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Niang973
Habitué du forum

Re: Classes sans notes et liberté pédagogique

par Niang973 le Mer 13 Sep - 17:52
cette histoire m'a tellement retourné que cette année est ma dernière en collège, je demande ma mutation en lycée pour l'année prochaine. Pour nous convaincre le chef nous dit "de toute façon ils sont en train de passer en compétences au lycée aussi"
je demande à voir de mes propres yeux! et si tel est le cas bah je me démerderai pour obtenir l'agrèg et passer en classe prépa alors, sinon c'est retour à l'université....
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Ilona
Niveau 9

Re: Classes sans notes et liberté pédagogique

par Ilona le Mer 13 Sep - 18:16
Nous aussi, nous passons en tout compétences avec l'argument du CDE que conserver les notes défavorise nos élèves lors de la conversion en compétences.
Cette évolution a été inscrite dans le projet d'établissement, donc je n'ai pas le choix, cependant dans l'appréciation sur le bulletin, je glisserai une note concernant les connaissances entre parenthèses.
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Elyas
Guide spirituel

Re: Classes sans notes et liberté pédagogique

par Elyas le Mer 13 Sep - 19:15
@Ilona a écrit:Nous aussi, nous passons en tout compétences avec l'argument du CDE que conserver les notes défavorise nos élèves lors de la conversion en compétences.
Cette évolution a été inscrite dans le projet d'établissement, donc je n'ai pas le choix, cependant dans l'appréciation sur le bulletin, je glisserai une note concernant les connaissances entre parenthèses.

Techniquement, ton cde a tort. Nous évaluons non des compétences mais un socle commun de connaissances, de compétences et de culture. Ne parler que des compétences aboutit à ne pas respecter le cadre législatif de l'enseignement obligatoire.

Ensuite, évaluer avec ou sans notes n'a rien à voir avec les compétences.

L'évaluation est un choix professionnel qu'un professeur fait en fonction de ce qu'il estime le meilleur pour la formation intellectuelle de ses élèves et de sa façon d'enseigner. S'il estime que les évaluations par notation chiffrée sont le mieux, c'est ce qu'il doit faire. S'il estime que c'est une évaluation différente, c'est ce qu'il doit faire. D'ailleurs, l'expression "évaluations sans notes" est stupide puisque l'expression se base sur l'effacement d'un élément que le système ainsi nommé n'utilise pas. On évalue par notes chiffrées, par notes littérales, par ceintures ou par positionnement. Ces quatre systèmes se fondent sur des exigences précises (barème pour les notes, les objectifs pour les ceintures et les échelles descriptives pour le positionnement).

Derrière l'expression "évaluations sans notes des compétences", on parle de brouillard surtout. L'expression ne signifie pas grand chose.
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Olympias
Prophète

Re: Classes sans notes et liberté pédagogique

par Olympias le Mer 13 Sep - 19:20
@Niang973 a écrit:cette histoire m'a tellement retourné que cette année est ma dernière en collège, je demande ma mutation en lycée pour l'année prochaine. Pour nous convaincre le chef nous dit "de toute façon ils sont en train de passer en compétences au lycée aussi"
je demande à voir de mes propres yeux! et si tel est le cas bah je me démerderai pour obtenir l'agrèg et passer en classe prépa alors, sinon c'est retour à l'université....
Non, le lycée ne passe pas aux compétences.
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Zagara
Vénérable

Re: Classes sans notes et liberté pédagogique

par Zagara le Mer 13 Sep - 19:26
@Olympias a écrit:
@Niang973 a écrit:cette histoire m'a tellement retourné que cette année est ma dernière en collège, je demande ma mutation en lycée pour l'année prochaine. Pour nous convaincre le chef nous dit "de toute façon ils sont en train de passer en compétences au lycée aussi"
je demande à voir de mes propres yeux! et si tel est le cas bah je me démerderai pour obtenir l'agrèg et passer en classe prépa alors, sinon c'est retour à l'université....
Non, le lycée ne passe pas aux compétences.
Ben pourquoi pas ?
C'est joli les timbres de couleur.
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Olympias
Prophète

Re: Classes sans notes et liberté pédagogique

par Olympias le Mer 13 Sep - 19:54
@Zagara a écrit:
@Olympias a écrit:
@Niang973 a écrit:cette histoire m'a tellement retourné que cette année est ma dernière en collège, je demande ma mutation en lycée pour l'année prochaine. Pour nous convaincre le chef nous dit "de toute façon ils sont en train de passer en compétences au lycée aussi"
je demande à voir de mes propres yeux! et si tel est le cas bah je me démerderai pour obtenir l'agrèg et passer en classe prépa alors, sinon c'est retour à l'université....
Non, le lycée ne passe pas aux compétences.
Ben pourquoi pas ?
C'est joli les timbres de couleur.
Mais je veux pas !!!
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Zagara
Vénérable

Re: Classes sans notes et liberté pédagogique

par Zagara le Mer 13 Sep - 19:59
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Lord Steven
Habitué du forum

Re: Classes sans notes et liberté pédagogique

par Lord Steven le Mer 13 Sep - 20:47
Nous avions expérimenté dans une classe de secondes l'évaluation par compétence. Au bout de 3 ans tout à tellement tourné en eau de boudin que cette jolie ânerie à été supprimée, alors oser affirmer que les compétences arrivent au lycée c'est bien mal connaître la réalité de terrain pour un CdE.

