“Si l'on observe en France une baisse du niveau scolaire, c'est à cause de la féminisation du corps enseignant.”

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Re: “Si l'on observe en France une baisse du niveau scolaire, c'est à cause de la féminisation du corps enseignant.”

Message par Babsie le Jeu 12 Jan 2017 - 19:23

@PauvreYorick a écrit:
@Babsie a écrit: EDIT: j'ai quand même l'impression de défoncer une porte grande ouverte.  Neutral
C'est un propos ultra-répandu, c'est certain, et tout le monde sait bien que Freud a donné là-dedans (en même temps, dans quoi n'a-t-il pas donné ?), mais nous sommes nombreux à soupçonner que ça pourrait n'être pas beaucoup plus qu'un simple cliché, et faux ; c'est pourquoi je te demandais si tu avais une référence sérieuse.

Des références autres que Freud et que mes propres réflexions sur les multiples matériaux que j'ai décortiqués, non, pas vraiment.

Mais je veux bien qu'on me présente une manifestation humoristique totalement positive, qui ne serait ni l'expression d'un inconfort, ni une pique, même très bien déguisée. Pour l'instant, je n'en ai pas vu.

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Re: “Si l'on observe en France une baisse du niveau scolaire, c'est à cause de la féminisation du corps enseignant.”

Message par Rendash le Jeu 12 Jan 2017 - 19:24

@Babsie a écrit: il est établi depuis longtemps que toute forme d'humour naît dans la douleur et dans la distanciation de cette douleur

"De tous temps, on sait que, etc. Nous pouvons donc nous demander si est-ce que est-il possible de faire de l'humour n'importe où. Nous verrons dans une première partie, la forme, puis dans une deuxième partie, le fond, puis dans une troisième partie, que lol."

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Re: “Si l'on observe en France une baisse du niveau scolaire, c'est à cause de la féminisation du corps enseignant.”

Message par Dimka le Jeu 12 Jan 2017 - 19:26

@Babsie a écrit:Sur le sujet de l'humour en général, ce serait une vaste question, car il est établi depuis longtemps que toute forme d'humour naît dans la douleur et dans la distanciation de cette douleur. A ce titre, toute blague serait à bannir devant un public large, car elle toucherait bien à un moment ou à un autre à un point douloureux chez un membre du public.
Les règles sont-elles un sujet douloureux? Elles peuvent l'être parce que comme les excrément, c'est jugé dégoûtant et impur, elles peuvent l'être parce que c'est un petit (ou moins petit) traumatisme pour les jeunes filles qui les découvrent (disent les psychanalystes)... Pour autant, qu'une allusion aux règles soit vue comme à bannir absolument, cela me semble parfaitement ridicule: les règles ne sont pas un indicateur d'infériorité ou de supériorité.
Là, je crois qu'il y a emballement: on fait allusion à une particularité physique des femmes, c'est donc stigmatisant?
C'est effrayant, comme raisonnement.

A ce compte-là, instaurons une police de l'humour avec des thèmes et des mots à ne pas aborder et dire. Ni en classe, ni en amphi, ni en spectacle humoristique d'ailleurs...
Un peu de bon sens.

J'édite car je m'aperçois que je manque une partie du message sur l'intériorisation... et bien là je vois encore moins le danger: intérioriser que les femmes saignent, c'est mal?
Il me semble ce qui gêne, c’est que la femme soit toujours réduite à sa chatte, comme si cela représentait l’intégralité de son essence. Je veux dire, c’est pas seulement une blague, comme ça, en passant, mais le fait que ça soit tout le temps et que cela. Et qu’il y ait les blagues, mais aussi, avec ça, dans le pack, tout le reste (les gestes déplacés, les remarques déplacées, les insultes, le salaire, les inégalités, les pubs, les blagues en permanence, etc. etc.). Le soucis c’est pas uniquement la blague isolée, c’est le pack auquel appartient cette blague.

On se défend en disant que ouais, vas-y, c’est de l’humour, c’est pas grand chose, faut pas être susceptible comme ça, c’est pas méchant en soi. Mais si on accumule, ça finit par forger quelque chose de plus gros et par orienter le regard que la société porte sur la femme (son regard, et donc ses pratiques).
http://www.jaddo.fr/2015/03/28/la-faute-a-eve/

Par ailleurs… T’as une caractéristique (t’es une femme, un homo, un gros, un maigre, un petit, un grand, un moche, un asiatique, un juif), je te blague là-dessus. De mon point de vue, c’est juste une blague, je me sens drôle, c’est cool. Puis je ne suis pas un gros lourd, j’ai fait une blague dans la journée. Par contre, du point de vue du blagué, c’est la dixième du jour, la soixantième de la semaine, la deux-millième du mois, il va peut-être trouver ça un petit peu lourd.

