écrit:D'avoir accès à la culture aussi ?

C'est-à-dire ?

Le revenu inconditionnel assorti d'une meilleure gestion du territoire (on ne peut pas dire qu'il n'y a "pas de place" en France, à l'échelle de certains territoires c'est complètement faux) permettrait effectivement de laisser moins de gens sur le carreau, avec des interprètes qui pourraient être présents sur toute la France et pas juste coincés sur Paris ou les grandes villes.

Faire du travail un choix, pour des primo-arrivants, c'est quand même l'évidence, mais non nos immigrés doivent faire le sale boulot, et parfois même on ira dire que le monde professionnel est essentiel à leur apprentissage de la langue.


C'est-à-dire que: aller au cinéma, au musée, assister à un spectacle est devenu un luxe pour beaucoup...et c'est souvent un reproche fait aux familles défavorisées de ne pas savoir occuper leurs enfants,d e ne pas les ouvrir à la culture alors que concrètement, ils ne le peuvent pas (sauf pour les bibliothèques).Sinon,j'allais dans ton sens

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