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Miettes
Niveau 7

Re: Ô rage, ô désespoir, ô maman dépassée

par Miettes le Ven 14 Avr 2017 - 19:40
Et tellement proche d'actrice qu'on se rend bien vite compte que le problème ne se situe pas à leur niveau !
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ipomee
Grand sage

Re: Ô rage, ô désespoir, ô maman dépassée

par ipomee le Ven 14 Avr 2017 - 19:41
On n'a pas déjà eu cette discussion quelque part ? Mais je veux bien recommencer.
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Aliceinwonderland
Fidèle du forum

Re: Ô rage, ô désespoir, ô maman dépassée

par Aliceinwonderland le Ven 14 Avr 2017 - 19:47
@Rosanette a écrit:
@Aliceinwonderland a écrit: (personnellement comme romans contemporains je préfère mettre dans les mains de mes fils Jourde, Mérot, Modiano, Ernaux mais pourquoi pas, chacun ses goûts).

Pourquoi préciser cela alors que vous ne savez pas de quoi vous parlez (= le bouquin de M.de Kerangal).

Je peux vous assurer qu'à part Corniche Kennedy, la lecture des autres romans de cette romancière n'a rien d'aisé pour un lycéen.

Disons que rien que l'article de Télérama ne m'avait pas donné envie ... (j'avais l'impression qu'ils cédaient -comme souvent -à une mode). Mais vous avez raison, ils parlaient du film et je n'ai pas lu le livre, la prochaine fois que j'irai à la médiathèque j'en profiterai pour en emprunter et me faire ma propre idée, ça m'étonnerait qu'ils n'en aient pas. Et comme je l'ai déjà dit le donner simplement en lecture cursive à des lycéens ne me choquerait pas.
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Miettes
Niveau 7

Re: Ô rage, ô désespoir, ô maman dépassée

par Miettes le Ven 14 Avr 2017 - 19:58
Il me semble un peu difficile d'accès pour une cursive, si ce n'est pour les très bons lecteurs.

Un extrait de l'extrait étudié ici :

Spoiler:
Ils seront seuls sur le line up quand surgira enfin celle qu'ils attendaient, cette onde venue du fond de l'océan, archaïque et parfaite, la beauté en personne, alors le mouvement et la vitesse les dresseront sur leur planche dans un rush d'adrénaline quand sur leur corps et jusqu'à l'extrémité de leurs cils, perlera une joie terrible, et ils chevaucheront la vague, rallieront la terre et la tribu des surfeurs, cette humanité nomade aux chevelures décolorées par le sel et l'éternel été, aux yeux délavés, garçons et filles n'ayant pour tout vêtement que ces shorts imprimés de fleur de tiaré ou de pétales d'hibiscus, ces tee-shirts turquoise ou orange sanguine, n'ayant pour tout soulier que ces tongs de plastique, cette jeunesse lustrée de soleil et de liberté : jusqu'au rivage ils surferont le pli.

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2016-2017, lettres au collège : 6e, 5e, 4e + AP 3e
2017-2018, professeure des écoles stagiaire : CM2
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ipomee
Grand sage

Re: Ô rage, ô désespoir, ô maman dépassée

par ipomee le Ven 14 Avr 2017 - 20:00
Merci pour la citation. Je ne lirai pas ça. C'est pile ce que je déteste comme style.
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Poupoutch
Fidèle du forum

Re: Ô rage, ô désespoir, ô maman dépassée

par Poupoutch le Ven 14 Avr 2017 - 20:10
Bonjour Verdurette,
Je travaille le même roman en oeuvre intégrale avec ma classe de 1ere S - et ça n'est pas par démagogie ni peur des classiques mais parce que cela m'intresse, en regard d'une seconde séquence sur le roman, plus classique. (j'avais d'ailleurs l'intention de fournir ma séquence dans la BDD lettres quand elle serait terminée mais manifestement ça n'intéressera pas grand monde parmi mes collègues. Tant pis !).
Pour compléter les pistes que proposent Nitescence et Isidoria, je dirais qu'il faudrait surtout que ta fille reformule les propositions de son prof et ce afin de comprendre clairement ce qu'il attend du commentaire. Elle a sans doute, pour nourrir son travail, entendu parler de tragédie (l'extrait en question se situe au début du roman et pose Simon en héros invincible alors même qu'il va mourir peu de temps après cette sortie en mer) ou des caractéristiques d'un héros (mythologie, demi-dieu...). Bref, avant de chercher des procédés il faudrait surtout qu'elle sache ce qu'elle veut prouver, donc qu'elle traduise la problématique pompeuse du prof.
Après, on peut se demander effectivement dans quelle mesure l'exercice est productif, mais c'est un autre problème ; ta fille devra le faire de toute façon.

