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Rendash
Bon génie

Re: Le Nouvel Obs : Un an après mon bac, je me sens un peu paumé.

par Rendash le Lun 26 Juin 2017 - 12:04
@Paul Dedalus a écrit:
@Isis39 a écrit:
@Paul Dedalus a écrit:Une question : vous savez depuis le berceau ce que vous voulez faire ou bien...?

Moi c'est la lecture de beaucoup de ces interventions qui m'épate : comme si il pouvait y avoir un chemin tracé. J'invoque un "droit à l'errance" et même le fait qu'il puisse y avoir une rigueur plus grande dans l'errance que dans la rectitude d'une voie toute tracée. Tout ce que l'on se propose d'atteindre trop directement relève d'une naïveté faisant qu'on ne l'atteint pas.

Le témoignage de cet élève ne me choque absolument pas. On ne trouve pas sa voix dans des catalogues d'orientation, des bureaux de conseiller/e d'orientation mais par le vécu, ses joies et ses blessures et ses surprises. Bref, par l'imprévu. A la limite, toute prévision court-circuite la recherche authentique d'une voie à suivre.

On ne prend pas les choses dans le bon ordre.

J'ai dit cela (en substance) à mon prof principal quand j'étais en troisième (un idiot fini qui prétendait être prof de français mais n'avait rien compris à la littérature), il m'a envoyé en CAP.

Il faut bien admettre que parfois l'orientation nous est imposée de force et résulte de l'orgueil mal placée de certains "professeurs"...


Mais bon, je sais qu'il faudrait leur lécher les chaussures et leur dire à longueur de journée pour avoir le droit d'entrer en seconde générale. C'est aberrant.

Très étonnant.
- Aucun prof seul n'envoie un élève dans une voie ou une autre
- les parents ont aussi leur mot à dire.

En même temps, le collège a été une époque où j'ai été complètement abandonné par mes parents qui ne s'occupaient pas du tout de moi et encore moins de ma scolarité.

J'étais fugueur, je faisais des "conneries" (mais que faire d'autre quand on est abandonné?), j'étais trimballé de collège en collège (après avoir fugué des internats comme je ne pouvais pas rentrer chez moi), catalogué "enfant à problème" donc pas le top pour avoir une orientation convenable puisque les profs avaient déjà une idée toute faite...

Bref, j'ai dû m'opposer seul à ce prof de troisième et il n'a rien voulu entendre. "Non" a-t-il dit avec un petit sourire méprisant.

Sur la base de quels résultats scolaires ? Parce que le professeur évalue un travail et se fonde sur des résultats, pas sur un supposé potentiel qu'on ne peut pas détecter, et certainement pas sur de supposées sympathies ou antipathies que seul un nombriliste patenté pourrait envisager. Résultats moyens ou mauvais + tendance à l'insolence (préfiguration des MP d'insultes ? Laughing ) => orientation potentiellement problématique, certes. Et ce CAP ne t'a pas empêché de suivre des études supérieures ni d'être admissible à l'agrégation et au CAPES de philosophie, elle n'était donc certainement pas une condamnation.
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Finrod
Expert

Re: Le Nouvel Obs : Un an après mon bac, je me sens un peu paumé.

par Finrod le Lun 26 Juin 2017 - 12:09
LordSteven a écrit:
Vous pensez donc que le bac aujourd'hui est bradé. Je ne parle pas du recrutement des candidats. Je voulais juste vous dire qu'il y'a bien longtemps qu'on n'a plus le bac au mérite ni au travail. Il est vraisemblable que mes profs de l'époque tenaient déjà un discours similaire sur le manque d'implication des lycéens et sur le fait que n'importe qui pouvait avoir son bac.

Le phénomène s'est accrue. On pouvait à juste titre les accuser de dramatiser à l'époque.

Dans tous les cas ce n'est jamais une généralité, il y a encore des élèves qui ont le BAC en travaillant, des élèves qui ont des profils faibles mais qui parviennent à s'en sortir.
hln
Niveau 4

Re: Le Nouvel Obs : Un an après mon bac, je me sens un peu paumé.

par hln le Lun 26 Juin 2017 - 12:18
@Rendash a écrit:

Sur la base de quels résultats scolaires ? Parce que le professeur évalue un travail et se fonde sur des résultats, pas sur un supposé potentiel qu'on ne peut pas détecter, et certainement pas sur de supposées sympathies ou antipathies que seul un nombriliste patenté pourrait envisager. Résultats moyens ou mauvais + tendance à l'insolence (préfiguration des MP d'insultes ? Laughing ) => orientation potentiellement problématique, certes. Et ce CAP ne t'a pas empêché de suivre des études supérieures ni d'être admissible à l'agrégation et au CAPES de philosophie, elle n'était donc certainement pas une condamnation.

