Le cloisonnement : autorisé ?

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Re: Le cloisonnement : autorisé ?

Message par zabriskie le Sam 29 Aoû 2009 - 23:36

Merci pour vos réponses. Je sais que je dois être très claire pour la rentrée avec ces questions, et ça va un peu mieux maintenant.

zabriskie
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Re: Le cloisonnement : autorisé ?

Message par ysabel le Dim 30 Aoû 2009 - 0:39

choupinette a écrit:
@shéhérazade a écrit:Les parents imposent la liste ? comment ça ?
Pour faire bref, ce sont les parents qui ont demandé à ce qu'on n'utilise pas de classeur en 6ème, trop compliqué pour nos chères petites têtes blondes.

non mais de quoi je memêle !!! :mitrailler: :marteau:
je ne dis pas au boulanger quelle farine utiliser !

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ysabel
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Re: Le cloisonnement : autorisé ?

Message par V.Marchais le Dim 30 Aoû 2009 - 14:21

@Thalie a écrit:Super merci Serafina. Peux-tu (désolée d'être si insistante) préciser donc l'emploi du temps de ta semaine ?
ex : lundi (2h) grammaire/conj/voc/
mardi 1h : lecture ?????

Bonjour,
Rien à ajouter à ce qu'a dit Thalie sur la liberté pédagogique réaffirmée par les nouveaux programmes et la vilaine tentative de certains IPR, qui ont bâti leur fonds de commerce sur la promotion de la séquence comme modèle unique et indépessable, de nous la confisquer. Elle parle d'or, cette jeune femme. Ne vous laissez pas faire : ce qui fait loi, ce sont les textes officiels, pas les propos, parfois de très mauvaise foi, des IPR.

Sur l'organisation hebdomadaire, pour avoir testé, depuis des années que je cloisonne (na !), à peu près toutes les configurations possibles et imaginables, je trouve que chacune a ses avantages et ses inconvénients. L'emploi du temps fixe a pour avantage : de nous empêcher de négliger un élément de notre enseignement au profit d'un autre ; de donner des repères clairs aux élèves ; de bien organiser le travail et faciliter les révisions. Voici ce que je distribue à mes élèves en début d'année, à faire signer par les parents :









ORGANISATION
HEBDOMADAIRE DU COURS DE FRANçAIS






LUNDI

MARDI

lecture.

Avant le cours, je révise mon vocabulaire à l'aide de la fiche de vocabulaire et de
la feuille studiométrique. Je cherche dans le dictionnaire la définition
demandée.

Le soir,
je relis et j'apprends l'essentiel de la leçon ; je reporte sur la fiche de
vocabulaire, dans l'ordre, les mots nouveaux. Je les apprends, et je révise
les mots indiqués par la feuille studiométrique.

Je copie sur la fiche
d'orthographe les mots nouveaux ou la règle du jour.

orthographe/conjugaisons.

Avant le cours, je révise les règles étudiées et les mots que j'ai appris à écrire à
l'aide de la fiche d'orthographe et de la feuille studiométrique. J'apprends
les conjugaisons du mois et je révise celles des mois précédents.

A chaque cours, il y a, en alternance : une dictée de mots, une grande dictée
suivie de questions de grammaire, une récitation de paradigmes de conjugaison
ou une autodictée suivie de quelques questions de compréhension. Se reporter
au cahier de texte pour connaître le contrôle du jour.

Le soir, je reporte sur ma fiche d'orthographe l'essentiel
de la leçon (encadré du cours), j'apprends cette leçon et je révise les règles
indiquées par la feuille studiométrique.

JEUDI

VENDREDI

1ère heure : lecture.

Voir ci-dessus.

2ème heure :
grammaire


Avant le cours, je révise les leçons précédentes. Je vérifie que je sais expliquer
avec mes propres mots la leçon étudiée.

Le cours débute
par un contrôle oral qui pourra porter sur toute leçon déjà étudiée. Pour
bien comprendre la leçon, il est indispensable non seulement d'écouter, mais
aussi de participer aux exercices pour s'entraîner à utiliser les notions étudiées.

Le soir,
j'apprends ma leçon. Si nécessaire, j'essaie de refaire les exercices.
Ensuite, je compare ce que j'ai fait à la correction notée en classe.

