Professeur des écoles après un master recherche d'histoire

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Re: Professeur des écoles après un master recherche d'histoire

Message par Hérodoute le Lun 19 Déc 2016 - 17:08

@Elaïna a écrit:Mouais. Comme dit mon bon maître pour qui je colle en prépa, je suis munie de tous les sacrements : chartiste, agrégée, docteur, enseigne en lycée mais donne des cours depuis 6 ans dans divers établissements du supérieur... et je n'espère pas une minute un poste. Des tas de collègues chartistes autrement plus brillants que moi sont dans la même galère. Un poste par ci avec plusieurs dizaines de candidatures dessus, un poste par là mais à perpète avec toujours autant de dizaines de candidatures... Pour peu que le poste soit fléché pour un local, c'est mort.
Enfin, l'avantage, c'est que dans mon cas, j'ai laissé toute espérance comme dit l'autre. Du coup je ne peux qu'avoir une bonne surprise.

Question bête : Et tu ne veux pas tenter en province ? Tu souhaites absolument rester en IDF ?

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Re: Professeur des écoles après un master recherche d'histoire

Message par RogerMartin le Lun 19 Déc 2016 - 17:10

La compétition est féroce partout.

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Re: Professeur des écoles après un master recherche d'histoire

Message par Hérodoute le Lun 19 Déc 2016 - 17:10

@RogerMartin a écrit:(EDIT je répondais à Hérodoute -- Elaina a raison sur le manque de postes)
L'agrég et l'ENS en plus du doctorat ne suffisent plus toujours, tant la pénurie de postes est grande. Cela n'empeche pas des certifiés docteurs d'avoir des postes mérités, cela dépend des spécialités. Les candidatures ne sont pas classées comme le décrit ta collègue, ce serait bien trop simple.
"un monde de cooptation" ? Oui, ce sont les universitaires qui recrutent leurs futurs collègues. Mais les comités de sélections comportent minimum la moitié de membres venant d'une autre université que celle qui recrute, c'est la loi depuis plusieurs années maintenant. Certes les critères ne sont pas publiés, puisque chaque comité doit pouvoir etre libre de recruter le candidat jugé le meilleur, mais ils sont assez clairs en général : qualité du dossier scientifique, expérience de l'enseignement dans le supérieur (vacations, postes d'ATER), personnalité pas trop haissable vu qu'on supporte parfois le collègue jusqu'à sa retraite.
Le souci en ce moment, ce n'est pas la mauvaise nature des critères ou le caractère endogène des recrutements, c'est le manque de postes. Merci la gauche, et bientot merci la droite.

Mouais, de quoi dégouter les amoureux de la recherche...

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Re: Professeur des écoles après un master recherche d'histoire

Message par RogerMartin le Lun 19 Déc 2016 - 17:12

Il n'y a qu'eux qui résistent. En un sens la situation est horrible, mais ne restent que les hyper-motivés ou hyper-doués. Cela rend le recrutement encore plus injuste, il y a pléthore de dossiers excellents.

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Re: Professeur des écoles après un master recherche d'histoire

Message par Elaïna le Lun 19 Déc 2016 - 17:21

Hérodoute, le souci c'est le travail de mon mari. Donc pour le moment on reste en IDF. Donc je ne candidate pas car je ne me vois pas mener la vie de prof-TGV (d'autant que j'habite en banlieue parisienne, donc pas à côté d'une gare). Je suis quand même satisfaite de mon sort car j'ai mes colles dans mon ancienne prépa, quelques vacations à l'Institut du Patrimoine et c'est cool quand même. J'habite tout près de mon bahut donc je pense qu'il y a pire comme sort.

Maintenant pour en revenir au sujet de départ, des débouchés après avoir fait un master 2 en histoire, il y en a notamment dans la conservation mais aussi dans l'administration. Parmi mes anciens élèves de la prépa INP, il y en a un certain nombre qui sont arrivés dans la fonction publique en ayant passé les concours n'ayant pas grand chose à voir avec leur formation à la base, mais ça marche.

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Re: Professeur des écoles après un master recherche d'histoire

Message par Lenagcn le Mar 20 Déc 2016 - 17:45

La personne avec qui je partageais le temps de classe l'an dernier était titulaire d'un M2 recherche en histoire.
Elle a réussi le CRPE avec un excellent classement.