Une "mauvaise" orientation n'empêche pas de retrouver le droit chemin. Au contraire, ça peut être un électrochoc aussi. Mais il faut avoir un gros caractère pour pouvoir rebondir et aussi des ressources financières... Beaucoup d'élèves, simple point de vu, semble préférer de se contenter de ce qu'ils ont et affirmer que c'est le système qui est pourri (pas totalement faux non plus) et les enseignants les méchants. C'est plus simple que de se remettre en question.
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Rendash
Bon génie

Re: Le Nouvel Obs : Un an après mon bac, je me sens un peu paumé.

par Rendash le Lun 26 Juin 2017 - 12:29
@hln a écrit:
@Rendash a écrit:

Sur la base de quels résultats scolaires ? Parce que le professeur évalue un travail et se fonde sur des résultats, pas sur un supposé potentiel qu'on ne peut pas détecter, et certainement pas sur de supposées sympathies ou antipathies que seul un nombriliste patenté pourrait envisager. Résultats moyens ou mauvais + tendance à l'insolence (préfiguration des MP d'insultes ? Laughing ) => orientation potentiellement problématique, certes. Et ce CAP ne t'a pas empêché de suivre des études supérieures ni d'être admissible à l'agrégation et au CAPES de philosophie, elle n'était donc certainement pas une condamnation.

Une "mauvaise" orientation n'empêche pas de retrouver le droit chemin. Au contraire, ça peut être un électrochoc aussi. Mais il faut avoir un gros caractère pour pouvoir rebondir et aussi des ressources financières... Beaucoup d'élèves, simple point de vu, semble préférer de se contenter de ce qu'ils ont et affirmer que c'est le système qui est pourri (pas totalement faux non plus) et les enseignants les méchants. C'est plus simple que de se remettre en question.

Le système offre suffisamment de passerelles pour qu'un élève en panne de maturité et de motivation à un instant T puisse revenir à des études plus en rapport avec ses ambitions. Mais il doit effectivement prendre conscience du travail à accomplir, et s'en donner les moyens. Ce n'est pas tant le plan financier qui pose problème que l'accumulation des lacunes et des mauvaises habitudes de travail, qui rend l'obstacle peu à peu insurmontable.

Je ne résiste jamais au plaisir et au bonheur de citer l'exemple d'un mien et cher ami, passé par une voie pro, qui a obtenu un bac pro mécanique, a passé l'équivalent du bac en cours du soir, puis s'est inscrit en licence. Il a mis cinq ans à la valider, le temps de combler ses lacunes en lisant tout ce qu'il pouvait. Il s'est appris le grec tout seul, et a réalisé un exceptionnel mémoire de recherche. Il se lance dans une thèse et envisage l'agreg. Le tout avec une femme et deux enfants, dont il s'occupe pendant que Madame bosse. C'est un bourreau de travail, et il a une intelligence exceptionnelle, qui ne s'est révélée que tardivement faute pour lui de s'être adapté au système scolaire. Mais il a tiré les leçons de ses échecs, n'a pas perdu des années à pleurnicher après un monde tropinzuste : il s'est retroussé les manches et les méninges, et s'est mis au boulot. Ce type est un modèle.
Et en plus il est beau gosse, ce con è_é

Razz
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KrilinXV3
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Re: Le Nouvel Obs : Un an après mon bac, je me sens un peu paumé.

par KrilinXV3 le Lun 26 Juin 2017 - 12:37
@Paul Dedalus a écrit:
En même temps, le collège a été une époque où j'ai été complètement abandonné par mes parents qui ne s'occupaient pas du tout de moi et encore moins de ma scolarité.

J'étais fugueur, je faisais des "conneries" (mais que faire d'autre quand on est abandonné?), j'étais trimballé de collège en collège (après avoir fugué des internats comme je ne pouvais pas rentrer chez moi), catalogué "enfant à problème" donc pas le top pour avoir une orientation convenable puisque les profs avaient déjà une idée toute faite...

Bref, j'ai dû m'opposer seul à ce prof de troisième et il n'a rien voulu entendre. "Non" a-t-il dit avec un petit sourire méprisant.