Je copie sur la fiche
d'orthographe les mots nouveaux ou la règle du jour.

Vocabulaire / expression

Avant le cours, je révise mon vocabulaire à l'aide de la fiche de vocabulaire et de
la feuille studiométrique.

Le soir,
je reporte sur la fiche de vocabulaire, dans l'ordre, les mots nouveaux de la
leçon. Je les apprends, et je révise les mots indiqués par
la feuille studiométrique.

Je copie sur la fiche
d'orthographe les mots nouveaux ou la règle du jour.


Ca fait une bonne base de travail mais, comme Thalie, je ressens souvent le besoin de boucler une leçon, d'approfondir les exercices dans la foulée du cours. Du coup, je garde cette organisation, mais plus lâche : en particulier, je ne distingue plus les deux moments de langue, pour qu'il n'y ait pas trop de délais entre leçon et ex, et je m'autorise toutes les modifications nécessaires dans l'emploi du temps, à chaque fois que j'en ressens le besoin. Mais ça fait râler les élèves - preuve s'il en fallait que cette régularité les rassure.

V.Marchais
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Re: Le cloisonnement : autorisé ?

Message par Mimicracra le Dim 30 Aoû 2009 - 14:28

Très intéressant ce que tu fais V., mais c'est quoi une feuille studiométrique?????

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Re: Le cloisonnement : autorisé ?

Message par Thalie le Dim 30 Aoû 2009 - 14:44

Merci Véronique, cela fait plaisir à entendre. Il fallait bien que quelqu'un réaffirme tout cela pendant tes vacances et celles d'Abraxas ! santeverre

Ton tableau me fait trembler, je suis incapable de m'appliquer autant de rigueur, j'ai toujours été désordonnée et je m'améliore pour eux. Mais cela va certainement me donner des idées ou m'aider à m'organiser un peu.

Quid de la fiche studiométrique ??? Je vois que tu sais ménager tes effets... fleurs

Thalie
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Re: Le cloisonnement : autorisé ?

Message par Aëmiel le Dim 30 Aoû 2009 - 14:55

Véronique, une question : pour ton heure orth/conj, comment procèdes-tu ? Comment répartis-tu les différents enseignements ? Tu fais les deux en une heure ?
Je m'explique : jusqu'à maintenant, sur cette heure orth/conj, je faisais conjugaison jusqu'à Noël, puis orth (avec des révisons régulières de la conjugaison évidemment), mais cela ne me satsifait pas. Comment jongler avec les deux matières ?
Et en ce qui concerne la conjugaison, je révisais tout d'abord le système de la conjugaison française (les modes/les temps, les temps simples/composés), puis je revoyais les auxiliaires à tous les temps de l'indicatif et du conditionnel, puis les verbes du groupe 1, puis du 2, puis du 3, puis les les verbes les plus fréquents de la langue française. Ensuite, j'ajoutais le subjonctif et l'impératif pour tous les verbes. Est-ce une erreur ? (je n'ai que des 4è/3è)
Comment procèdes-tu ?
Je manque de recul...

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Re: Le cloisonnement : autorisé ?

Message par Dwarf le Dim 30 Aoû 2009 - 14:55

Bravo pour le tableau : je serais (comme Thalie) incapable de le tenir, mais le fond en est des plus utiles!

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"La laïcité n'est pas aménageable : elle est, ou elle n'est pas. Toute concession est un anéantissement. Encore un effort, et elle ne sera plus." J-P Brighelli

"La difficulté est une monnaie que les savants emploient comme les joueurs de passe-passe pour ne découvrir l’inanité de leur art." Montaigne

"C’est dans le gouvernement républicain qu’on a besoin de toute la puissance de l’éducation." Montesquieu

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Re: Le cloisonnement : autorisé ?

Message par V.Marchais le Dim 30 Aoû 2009 - 14:58

Moi non plus, Thalie, rassure-toi. Le cadre m'est aussi utile qu'aux élèves ! Et, encore une fois, je l'assouplis autant que nécessaire.

