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Patience et raison
Niveau 8

Re: Pourquoi l'absentéisme des enseignants n'est pas une fable (Le Figaro)

par Patience et raison le Mer 4 Jan - 10:08
Ça me rappelle une réflexion "étonnante" entendue à l'époque de l'école de 4 jours (dans le 1er degré, celui où il n'y a que des femmes qui sont tout le temps en congé maternité ou qui ont des enfants qu'elle peuvent surveiller au travail - la discussion commençait bien). J'étais toute jeune fonctionnaire et un interlocuteur (modèle lecteur du Figaro option "je me suis fait tout seul, je ne dois rien à l'État ni la société) m'interpelle: "Ah les instit', c'est doué pour être malade, toujours avant ou après un jour non travaillé pour avoir des week end plus long ou des week end en semaine".
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:fifi2:

Bien, il avait raison: quand on est en établissement les lundis, mardis, jeudis et vendredis et qu'on est absent un jour, ça tombe toujours la veille ou le lendemain d'un jour d'absence habituel...
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Graisse-Boulons
Niveau 7

Re: Pourquoi l'absentéisme des enseignants n'est pas une fable (Le Figaro)

par Graisse-Boulons le Mer 4 Jan - 10:11
PauvreYorick a écrit:Non mais si on doit se renseigner avant de causer, on ne dit plus rien, hein. Or, dire des trucs, c'est son métier, au monsieur. Par conséquent, l'ignorance de ce dont il parle n'a rien d'accidentel, c'est une condition nécessaire de son discours.

En d'autres termes, plus brefs: il est journaliste.


J'adore... aai aai aai aai aai aai aai aai aai aai aai aai aai aai aai aai aai aai
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mistinguette
Niveau 10

Re: Pourquoi l'absentéisme des enseignants n'est pas une fable (Le Figaro)

par mistinguette le Mer 4 Jan - 10:14
pour l'instant même les commentaires sont plus modérés...C'est dire !

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.'..Texte sur les l'oies' commentaires du prof hg que j’adorais sur ma copie de 6e : loi/ l'oie Vous en êtes une!. J'ai évolué depuis mais mon complexe orthographique m'accompagnera toujours. Il semble qu'aujourd’hui on parle de dyslexie pour l'étourdie éternelle que j'étais...alors si c'est la science des ânes, merci de pas charger la mule.
thrasybule
Prophète

Re: Pourquoi l'absentéisme des enseignants n'est pas une fable (Le Figaro)

par thrasybule le Mer 4 Jan - 10:16
En tout cas, trop de journalistes font preuve de présentéisme. Je leur suggérerais un arrêt prolongé avec interdiction d'accomplir quelque tâche (tache) que ce soit.

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Mon blog cinéma: http://ombreserrantes.com/
Ramanujan974
Niveau 10

Re: Pourquoi l'absentéisme des enseignants n'est pas une fable (Le Figaro)

par Ramanujan974 le Mer 4 Jan - 10:20
Pour chaque journaliste qui écrit une bouse sur le temps de travail des enseignants, il faudrait prendre tous les journaux de la semaine d'où provient l'article (je sais, ça ne fait pas envie de regarder 5 Figaro...), compter le nombre d'articles écrit par le scribouillard en question et extrapoler son temps de travail hebdomadaire.

Par exemple : il a écrit un article par jour, disons 2 ou 3h par article et hop : au maximum 15 h de travail hebdomadaire. On est loin de 35 h ! Quelle feignasse ! C'est une honte ! Pas étonnant que la presse a du mal à survivre, vu que ses employés ne foutent rien de la semaine !
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Danska
Modérateur

Re: Pourquoi l'absentéisme des enseignants n'est pas une fable (Le Figaro)

par Danska le Mer 4 Jan - 10:51
@mathmax a écrit:Bien sur, ils ont omis de se renseigner, sinon ils sauraient qu'un enseignant absent un vendredi et un lundi se voit attribuer 4 jours d'absence et non 2, et ils devraient recommencer tous leurs beaux calculs. De même pour une absence d'une heure sur 6 heures de cours, comptabilisée comme un jour.

Intéressant, tiens, je l'ignorais.

