Les mille ambiguïtés éducatives de M. Macron

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Re: Les mille ambiguïtés éducatives de M. Macron

Message par laMiss le Sam 20 Mai 2017 - 19:03

@laMiss a écrit:et surtout comme l'a parfaitement expliqué Blanquet en mars dernier à SOS education : expérimentation et volontariat, puis extension de la mesure, afin de faire accepter la réforme. Oui, on sera tous recrutés par les chefs d'établissements sur CV dans quelques années. Lisez l'interview. Elle est édifiante.  (cf. topic Blanquet).

Oh !!!
L'interview que je citais sur le topic concernant Blanquet a été remplacée par autre chose !!!

http://www.lesinrocks.com/2017/05/19/actualite/en-cachette-la-sulfureuse-association-sos-education-efface-tous-ses-liens-avec-le-nouveau-ministre-de-leducation-nationale-11946572/

Retrouvez-en un extrait ici :
http://www.neoprofs.org/t106525p275-jean-michel-blanquer-ministre-de-l-ecole-de-demain#4086184

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Re: Les mille ambiguïtés éducatives de M. Macron

Message par archeboc le Mar 23 Mai 2017 - 22:40

@almuixe a écrit:+1 Rendash. Le Canard de cette semaine rapporte que dans l'équipe du président Jupitérien, on s'exclamait qu'il fallait montrer à Bayrou "qui est le chef".
Il risque d'être difficile à Bayrou de n'être autre chose qu'un petit allié que l'on promène.

D'un autre côté, celui qui s'est exclamé a peut-être besoin, lui aussi, qu'on lui montre qui est le chef. Et Bayrou peut servir à cela.

Le problème, pour la politique éducative, c'est que les signaux envoyés ne sont pas équilibrés dans l’ambigüité : c'est la brochette au pigeon et à l'éléphant. Vous connaissez ? On enfile alternativement un éléphant pédagogiste et un pigeon enseignant, et on fait cuire longtemps, car le pigeon, c'est coriace.

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Pour des raisons de commodité nous utilisons dans nos analyses un classement des élèves en « bons », « moyens » et « faibles » qui n'est valable qu'à l'intérieur de chaque classe ou dans des classes de même type. En fait, les élèves que nous appelons « bons » sont plutôt des élèves moyens, les « moyens » des élèves plutôt faibles et les « faibles » des élèves en grande difficulté.
van Zanten Agnès. Le quartier ou l'école ? Déviance et sociabilité adolescente dans un collège de banlieue . In: Déviance et société. 2000 - Vol. 24 - N°4. Les désordres urbains : regards sociologiques. pp. 377-401. note 3



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Re: Les mille ambiguïtés éducatives de M. Macron

Message par Thalia de G le Mer 24 Mai 2017 - 5:37

Un certain nombre de messages qui n'avaient plus rien à voir avec la politique éducative est passé à la corbeille...

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Re: Les mille ambiguïtés éducatives de M. Macron

Message par Zagara le Mer 24 Mai 2017 - 7:45

Pardon, mais les politiques scolaires de Macron, et en particulier celles du bac et du supérieur, font système avec les politiques du travail. C'est par exemple l'avis du Medef, qui considère que l'autonomie, la régionalisation du pro, la mise à disponibilité d'une main d’œuvre qualifiée et adaptée par l'université, doivent amener à une co-décision et co-organisation entre les branches professionnelles et le MEN. 

Sur les propos corbeillés, il s'agissait de pointer le fait que la sélection à l'entrée de l'université, voulue par Macron, fait système avec sa volonté de précariser la main d’œuvre peu diplômée. Si on ne comprend pas ça, on ne peut pas comprendre sa réforme du bac et de l'entrée à l'université. C'est donc dommage de corbeiller des éléments, certes extra-scolaire à première vue, mais qui sont en fait très articulés à la politique scolaire de Macron (notamment parce que la réforme du travail rend la réforme de l'université possible et plus politiquement acceptable : un recalé de L1 ne peut accepter sa situation que si il trouve un travail, même précaire). Ça brouille la compréhension de sa politique globale, alors même que, du côté de ses conseillers, on est très au clair sur les effets systémiques horizontaux et trans-sectoriels qu'impliquent ces différentes réformes.
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Re: Les mille ambiguïtés éducatives de M. Macron

Message par Thalia de G le Mer 24 Mai 2017 - 8:56

Pas que...
Nicolas Hulot, par exemple, que venait-il faire là ? Inutile de répondre à cette question rhétorique.