À partir de là, est-ce que ce ne serait pas juste possible, deux secondes, de sortir de son nombril et de sa bonne conscience de gus qui a fait une blague, de son point de vue, de sa logique, de son propre statut de victime (pauv’ chou, on lui a dit qu’il était lourd !)… pour se mettre dans le ressenti de celui qui se prend les blagues quinze fois par jour ? Et donc, juste arrêter de se regarder le nombril, d’hurler à la police de la pensée, à la censure, de faire des arguments longs comme le bras pour expliquer que c’était de l’humour tolérable, et moi, et moi, et moi, moi, moi… Juste pour se mettre dans le point de vue de celui qui dit qui se prend les blagues, et pour admettre qu’OK, je suis pas super-méchant en soi, mais pour lui, ça doit être quand même lourd, d’autant plus s’il l’exprime assez clairement ?

Elle a dit que c’était lourd. Elles ont dit que c’était lourd. Donc C’EST lourd. Point barre.

Dernier truc. La police de la pensée. La police de la pensée, c’est quand je prends un flingue, et que je viens te dire de te la fermer. Si je produits un discours je ne suis pas d’accord avec toi, ou bien que tu es un gros lourd… ce N’est PAS de la police de la pensée, ou de la censure : je produits du discours contre ton discours, je n’empêche pas ce dernier.


Dernière édition par Dimka le Jeu 12 Jan 2017 - 19:30, édité 1 fois

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Re: “Si l'on observe en France une baisse du niveau scolaire, c'est à cause de la féminisation du corps enseignant.”

Message par Danska le Jeu 12 Jan 2017 - 19:29

Heu, Babsie, tu es sérieuse ? Un jeu de mots, c'est faire souffrir les mots ? Et quel risque est-ce que le collègue a bien pu prendre ? C'est un ami, on était seuls : le pire qu'il puisse lui arriver, c'était de se planter, et dans ce cas on aurait ri tous les deux de ce ratage !
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Re: “Si l'on observe en France une baisse du niveau scolaire, c'est à cause de la féminisation du corps enseignant.”

Message par PauvreYorick le Jeu 12 Jan 2017 - 19:33

@Babsie a écrit:
@PauvreYorick a écrit:
@Babsie a écrit: EDIT: j'ai quand même l'impression de défoncer une porte grande ouverte.  Neutral
C'est un propos ultra-répandu, c'est certain, et tout le monde sait bien que Freud a donné là-dedans (en même temps, dans quoi n'a-t-il pas donné ?), mais nous sommes nombreux à soupçonner que ça pourrait n'être pas beaucoup plus qu'un simple cliché, et faux ; c'est pourquoi je te demandais si tu avais une référence sérieuse.
Des références autres que Freud et que mes propres réflexions sur les multiples matériaux que j'ai décortiqués, non, pas vraiment.

Mais je veux bien qu'on me présente une manifestation humoristique totalement positive, qui ne serait ni l'expression d'un inconfort, ni une pique, même très bien déguisée. Pour l'instant, je n'en ai pas vu.
Tu présentes ici comme une question empirique (on pourrait trouver... mais de fait on n'en trouve pas) quelque chose qui en réalité, étant donné la latitude interprétative qu'on a en ces matières, n'est pas du tout empirique, mais relève de l'arbitraire de l'interprète : ce que tu as expliqué plus haut sur les jeux de mots en général, par exemple, l'illustre ; une dose si possible minime d'acrobatie herméneutique est susceptible de ramener à peu près n'importe quoi à n'importe quoi d'autre, par exemple les jeux de mots d'un enfant qui babille et joue avec les simples sons à l'idée générale de douleur, ou encore, pour prendre un autre exemple freudien, un cauchemar au principe suivant lequel le rêve est la satisfaction onirique d'un désir. Cette façon de déguiser les parti-pris herméneutiques en constats empiriques est la raison qui fait que Freud n'est habituellement pas considéré comme une référence sérieuse (même si, j'en suis bien d'accord, il n'est pas du tout le seul à pécher de cette façon, c'est même tout à fait répandu).

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Re: “Si l'on observe en France une baisse du niveau scolaire, c'est à cause de la féminisation du corps enseignant.”

Message par Babsie le Jeu 12 Jan 2017 - 19:34

@Dimka a écrit:
@Babsie a écrit:Sur le sujet de l'humour en général, ce serait une vaste question, car il est établi depuis longtemps que toute forme d'humour naît dans la douleur et dans la distanciation de cette douleur. A ce titre, toute blague serait à bannir devant un public large, car elle toucherait bien à un moment ou à un autre à un point douloureux chez un membre du public.
Les règles sont-elles un sujet douloureux? Elles peuvent l'être parce que comme les excrément, c'est jugé dégoûtant et impur, elles peuvent l'être parce que c'est un petit (ou moins petit) traumatisme pour les jeunes filles qui les découvrent (disent les psychanalystes)... Pour autant, qu'une allusion aux règles soit vue comme à bannir absolument, cela me semble parfaitement ridicule: les règles ne sont pas un indicateur d'infériorité ou de supériorité.
Là, je crois qu'il y a emballement: on fait allusion à une particularité physique des femmes, c'est donc stigmatisant?
C'est effrayant, comme raisonnement.