Pour la grille studiométrique, c'est un outil intéressant qui permet d'organiser des révisions efficaces de listes longues (par exemple, quand on arrive au cinquantième mot de vocabulaire ou à la trentième règle d'orthographe). Mais je n'ai pas le temps, à trois deux jours de la rentrée, d'expliquer son fonctionnement en détail. Je vais voir si je trouve un lien sur internet. Sinon, sache, Thalie, que c'est une collègue de profs.fr qui m'a fait découvrir cette grille. Tu peux peut-être lancer un appel là-bas ? Quant à moi, désolée, pour cette fois, je botte en touche. On verra plus tard.
Amitiés,
V.

V.Marchais
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Re: Le cloisonnement : autorisé ?

Message par Chocolat le Dim 30 Aoû 2009 - 15:32

Je ramène ma fraise sur la question...

Qu'est-ce que je peux les détester, ces découpages, cloisonné/décloisonné, ainsi que cette gueguerre terminologique qui bouffe littéralement l'energie des enseignants, fiche en l'air les repères des gamins et minent la bonne volonté des parents!

Il ne faut tout de même pas avoir Bac+27 pour comprendre que la discipline Français se décompose en Littérature et Langue, et que parfois, il est impossible d'établir une progression commune aux deux.

C'est du simple bon sens, ou alors je suis complètemet à côté de la plaque (ce que je veux bien admettre, hein, à condition que qq'un veuille bien m'expliquer pourquoi).

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Re: Le cloisonnement : autorisé ?

Message par V.Marchais le Dim 30 Aoû 2009 - 20:55

Le bon sens, comme chacun sait, est la chose du monde la mieux partagée, et se réduit bien souvent à l'évidence, c'est-à-dire à ce qu'il convient de dépasser pour entrer dans l'ordre de la raison.
La guéguerre terminologique, sachez, Chocolat, que certains l'ont menée fusil au poing, et qu'elle a fait de terribles dégâts collatéraux, soit dit pour filer la métaphore.
Il faut prendre la mesure de ce qu'a signifié le mot cloisonnement dans les anciens programmes et la brutalité (je pèse mes mots) avec laquelle ce modèle a été imposé : relégation de la grammaire de phrase, obligation de passer tous les textes à la moulinette des discours, interdiction de faire de vraies séances de grammaire - et je ne parle même pas du vocabulaire, passé par pertes et profits !
Certains se sont battus, depuis dix ans, parmi lesquels votre servante, pour que l'on ait à nouveau le droit d'employer le mot cloisonnement et la chose. Aujourd'hui, c'est acquis. Cela n'oblige personne à se mettre à cloisonner s'il ne le souhaite pas. Mais il n'est pas question de nier ce qui a été dans un relativisme de bon ton ou de le réduire à une vague "guéguerre terminologique".
Les mots ont un sens et si vous pouvez écrire aujourd'hui, Chocolat, que cloisonner ou pas, on s'en fout (ce à quoi je souscris dans une certaine mesure), c'est parce que cette liberté vous a été gagnée par d'autres, dont je ne suis que l'humble suiveuse.
Hommage soit rendu à Michel Buttet, Mireille Grange... et révérence à Abraxas.

V.Marchais
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Re: Le cloisonnement : autorisé ?

Message par Dwarf le Dim 30 Aoû 2009 - 21:21

@V.Marchais a écrit:Le bon sens, comme chacun sait, est la chose du monde la mieux partagée, et se réduit bien souvent à l'évidence, c'est-à-dire à ce qu'il convient de dépasser pour entrer dans l'ordre de la raison.
La guéguerre terminologique, sachez, Chocolat, que certains l'ont menée fusil au poing, et qu'elle a fait de terribles dégâts collatéraux, soit dit pour filer la métaphore.
Il faut prendre la mesure de ce qu'a signifié le mot cloisonnement dans les anciens programmes et la brutalité (je pèse mes mots) avec laquelle ce modèle a été imposé : relégation de la grammaire de phrase, obligation de passer tous les textes à la moulinette des discours, interdiction de faire de vraies séances de grammaire - et je ne parle même pas du vocabulaire, passé par pertes et profits !
Certains se sont battus, depuis dix ans, parmi lesquels votre servante, pour que l'on ait à nouveau le droit d'employer le mot cloisonnement et la chose. Aujourd'hui, c'est acquis. Cela n'oblige personne à se mettre à cloisonner s'il ne le souhaite pas. Mais il n'est pas question de nier ce qui a été dans un relativisme de bon ton ou de le réduire à une vague "guéguerre terminologique".
Les mots ont un sens et si vous pouvez écrire aujourd'hui, Chocolat, que cloisonner ou pas, on s'en fout (ce à quoi je souscris dans une certaine mesure), c'est parce que cette liberté vous a été gagnée par d'autres, dont je ne suis que l'humble suiveuse.
Hommage soit rendu à Michel Buttet, Mireille Grange... et révérence à Abraxas.