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Es ist nicht deine Schuld, dass die Welt ist wie sie ist. Es wär nur deine Schuld wenn sie so bleibt...
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Nita
Esprit sacré

Re: Ô rage, ô désespoir, ô maman dépassée

par Nita le Ven 14 Avr 2017 - 20:26
@Miettes a écrit:On s'habitue Wink

Non, pas forcément.
J'ai lu les deux tiers du livre, et je l'ai trouvé fort mauvais. Les extraits cités me rappellent pourquoi.

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Aliceinwonderland
Fidèle du forum

Re: Ô rage, ô désespoir, ô maman dépassée

par Aliceinwonderland le Ven 14 Avr 2017 - 20:26
@ipomee a écrit:Merci pour la citation. Je ne lirai pas ça. C'est pile ce que je déteste comme style.

Pareil, je ne vois pas en quoi c'est difficile d'accès, c'est surtout très maniéré et mal écrit.
Du coup je ne sais pas si je vais l'emprunter, l'extrait n'est pas très incitatif.
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DesolationRow
Vénérable

Re: Ô rage, ô désespoir, ô maman dépassée

par DesolationRow le Ven 14 Avr 2017 - 20:31
Pareil que Nita, je ne suis pas arrivé au bout. Il y a suffisamment de bons livres pour ne pas trop perdre de temps avec ce genre de navet. Bon, cela dit, ça peut occuper un voyage en train.

Mais clairement, quand on considère d'une part la culture littéraire accablante de l'immense majorité des bacheliers et d'autre part la grande qualité d'autres auteurs contemporains, on ne peut pas penser un instant qu'il est urgent de faire lire cela à des lycéens.
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RogerMartin
Empereur

Re: Ô rage, ô désespoir, ô maman dépassée

par RogerMartin le Ven 14 Avr 2017 - 20:47
En meme temps, faire du surf en tongs, c'est une bonne recette pour se tuer, donc il y a peut-etre une dimension ironique radicale qui m'échappe. Je ne peux pas comparer avec Lévy ou Musso, que je n'ai jamais ouverts, mais je ne suis pas conquise, trop ampoulé pour mon gout.

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ipomee
Grand sage

Re: Ô rage, ô désespoir, ô maman dépassée

par ipomee le Ven 14 Avr 2017 - 20:57
@RogerMartin a écrit:En meme temps, faire du surf en tongs, c'est une bonne recette pour se tuer, donc il y a peut-etre une dimension ironique radicale qui m'échappe. Je ne peux pas comparer avec Lévy ou Musso, que je n'ai jamais ouverts, mais je ne suis pas conquise, trop ampoulé pour mon gout.
Des ampoules avec des tongs ? je dirais plutôt que c'est un style à escarpins serrés. Et bien-pensants. abi
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Verdurette
Modérateur

Re: Ô rage, ô désespoir, ô maman dépassée

par Verdurette le Ven 14 Avr 2017 - 21:23
Je ne remets pas en cause, par principe, le travail à faire, ni même le texte.
J'ai pour habitude de lire (ou relire)  les œuvres  étudiées par ma fille, j'ai découvert, en l'occurrence, Maylis de Kerangal dont j'ignorais tout, j'ai lu "Réparer les vivants"  (et j'ai même emmené ma fille le voir au théâtre) ainsi que  "Corniche Kennedy", jusqu'au bout par devoir, mais avec peu de plaisir. Le thème est pourtant relativement intéressant, mais j'ai détesté le style, les phrases d'une page entière et certaines formulations maniérées, qui sont davantage un catalogue de langage soutenu qu'autre chose.
Ce n'est certainement pas une critique littéraire, mais c'est ce que je ressens.