A ce compte-là, instaurons une police de l'humour avec des thèmes et des mots à ne pas aborder et dire. Ni en classe, ni en amphi, ni en spectacle humoristique d'ailleurs...
Un peu de bon sens.

J'édite car je m'aperçois que je manque une partie du message sur l'intériorisation... et bien là je vois encore moins le danger: intérioriser que les femmes saignent, c'est mal?
Il me semble ce qui gêne, c’est que la femme soit toujours réduite à sa chatte, comme si cela représentait l’intégralité de son essence. Je veux dire, c’est pas une blague, comme ça, en passant, mais le fait que ça soit tout le temps et que cela. Et qu’il y ait les blagues, mais aussi, avec ça, dans le pack, tout le reste (les gestes déplacés, les remarques déplacées, les insultes, le salaire, les inégalités, les pubs, les blagues en permanence, etc. etc.). Le soucis c’est pas la blague, c’est le pack auquel appartient cette blague.

On se défend en disant que ouais, vas-y, c’est de l’humour, c’est pas grand chose, faut pas être susceptible comme ça, c’est pas méchant en soi. Mais si on accumule, ça finit par forger quelque chose de plus gros et par orienter le regard que la société porte sur la femme (son regard, et donc ses pratiques).
http://www.jaddo.fr/2015/03/28/la-faute-a-eve/

Par ailleurs… T’as une caractéristique (t’es une femme, un homo, un gros, un maigre, un petit, un grand, un moche, un asiatique, un juif), je te blague là-dessus. De mon point de vue, c’est juste une blague, je me sens drôle, c’est cool. Puis je ne suis pas un gros lourd, j’ai fait une blague dans la journée. Par contre, du point de vue du blagué, c’est la dixième du jour, la soixantième de la semaine, la deux-millième du mois, il va peut-être trouver ça un petit peu lourd.

À partir de là, est-ce que ce ne serait pas juste possible, deux secondes, de sortir de son nombril et de sa bonne conscience de gus qui a fait une blague, de son point de vue, de sa logique, de son propre statut de victime (pauv’ chou, on lui a dit qu’il était lourd !)… pour se mettre dans le ressenti de celui qui se prend les blagues quinze fois par jour ? Et donc, juste arrêter de se regarder le nombril, d’hurler à la police de la pensée, à la censure, de faire des arguments longs comme le bras pour expliquer que c’était de l’humour tolérable, et moi, et moi, et moi, moi, moi… Juste pour se mettre dans le point de vue de celui qui dit qui se prend les blagues, et pour admettre qu’OK, je suis pas super-méchant en soi, mais pour lui, ça doit être quand même lourd, d’autant plus s’il l’exprime assez clairement ?

Elle a dit que c’était lourd. Elles ont dit que c’était lourd. Donc C’EST lourd. Point barre.

Dernier truc. La police de la pensée. La police de la pensée, c’est quand je prends un flingue, et que je viens te dire de te la fermer. Si je produits un discours je ne suis pas d’accord avec toi, ou bien que tu es un gros lourd… ce N’est PAS de la police de la pensée, ou de la censure : je produits du discours contre ton discours, je n’empêche pas ce dernier.

Joli mouvement d'indignation.

Ce que tu dis n'est pas du tout faux.

Mais tu veux te battre contre un phénomène indéracinable et irrationnel, tant du côté du blagué que de l'autre.

A tout prendre, je préfère encore mes discours qui overanalyse, dirait le conseiller Troy, à un éclat de bien-pensance exagérément culpabilisateur.

Ca doit être parce que je ne suis pas susceptible.
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Re: “Si l'on observe en France une baisse du niveau scolaire, c'est à cause de la féminisation du corps enseignant.”

Message par Zagara le Jeu 12 Jan 2017 - 19:34

Superbe résumé de Dimka.
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Re: “Si l'on observe en France une baisse du niveau scolaire, c'est à cause de la féminisation du corps enseignant.”

Message par PauvreYorick le Jeu 12 Jan 2017 - 19:36

Mmh, je ne pense pas que tu puisses encourir ce reproche, Babsie.

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Re: “Si l'on observe en France une baisse du niveau scolaire, c'est à cause de la féminisation du corps enseignant.”