Dans ces conditions, effectivement, si l'enfant est isolé, sans famille et que le "système" de prise en charge l'abandonne (de toute façon les éducateurs sont en nombre insuffisant et pas forcément au fait des subtilités de l'orientation à la française), quel qu'en soit le prétexte, il n'a aucune chance de contester son orientation. Même de nos jours.

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Paul Dedalus
Neoprof expérimenté

Re: Le Nouvel Obs : Un an après mon bac, je me sens un peu paumé.

par Paul Dedalus le Lun 26 Juin 2017 - 12:59
@KrilinXV3 a écrit:
@Paul Dedalus a écrit:
En même temps, le collège a été une époque où j'ai été complètement abandonné par mes parents qui ne s'occupaient pas du tout de moi et encore moins de ma scolarité.

J'étais fugueur, je faisais des "conneries" (mais que faire d'autre quand on est abandonné?), j'étais trimballé de collège en collège (après avoir fugué des internats comme je ne pouvais pas rentrer chez moi), catalogué "enfant à problème" donc pas le top pour avoir une orientation convenable puisque les profs avaient déjà une idée toute faite...

Bref, j'ai dû m'opposer seul à ce prof de troisième et il n'a rien voulu entendre. "Non" a-t-il dit avec un petit sourire méprisant.

Dans ces conditions, effectivement, si l'enfant est isolé, sans famille et que le "système" de prise en charge l'abandonne (de toute façon les éducateurs sont en nombre insuffisant et pas forcément au fait des subtilités de l'orientation à la française), quel qu'en soit le prétexte, il n'a aucune chance de contester son orientation. Même de nos jours.

Voilà. Tout à fait d'accord avec ce constat.
Et ce n'est pas normal pour autant.
Je ne tiens pas compte des remarques plus haut.

C'est trop facile de dire que c'est génial d'être envoyé en CAP et que de toute façon il y a des passerelles quand ce n'est pas vous qui avez perdu deux années ni qui avez dû lutter pour revenir dans un chemin plus approprié.

Sinon je me sens à des milliards de kilomètres de l'exemple cité dans ma manière de fonctionner.

J'en appelle simplement à davantage de psychologie et d'écoute dans l'orientation et moins de rigidité, c'est tout.

J'ai redoublé la sixième (pour le même motif con donné par l'administration : situation familiale chaotique et résultats moyens) alors qu'avec des parents attentifs, je serais passé sans problème et perdu une autre années à cause de ce CAP.

Hormis cela, je n'ai eu aucun retard dans mes études supérieures : j'ai validé la licence en trois ans. Le master en deux ans mention très bien.

L'administration scolaire doit rester à sa place et n'a pas à juger un élève sur sa situation familiale. C'est intrusif et plein de préjugés.


Dernière édition par Paul Dedalus le Lun 26 Juin 2017 - 13:05, édité 1 fois

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Marcel Jousse
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Rendash
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Re: Le Nouvel Obs : Un an après mon bac, je me sens un peu paumé.

par Rendash le Lun 26 Juin 2017 - 13:02
C'est surtout trop facile de ne pas répondre simplement à une question simple : sur la base de quels résultats scolaires cette orientation a-t-elle alors été décidée ? Parce que le professeur évalue un travail et se fonde sur des résultats, pas sur un supposé potentiel qu'on ne peut pas détecter, et certainement pas sur de supposées sympathies ou antipathies que seul un nombriliste patenté pourrait envisager.
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Paul Dedalus
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Re: Le Nouvel Obs : Un an après mon bac, je me sens un peu paumé.

par Paul Dedalus le Lun 26 Juin 2017 - 13:06
"Je raconte ma vie" - supprimé.

Pour être clair, ce à quoi je m'oppose c'est :

1) L'idiotie du système d'orientation.
2) Le droit de regard du personnel scolaire sur la situation familiale et les conclusions tirées = gros préjugés.
3) L'absence d'écoute de l'élève.


Dernière édition par Equipe de modération le Lun 26 Juin 2017 - 19:02, édité 3 fois (Raison : ...)

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Paul Dedalus
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Re: Le Nouvel Obs : Un an après mon bac, je me sens un peu paumé.

par Paul Dedalus le Lun 26 Juin 2017 - 13:07
@Rendash a écrit: Parce que le professeur évalue un travail et se fonde sur des résultats, pas sur un supposé potentiel qu'on ne peut pas détecter, et certainement pas sur de supposées sympathies ou antipathies que seul un nombriliste patenté pourrait envisager.