Quant à l'article... pas moyen d'exiger un droit de réponse collectif ? Aucun syndicat pour protester ? Qu'est-ce qu'on peut faire, bon sang, à part râler en silence ?!!
User21929
Expert

Re: Pourquoi l'absentéisme des enseignants n'est pas une fable (Le Figaro)

par User21929 le Mer 4 Jan - 10:57
@Danska a écrit:
@mathmax a écrit:Bien sur, ils ont omis de se renseigner, sinon ils sauraient qu'un enseignant absent un vendredi et un lundi se voit attribuer 4 jours d'absence et non 2, et ils devraient recommencer tous leurs beaux calculs. De même pour une absence d'une heure sur 6 heures de cours, comptabilisée comme un jour.

Intéressant, tiens, je l'ignorais.

Quant à l'article... pas moyen d'exiger un droit de réponse collectif ? Aucun syndicat pour protester ? Qu'est-ce qu'on peut faire, bon sang, à part râler en silence ?!!  

En effet, aucun ! Comme d'habitude cafe

J'en ai ras le bol de ces articles dénigrant ma fonction Et surtout la généralisation qui en est faite !

En 28 ans passés de carrière, j'ai eu 13 jours d'absences pour cause de grippes (x3) gentiment refilées par mes élèves. Et aucun article pour incriminer ces sauvageons qui nous contaminent...


Dernière édition par Whypee le Mer 4 Jan - 11:04, édité 1 fois
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Rikki
Guide spirituel

Re: Pourquoi l'absentéisme des enseignants n'est pas une fable (Le Figaro)

par Rikki le Mer 4 Jan - 11:01
@Celadon a écrit:
@klaus2 a écrit:"côte de popularité" !!
Le Figaro ne sait pas la différence entre côte et cote ? Scheißblatt !
Ca ne fait pas partie des accents que NVB a bannis ?

Il ne faut pas dire n'importe quoi. NVB a fait suffisamment de vraies conneries pour qu'on ne lui en attribue pas de fausses. Elle n'a rien banni du tout, c'est l'Académie française qui a rendu facultatifs certains accents circonflexes - justement pas celui-là, puisqu'il permet de distinguer la valeur à l'Argus d'un dénivelé - en 1991. Et ensuite c'est une campagne menée par des instits, à l'instigation d'une dénommée Charivari, qui a fait pression sur les éditeurs scolaires pour qu'ils appliquent l'orthographe rectifiée dans leurs manuels. Les éditeurs ont obéi à ce qu'ils ont cru être la pression de la base, et ça a fait un tollé. Pour le coup, NVB n'y est strictement pour rien.

En ce qui concerne l'emploi du mot "côte" dans l'article, c'est une faute pure et simple, et ce d'autant plus que l'accent est présent alors qu'il devrait être absent.

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mon site sur l'écriture : www.ecritureparis.fr
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mistinguette
Niveau 10

Re: Pourquoi l'absentéisme des enseignants n'est pas une fable (Le Figaro)

par mistinguette le Mer 4 Jan - 11:14
@Danska a écrit:
Quant à l'article... pas moyen d'exiger un droit de réponse collectif ? Aucun syndicat pour protester ? Qu'est-ce qu'on peut faire, bon sang, à part râler en silence ?!!  

Je suis bien d'accord avec ça, même si se justifier pourrait passer pour un aveux de culpabilité, ça devient insupportable de lire des mensonges sur notre profession.

Peuvent pas demander un droit de réponse, chiffre à l'appui ? pointant le mode de calcul, l'idée que si les absences sont courtes c'est justement pour éviter d'interrompre le service... que la profession est exposée aux maladies, plus qu'un emploi de bureau...Qu'il n'y a pas de medecine du travail.... Lutter sur le terrain de la COM nous aussi car avec la campagne on va en prendre plein les dents, donc autant mordre dès le début!

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.'..Texte sur les l'oies' commentaires du prof hg que j’adorais sur ma copie de 6e : loi/ l'oie Vous en êtes une!. J'ai évolué depuis mais mon complexe orthographique m'accompagnera toujours. Il semble qu'aujourd’hui on parle de dyslexie pour l'étourdie éternelle que j'étais...alors si c'est la science des ânes, merci de pas charger la mule.
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klaus2
Niveau 10

Re: Pourquoi l'absentéisme des enseignants n'est pas une fable (Le Figaro)

par klaus2 le Mer 4 Jan - 11:17
"En a pesanteur" ? voilà un "a" bien mal entouré...