Sans oublier tous ceux qui , sur le terrain, au quotidien, se sont battus depuis parfois même les bancs de l'école, pour souligner les absurdités que vous dénoncez si bien ci-dessus (oui, je sais, j'ai eu une vocation anti-pédagogiste assez précoce). chevalier

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Re: Le cloisonnement : autorisé ?

Message par Chocolat le Dim 30 Aoû 2009 - 22:14

@V.Marchais a écrit:Le bon sens, comme chacun sait, est la chose du monde la mieux partagée, et se réduit bien souvent à l'évidence, c'est-à-dire à ce qu'il convient de dépasser pour entrer dans l'ordre de la raison.
La guéguerre terminologique, sachez, Chocolat, que certains l'ont menée fusil au poing, et qu'elle a fait de terribles dégâts collatéraux, soit dit pour filer la métaphore.
Il faut prendre la mesure de ce qu'a signifié le mot cloisonnement dans les anciens programmes et la brutalité (je pèse mes mots) avec laquelle ce modèle a été imposé : relégation de la grammaire de phrase, obligation de passer tous les textes à la moulinette des discours, interdiction de faire de vraies séances de grammaire - et je ne parle même pas du vocabulaire, passé par pertes et profits !
Certains se sont battus, depuis dix ans, parmi lesquels votre servante, pour que l'on ait à nouveau le droit d'employer le mot cloisonnement et la chose. Aujourd'hui, c'est acquis. Cela n'oblige personne à se mettre à cloisonner s'il ne le souhaite pas. Mais il n'est pas question de nier ce qui a été dans un relativisme de bon ton ou de le réduire à une vague "guéguerre terminologique".
Les mots ont un sens et si vous pouvez écrire aujourd'hui, Chocolat, que cloisonner ou pas, on s'en fout (ce à quoi je souscris dans une certaine mesure), c'est parce que cette liberté vous a été gagnée par d'autres, dont je ne suis que l'humble suiveuse.
Hommage soit rendu à Michel Buttet, Mireille Grange... et révérence à Abraxas.

Je n'ai jamais enseigné en faisant abstraction de la grammaire traditionnelle, car j'estime qu'agir de la sorte serait aberrant. Et je ne connais aucun enseignant l'ayant fait, qu'il fasse partie de ma génération ou non. J'ai d'ailleurs une très bonne amie prof qui a toujours fait des cours de grammaire, en enseignant de manière "cloisonnée", sans qu'aucun inspecteur ne demande son renvoi de l'éducation nationale.
C'est (entre autres) pourquoi je trouve qu'il est un peu exagéré de considérer qu'il y a des enseignants "moutons" qui ont appliqué à la lettre la transposition dans les textes d'un certain nombre de divagations intellectuelles de "spécialistes" qui ont été, à un certain moment, à la mode.
Alors je suis évidemment ravie, que l'on restitue officiellement, dans les textes, sa place centrale, à la grammaire. Mais ce positionnement ne fait que suivre des pratiques préexistentes, personne n'a rien inventé.

Enfin, je me permets de revenir sur le fait que je considère les termes "cloisonné" et "décloisonné" comme dépourvus de sens, utilisés pour la discipline qui est nôtre. Les connaissances et compétences ne sont pas complètement disparates et isolées les unes des autres. Et excusez mon outrecuidance, mais ma liberté ne m'a été gagnée par personne, au niveau disciplinaire, ces temps-ci. C'est le type de changement classique entraîné par le changement de couleur politique.

Au plaisir de vous lire et d'échanger avec vous sur des problématiques plus constructives.

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Re: Le cloisonnement : autorisé ?