Je rêve ou le radotage te guette? Very Happy

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Rendash
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Re: Le Nouvel Obs : Un an après mon bac, je me sens un peu paumé.

par Rendash le Lun 26 Juin 2017 - 13:21
@Paul Dedalus a écrit:
@Rendash a écrit: Parce que le professeur évalue un travail et se fonde sur des résultats, pas sur un supposé potentiel qu'on ne peut pas détecter, et certainement pas sur de supposées sympathies ou antipathies que seul un nombriliste patenté pourrait envisager.

Je rêve ou le radotage te guette? Very Happy


J'ai fait un copié-collé de ma question, tout bêtement.



@Paul Dedalus a écrit:Des résultats moyens, voilà. Mais certainement pas 5 de moyenne, plutôt 9/10 (en sixième pour la décision de redoublement) comme en troisième pour l'envoi en CAP.

Je précise également que j'avais obtenu mon brevet. Au point près certes mais quand même!

Alors que certains étaient envoyés en seconde sans l'avoir obtenu.

Il faudrait voir les autres bulletins, en fait, pour avoir des éléments de comparaison. J'ai passé le brevet sensiblement à la même époque que toi, à 8-9 on était plutôt envoyé en seconde pro, ou en seconde passerelle (ou un truc dans ce genre) pour remise à niveau avant seconde générale. Tout dépend du type d'établissement, des lycées du secteur, de ce que représente telle note dans tel bahut, etc. ; il faut des éléments de comparaison, donc.
Quoi qu'il en soit, aujourd'hui, à 9 de moyenne, un élève passe en seconde GT, sinon sur avis direct du conseil de classe, au moins en appel. On a envoyé des élèves plafonnant à 7, dans mes deux collèges ; sachant qu'à 9-10, avec les exigences de notation bienveillante actuelles, on peut prédire une année de seconde au mieux difficile.

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Elaïna
Empereur

Re: Le Nouvel Obs : Un an après mon bac, je me sens un peu paumé.

par Elaïna le Lun 26 Juin 2017 - 13:25
Ce fil prend une tournure "Parménide" qui m'intrigue et m'épate : "c'est pas moi, j'étais incompris, mes parents ne s'occupaient pas de moi, mes profs m'en voulaient, d'autres moins bon que moi ont été mieux traités que moi à qui tout le monde en voulait", etc - j'adore d'ailleurs, la même capacité de délation, "d'autres étaient envoyés en seconde sans l'avoir obtenu", vazy, tu veux pas donner les noms en plus, qu'on les exécute en place publique ?

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J'ai un nouveau clavier, mes messages ont donc des points maintenant !!!
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roxanne
Devin

Re: Le Nouvel Obs : Un an après mon bac, je me sens un peu paumé.

par roxanne le Lun 26 Juin 2017 - 13:29
@Rendash a écrit:
@hln a écrit:
@Rendash a écrit:

Sur la base de quels résultats scolaires ? Parce que le professeur évalue un travail et se fonde sur des résultats, pas sur un supposé potentiel qu'on ne peut pas détecter, et certainement pas sur de supposées sympathies ou antipathies que seul un nombriliste patenté pourrait envisager. Résultats moyens ou mauvais + tendance à l'insolence (préfiguration des MP d'insultes ? Laughing ) => orientation potentiellement problématique, certes. Et ce CAP ne t'a pas empêché de suivre des études supérieures ni d'être admissible à l'agrégation et au CAPES de philosophie, elle n'était donc certainement pas une condamnation.

Une "mauvaise" orientation n'empêche pas de retrouver le droit chemin. Au contraire, ça peut être un électrochoc aussi. Mais il faut avoir un gros caractère pour pouvoir rebondir et aussi des ressources financières... Beaucoup d'élèves, simple point de vu, semble préférer de se contenter de ce qu'ils ont et affirmer que c'est le système qui est pourri (pas totalement faux non plus) et les enseignants les méchants. C'est plus simple que de se remettre en question.

Le système offre suffisamment de passerelles pour qu'un élève en panne de maturité et de motivation à un instant T puisse revenir à des études plus en rapport avec ses ambitions. Mais il doit effectivement prendre conscience du travail à accomplir, et s'en donner les moyens. Ce n'est pas tant le plan financier qui pose problème que l'accumulation des lacunes et des mauvaises habitudes de travail, qui rend l'obstacle peu à peu insurmontable.