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Im Busch und auf der Heide verliere ich Kraft durch Freude !
Fernand Braudel
Niveau 9

Re: Pourquoi l'absentéisme des enseignants n'est pas une fable (Le Figaro)

par Fernand Braudel le Mer 4 Jan - 11:42
Un article nauséabond. Tant de généralités, c'est bon ça suffit!
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Luigi_B
Grand Maître

Re: Pourquoi l'absentéisme des enseignants n'est pas une fable (Le Figaro)

par Luigi_B le Mer 4 Jan - 12:09
De fait, les quelques chiffres disponibles ne présentent pas, si l'on excepte les congés maternité, nombreux dans un métier largement féminisé, le tableau d'une profession plus absentéiste que les autres: entre 3,4 et 5,8% de professeurs absents sur un jour donné, pour une moyenne nationale de 4,5% des salariés.

Et ça, c'était dans... "Le Figaro".

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/02/08/01016-20110208ARTFIG00774-absenteisme-des-profs-la-grogne-des-parents-d-eleves.php

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Avenir latin grec - La Vie moderne : ce qui est moderne peut (aussi) être idiot. Suspect

"Les nouvelles technologies en guerre contre nos enfants"
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mistinguette
Niveau 10

Re: Pourquoi l'absentéisme des enseignants n'est pas une fable (Le Figaro)

par mistinguette le Mer 4 Jan - 12:11
@klaus2 a écrit:"En a pesanteur" ? voilà un "a" bien mal entouré...
warum?

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.'..Texte sur les l'oies' commentaires du prof hg que j’adorais sur ma copie de 6e : loi/ l'oie Vous en êtes une!. J'ai évolué depuis mais mon complexe orthographique m'accompagnera toujours. Il semble qu'aujourd’hui on parle de dyslexie pour l'étourdie éternelle que j'étais...alors si c'est la science des ânes, merci de pas charger la mule.
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Leodagan
Fidèle du forum

Re: Pourquoi l'absentéisme des enseignants n'est pas une fable (Le Figaro)

par Leodagan le Mer 4 Jan - 12:12
Comme la température, il doit s'agir d'un absentéisme "ressenti"...
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klaus2
Niveau 10

Re: Pourquoi l'absentéisme des enseignants n'est pas une fable (Le Figaro)

par klaus2 le Mer 4 Jan - 12:26
l'apesanteur, non ?

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Verdurette
Modérateur

Re: Pourquoi l'absentéisme des enseignants n'est pas une fable (Le Figaro)

par Verdurette le Mer 4 Jan - 12:38
Quand je pense qu'il y a trois ans je me suis fait recoudre un tendon de l'épaule au bord de la rupture quelques jours avant les vacances de la Toussaint pour pouvoir reprendre à la rentrée, en écrivant au tableau de la main gauche pendant deux mois puisque mon bras droit était immobilisé.

Les congés sont courts? Pas parce qu'on s'arrête au moindre bobo mais souvent parce qu'on se sait non remplacé, et on revient le plus vite possible

Et que dire de ceux et celles qui n'ont pas d'autre solution que de s'arrêter tellement leur vie de classe est infernale ? Ce sont les collègues et même les directeurs, le psy ou le médecin scolaire qui finissent par le conseiller. Si les parents réagissaient un peu plus quand le climat de la classe est délétère, ça nous aiderait, ça aiderait tout le monde ; et ça éviterait des absences. Moi même je me suis arrêtée dix jours l'an passé, tellement j'étais exténuée par mes "fous furieux". J'ai interpellé la FCPE sur ce sujet (gentiment, à l'occasion d'un forum d'associations) , je n'ai eu aucune réponse.

Ce genre de propos est écoeurant ...
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mistinguette
Niveau 10

Re: Pourquoi l'absentéisme des enseignants n'est pas une fable (Le Figaro)

par mistinguette le Mer 4 Jan - 12:45
@klaus2 a écrit:l'apesanteur, non ?
C'est une sortie de route pour les modos mais l'apesanteur n'est qu un cas particulier de la pesanteur. Sans parler de l'impesanteur qui existe aussi. Et pour revenir à la discussion l ambiance est plus à la pesanteur.

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Beniamino Massimo
Habitué du forum

Re: Pourquoi l'absentéisme des enseignants n'est pas une fable (Le Figaro)

par Beniamino Massimo le Mer 4 Jan - 13:01
C'est faire beaucoup d'honneur à ce « Frédéric Constant, fonctionnaire » (et non journaliste) que de répondre à ses âneries.