Je regrette surtout qu'on n'ait pas laissé les élèves construire leur problématique et leur plan.

Enfin je vais communiquer vos judicieuses remarques, pour lesquelles je vous remercie,  à ma fille en gardant pour moi celles qui mettent le devoir, le texte ou le professeur en cause.

Mode HS FUN ON : Pour avoir habité pendant un an près du spot de Papenoo (il y a longtemps) je vous rassure : les tongs, on les remet après le surf, pour traverser le sable brûlant quand on va remettre la planche à l'arrière du pick-up.
Mode HS FUN OFF
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Leclochard
Guide spirituel

Re: Ô rage, ô désespoir, ô maman dépassée

par Leclochard le Ven 14 Avr 2017 - 21:28
@ipomee a écrit:Merci pour la citation. Je ne lirai pas ça. C'est pile ce que je déteste comme style.

Ca ne me donne pas envie non plus. C'est très chargé. J'ai l'impression de lire une parodie ou une mauvaise traduction avec des mots anglais.

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Quelqu'un s'assoit à l'ombre aujourd'hui parce que quelqu'un d'autre a planté un arbre il y a longtemps. (W.B)
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Miettes
Niveau 7

Re: Ô rage, ô désespoir, ô maman dépassée

par Miettes le Ven 14 Avr 2017 - 22:07
@Nita a écrit:
@Miettes a écrit:On s'habitue Wink

Non, pas forcément.
J'ai lu les deux tiers du livre, et je l'ai trouvé fort mauvais. Les extraits cités me rappellent pourquoi.

Quiproquo. Ce n'est pas au livre qu'on s'habitue, mais au terme d'autrice.
J'ai eu du mal avec le livre également ; question de goût.
User17706
Enchanteur

Re: Ô rage, ô désespoir, ô maman dépassée

par User17706 le Ven 14 Avr 2017 - 22:15
@ipomee a écrit:Merci pour la citation. Je ne lirai pas ça. C'est pile ce que je déteste comme style.
C'est clair que boursoufler un micro-objet, ça ne devrait normalement pas suffire pour avoir des lecteurs. diable

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'Tis a blushing, shamefaced spirit that mutinies in a man’s bosom. It fills a man full of obstacles. It made me once restore a purse of gold that by chance I found. It beggars any man that keeps it. It is turned out of towns and cities for a dangerous thing, and every man that means to live well endeavors to trust to himself and live without it.
____________

When everybody is swept away unthinkingly by what everybody else does and believes in, those who think are drawn out of hiding because their refusal to join is conspicuous and thereby becomes a kind of action.
Rosanette
Expert

Re: Ô rage, ô désespoir, ô maman dépassée

par Rosanette le Ven 14 Avr 2017 - 22:48
La citation ne rend pas forcément justice à son style je trouve, qu'on retrouve mieux dans les premières lignes de Naissance d'un pont. Enfin je trouve qu'il est très difficile de découper ses textes d'ailleurs.

Au commencement, il connut la Yakoutie du Nord et Mirny où il travailla trois années. Mirny, une mine de diamants à ouvrir sous la croûte glaciale, grise, sale, toundra désespérante ***ée de vieux charbon malade et de camps de déportés, terre déserte baignée de nuit à engelures, cisaillée onze mois l'an d'un blizzard propre à fendre les crânes, sous laquelle sommeillaient encore, membres épars et cornes géantes bellement recourbées, rhinocéros en fourrure, bélougas laineux et caribous congelés - cela il se l'imaginait le soir attablé au bar de l'hôtel devant un alcool fort et translucide, la même *** subreptice lui prodiguant mille caresses tout en arguant d'un mariage en Europe contre loyaux services mais jamais ne la toucha, pouvait pas, plutôt rien que baiser cette femme qui n'avait pas envie de lui, il s'en tint à ça.
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Nita
Esprit sacré

Re: Ô rage, ô désespoir, ô maman dépassée

par Nita le Ven 14 Avr 2017 - 22:51
@Miettes a écrit:
@Nita a écrit:
@Miettes a écrit:On s'habitue Wink

Non, pas forcément.
J'ai lu les deux tiers du livre, et je l'ai trouvé fort mauvais. Les extraits cités me rappellent pourquoi.