Message par Dwarf le Dim 30 Aoû 2009 - 22:17

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Re: Le cloisonnement : autorisé ?

Message par V.Marchais le Dim 30 Aoû 2009 - 23:15

Il ne s'agit pas de savoir quel sens le mot cloisonnement a pour vous ou pour moi mais quel sens lui ont donné les précédentes IO et quel usage en ont fait inspecteurs et formateurs.
Ils n'ont peut-être pas cherché noise à tous les collègues qui continuaient à enseigner la grammaire - je suppose que cela dépendait des lieux et des individus. Mais, outre qu'il y a eu bien des collègues malmenés par les inspections, du côté des jeunes collègues, par le biais notamment des IUFM et de leurs formateurs, la pression a été terrible. Elle n'a pas forcément été vécue par tous comme brutale - car elle était insidieuse et qu'un jeune professeur à qui on serine qu'il n'y a qu'une seule bonne manière de faire n'est pas très bien placé, du haut de son inexpérience, pour en juger. Le résultat, ça a été une pratique massive du morcellement, de l'impressionnisme grammatical, soutenu par les manuels qui relayaient la méthode imposée - et des élèves perdus, qui ne retiennent rien. Ce n'est pas de la mauvaise volonté de la part des collègues, ni un esprit partculièrement moutonnier : comment auraient-ils pu remettre en cause un modèle qu'on leur a présenté comme unique et irréfragable ? Regardez le désarroi des jeunes collègues confrontés, avec les nouveaux programmes, à l'obligation de penser une progression grammaticale. On ne les y a jamais préparés. Des futurs professeurs de français ! Vous vous rendez compte ? Quel meilleur moyen d'imposer à tous une méthode uniforme que de ne pas dispenser les moyens d'en appliquer une autre ? Elle est peut-être là, la plus grande violence des IUFM.
Pendant des années, "cloisonner" a été, aussi absurde que cela puisse vous paraître à vous, un gros mot. Je ne vais pas étayer en multipliant les exemples : je suis sûre que chacun en a fait l'expérience. Vous imaginez à quel point cela a pu infléchir les pratiques des jeunes collègues, limiter le champ d'investigation qu'ils s'autorisaient ? C'est cela que je dénonce, un certain usage de la langue qui conditionne notre pensée et nos pratiques ; c'est cela que je veux rappeler pour qu'un oubli pudique ne vienne pas très vite recouvrir cette période pas très glorieuse de l'histoire de l'enseignement - et favoriser de nouvelles dérives.

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Re: Le cloisonnement : autorisé ?

Message par ysabel le Dim 30 Aoû 2009 - 23:23

@Chocolat a écrit:
Je n'ai jamais enseigné en faisant abstraction de la grammaire traditionnelle, car j'estime qu'agir de la sorte serait aberrant. Et je ne connais aucun enseignant l'ayant fait, qu'il fasse partie de ma génération ou non. J'ai d'ailleurs une très bonne amie prof qui a toujours fait des cours de grammaire, en enseignant de manière "cloisonnée", sans qu'aucun inspecteur ne demande son renvoi de l'éducation nationale.

Lors de la seule inspection, j'étais TZR en collège et mon IPR (une femme charmante affraid :marteau: ) m'a accusé d'abrutir mes élèves avec des cours et exercices de grammaire (1H par semaine) et m'a fait un rapport titanic

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Re: Le cloisonnement : autorisé ?

Message par Chocolat le Dim 30 Aoû 2009 - 23:47

En réponse à V. Marchais

Je suis rassurée de constater que nous sommes d'accord sur le fond du problème de l'enseignement.
Les enseignants ne sont en effet pas préparés à bâtir une progression grammaticale. Ils ne sont pas non plus préparés à pratiquer leur métier devant un public de plus en plus hétérogène et de moins en moins confiant.
La question est: à quoi sont-ils préparés?

Ce que moi, je dénonce, c'est le fait d'avoir 36 sons de cloches différents qui se succèdent et/ou se superposent joyeusement, au gré des interprétations ou idées lumineuses des uns et des autres.

Et pour revenir à l'enseignement de la grammaire, je crois qu'au point où nous en sommes, les méthodes FLE ne seraient pas de trop... humhum


Dernière édition par Chocolat le Dim 30 Aoû 2009 - 23:53, édité 1 fois

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Re: Le cloisonnement : autorisé ?