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Re: Les mille ambiguïtés éducatives de M. Macron

Message par Luigi_B le Mer 24 Mai 2017 - 19:15

Des ambiguïtés de moins en moins ambigües :


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Re: Les mille ambiguïtés éducatives de M. Macron

Message par Beniamino Massimo le Mer 24 Mai 2017 - 19:28

@Luigi_B a écrit:Des ambiguïtés de moins en moins ambigües :
1990 or not 1990, that is the question. Razz

_________________
Et de ce peu de jours si longtemps attendus,
Ah ! malheureux ! Combien j'en ai déjà perdus !
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Re: Les mille ambiguïtés éducatives de M. Macron

Message par ZeSandman le Mer 24 Mai 2017 - 19:39

Et bien ce n'est donc pas sur ce point qu'il va revenir sur la réforme du collège.
Comme il semble peu probable qu'il revienne sur les nouveaux programmes, il lui reste donc l'AP à supprimer ou les LCA ou les classes européennes à rétablir.

Bien sûr si l'on part du principe qu'il va tenir cette promesse électorale, qu'il n'a pas simplement dit cela pour attirer à lui le vote enseignant (avec un certain succès il faut le noter) et amener Bayrou à le soutenir, lui qui a souvent exprimé son opposition à cette réforme.
Enfin si l'on part du principe que Bayou a rallié Macron car il lui reconnaissait des positions communes aux siennes et pas simplement par ambition pour lui et son parti.

Ça fait beaucoup de si...

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Re: Les mille ambiguïtés éducatives de M. Macron

Message par Rendash le Mer 24 Mai 2017 - 21:43

@Zagara a écrit:Pardon, mais les politiques scolaires de Macron, et en particulier celles du bac et du supérieur, font système avec les politiques du travail. C'est par exemple l'avis du Medef, qui considère que l'autonomie, la régionalisation du pro, la mise à disponibilité d'une main d’œuvre qualifiée et adaptée par l'université, doivent amener à une co-décision et co-organisation entre les branches professionnelles et le MEN. 

Sur les propos corbeillés, il s'agissait de pointer le fait que la sélection à l'entrée de l'université, voulue par Macron, fait système avec sa volonté de précariser la main d’œuvre peu diplômée. Si on ne comprend pas ça, on ne peut pas comprendre sa réforme du bac et de l'entrée à l'université. C'est donc dommage de corbeiller des éléments, certes extra-scolaire à première vue, mais qui sont en fait très articulés à la politique scolaire de Macron (notamment parce que la réforme du travail rend la réforme de l'université possible et plus politiquement acceptable : un recalé de L1 ne peut accepter sa situation que si il trouve un travail, même précaire). Ça brouille la compréhension de sa politique globale, alors même que, du côté de ses conseillers, on est très au clair sur les effets systémiques horizontaux et trans-sectoriels qu'impliquent ces différentes réformes.

+1. C'est tout le problème de cette séparation artificielle et hypocrite qui empêche de mettre en perspective ce qui nous tombe sur le coin du nez, et qui trouve ses origines et ses justifications dans un ensemble bien plus large que les seules questions liées à l'enseignement. Lefteris le démontre pourtant, aussi brillamment qu'inlassablement, depuis des lustres : c'est ainsi que le service public d'enseignement rejoindra le service public des télécommunications et de la Poste : étape par étape, petit pas après petit pas, faute d'avoir sorti son nez de son nombril.


@ZeSandman a écrit:Et bien ce n'est donc pas sur ce point qu'il va revenir sur la réforme du collège.
Comme il semble peu probable qu'il revienne sur les nouveaux programmes, il lui reste donc l'AP à supprimer ou les LCA ou les classes européennes à rétablir.

Bien sûr si l'on part du principe qu'il va tenir cette promesse électorale, qu'il n'a pas simplement dit cela pour attirer à lui le vote enseignant (avec un certain succès il faut le noter) et amener Bayrou à le soutenir, lui qui a souvent exprimé son opposition à cette réforme.
Enfin si l'on part du principe que Bayou a rallié Macron car il lui reconnaissait des positions communes aux siennes et pas simplement par ambition pour lui et son parti.