Je ne résiste jamais au plaisir et au bonheur de citer l'exemple d'un mien et cher ami, passé par une voie pro, qui a obtenu un bac pro mécanique, a passé l'équivalent du bac en cours du soir, puis s'est inscrit en licence. Il a mis cinq ans à la valider, le temps de combler ses lacunes en lisant tout ce qu'il pouvait. Il s'est appris le grec tout seul, et a réalisé un exceptionnel mémoire de recherche. Il se lance dans une thèse et envisage l'agreg. Le tout avec une femme et deux enfants, dont il s'occupe pendant que Madame bosse. C'est un bourreau de travail, et il a une intelligence exceptionnelle, qui ne s'est révélée que tardivement faute pour lui de s'être adapté au système scolaire. Mais il a tiré les leçons de ses échecs, n'a pas perdu des années à pleurnicher après un monde tropinzuste : il s'est retroussé les manches et les méninges, et s'est mis au boulot. Ce type est un modèle.
Et en plus il est beau gosse, ce con è_é

Razz
Ah mais j'ai pas mal d'exemples de gens de ma génération ou plus jeunes (mais tous plus de 35 ans) qui sont passés par un BEP voire même un CAP à une époque où effectivement on y envoyait plus facilement des élèves "médiocres" et qui après un bac pro, un bac techno par passerelle ou un BTS ont continué et ont obtenu des bac + 4 ou 5. L'exemple le plus "exemplaire" est celui du mari d'une copine envoyé en CAP à 14 ans, qui a commencé à bosser sur les chantiers, puis il a repris des études avec une capacité en droit pour avoir l'équivalent du bac, et az enchainé. Il a bossé un moment et repris un deuxième cycle à 35 ans et aujourd'hui est DRH d'une très grosse boite et continue même de prendre des cours d'anglais. On envoyait peut-être trop vite des élèves en BEP mais aujourd'hui c'est l'inverse.
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Paul Dedalus
Neoprof expérimenté

Re: Le Nouvel Obs : Un an après mon bac, je me sens un peu paumé.

par Paul Dedalus le Lun 26 Juin 2017 - 13:36
@Elaïna a écrit:Ce fil prend une tournure "Parménide" qui m'intrigue et m'épate : "c'est pas moi, j'étais incompris, mes parents ne s'occupaient pas de moi, mes profs m'en voulaient, d'autres moins bon que moi ont été mieux traités que moi à qui tout le monde en voulait", etc - j'adore d'ailleurs, la même capacité de délation, "d'autres étaient envoyés en seconde sans l'avoir obtenu", vazy, tu veux pas donner les noms en plus, qu'on les exécute en place publique ?

"Je suis inutilement désagréable" - supprimé.

Contrairement à beaucoup, je ne carbure pas au ressentiment et je n'en veux à personne.
Je fais en sorte de ne pas reproduire envers autrui les mêmes préjudices subis, c'est tout.


Dernière édition par Paul Dedalus le Lun 26 Juin 2017 - 13:38, édité 1 fois

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Virgile  Georgiques.

« Ma science ne peut être qu’une science de pointillés. Je n’ai ni le temps ni les moyens de tracer une ligne continue. »

Marcel Jousse
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Hélips
Modérateur

Re: Le Nouvel Obs : Un an après mon bac, je me sens un peu paumé.

par Hélips le Lun 26 Juin 2017 - 13:38
On stoppe les noms d'oiseaux ainsi que le nombrilisme misérabiliste, merci.

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Amis via FB ? oui oui avec plaisir, un petit MP avec les bonnes infos et je fais le nécessaire.
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Marcelle Duchamp
Fidèle du forum

Re: Le Nouvel Obs : Un an après mon bac, je me sens un peu paumé.

par Marcelle Duchamp le Lun 26 Juin 2017 - 14:14
LordSteven a écrit:
@Marcelle Duchamp a écrit:J'ai lu vos commentaires. Ce que j'ai ressenti et qui m'a gênée dans le texte de ce garçon, c'est qu'il n'a pas de gniak. J'imagine totalement le profil de celui qui ne se bat pas, attend que ça arrive tout cuit dans sa bouche, est attentiste... Rien que des pseudos révisions de bac et sa façon de baisser les bras, parce que regarder une série c'est mieux, ça m'a agacée!
Pour moi, il représente le profil type de l'ado qui croit que nous les profs, sommes là pour l'embêter dans son quotidien et qui découvre à la fac que finalement, il faut un peu se réveiller et grandir. (Mes copains de fac qui pensaient pareil me blasaient a l'époque.)
On n'a rien sans rien...
Lui clairement, s'il ne se bouge pas, n'aura pas grand chose!