Message par Fesseur Pro le Jeu 12 Jan 2017 - 19:36

@virgere a écrit:
alors que la "blague" (qui me fait sourire, j'avoue) sur les règles ne met aucun stéréotype en avant : les filles saignent effectivement. Mais pas par le nez. On peut trouver ça drôle ou non, déplacé ou non, mais je ne crois pas que ce soit sexiste.
Il n’empêche que le prof l'a mouchée.

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Re: “Si l'on observe en France une baisse du niveau scolaire, c'est à cause de la féminisation du corps enseignant.”

Message par Babsie le Jeu 12 Jan 2017 - 19:40

@Danska a écrit:Heu, Babsie, tu es sérieuse ? Un jeu de mots, c'est faire souffrir les mots ? Et quel risque est-ce que le collègue a bien pu prendre ? C'est un ami, on était seuls : le pire qu'il puisse lui arriver, c'était de se planter, et dans ce cas on aurait ri tous les deux de ce ratage !

Oh la la décidément! On ne parle pas le même langage...

Je parle de risque avec le langage... Détourner un mot, c'est toujours prendre un petit risque avec une élément qui est censé nous fixer, le langage. Un élément qu'on veut stable et utile à la communication. "Torturer" les mots, c'est prendre le risque de détruire ponctuellement une toute petite partie de soi. Toute petite, et pendant un très court moment.
Ca reste un "jeu" (de mots), car c'est "pour de faux", mais ça pourrait être "pour de vrai" dans certaines maladies mentales qui font perdre la capacité de manier le langage de manière efficace.
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Re: “Si l'on observe en France une baisse du niveau scolaire, c'est à cause de la féminisation du corps enseignant.”

Message par Babsie le Jeu 12 Jan 2017 - 19:49

@PauvreYorick a écrit:
@Babsie a écrit:
@PauvreYorick a écrit:
@Babsie a écrit: EDIT: j'ai quand même l'impression de défoncer une porte grande ouverte.  Neutral
C'est un propos ultra-répandu, c'est certain, et tout le monde sait bien que Freud a donné là-dedans (en même temps, dans quoi n'a-t-il pas donné ?), mais nous sommes nombreux à soupçonner que ça pourrait n'être pas beaucoup plus qu'un simple cliché, et faux ; c'est pourquoi je te demandais si tu avais une référence sérieuse.
Des références autres que Freud et que mes propres réflexions sur les multiples matériaux que j'ai décortiqués, non, pas vraiment.

Mais je veux bien qu'on me présente une manifestation humoristique totalement positive, qui ne serait ni l'expression d'un inconfort, ni une pique, même très bien déguisée. Pour l'instant, je n'en ai pas vu.
Tu présentes ici comme une question empirique (on pourrait trouver... mais de fait on n'en trouve pas) quelque chose qui en réalité, étant donné la latitude interprétative qu'on a en ces matières, n'est pas du tout empirique, mais relève de l'arbitraire de l'interprète : ce que tu as expliqué plus haut sur les jeux de mots en général, par exemple, l'illustre ; une dose si possible minime d'acrobatie herméneutique est susceptible de ramener à peu près n'importe quoi à n'importe quoi d'autre, par exemple les jeux de mots d'un enfant qui babille et joue avec les simples sons à l'idée générale de douleur, ou encore, pour prendre un autre exemple freudien, un cauchemar au principe suivant lequel le rêve est la satisfaction onirique d'un désir. Cette façon de déguiser les parti-pris herméneutiques en constats empiriques est la raison qui fait que Freud n'est habituellement pas considéré comme une référence sérieuse (même si, j'en suis bien d'accord, il n'est pas du tout le seul à pécher de cette façon, c'est même tout à fait répandu).

Si on veut suivre cette ligne de pensée, il faudrait que l'interprète ait un minimum de jugeote pour ne pas s'offusquer de tout et de rien. Et encore moins d'une allusion aux ragnagnas dans laquelle il voudrait voir une terrible attaque sexiste (qui s'y cache peut-être, mais là c'est extrapoler). Il faudrait un interprète un peu moins prompt à la condamnation et plus au fait des mécanismes de l'humour. Du moins assez au fait pour distinguer des stéréotypes sexistes/racistes et de simple histoires pas propres.
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Re: “Si l'on observe en France une baisse du niveau scolaire, c'est à cause de la féminisation du corps enseignant.”

Message par PauvreYorick le Jeu 12 Jan 2017 - 19:49

Quel rapport ?? Shocked

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Re: “Si l'on observe en France une baisse du niveau scolaire, c'est à cause de la féminisation du corps enseignant.”

Message par Dimka le Jeu 12 Jan 2017 - 19:50

@Babsie a écrit:Joli mouvement d'indignation.
Non, c’est juste une réflexion. Moi, je m’en fiche, chuis pas une femme, je me contente d’essayer de ne pas être un gros lourd.