Ce n'est "qu'un concours" , demandant une bonne culture générale scolaire réactivée et quelques points clés à connaître, ce qui devrait être accessible à n'importe quel bac+5 à mes yeux surtout dans les académies peu demandées.

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Re: Professeur des écoles après un master recherche d'histoire

Message par Leodagan le Mar 20 Déc 2016 - 18:57

En tout cas, on ne peut que se féliciter que des candidats bien diplômés passent ce concours. Les inspecteurs du primaire n'ont qu'à bien se tenir !
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Re: Professeur des écoles après un master recherche d'histoire

Message par PetiteBernique le Mar 20 Déc 2016 - 19:10

Bonjour,
Je suis professeur des écoles et j'ai moi-même passé un M2 recherche en anglais avant de passer le CRPE. C'était l'année où on passait les écrits en septembre (il me semble) et les oraux en fin d'année scolaire.
J'ai préparé le concours tout en passant mon M2 avec le CNED et des bouquins de révisions (j'étais en Angleterre à l'époque donc pas moyen de faire autrement) ; puis je me suis inscrite à l'ESPE pour aller suivre les cours entre l'écrit et l'oral.
Vu que les épreuves écrites portaient uniquement sur la maîtrise des matières, travailler seule m'a suffi. Mais les cours de l'ESPE m'ont quand même été bien utiles pour préparer les options (agir en fonctionnaire de l'Etat blabla et arts visuels), pour apprendre à bâtir des séquences d'enseignement, et en gros pour savoir ce que les jurys voulaient voir aux oraux.
L'ESPE a d'ailleurs été bien arrangeante ; on m'a permis de m'inscrire directement en M2 et dispensée de rédaction de mémoire puisque j'avais déjà un master. D'autre part, cela m'a permis de faire des stages très enrichissants.
Bref, tout ça pour dire que tu peux sans problème passer le CRPE avec n'importe quel master.

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Re: Professeur des écoles après un master recherche d'histoire

Message par andy233 le Mer 21 Déc 2016 - 17:37

Merci beaucoup pour toutes vos réponses qui ont répondu à un bon nombre de mes questions !
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Re: Professeur des écoles après un master recherche d'histoire

Message par Chamil le Jeu 22 Déc 2016 - 15:25

@RogerMartin a écrit:(EDIT je répondais à Hérodoute -- Elaina a raison sur le manque de postes)
L'agrég et l'ENS en plus du doctorat ne suffisent plus toujours, tant la pénurie de postes est grande. Cela n'empeche pas des certifiés docteurs d'avoir des postes mérités, cela dépend des spécialités. Les candidatures ne sont pas classées comme le décrit ta collègue, ce serait bien trop simple.
"un monde de cooptation" ? Oui, ce sont les universitaires qui recrutent leurs futurs collègues. Mais les comités de sélections comportent minimum la moitié de membres venant d'une autre université que celle qui recrute, c'est la loi depuis plusieurs années maintenant. Certes les critères ne sont pas publiés, puisque chaque comité doit pouvoir etre libre de recruter le candidat jugé le meilleur, mais ils sont assez clairs en général : qualité du dossier scientifique, expérience de l'enseignement dans le supérieur (vacations, postes d'ATER), personnalité pas trop haissable vu qu'on supporte parfois le collègue jusqu'à sa retraite.
Le souci en ce moment, ce n'est pas la mauvaise nature des critères ou le caractère endogène des recrutements, c'est le manque de postes. Merci la gauche, et bientot merci la droite.

Je plussoie. La pression du vivier de bons candidats rend mécaniquement très difficile (sauf dans certaines universités de l'arc méditerranéen ou ultramarines peut-être... où certaines "habitudes" sont difficiles à déraciner) un recrutement d'un mauvais numéro. Ce qui a pu exister jusqu'aux années 1990, avec certains collègues qu'il faut encore se coltiner par ailleurs.

La disette de postes a cependant des conséquences objectivement négatives qui sont peu mises en lumière peut-être: vieillissement du corps des MDC et des PU, au risque d'un décrochage pédagogique au moment de la révolution numérique, hausse continue de l'âge moyen de recrutement en SHS, dossiers de candidats MDC parfois plus proches d'un PU qu'un MDC, mobilité géographique contrainte (et moins évidente dans la quarantaine par rapport à la vingtaine...). On risque de payer ces évolutions lourdement.

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