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Re: Les mille ambiguïtés éducatives de M. Macron

Message par Condorcet le Mer 24 Mai 2017 - 22:30

@Rendash a écrit:
@Zagara a écrit:Pardon, mais les politiques scolaires de Macron, et en particulier celles du bac et du supérieur, font système avec les politiques du travail. C'est par exemple l'avis du Medef, qui considère que l'autonomie, la régionalisation du pro, la mise à disponibilité d'une main d’œuvre qualifiée et adaptée par l'université, doivent amener à une co-décision et co-organisation entre les branches professionnelles et le MEN. 

Sur les propos corbeillés, il s'agissait de pointer le fait que la sélection à l'entrée de l'université, voulue par Macron, fait système avec sa volonté de précariser la main d’œuvre peu diplômée. Si on ne comprend pas ça, on ne peut pas comprendre sa réforme du bac et de l'entrée à l'université. C'est donc dommage de corbeiller des éléments, certes extra-scolaire à première vue, mais qui sont en fait très articulés à la politique scolaire de Macron (notamment parce que la réforme du travail rend la réforme de l'université possible et plus politiquement acceptable : un recalé de L1 ne peut accepter sa situation que si il trouve un travail, même précaire). Ça brouille la compréhension de sa politique globale, alors même que, du côté de ses conseillers, on est très au clair sur les effets systémiques horizontaux et trans-sectoriels qu'impliquent ces différentes réformes.

+1. C'est tout le problème de cette séparation artificielle et hypocrite qui empêche de mettre en perspective ce qui nous tombe sur le coin du nez, et qui trouve ses origines et ses justifications dans un ensemble bien plus large que les seules questions liées à l'enseignement. Lefteris le démontre pourtant, aussi brillamment qu'inlassablement, depuis des lustres : c'est ainsi que le service public d'enseignement rejoindra le service public des télécommunications et de la Poste : étape par étape, petit pas après petit pas, faute d'avoir sorti son nez de son nombril.


@ZeSandman a écrit:Et bien ce n'est donc pas sur ce point qu'il va revenir sur la réforme du collège.
Comme il semble peu probable qu'il revienne sur les nouveaux programmes, il lui reste donc l'AP à supprimer ou les LCA ou les classes européennes à rétablir.

Bien sûr si l'on part du principe qu'il va tenir cette promesse électorale, qu'il n'a pas simplement dit cela pour attirer à lui le vote enseignant (avec un certain succès il faut le noter) et amener Bayrou à le soutenir, lui qui a souvent exprimé son opposition à cette réforme.
Enfin si l'on part du principe que Bayou a rallié Macron car il lui reconnaissait des positions communes aux siennes et pas simplement par ambition pour lui et son parti.

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Les mécanismes sont connus (voir l'Appel des appels) mais les remèdes restent à trouver : une décennie perdue et bientôt deux. Plutôt que ton slogan, je choisirais le "heureusement, on a Macron" qui relève à la fois du sophisme et de la pensée magique. Sans dynamiques collectives, aucun homme fût-il président de la République, ne peut contrecarrer des tendances au long cours.

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Re: Les mille ambiguïtés éducatives de M. Macron

Message par henriette le Mer 24 Mai 2017 - 23:19

@Rendash a écrit:
@Zagara a écrit:Pardon, mais les politiques scolaires de Macron, et en particulier celles du bac et du supérieur, font système avec les politiques du travail. C'est par exemple l'avis du Medef, qui considère que l'autonomie, la régionalisation du pro, la mise à disponibilité d'une main d’œuvre qualifiée et adaptée par l'université, doivent amener à une co-décision et co-organisation entre les branches professionnelles et le MEN. 

Sur les propos corbeillés, il s'agissait de pointer le fait que la sélection à l'entrée de l'université, voulue par Macron, fait système avec sa volonté de précariser la main d’œuvre peu diplômée. Si on ne comprend pas ça, on ne peut pas comprendre sa réforme du bac et de l'entrée à l'université. C'est donc dommage de corbeiller des éléments, certes extra-scolaire à première vue, mais qui sont en fait très articulés à la politique scolaire de Macron (notamment parce que la réforme du travail rend la réforme de l'université possible et plus politiquement acceptable : un recalé de L1 ne peut accepter sa situation que si il trouve un travail, même précaire). Ça brouille la compréhension de sa politique globale, alors même que, du côté de ses conseillers, on est très au clair sur les effets systémiques horizontaux et trans-sectoriels qu'impliquent ces différentes réformes.