Et je ne crois pas que le phénomène soit indéracinable : de plus en plus de gens analysent et critiquent ce genre de discours (et le sexisme en général), les discours et les comportements sont de moins en moins subis, parce que des gens les relèvent. Si on regarde dans le temps, on voit des évolutions, je ne vois pas pourquoi ça s’arrêterait. Avec les gus qui disent que c’est comme ça et ça ne bougera jamais, les femmes n’auraient toujours pas le droit de vote, d’avoir un compte en banque ou de ne pas se prendre de main au cul.

@Babsie a écrit:A tout prendre, je préfère encore mes discours qui overanalyse, dirait  le conseiller Troy, à un éclat de bien-pensance exagérément culpabilisateur.
La « bien-pensance »… l’expression qui revient tout le temps. Avec la censure et la police de la pensée. Rolling Eyes On utilise une expression un peu automatique. « Bien-pensance », paf, ça stigmatise, ça évite de réfléchir ou d’argumenter, un peu comme l’insulte, ça balaie tout le discours adverse, pas la peine de se justifier, d’apporter du contenu. T’es qu’un bien-pensant donc t’as tort.

C’est QUOI, le problème de bien penser ? C’est peut-être mieux de mal penser, de penser pour stigmatiser, pour dénigrer, pour blesser, pour entretenir les inégalités et les injustices ? Wahou, trop cool, un vrai truc de badass !

Et puis les pauvres petits choux, on leur dit qu’ils sont lourds, qu’on n’est pas d’accord avec eux, on tient des discours qui ne les approuvent pas, alors ils sont « culpabilisés » (et « censurés », n’oublions pas, pas la terrible police de la pensée). Ou comment être le gros lourd ET se faire passer pour la victime.

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Re: “Si l'on observe en France une baisse du niveau scolaire, c'est à cause de la féminisation du corps enseignant.”

Message par Danska le Jeu 12 Jan 2017 - 20:00

@Babsie a écrit:
@Danska a écrit:Heu, Babsie, tu es sérieuse ? Un jeu de mots, c'est faire souffrir les mots ? Et quel risque est-ce que le collègue a bien pu prendre ? C'est un ami, on était seuls : le pire qu'il puisse lui arriver, c'était de se planter, et dans ce cas on aurait ri tous les deux de ce ratage !

Oh la la décidément! On ne parle pas le même langage...

Je parle de risque avec le langage... Détourner un mot, c'est toujours prendre un petit risque avec une élément qui est censé nous fixer, le langage. Un élément qu'on veut stable et utile à la communication. "Torturer" les mots, c'est prendre le risque de détruire ponctuellement une toute petite partie de soi. Toute petite, et pendant un très court moment.
Ca reste un "jeu" (de mots), car c'est "pour de faux", mais ça pourrait être "pour de vrai" dans certaines maladies mentales qui font perdre la capacité de manier le langage de manière efficace.
Effectivement, on ne parle pas le même langage (ce n'est pas une critique, juste un constat). Ce qui me rassure, dans un sens, c'est que je ne suis pas la seule, à en juger par les réponses des autres intervenants sur ce fil.
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Re: “Si l'on observe en France une baisse du niveau scolaire, c'est à cause de la féminisation du corps enseignant.”

Message par Daphné le Jeu 12 Jan 2017 - 20:06

@Tamerlan a écrit:
@Babsie a écrit:
@gauvain31 a écrit:A la fac de droit à Pau, ma sœur m'a raconté une histoire dans le même style. Une fille saignait du nez et a dû prendre congé précipitamment . A ce moment, le professeur a dit devant tout l'amphithéâtre : "mais c'est bizarre, ce n'est pourtant pas par là que ça saigne les filles ! "

No comment

Ça, c'est de l'humour cracra et puéril, mais ce n'est pas bien grave.

Ah non, qu'un type aviné le dise dans un bar peut-être et encore, mais un prof de droit dans un amphi c'est gravissime.

+1

Et ça n'est en rien de l'humour; ou alors j'en manque terriblement !
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Re: “Si l'on observe en France une baisse du niveau scolaire, c'est à cause de la féminisation du corps enseignant.”

Message par PauvreYorick le Jeu 12 Jan 2017 - 20:11

Dans cette blague sur le saignement qui nous a déclenché Babsie, et qui n'est probablement pas la plus grave de toutes celles qu'on a pu lire directement ici et dans le tumblr, ce qui me frappe, personnellement, c'est avant tout l'inconvenance : comment cet individu se permet-il, tout bonnement, ce genre de remarque ? Qu'est-ce qui fait qu'il se croit autorisé à attirer l'attention sur les organes génitaux de son étudiante via ceux des « filles » en général ?

Babsie, si tu veux que je reformule ma précédente remarque sur l'humour et, plus précisément, sur la relation de la thèse « il n'y a pas d'humour qui ne soit, etc. » à un énoncé empirique, je peux, hein.