Message par Chocolat le Dim 30 Aoû 2009 - 23:49

@ysabel a écrit:

Lors de la seule inspection, j'étais TZR en collège et mon IPR (une femme charmante affraid :marteau: ) m'a accusé d'abrutir mes élèves avec des cours et exercices de grammaire (1H par semaine) et m'a fait un rapport titanic


Très sympa, en effet... humhum

Est-ce que tu as eu une autre inspection depuis?

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Re: Le cloisonnement : autorisé ?

Message par gautier le Lun 31 Aoû 2009 - 0:11

... et je ne suis pas sûr qu'on ne se fasse pas encore vertement sermoner pendant encore plusieurs années. J'appréhende une inspection.
Quant aux méthodes de l'IUFM, je ne peux qu'abonder dans votre sens. Je me souviens encore d'une formatrice, à qui je demandais seulement (en toute bonne foi, je vous assure) l'intérêt de l'activité pédagogique qu'elle nous vantait. Elle m'a vertement accusée d'appartenir à une association que je ne connaissais pourtant pas alors mais qui m'a paru pire qu'une secte. Pour une simple question qui est bien-sûr restée sans réponse! J'en suis restée toute penaude et inquiète de nourrir des penchants inconscients pour des méthodes rétrogrades et réactionnaires.

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Re: Le cloisonnement : autorisé ?

Message par Dwarf le Lun 31 Aoû 2009 - 0:14

Chocolat, pendant longtemps le bon sens de la grammaire de phrase a prévalu. Ce n'est que récemment (il y a quarante ans sur le plan idéologique, puis il y a vingt ans pour les débuts réels puis cela s'est accentué dans la dernière décennie) qu'une différence a été faite par les pédagogistes entre la "bonne" méthode (la nouvelle, avec décloisonnement et le sens idéologique profond qui allait avec ce terme) et la "mauvaise" (l'ancienne, avec le cloisonnement, qui existait de fait et n'était même pas assumé en tant que terme en soi, si ce n'est par ses contempteurs "modernistes"). Revendiquer un cloisonnement, ce n'est jamais que mettre un mot technique sur un phénomène de retour au bon sens en réaction (au sens plein salvateur du mot) à ce qui l'avait précédé pendant un moment. Il est donc nécessaire, pour s'inscrire lisiblement dans l'actuelle entreprise de reconquête grammaticale, de l'employer par rapport au phénomène idéologique qui a prétendu le remplacer à une époque, avec les dégâts que nous avons pu constater.
Après, pour les personnes (dont vous semblez vous réclamer) qui sont étrangères aux enjeux extra-scolaires de ces batailles livrées pendant des années dans un sens puis dans l'autre, on peut concevoir que le seul enjeu réel soit celui ancré dans les pratiques de classe : cela n'enlève rien à ce qui s'est passé pendant quarante ans en terme d'idéologie et que d'autres ont à l'esprit (comme Véronique et d'autres, dont je suis), ne serait-ce que parce que sans ces combats d'un passé pas si lointain livrés contre les tueurs de la "grammaire de grand-papa", nous n'aurions pu y revenir aujourd'hui (ce dont vous semblez vous réjouir et vous avez raison).


Dernière édition par Dwarf le Lun 31 Aoû 2009 - 0:16, édité 1 fois

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Re: Le cloisonnement : autorisé ?

Message par Dwarf le Lun 31 Aoû 2009 - 0:15

@gautier a écrit:... et je ne suis pas sûr qu'on ne se fasse pas encore vertement sermoner pendant encore plusieurs années. J'appréhende une inspection.
Quant aux méthodes de l'IUFM, je ne peux qu'abonder dans votre sens. Je me souviens encore d'une formatrice, à qui je demandais seulement (en toute bonne foi, je vous assure) l'intérêt de l'activité pédagogique qu'elle nous vantait. Elle m'a vertement accusée d'appartenir à une association que je ne connaissais pourtant pas alors mais qui m'a paru pire qu'une secte. Pour une simple question qui est bien-sûr restée sans réponse! J'en suis restée toute penaude et inquiète de nourrir des penchants inconscients pour des méthodes rétrogrades et réactionnaires.