Quiproquo. Ce n'est pas au livre qu'on s'habitue, mais au terme d'autrice.
J'ai eu du mal avec le livre également ; question de goût.

Aucun quiproquo, je ne suis pas prête de (ni à, d'ailleurs) m'habituer au terme "d'autrice".

J'aurais dû laisser un espace libre entre les deux phrases.

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Nita
Esprit sacré

Re: Ô rage, ô désespoir, ô maman dépassée

par Nita le Ven 14 Avr 2017 - 22:54
@Rosanette a écrit:La citation ne rend pas forcément justice à son style je trouve, qu'on retrouve mieux dans les premières lignes de Naissance d'un pont. Enfin je trouve qu'il est très difficile de découper ses textes d'ailleurs.

Au commencement, il connut la Yakoutie du Nord et Mirny où il travailla trois années. Mirny, une mine de diamants à ouvrir sous la croûte glaciale, grise, sale, toundra désespérante ***ée de vieux charbon malade et de camps de déportés, terre déserte baignée de nuit à engelures, cisaillée onze mois l'an d'un blizzard propre à fendre les crânes, sous laquelle sommeillaient encore, membres épars et cornes géantes bellement recourbées, rhinocéros en fourrure, bélougas laineux et caribous congelés - cela il se l'imaginait le soir attablé au bar de l'hôtel devant un alcool fort et translucide, la même *** subreptice lui prodiguant mille caresses tout en arguant d'un mariage en Europe contre loyaux services mais jamais ne la toucha, pouvait pas, plutôt rien que baiser cette femme qui n'avait pas envie de lui, il s'en tint à ça.

Si, si la citation rend parfaitement justice à son style d'écriture. Un produit du croisement d'un writing-workshop et d'un dictionnaire.

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Écusette de Noireuil
Neoprof expérimenté

Re: Ô rage, ô désespoir, ô maman dépassée

par Écusette de Noireuil le Dim 16 Avr 2017 - 0:49
J'ai pour ma part travaillé ce roman, que j'ai beaucoup apprécié, avec des 1re S et cela leur a beaucoup plu,  bien qu'ils n'aient pas trouvé la lecture facile.
Par contre le plan proposé. .. affraid
Beaucoup trop de jargon, et en effet peu opérant... Je comprends dans ce cas qu'une élève un peu désespérée se rattache aux procédés littéraires même si c'est trop formel.
Bon courage pour lui venir en aide, car il va bien falloir en passer par là pour plaire à son professeur...

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" Les mots servent à libérer une matière silencieuse qui est bien plus vaste que les mots" (Sarraute)
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nlm76
Esprit éclairé

Re: Ô rage, ô désespoir, ô maman dépassée

par nlm76 le Dim 16 Avr 2017 - 8:17
Je ne sais pas trop comment je me débrouillerais avec un plan thématique tel que celui-ci — il pose le problème des analyses qui ne sont pas linéaires. Mais comment le qualifier de jargon; je ne vois là aucun jargon. Où voyez-vous du jargon ?

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Sites du grip et des gripiens :
http://instruire.fr
http://slecc.fr/GRIP.htm
http://doublecasquette3.eklablog.com/
http://pedagoj.eklablog.com/
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Adso
Niveau 6

Re: Ô rage, ô désespoir, ô maman dépassée

par Adso le Dim 16 Avr 2017 - 11:09
De Kerangal alternative à Gaudé au lycée et au collège de préférence aux examens? Un littérature qui me donne envie de relire vite, vite, du Victor Hugo, du Rimbaud, du Racine....Je plains les élèves de devoir être confrontés à cette prose...
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ysabel
Devin

Re: Ô rage, ô désespoir, ô maman dépassée

par ysabel le Dim 16 Avr 2017 - 11:42
Je dois avouer que je n'ai jamais lu cet auteur et que les extraits ci-dessus ne me donnent pas envie de tenter...