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Re: “Si l'on observe en France une baisse du niveau scolaire, c'est à cause de la féminisation du corps enseignant.”

Message par Babsie le Jeu 12 Jan 2017 - 20:14

@Dimka a écrit:
@Babsie a écrit:Joli mouvement d'indignation.
Non, c’est juste une réflexion. Moi, je m’en fiche, chuis pas une femme, je me contente d’essayer de ne pas être un gros lourd.

Et je ne crois pas que le phénomène soit indéracinable : de plus en plus de gens analysent et critiquent ce genre de discours (et le sexisme en général), les discours et les comportements sont de moins en moins subis, parce que des gens les relèvent. Si on regarde dans le temps, on voit des évolutions, je ne vois pas pourquoi ça s’arrêterait. Avec les gus qui disent que c’est comme ça et ça ne bougera jamais, les femmes n’auraient toujours pas le droit de vote, d’avoir un compte en banque ou de ne pas se prendre de main au cul.

@Babsie a écrit:A tout prendre, je préfère encore mes discours qui overanalyse, dirait  le conseiller Troy, à un éclat de bien-pensance exagérément culpabilisateur.
La « bien-pensance »… l’expression qui revient tout le temps. Avec la censure et la police de la pensée. Rolling Eyes On utilise une expression un peu automatique. « Bien-pensance », paf, ça stigmatise, ça évite de réfléchir ou d’argumenter, un peu comme l’insulte, ça balaie tout le discours adverse, pas la peine de se justifier, d’apporter du contenu. T’es qu’un bien-pensant donc t’as tort.

C’est QUOI, le problème de bien penser ? C’est peut-être mieux de mal penser, de penser pour stigmatiser, pour dénigrer, pour blesser, pour entretenir les inégalités et les injustices ? Wahou, trop cool, un vrai truc de badass !

Et puis les pauvres petits choux, on leur dit qu’ils sont lourds, qu’on n’est pas d’accord avec eux, on tient des discours qui ne les approuvent pas, alors ils sont « culpabilisés » (et « censurés », n’oublions pas, pas la terrible police de la pensée). Ou comment être le gros lourd ET se faire passer pour la victime.
Crois bien je ne n'apprécie pas du tout d'avoir utilise ce mot de "bien-pensance" qui, comme les mots "tolérance" ou "nauséabond", me sort par les yeux.

Mais je n'en ai pas vu d'autres pour parler de cette envie d'accabler une blague pas maline sous des accusations qui ne la concernent pas. Elle réduit la femme à sa "chatte"? Oui, c'est un des principes de l'humour caricatural. Dans un Etat qui se targue d'avoir des journalistes qui meurent de leurs caricatures, en soi, est-ce choquant?
Que la pack te semble accablant, c'est une chose. Mais si tu veux bien penser, vraiment, distingue l'offensant du juste "lourd" (et encore, moi, j'aurais rigolé à cette blague idiote, toute femme et toute réglée que je suis en ce moment).
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Re: “Si l'on observe en France une baisse du niveau scolaire, c'est à cause de la féminisation du corps enseignant.”

Message par amour le Jeu 12 Jan 2017 - 20:18

"Il me semble ce qui gêne, c’est que la femme soit toujours réduite à sa chatte, comme si cela représentait l’intégralité de son essence" "ça finit par forger quelque chose de plus gros et par orienter le regard que la société porte sur la femme"
+100.
C'est peut-être un peu HS, mais j'avais été très choquée par le documentaire que France culture avait consacré aux violences gynécologiques, émaillé de citations de #payetonuterus.   Pour moi la conséquence directe de la minimisation du sexisme. On finit parfois par mépriser les femmes quand on doit les soigner. Je mets le lien en dessous:
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Re: “Si l'on observe en France une baisse du niveau scolaire, c'est à cause de la féminisation du corps enseignant.”

Message par Babsie le Jeu 12 Jan 2017 - 20:21

@PauvreYorick a écrit:Dans cette blague sur le saignement qui nous a déclenché Babsie, et qui n'est probablement pas la plus grave de toutes celles qu'on a pu lire directement ici et dans le tumblr, ce qui me frappe, personnellement, c'est avant tout l'inconvenance : comment cet individu se permet-il, tout bonnement, ce genre de remarque ? Qu'est-ce qui fait qu'il se croit autorisé à attirer l'attention sur les organes génitaux de son étudiante via ceux des « filles » en général ?

Babsie, si tu veux que je reformule ma précédente remarque sur l'humour et, plus précisément, sur la relation de la thèse « il n'y a pas d'humour qui ne soit, etc. » à un énoncé empirique, je peux, hein.

J'ai déclenché un saignement?