Je vais vous contredire Marcelle mais je ne suis pas d'accord. Tout comme ce garçon je considérais que les profs étaient là pour nous enquiquiner. La seule chose qui me branchait était la littérature et j'étais en conflit permanent avec mon prof de lettres dont je trouvais que les cours n'apportaient rien. Ne parlons pas de l'histoire géo, ça ne me serait jamais venu à l'idée d'apprendre les productions de ceci ou cela comme nous étions supposés le faire. Bref j'étais sans doute une caricature d'élève, du genre peut-être de celui de l'article, ceux qui n'ont pas besoin de travailler pour réussir.  Même en fac, la seule année où j'ai eu l'impression de me donner à fond est l'année de l'agreg. Donc oui on peut réussir sans travailler scolairement et ce n'est pas nouveau, je ne comprends pas qu'on puisse penser qu'il s'agit d'une tendance actuelle.

Je comprends également totalement ton point de vue.
Apres, c'est sûrement une histoire de personnalité: mes parents m'ont poussée au maximum pour que je n'entreprenne jamais rien sans donner mon maximum, j'ai ete elevee comme ça et je fonctionne toujours comme ça.
Du coup, c'est vrai que je ne comprend pas ceux qui attendent et baissent les bras face à la moindre difficulté. C'est ce qui m'a agacée dans cet écrit, ce garçon serait mon frere, mon eleve ou un copain, je le secouerai pour qu'il se bouge et croit en ses capacités!
User17706
Enchanteur

Re: Le Nouvel Obs : Un an après mon bac, je me sens un peu paumé.

par User17706 le Lun 26 Juin 2017 - 14:28
Je me permets du coup de renvoyer à mon propos précédent : nous parlons d'habitudes, c'est-à-dire de choses qui ne peuvent ni être acquises rapidement ni être perdues rapidement.

Un système scolaire tel que le nôtre ne pourra jamais donner l'occasion d'acquérir l'habitude du travail à un élève suffisamment doué pour réussir sans en fournir ou presque, ou en n'en fournissant que lorsque son goût l'y pousse.

Mais il peut en revanche être plus ou moins tolérant à l'égard de ceux qui, tout en ne travaillant pas, ne réussissent pas non plus, ou pas vraiment. Il y a des seuils sur lesquels jouer : un élève qui plafonne à 7 en classe de 3e et qui est envoyé en seconde GT est très excusable s'il en tire la conclusion (fausse, certes, mais, je le répète, excusable) qu'il n'aura jamais à désincarcérer ses doigts de l'oigne où ils se trouvent serrés. En ce sens, un élève dans cette situation est — souvent ou, du moins, parfois — déjà un élève à qui une injustice a été faite, au sens où l'on n'a pas exigé de lui le travail qu'il était en droit d'attendre qu'on le force à accomplir.

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'Tis a blushing, shamefaced spirit that mutinies in a man’s bosom. It fills a man full of obstacles. It made me once restore a purse of gold that by chance I found. It beggars any man that keeps it. It is turned out of towns and cities for a dangerous thing, and every man that means to live well endeavors to trust to himself and live without it.
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When everybody is swept away unthinkingly by what everybody else does and believes in, those who think are drawn out of hiding because their refusal to join is conspicuous and thereby becomes a kind of action.
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wanax
Fidèle du forum

Re: Le Nouvel Obs : Un an après mon bac, je me sens un peu paumé.

par wanax le Lun 26 Juin 2017 - 14:47
@Slinky75 a écrit:Je maintiens quand même que pour obtenir le baccalauréat, il faut travailler un minimum. Tout le monde n'a pas son bac. Pour les mentions qui explosent, les élèves ont désormais accès à un tas de ressources qui n'existaient pas forcément à l'époque et les parents sont plus soucieux de voir leurs enfants réussir qu'avant.
Mais bien sûr...
User17706
Enchanteur

Re: Le Nouvel Obs : Un an après mon bac, je me sens un peu paumé.

par User17706 le Lun 26 Juin 2017 - 14:50
@Slinky75 a écrit:Pour les mentions qui explosent, les élèves ont désormais accès à un tas de ressources qui n'existaient pas forcément à l'époque et les parents sont plus soucieux de voir leurs enfants réussir qu'avant.
Même Claude Lelièvre n'ose pas ça. Il suggère que c'est dû aux modifications des habitudes de notation dans les disciplines dites « littéraires ».