+1. C'est tout le problème de cette séparation artificielle et hypocrite qui empêche de mettre en perspective ce qui nous tombe sur le coin du nez, et qui trouve ses origines et ses justifications dans un ensemble bien plus large que les seules questions liées à l'enseignement. Lefteris le démontre pourtant, aussi brillamment qu'inlassablement, depuis des lustres : c'est ainsi que le service public d'enseignement rejoindra le service public des télécommunications et de la Poste : étape par étape, petit pas après petit pas, faute d'avoir sorti son nez de son nombril.


@ZeSandman a écrit:Et bien ce n'est donc pas sur ce point qu'il va revenir sur la réforme du collège.
Comme il semble peu probable qu'il revienne sur les nouveaux programmes, il lui reste donc l'AP à supprimer ou les LCA ou les classes européennes à rétablir.

Bien sûr si l'on part du principe qu'il va tenir cette promesse électorale, qu'il n'a pas simplement dit cela pour attirer à lui le vote enseignant (avec un certain succès il faut le noter) et amener Bayrou à le soutenir, lui qui a souvent exprimé son opposition à cette réforme.
Enfin si l'on part du principe que Bayou a rallié Macron car il lui reconnaissait des positions communes aux siennes et pas simplement par ambition pour lui et son parti.

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Navrée que cette séparation te semble "hypocrite" et ne t'agrée pas, mais c'est notre décision.
Nous en avons longuement exposé les raisons, il n'y a absolument rien d'hypocrite là-dedans. Nous gérons ce forum du mieux que nous pouvons, en notre âme et conscience ; mais si tu as mieux à proposer, la boite MP de tous les modos t'est ouverte.
Par conséquent, ce serait sympa d'arrêter de remettre en cause cette décision, et d'arrêter aussi de faire sciemment dévier ces topics vers de la politique générale comme le font certains (je ne parle pas de toi ou Zagara) - ce qui permettrait sans doute de laisser l'un ou l'autre post, à visée explicative, car on saurait qu'il ne donnera pas lieu à des digressions qui perdront volontairement de vue le topic initial pour parler de politique générale sur le géné et non dans le restreint.

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Re: Les mille ambiguïtés éducatives de M. Macron

Message par Rendash le Mer 24 Mai 2017 - 23:28

@Condorcet a écrit:
@Rendash a écrit:
@Zagara a écrit:Pardon, mais les politiques scolaires de Macron, et en particulier celles du bac et du supérieur, font système avec les politiques du travail. C'est par exemple l'avis du Medef, qui considère que l'autonomie, la régionalisation du pro, la mise à disponibilité d'une main d’œuvre qualifiée et adaptée par l'université, doivent amener à une co-décision et co-organisation entre les branches professionnelles et le MEN. 

Sur les propos corbeillés, il s'agissait de pointer le fait que la sélection à l'entrée de l'université, voulue par Macron, fait système avec sa volonté de précariser la main d’œuvre peu diplômée. Si on ne comprend pas ça, on ne peut pas comprendre sa réforme du bac et de l'entrée à l'université. C'est donc dommage de corbeiller des éléments, certes extra-scolaire à première vue, mais qui sont en fait très articulés à la politique scolaire de Macron (notamment parce que la réforme du travail rend la réforme de l'université possible et plus politiquement acceptable : un recalé de L1 ne peut accepter sa situation que si il trouve un travail, même précaire). Ça brouille la compréhension de sa politique globale, alors même que, du côté de ses conseillers, on est très au clair sur les effets systémiques horizontaux et trans-sectoriels qu'impliquent ces différentes réformes.

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@ZeSandman a écrit:Et bien ce n'est donc pas sur ce point qu'il va revenir sur la réforme du collège.
Comme il semble peu probable qu'il revienne sur les nouveaux programmes, il lui reste donc l'AP à supprimer ou les LCA ou les classes européennes à rétablir.

Bien sûr si l'on part du principe qu'il va tenir cette promesse électorale, qu'il n'a pas simplement dit cela pour attirer à lui le vote enseignant (avec un certain succès il faut le noter) et amener Bayrou à le soutenir, lui qui a souvent exprimé son opposition à cette réforme.
Enfin si l'on part du principe que Bayou a rallié Macron car il lui reconnaissait des positions communes aux siennes et pas simplement par ambition pour lui et son parti.