_________________
Et de ce peu de jours si longtemps attendus,
Ah ! malheureux ! Combien j'en ai déjà perdus !
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KrilinXV3
Neoprof expérimenté

Re: Pourquoi l'absentéisme des enseignants n'est pas une fable (Le Figaro)

par KrilinXV3 le Mer 4 Jan - 13:07
Le contenu de l'article ne m'étonne pas: prof-bashing classique, dans une société de plus en plus basée sur l'envie. Dictature de la statistique, manipulation des chiffres, construction d'une post-vérité, du journalisme dans une société d' "opinion".

Non, ce que je trouve inquiétant, c'est quand je me demande qui a commandé cet article, pourquoi, et pourquoi maintenant. 2017 va faire très mal.

_________________
Asinus asinum fricat
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Balthamos
Grand sage

Re: Pourquoi l'absentéisme des enseignants n'est pas une fable (Le Figaro)

par Balthamos le Mer 4 Jan - 13:24
Néo est vraiment révélateur du  métier ...

Révélation !:


Trouver des chiffres ne veut rien dire sans interprétation et analyse.

Un édito comme cela est ignoble, cela sous entend que ces faignasses de profs sont absents pour augmenter ces temps de présence (négligeant le bonus des examens, c'est sûr).

15 heures par semaine pour les agrégés, 18 pour les certifiés et 27 pour les professeurs des écoles. Ces obligations sont remplies en un minimum de jours

[... ]sur 36 semaines (en négligeant le bonus des examens)


Donc pourquoi ces 11.4 jours dont 6.6 pour maladie ordinaire ?
Des absences courtes pour une population en contact avec des enfants... Est ce étonnant ? Puis imaginez vous venir en classe avec une bonne gastro ou une grosse grippe....
Puis ces 5 jours hors maladie ordinaire ? Pourquoi ?
J'ai deux collègues en burn out en ce moment. Un autre en est revenu.
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Danska
Modérateur

Re: Pourquoi l'absentéisme des enseignants n'est pas une fable (Le Figaro)

par Danska le Mer 4 Jan - 13:25
@mistinguette a écrit:
@Danska a écrit:
Quant à l'article... pas moyen d'exiger un droit de réponse collectif ? Aucun syndicat pour protester ? Qu'est-ce qu'on peut faire, bon sang, à part râler en silence ?!!  

Je suis bien d'accord avec ça, même si se justifier pourrait passer pour un aveux de culpabilité, ça devient insupportable de lire des mensonges sur notre profession.

Peuvent pas demander un droit de réponse, chiffre à l'appui ? pointant le mode de calcul, l'idée que si les absences sont courtes c'est justement pour éviter d'interrompre le service... que la profession est exposée aux maladies, plus qu'un emploi de bureau...Qu'il n'y a pas de medecine du travail.... Lutter sur le terrain de la COM nous aussi car avec la campagne on va en prendre plein les dents, donc autant mordre dès le début!

Je ne parle pas de nous justifier, mais bien de dénoncer : ces affirmations sont fausses, tout simplement et factuellement fausses.

Et en plus de ça, on peut effectivement justifier nos absences dans la mesure où on exerce dans des conditions propices aux maladies.
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Cosmos
Niveau 6

Re: Pourquoi l'absentéisme des enseignants n'est pas une fable (Le Figaro)

par Cosmos le Mer 4 Jan - 17:35
Qu'attendent les syndicats pour riposter ?
Ce genre d'articles est une honte.
jésus
Habitué du forum

Re: Pourquoi l'absentéisme des enseignants n'est pas une fable (Le Figaro)

par jésus le Mer 4 Jan - 18:23
@KrilinXV3 a écrit:Le contenu de l'article ne m'étonne pas: prof-bashing classique, dans une société de plus en plus basée sur l'envie. Dictature de la statistique, manipulation des chiffres, construction d'une post-vérité, du journalisme dans une société d' "opinion".

Non, ce que je trouve inquiétant, c'est quand je me demande qui a commandé cet article, pourquoi, et pourquoi maintenant. 2017 va faire très mal.