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Slinky75
Niveau 9

Re: Le Nouvel Obs : Un an après mon bac, je me sens un peu paumé.

par Slinky75 le Lun 26 Juin 2017 - 14:58
C'est fou comme on ne peut pas exprimer le fond de sa pensée librement ici Rolling Eyes - Internet est une mine d'or et c'est bien pratique pour approfondir ce qui a été vu en classe.
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wanax
Fidèle du forum

Re: Le Nouvel Obs : Un an après mon bac, je me sens un peu paumé.

par wanax le Lun 26 Juin 2017 - 15:01
Une mine d'or, certes. Mais le mineur a un poil dans la main et des convictions écologiques qui lui interdisent de blesser la Terre.
User17706
Enchanteur

Re: Le Nouvel Obs : Un an après mon bac, je me sens un peu paumé.

par User17706 le Lun 26 Juin 2017 - 15:06
@Slinky75 a écrit:C'est fou comme on ne peut pas exprimer le fond de sa pensée librement ici Rolling Eyes - Internet est une mine d'or et c'est bien pratique pour approfondir ce qui a été vu en classe.
Mais je pense que vous avez pu l'exprimer très librement. Simplement, ça ne suffit certainement pas à expliquer que la part des mentions TB au sein des candidats reçus au baccalauréat passe de 1,4% en 1997 à 14,6% en 2016. (Et la part des mentions B, pour les mêmes dates, de 7,2% à 19,9%.)

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Elaïna
Empereur

Re: Le Nouvel Obs : Un an après mon bac, je me sens un peu paumé.

par Elaïna le Lun 26 Juin 2017 - 15:08
Sinon pour répondre honnêtement et calmement à Paul Dedalus :

Non, je n'ai pas toujours su ce que j'allais faire plus tard, je connaissais l'existence de l'Ecole des chartes dès le collège mais je ne prévoyais pas du tout d'y entrer ni même forcément de faire carrière dans l'histoire

J'ai été prise dans la prépa chartes d'Henri IV sans trop y croire (mes parents ne voulaient bien me laisser aller à Paris que pour cette prépa, sinon j'aurais été en khâgne à Marseille où il est probable que je n'aurais jamais réussi à intégrer l'ENS), et dans cette prépa j'ai aussi découvert que, si j'avais été très bonne élève dans un lycée honorable, ceux qui avaient fait de grands lycées parisiens étaient largement au-dessus de moi, et il a fallu que je cravache sévère pour arriverà leur niveau, mais bon, je suis du genre besogneux, qui travaille comme un boeuf pour avoir des résultats honorables
Et cela ne m'a pas empêchée de changer d'avis au milieu de ma scolarité à l'ENC : de conservateur, j'ai voulu devenir professeur, et oui il est possible de changer d'avis, de bifurquer, etc

Ce que je trouve intéressant dans ce témoignage, c'est que ce jeune homme semble assez lucide sur ses capacités et ses besoins : il n'y arrive pas, il ne sait pas faire, et il a besoin d'un cadre, de quelqu'un qui lui dise de se sortir les doigts - d'où son idée de l'armée qui après tout n'est pas si mal pensée, ça lui laissera peut-être le temps de grandir, d'être un peu plus mature peut-être ?

Au moins, il n'est pas dans le cas de ces camarades de classe (et maintenant de ces enfants de collègues) qui font un an de psycho, puis un an d'histoire, puis un an de droit, et oh ! tiens ! si j'essayais l'histoire de l'art ?, le tout aux frais, pas forcément extensibles, de papa-maman, en venant pleurer à la fin de l'année que c'est crocro difficile les partiels, et pi de toute façon les profs y m'aiment pas

Enfin, dernière chose, j'ai quand même un peu de mal à croire à ceux qui disent qu'ils ont réussi sans rien faire du tout, je veux bien qu'il y ait des génies surdoués, mais enfin ça ne doit pas tellement courir les rues, si ?

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Slinky75
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Re: Le Nouvel Obs : Un an après mon bac, je me sens un peu paumé.

par Slinky75 le Lun 26 Juin 2017 - 15:10
PauvreYorick a écrit:
@Slinky75 a écrit:C'est fou comme on ne peut pas exprimer le fond de sa pensée librement ici Rolling Eyes - Internet est une mine d'or et c'est bien pratique pour approfondir ce qui a été vu en classe.
Mais je pense que vous avez pu l'exprimer très librement. Simplement, ça ne suffit certainement pas à expliquer que la part des mentions TB au sein des candidats reçus au baccalauréat passe de 1,4% en 1997 à 14,6% en 2016.