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L'un dans l'autre, ça se vaut : cette espèce de croyance en l'homme providentiel par lequel le Bien se produira, qu'elle se focalise sur Bayrou ou sur Macron, ou sur qui que ce soit d'autre, ressortit quand même à une certaine naïveté... ou une volonté de se voiler la face, parfois par esprit de rancune (cf. ceux qui applaudissent a priori Blanquer, en dépit de son pedigree, pour la simple -mais ô combien grande, certes - joie de voir partir Vallaud-Belkacem.)
Donc, ouaip, les dynamiques collectives sont les seules forces capables de renverser la situation. Auraient été les seules forces, plutôt, malheureusement =/ On a vu ce qu'il en était lors de la réforme du collège. Beaucoup se disent contre, mais font quand même.

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Re: Les mille ambiguïtés éducatives de M. Macron

Message par Condorcet le Mer 24 Mai 2017 - 23:46

Le consentement volontaire en quelque sorte et aussi la chape de plomb qui tend à déconsidérer chaque jour un peu plus le travail des fonctionnaires : sans doute, l'enseignant contemporain a-t-il une propension plus grande à croire qu'une idée fausse peut se corriger par la démonstration du contraire plutôt que par le rapport de forces préalable.

J'ai été étonné que M. Macron semble découvrir le terme de modèle de gouvernance appliqué aux universités puisqu'il résume au mieux sa conception de la politique éducative : gestion des flux, allocation la plus efficace des ressources selon les potentialités estimées, définition et recherche de l'employabilité. A s'attacher à la péripétie (l'orateur avouant son incompréhension du discours rédigé par ses plumes) cependant, on manque l'essentiel : les mots-valises qui pourraient tout aussi bien s'appliquer à une chaîne de supermarché ou de télévision et la logique d'ensemble : saturer le citoyen de références prises un peu partout pour décourager toute velléité de résistance.

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Re: Les mille ambiguïtés éducatives de M. Macron

Message par Luigi_B le Mer 31 Mai 2017 - 17:42

Créations de 4 à 5.000 postes d'enseignants, annonçait M. Macron. Mais nouveaux sons de cloche :


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Re: Les mille ambiguïtés éducatives de M. Macron

Message par William Foster le Mer 31 Mai 2017 - 17:59

Tu es de mauvaise foi, Luigi : il y aura création de 5 000 postes, mais concomitamment à la suppression de 20 000 autres.
Ça s'équilibre donc.
On peut continuer à faire confiance à notre président tout neuf et ne pas oublier d'aller voter pour ses copains qui sont en Marche parce qu'ils veulent un siège calimero

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Re: Les mille ambiguïtés éducatives de M. Macron

Message par Septimus le Mer 31 Mai 2017 - 18:46

Même si je ne suis pas du tout fan de Blanquer, si cette nouvelle se confirme, je serais ravi:

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Re: Les mille ambiguïtés éducatives de M. Macron

Message par Balthazaard le Mer 31 Mai 2017 - 18:54

Si vraiment c'est le cas il y en a qui vont nous expliquer que les epi c'était bien, et pas seulement le sgen et l'unsa , hélas.
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Re: Les mille ambiguïtés éducatives de M. Macron

Message par laMiss le Mer 31 Mai 2017 - 20:06

Quelqu''un aurait le texte du projet ?

Edit : des précisions de taille par ici.

http://www.neoprofs.org/t111358-le-projet-d-arrete-pour-le-college-par-blanquer#4098606


Dernière édition par laMiss le Mer 31 Mai 2017 - 20:16, édité 1 fois

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Re: Les mille ambiguïtés éducatives de M. Macron

Message par Jacq le Mer 31 Mai 2017 - 20:11

Les chiffres annoncés depuis longtemps c'est 50.000 postes nationaux supprimés.
Les 4.000 postes annoncés ne riment à rien.

Comme dirait Rendash : "heureusement, il y a Bayrou".
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Re: Les mille ambiguïtés éducatives de M. Macron

Message par William Foster le Mer 31 Mai 2017 - 20:16

@Jacq a écrit:Les chiffres annoncés depuis longtemps c'est 50.000 postes nationaux supprimés.
Les 4.000 postes annoncés ne riment à rien.

Comme dirait Rendash : "heureusement, il y a Bayrou".

Oui mais pitêt' pas en fait...
Lors de ses dernières sorties publiques, il est apparu préoccupé et pour cause… François Bayrou attend toujours son invitation à rejoindre le groupe WhatsApp du gouvernement. Une situation délicate, qui met à mal l’alliance entre la République en Marche et le Modem.

source (contradictoire)

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