Est-ce que quelqu'un pourrait m'expliquer le concept de post-vérité?
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Danska
Modérateur

Re: Pourquoi l'absentéisme des enseignants n'est pas une fable (Le Figaro)

par Danska le Mer 4 Jan - 18:35
@jésus a écrit:
@KrilinXV3 a écrit:Le contenu de l'article ne m'étonne pas: prof-bashing classique, dans une société de plus en plus basée sur l'envie. Dictature de la statistique, manipulation des chiffres, construction d'une post-vérité, du journalisme dans une société d' "opinion".

Non, ce que je trouve inquiétant, c'est quand je me demande qui a commandé cet article, pourquoi, et pourquoi maintenant. 2017 va faire très mal.

Est-ce que quelqu'un pourrait m'expliquer le concept de post-vérité?

Un excellent article de Stéphane Foucart, au Monde, l'explique très bien.


Extrait:
« Post-vérité » par ci, « post-vérité » par là… Depuis que l’hebdomadaire The Economist a mis, en septembre, cette expression à sa couverture (post-truth politics, dans le texte), il est fortement question de « post-vérité » ou d’« ère post-factuelle » dans les médias. Un peu partout, les commentateurs s’alarment de cet étrange climat – celui des débats préalables au Brexit ou de la campagne présidentielle américaine – dans lequel les faits n’ont plus de valeur argumentative particulière.

Si le terme de « post-vérité » est assez difficile à définir, on comprend bien que l’expression décrit une situation où le fait de se livrer au mensonge, à la contrefaçon intellectuelle ou à la tromperie active n’est sanctionné par aucune conséquence négative ultérieure, en termes d’image, de crédibilité, d’accès aux médias, etc.

[...]

Sur ce sujet, le contournement de la réalité ou sa simple négation ont donc été des armes systématiquement utilisées dans les arènes du débat public. Il ne se trouvera personne pour affirmer que le chômage a baissé de moitié au cours du quinquennat qui s’achève. A l’inverse, combien de fois avons-nous pu entendre, ou lire, que le changement climatique s’est arrêté en 1998, que les plantes transgéniques sont des poisons violents ou que les perturbateurs endocriniens ne posent aucun problème sanitaire ? Les polémiques sur l’environnement ont fait le lit du relativisme ; elles nous ont mithridatisés au mensonge.
Peinard
Niveau 10

Re: Pourquoi l'absentéisme des enseignants n'est pas une fable (Le Figaro)

par Peinard le Mer 4 Jan - 18:36
Frédéric Constant via le Figaro a écrit:L'alignement des conditions de la compensation salariale sur celles qui prévalent dans le secteur privé, c'est-à-dire, le rétablissement des trois jours de carence, serait la plus efficace parce qu'elle réduirait l'inclination à ne pas se lever au moindre syndrome grippal, à la moindre entorse ou à la première envie de rester couché.
Quelques précisions s'imposent.

Tout d'abord, environ deux tiers des salariés du privé bénéficie d'une prévoyance d'entreprise qui prend en charge les délais de carence.

De plus, dans le privé, la prise en charge du délai de carence réduit la durée des arrêts. Dès lors, il semble plausible que cela soit aussi le cas dans le public.

Source de ces deux affirmations : Rapport du ministère de la Santé et des Affaires sociales sur l’effet du délai de carence sur le recours aux arrêts maladie des salariés du secteur privé, janvier 2015.
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Tivinou
Niveau 5

Re: Pourquoi l'absentéisme des enseignants n'est pas une fable (Le Figaro)

par Tivinou le Mer 4 Jan - 18:45
@Ramanujan974 a écrit:Pour chaque journaliste qui écrit une bouse sur le temps de travail des enseignants, il faudrait prendre tous les journaux de la semaine d'où provient l'article (je sais, ça ne fait pas envie de regarder 5 Figaro...), compter le nombre d'articles écrit par le scribouillard en question et extrapoler son temps de travail hebdomadaire.

Par exemple : il a écrit un article par jour, disons 2 ou 3h par article et hop : au maximum 15 h de travail hebdomadaire. On est loin de 35 h ! Quelle feignasse ! C'est une honte ! Pas étonnant que la presse a du mal à survivre, vu que ses employés ne foutent rien de la semaine !

Et s'il n'écrit qu'un jour sur deux...!
15 heures de travail hebdomadaire et 50% d'absentéisme... ils ont aussi des agrégés au Figaro!!! abi
Contenu sponsorisé

Re: Pourquoi l'absentéisme des enseignants n'est pas une fable (Le Figaro)

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