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Carabas
Vénérable

Re: Ô rage, ô désespoir, ô maman dépassée

par Carabas le Dim 16 Avr 2017 - 11:51
@ysabel a écrit:Je dois avouer que je n'ai jamais lu cet auteur et que les extraits ci-dessus ne me donnent pas envie de tenter...
Lu et détesté. J'ai trouvé le style prétentieux, artificiel (regardez comme je suis cultivée, je fais des références culturelles et des phrases alambiquées). Quant à l'histoire... elle est juste survolée. Aucune émotion, aucune réflexion, alors que le sujet s'y prêtait quand même. Je ne parle pas de larmoyant facile, hein, mais quelque chose qui touche un minimum. Eh bien non, on voit la chaîne des humains mobilisés pour opérer une greffe d'organes, en passant par les frasques de l'infirmière nympho, et c'est tout. J'ai dit que j'ai détesté?

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Terry Pratchett
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Une passante
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Re: Ô rage, ô désespoir, ô maman dépassée

par Une passante le Dim 16 Avr 2017 - 11:55
Lu aussi et je n'ai pas du tout compris cet engouement !
Au moins Gaudé, je lui reconnais parfois des passages très bien écrits, (sa Médée Kali m'avait envoutée, et son Eldorado n'est pas inintéressant) mais l'étudier en OI ? La littérature française a-t-elle si peu à offrir ?
Je me demande parfois si ce ne serait pas (l'utilisation du conditionnel est intentionnelle, je ne veux blesser personne et je m'interroge seulement) la marque d'une baisse de niveau des études de lettres : on étudie moins d’œuvres, moins longtemps (le master MEEF fait des dégâts).
J'ai pu constater (même si mon échantillon n'est certes pas représentatif) que la culture littéraire de mes collègues ayant passé le capes après la licence était moindre que celle de ceux ayant fait une maîtrise et / ou un DEA.
Mais pardon, je dévie le sujet....
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Carabas
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Re: Ô rage, ô désespoir, ô maman dépassée

par Carabas le Dim 16 Avr 2017 - 12:04
Ce que je constate depuis 10 ans que je donne des cours particuliers, c'est que les œuvres lues par les élèves sont de plus en plus courtes et de moins en moins littéraires. Quand on donne du Zola, c'est des nouvelles. J'ai encore quelques élèves qui lisent Manon Lescaut ou la Princesse de Clèves, mais c'est de plus en plus rare.

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Re: Ô rage, ô désespoir, ô maman dépassée

par Rosanette le Dim 16 Avr 2017 - 12:47
@Une passante a écrit:Lu aussi et je n'ai pas du tout compris cet engouement !
Au moins Gaudé, je lui reconnais parfois des passages très bien écrits, (sa Médée Kali m'avait envoutée, et son Eldorado n'est pas inintéressant) mais l'étudier en OI ? La littérature française a-t-elle si peu à offrir ?
Je me demande parfois si ce ne serait pas (l'utilisation du conditionnel est intentionnelle, je ne veux blesser personne et je m'interroge seulement) la marque d'une baisse de niveau des études de lettres : on étudie moins d’œuvres, moins longtemps
(le master MEEF fait des dégâts).
J'ai pu constater (même si mon échantillon n'est certes pas représentatif) que la culture littéraire de mes collègues ayant passé le capes après la licence était moindre que celle de ceux ayant fait une maîtrise et / ou un DEA.
Mais pardon, je dévie le sujet....

Mais on peut tout à fait apprécier Maylis de Kerangal (pour son style, pour ses parti-pris narratifs, pour la force et la justesse des portraits, pour l'humour) et les classiques (quand je vois que L'Education sentimentale tombe des mains de certains collègues qui veulent préparer l'agrég, je m'interroge davantage).
Je pense que tout enseignant devrait avoir le choix de panacher classiques et contemporains sans se faire regarder de haut.

Et j'ai autour de moi plusieurs collègues de lettres qui donnent du Zola autrement qu'en nouvelle. La Bête humaine, Le Ventre de Paris sont régulièrement étudiés en seconde, avec plus ou moins de bonheur.
Contenu sponsorisé

Re: Ô rage, ô désespoir, ô maman dépassée

par Contenu sponsorisé
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