C'est l'aspect public qui peut déranger, si la jeune fille était très pudique ou pas à l'aise devant la foule. En soi, elle ne discrimine rien, elle est schématise et fait appel aux aspects dégoûtants du fonctionnement du corps féminin.

Tu peux reformuler ta thèse, oui, s'il te plaît.
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Re: “Si l'on observe en France une baisse du niveau scolaire, c'est à cause de la féminisation du corps enseignant.”

Message par PauvreYorick le Jeu 12 Jan 2017 - 20:35

Alors déjà ce n'était pas une thèse de ma part, simplement une remarque de méthode, au demeurant traditionnelle s'agissant de Freud.

Soient les thèses: « il n'est pas d'humour qui ne prenne son origine dans une douleur » ou « il n'est pas de rêve qui ne soit la satisfaction symbolique d'un désir ».

On peut les faire passer pour des énoncés empiriques en attente d'infirmation par un contre-exemple (comme lorsque tu écris : « je n'en ai jamais vu »), mais en réalité, ce qui se passe, c'est que nous ne sommes pas dans un contexte où un critère clair permet de départager ce qui est un contre-exemple et ce qui n'en est pas un, puisque (par exemple) quelques acrobaties permettent de faire rentrer de force les jeux de mots les plus triviaux et les plus innocents (bons candidats au rôle de contre-exemple pour la thèse de l'humour-conjuration) dans le schéma explicatif, pour peu qu'on l'accepte, tout comme, de la part de Freud, quelques acrobaties permettent de faire rentrer de force les cauchemars (bons candidats au rôle de contre-exemple pour la thèse du rêve-satisfaction) dans le schéma explicatif.

Bref, on déclare qu'on attend un contre-exemple, tout en sachant bien qu'on ne risque pas, vu la latitude de l'interprète en ces matières, de jamais en rencontrer un seul, puisqu'on pourra toujours faire passer un contre-exemple pour une confirmation, si détournée et si capillotractée soit-elle, de la thèse de départ. C'est cette absence de prise de risque épistémologique, autrement dit l'art de faire des affirmations qui ne risquent pas de pouvoir être corrigées, qui est, en partie, à l'origine du discrédit du freudisme (l'autre raison étant la pratique régulière de la falsification des données cliniques). Prise au sérieux, cette remarque signifie en fait que ce genre de thèse (l'humour-conjuration, le rêve-satisfaction) n'en est pas vraiment une, mais simplement une grille de lecture qu'on peut à loisir choisir d'adopter ou de rejeter en fonction des besoins ou des envies, et qui n'apporte en tout cas pas de connaissance de ce qu'elle considère, simplement une façon (qui peut être très séduisante, bien sûr) de le regarder.

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Re: “Si l'on observe en France une baisse du niveau scolaire, c'est à cause de la féminisation du corps enseignant.”

Message par Dimka le Jeu 12 Jan 2017 - 20:37

@Babsie a écrit:Crois bien je ne n'apprécie pas du tout d'avoir utilise ce mot de "bien-pensance" qui, comme les mots "tolérance" ou "nauséabond", me sort par les yeux.

Mais je n'en ai pas vu d'autres pour parler de cette envie d'accabler une blague pas maline sous des accusations qui ne la concernent pas. Elle réduit la femme à sa "chatte"? Oui, c'est un des principes de l'humour caricatural. Dans un Etat qui se targue d'avoir des journalistes qui meurent de leurs caricatures, en soi, est-ce choquant?
Je ne vois absolument pas le rapport entre des attentats terroristes contre des journalistes et la possibilité de tenir un discours critique face à d’autres types de discours. Suspect

Si l’un des principes de l’humour caricatural est d’être lourd, de contribuer à sa façon à une société inégalitaire et injuste, de rabaisser une femme à ce qu’il se passe dans ses organes génitaux, alors oui, j’ai envie d’accabler une blague pas maline. Et je me contre-fiche de choquer ceux qui tiennent des discours défendant le sexisme.

@Babsie a écrit:Que la pack te semble accablant, c'est une chose. Mais si tu veux bien penser, vraiment, distingue l'offensant du juste "lourd" (et encore, moi, j'aurais rigolé à cette blague idiote, toute femme et toute réglée que je suis en ce moment).
Et bien, des femmes ont trouvé offensant qu’un prof se permette de faire publiquement des considérations sur leur utérus et elles se sont senties blessées, donc je ne vois pas qui je serais pour nier leur ressenti. Par ailleurs, je ne vois absolument pas ce que légitime de distinguer l’offensant du lourd, ce genre de comportements de gros lourds contribue à créer une société sexiste, donc ça justifie parfaitement que ça soit discuté.

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Re: “Si l'on observe en France une baisse du niveau scolaire, c'est à cause de la féminisation du corps enseignant.”