Une part de bienveillance, on ne peut le nier mais il n'y a pas que ça.

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Re: Le Nouvel Obs : Un an après mon bac, je me sens un peu paumé.

par User17706 le Lun 26 Juin 2017 - 15:14
@Elaïna a écrit: Enfin, dernière chose, j'ai quand même un peu de mal à croire à ceux qui disent qu'ils ont réussi sans rien faire du tout, je veux bien qu'il y ait des génies surdoués, mais enfin ça ne doit pas tellement courir les rues, si ?
Je pense qu'il y a dans ces témoignages une tendance à ignorer le travail invisible (invisible comme travail parce qu'agréable). J'étais un élève avec facilités. Je n'ai jamais eu le sentiment de travailler (sauf, un peu, au primaire, pour apprendre les tables de multiplication, et, au collège, pour mémoriser des dates et des chiffres en histoire et géographie) avant d'arriver en cpge, où, pour le coup, on ne pouvait guère faire autrement. Mais je pouvais passer, au lycée, des heures et des heures, par pur plaisir, à peaufiner des travaux en lettres, par exemple sur Montaigne, sans avoir le moins du monde conscience que c'était là du travail.


Dernière édition par PauvreYorick le Lun 26 Juin 2017 - 15:25, édité 1 fois

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'Tis a blushing, shamefaced spirit that mutinies in a man’s bosom. It fills a man full of obstacles. It made me once restore a purse of gold that by chance I found. It beggars any man that keeps it. It is turned out of towns and cities for a dangerous thing, and every man that means to live well endeavors to trust to himself and live without it.
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When everybody is swept away unthinkingly by what everybody else does and believes in, those who think are drawn out of hiding because their refusal to join is conspicuous and thereby becomes a kind of action.
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Re: Le Nouvel Obs : Un an après mon bac, je me sens un peu paumé.

par User17706 le Lun 26 Juin 2017 - 15:22
@Slinky75 a écrit:
PauvreYorick a écrit:
@Slinky75 a écrit:C'est fou comme on ne peut pas exprimer le fond de sa pensée librement ici Rolling Eyes - Internet est une mine d'or et c'est bien pratique pour approfondir ce qui a été vu en classe.
Mais je pense que vous avez pu l'exprimer très librement. Simplement, ça ne suffit certainement pas à expliquer que la part des mentions TB au sein des candidats reçus au baccalauréat passe de 1,4% en 1997 à 14,6% en 2016.
Une part de bienveillance, on ne peut le nier mais il n'y a pas que ça.
Il est possible que le niveau des meilleurs augmente un peu alors même que le niveau général connaît un effondrement sans précédent, contemporain de taux de réussite eux aussi sans précédent au baccalauréat : ce simple effet de contraste explique beaucoup. Il faut aussi se demander ce qui, dans la nature des épreuves, a changé depuis 1997, se demander où des points sont gagnés sans risque de perte (options), et enfin regarder l'évolution des consignes de correction ainsi (sur ce point Lelièvre a raison, l'insistance des IA-IPR a porté ses fruits) que des habitudes de notation qui ont changé d'une génération de professeurs-correcteurs à l'autre. À vue de nez, ça devrait suffire. On ne peut pas exclure qu'internet ait joué un rôle pour quelques élèves, bien sûr ; aussi n'ai-je pas prétendu l'exclure. Mais c'est probablement marginal, au double sens où il est douteux que ça concerne beaucoup d'élèves, et également douteux que ça ait amélioré les performances des concernés dans une grande proportion. Les études sur ce sujet révèlent plutôt que la grande majorité des élèves éprouve les pires difficultés à trier le pertinent de l'impertinent dans la masse d'informations qui provient du world wide web (quand ils parviennent à accéder à ces informations, ce qui n'est d'ailleurs pas toujours le cas).

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Paul Dedalus
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Re: Le Nouvel Obs : Un an après mon bac, je me sens un peu paumé.

par Paul Dedalus le Lun 26 Juin 2017 - 15:31
Oui et distinguer les différentes formes de "travail" et les différents sens du mot "travail" est fondamental pour réformer à la fois le monde du travail et de l'éducation.

"je raconte ma vie" - supprimé.


Dernière édition par Equipe de modération le Lun 26 Juin 2017 - 19:00, édité 3 fois (Raison : ...)

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Re: Le Nouvel Obs : Un an après mon bac, je me sens un peu paumé.

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