Sauver les lettres
, je suppose...

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Re: Le cloisonnement : autorisé ?

Message par Pom le Lun 31 Aoû 2009 - 0:19

@ysabel a écrit:
Lors de la seule inspection, j'étais TZR en collège et mon IPR (une femme charmante affraid :marteau: ) m'a accusé d'abrutir mes élèves avec des cours et exercices de grammaire (1H par semaine) et m'a fait un rapport titanic

Gloups, c'est ce que je fais depuis 2 ans : 1 heure fixe de langue, inscrite à l'emploi du temps.
Parce que sinon je n'en fais pas assez.
Parce que j'ai été form(at)ée par l'IUFM pour ne pas faire de cours de langue.

Sinon, ça consiste en quoi un rapport ? Avec quelles conséquences ? Neutral :boxe: chevalier

Pom
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Re: Le cloisonnement : autorisé ?

Message par gautier le Lun 31 Aoû 2009 - 0:20

pour ne pas la citer. chevalier

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Re: Le cloisonnement : autorisé ?

Message par gautier le Lun 31 Aoû 2009 - 0:23

@Pom a écrit:
@ysabel a écrit:
Lors de la seule inspection, j'étais TZR en collège et mon IPR (une femme charmante affraid :marteau: ) m'a accusé d'abrutir mes élèves avec des cours et exercices de grammaire (1H par semaine) et m'a fait un rapport titanic

Gloups, c'est ce que je fais depuis 2 ans : 1 heure fixe de langue, inscrite à l'emploi du temps.
Parce que sinon je n'en fais pas assez.
Parce que j'ai été form(at)ée par l'IUFM pour ne pas faire de cours de langue.

Et dire que j'ai prévu 2 heures pour la langue. L'inspecteur proposera sans doute un lynchage immédiat de ma personne par les élèves.

gautier
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Re: Le cloisonnement : autorisé ?

Message par Chocolat le Lun 31 Aoû 2009 - 1:06

@Dwarf a écrit:Chocolat, pendant longtemps le bon sens de la grammaire de phrase a prévalu. Ce n'est que récemment (il y a quarante ans sur le plan idéologique, puis il y a vingt ans pour les débuts réels puis cela s'est accentué dans la dernière décennie) qu'une différence a été faite par les pédagogistes entre la "bonne" méthode (la nouvelle, avec décloisonnement et le sens idéologique profond qui allait avec ce terme) et la "mauvaise" (l'ancienne, avec le cloisonnement, qui existait de fait et n'était même pas assumé en tant que terme en soi, si ce n'est par ses contempteurs "modernistes"). Revendiquer un cloisonnement, ce n'est jamais que mettre un mot technique sur un phénomène de retour au bon sens en réaction (au sens plein salvateur du mot) à ce qui l'avait précédé pendant un moment. Il est donc nécessaire, pour s'inscrire lisiblement dans l'actuelle entreprise de reconquête grammaticale, de l'employer par rapport au phénomène idéologique qui a prétendu le remplacer à une époque, avec les dégâts que nous avons pu constater.
Après, pour les personnes (dont vous semblez vous réclamer) qui sont étrangères aux enjeux extra-scolaires de ces batailles livrées pendant des années dans un sens puis dans l'autre, on peut concevoir que le seul enjeu réel soit celui ancré dans les pratiques de classe : cela n'enlève rien à ce qui s'est passé pendant quarante ans en terme d'idéologie et que d'autres ont à l'esprit (comme Véronique et d'autres, dont je suis), ne serait-ce que parce que sans ces combats d'un passé pas si lointain livrés contre les tueurs de la "grammaire de grand-papa", nous n'aurions pu y revenir aujourd'hui (ce dont vous semblez vous réjouir et vous avez raison).