Message par Danska le Jeu 12 Jan 2017 - 20:46

Incidemment, un étudiant à qui l'enseignant ferait remarquer son érection, pour prendre un exemple parallèle, n'apprécierait sans doute pas, et il aurait bien raison...
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Re: “Si l'on observe en France une baisse du niveau scolaire, c'est à cause de la féminisation du corps enseignant.”

Message par Dimka le Jeu 12 Jan 2017 - 20:47

Par ailleurs, je suis nettement plus sensible au fait qu’une seule personne dise « ça me met mal à l’aise », qu’au fait qu’une seule personne dise « ça ne me met pas mal à l’aise », parce qu’utiliser le premier argument, c’est être attentif à ce que le moins possible soit mal à l’aise, tandis qu’utiliser le second, c’est utiliser un discours pour nier la gêne d’autres personnes. Surtout quand il s’agit d’une blague qui met virtuellement un individu à poil devant un amphi complet. Et encore plus quand cette blague est prononcée par quelqu’un qui a une parole d’autorité (un prof), dans le cadre de ses fonctions.

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Re: “Si l'on observe en France une baisse du niveau scolaire, c'est à cause de la féminisation du corps enseignant.”

Message par Babsie le Jeu 12 Jan 2017 - 20:49

@Dimka a écrit:
@Babsie a écrit:Crois bien je ne n'apprécie pas du tout d'avoir utilise ce mot de "bien-pensance" qui, comme les mots "tolérance" ou "nauséabond", me sort par les yeux.

Mais je n'en ai pas vu d'autres pour parler de cette envie d'accabler une blague pas maline sous des accusations qui ne la concernent pas. Elle réduit la femme à sa "chatte"? Oui, c'est un des principes de l'humour caricatural. Dans un Etat qui se targue d'avoir des journalistes qui meurent de leurs caricatures, en soi, est-ce choquant?
Je ne vois absolument pas le rapport entre des attentats terroristes contre des journalistes et la possibilité de tenir un discours critique face à d’autres types de discours. Suspect

Si l’un des principes de l’humour caricatural est d’être lourd, de contribuer à sa façon à une société inégalitaire et injuste, de rabaisser une femme à ce qu’il se passe dans ses organes génitaux, alors oui, j’ai envie d’accabler une blague pas maline. Et je me contre-fiche de choquer ceux qui tiennent des discours défendant le sexisme.

@Babsie a écrit:Que la pack te semble accablant, c'est une chose. Mais si tu veux bien penser, vraiment, distingue l'offensant du juste "lourd" (et encore, moi, j'aurais rigolé à cette blague idiote, toute femme et toute réglée que je suis en ce moment).
Et bien, des femmes ont trouvé offensant qu’un prof se permette de faire publiquement des considérations sur leur utérus et elles se sont senties blessées, donc je ne vois pas qui je serais pour nier leur ressenti. Par ailleurs, je ne vois absolument pas ce que légitime de distinguer l’offensant du lourd, ce genre de comportements de gros lourds contribue à créer une société sexiste, donc ça justifie parfaitement que ça soit discuté.

Ton raisonnement est dangereux, plein de disproportions, de raccourcis, d'hypersensibilité mal placée...
Je ne suis personne pour nier le ressenti des femmes qui se sont senties blessées, pour autant, elles me font un peu pitié, si ce n'est que de ça qu'elle se plaignent...J'aurais même envie de me désolidariser de leur cause si elles partent en guerre contre une blague de gamin. Le féminisme extrême n'est pas ma tasse de thé.
Et puis bon leur ressenti... quid du ressenti des élèves qui se font remettre à leur place par un enseignant? Le ressenti est-il une bonne base de réflexion?
Bref, à mon sens, la blague est lourde, pas maline, mais elle ne mérite pas ce ramdam.
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Re: “Si l'on observe en France une baisse du niveau scolaire, c'est à cause de la féminisation du corps enseignant.”

Message par Babsie le Jeu 12 Jan 2017 - 20:51

@Danska a écrit:Incidemment, un étudiant à qui l'enseignant ferait remarquer son érection, pour prendre un exemple parallèle, n'apprécierait sans doute pas, et il aurait bien raison...

Est-ce bien comparable?

On fait souvent ce parallèle règles/éjaculation, est-ce pertinent?
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Re: “Si l'on observe en France une baisse du niveau scolaire, c'est à cause de la féminisation du corps enseignant.”

Message par Danska le Jeu 12 Jan 2017 - 20:56

Babsie, je ne fais aucun parallèle (et n'ai jamais vu ce parallèle dont tu parles, d'ailleurs - mais il est vrai que je ne lis pas Freud), je prends juste un exemple : dans les deux cas, on touche à l'intime. Ni les règles ni une érection ne devraient être un sujet tabou, mais le fait est que faire des remarques là-dessus peut gêner les personnes concernées, particulièrement devant un amphi.
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