Merci de me rappeler l'historique de la question qui semble nous préoccuper. Mais je le connais, comme nous tous, je suppose.
Je continue à penser que mettre en opposition ces deux termes "cloisonnement" et "décloisonnement" ne peut qu'entretenir une querelle stérile entre la raison et la déraison. Je ne considère pas (et je ne suis pas la seule) que le fait d'enseigner la grammaire (entre autres) signifie pratiquer un enseignement cloisonné, car les apprentissages correspondants sont toujours réinvestis ailleurs. Donc si cloisonnement il y a, il n'est effectif que dans le découpage de l'EDT hebdomadaire/mensuel/trimestriel, pour des soucis de clarté d'organisation, et non pas dans une volonté de séparation délibérée de choses n'ayant rien en commun.
Par conséquent, je ne vois très sincérement pas pour quelle raison certains et certaines lui accordent autant d'intérêt.


Ceci étant dit, nous semblons tous d'accord sur une chose essentielle: l'enseignement structuré et systématique de la grammaire est indispensable. Et je crois que c'est le plus important. Wink

_________________

La réforme du collège décryptée sur un site indépendant et apolitique :
http://www.reformeducollege.fr/

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Re: Le cloisonnement : autorisé ?

Message par V.Marchais le Lun 31 Aoû 2009 - 8:42

Bonjour Chocolat,

D'abord, merci pour votre esprit d'apaisement. Je devrais en prendre de la graine.
Je comprends ce que vous dites à propos des sons de cloches qui se succèdent. J'ai envie de dire que, la seule manière d'éviter cela, c'est de, de la part de l'institution, de garantir la liberté pédagogique, et de notre part à nous, d'accepter de respecter, malgré leurs imperfections, programmes et terminologie commune. Mais j'avoue que, ces dernières années, tenir cette position m'a été difficile, quand transformer tout texte littéraire en discours heurte mes convictions pédagogiques les plus profondes. C'est très délicat, en particulier pour les élèves, lorsque nous ne respectons plus ces textes. J'ai trouvé cela très inconfortable. Je suis heureuse de revenir dans la norme avec les nouveaux programmes, c'est pourquoi je salue ceux qui se sont battus pour faire évoluer ces programmes.

Quant à la grammaire, je suis bien d'accord avec vous : nous avons si bien fait table rase qu'au collège, les ressources de FLE sont parfois nécessaires. Je les utilise notamment pour apprendre à mes élèves, avec le moins de concepts possible, à construire des relatives - ils ne savent pas.

Bonne journée.

V.Marchais
Bon génie


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Re: Le cloisonnement : autorisé ?

Message par doctor who le Lun 31 Aoû 2009 - 9:53

@Chocolat a écrit:Je ne considère pas (et je ne suis pas la seule) que le fait d'enseigner la grammaire (entre autres) signifie pratiquer un enseignement cloisonné, car les apprentissages correspondants sont toujours réinvestis ailleurs. Donc si cloisonnement il y a, il n'est effectif que dans le découpage de l'EDT hebdomadaire/mensuel/trimestriel, pour des soucis de clarté d'organisation, et non pas dans une volonté de séparation délibérée de choses n'ayant rien en commun.

Je suis d'accord, mais pas tout le temps.
La grammaire devrait assez peu servir, à mon sens, au début du collège, pour analyser des textes. Elle ne peut avoir d'intérêt dans cete exercice que lorsqu'on l'aborde vraiment, ce qui doit intervenir en fin de collège. Donc, il n'y a pas de décloisonnement possible à cette période.
En revanche, la grammaire est indispensable pour apprendre à écrire (et donc à parler, et non l'inverse au collège). Les passerelles devraiet donc être plus fréquentes qu'elles ne le sont.
Ainsi, ce "décloisonnement" que tu conserves, dans un sens plus limité et infiniment plus honorable que ce que prône l'IUFM, ne me semble pas effectif en lecture, mais tout à fait intéressant pour l'écriture. Ce qui rend une progression de grammaire séparée tout à fait pertinente.


Dwarf (puisque je ne sais pas faire de citation multiple), je comprend ton propos, qui me paraît de bon sens. Pourquoi pas reprendre le langage de l'ennemi ? Mais je me battrais plutôt pour rejeter ce terme de "cloisonnement", aux connotations très négatives, et qui laisse entendre que l'on a distingué et séparé ce qui était auparavant uni. Le professeur "cloisonnant" a obligatoirement le mauvais rôle. Or, grammaire, lexicologie et critique littéraire sont des disciplines qui ont des histoires très différentes. A moins d'en revenir à une hypothétique et mythique unité originelle du langage, position fort romantique.

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