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Niang973
Habitué du forum

Re: Classes sans notes et liberté pédagogique

par Niang973 le Mer 13 Sep - 21:25
merci pour les précisions!
Cà m'aurait surpris effectivement qu'il y ait des lycées qui n'évaluent que par compétences.
Au moins mon avenir professionnel commence à mieux se dessiner Neutral
Bon courage à ceux qui restent en collège.

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L'amour c'est comme l'arithmétique : ça commence par un Bézout, on s'envoie Euler dans Lagrange, et ça finit par des Gauss
 :hermione2: pingouin  pingouin  pingouin  pingouin  
mon CV:
Deug MIAS, Licence EEA, Maitrise EEA, Master Télécom, Licence Droit, Master MEEF    
2008-2009: (28310) : Prof de techno : 6e , 5e , 4e , 3e
2009-2010: (97354) : Prof de techno : 6e , 3e -- Prof d'SVT: 4e -- Documentaliste
2010-2011: (97354) : Prof de techno : 6e , 5e , 4e , 3e -- Prof d'SVT: 5e , 4e  -- Prof de Maths: 4e
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2013-2014: (43400) : Prof de Maths : 3e , 2nde , 1eSTMG , 1eES
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JEMS
Modérateur

Re: Classes sans notes et liberté pédagogique

par JEMS le Dim 17 Sep - 15:50
Je remonte ce sujet, sur un point qui me turlupine.
Dans un lycée en compétences, peut-on imposer la même norme d'évaluation à toutes les équipes sur tous les niveaux ? En clair, doit-on utiliser tous et toutes les mêmes items "maison" ?
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Elyas
Guide spirituel

Re: Classes sans notes et liberté pédagogique

par Elyas le Lun 18 Sep - 4:23
@JEMS a écrit:Je remonte ce sujet, sur un point qui me turlupine.
Dans un lycée en compétences, peut-on imposer la même norme d'évaluation à toutes les équipes sur tous les niveaux ? En clair, doit-on utiliser tous et toutes les mêmes items "maison" ?

C'est mieux selon l'institution mais c'est comme pour l'évaluation dite "traditionnelle", tu fais ce que tu veux dedans. Je ne connais aucun texte qui soit contraignant. Là, c'est le texte sur la liberté pédagogique qui entre en action. A l'intérieur des structures imposées par ton projet d'établissement, tu mets en œuvre ce que tu penses le plus optimal pour respecter ce projet et former au mieux les élèves.

Après, un avis d'un syndicaliste expert en texte sera meilleur que le mien.
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Niang973
Habitué du forum

Re: Classes sans notes et liberté pédagogique

par Niang973 le Mer 20 Sep - 11:55
Je partage l'avis d'Elyas , techniquement rien ne t'empêche d'évaluer de façon "traditionnelle" et de juste mettre sur le bulletin ce à quoi çà correspond en compétences.
Mais dans les faits ma crainte c'est surtout que l'on m'accuse de ne "pas faire comme le reste de l'équipe" , et donc que cela va "désorienter" les élèves d'avoir deux modes d'évaluation différents au cours du même cycle. Toutefois ma liberté pédagogique me permet d'évaluer de façon traditionnelle si j'estime que c'est ce qui permet de mener à bien le projet d'établissement ....
bref attendons la réponse d'un syndicaliste expert Smile

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jamme
Habitué du forum

Re: Classes sans notes et liberté pédagogique

par jamme le Mer 20 Sep - 16:24
@Niang973 a écrit:Je partage l'avis d'Elyas , techniquement rien ne t'empêche d'évaluer de façon "traditionnelle" et de juste mettre sur le bulletin ce à quoi çà correspond en compétences.
Mais dans les faits ma crainte c'est surtout que l'on m'accuse de ne "pas faire comme le reste de l'équipe" , et donc que cela va "désorienter" les élèves d'avoir deux modes d'évaluation différents au cours du même cycle. Toutefois ma liberté pédagogique me permet d'évaluer de façon traditionnelle si j'estime que c'est ce qui permet de mener à bien le projet d'établissement ....
bref attendons la réponse d'un syndicaliste expert Smile

J'ai hérité d'une classe à compétences cette année et je mets des notes sur les copies et des compétences sur le bulletin. Les élèves m'ont presque sauté au cou quand je leur ai expliqué qu'ils auraient des notes! Les élèves sont censés être volontaires! Comme les profs!! Suspect
J'ai revendiqué ma liberté pédagogique. Ca n'a pas plu à tout le monde mais je m'en fiche!
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vincentkrebs
Je viens de m'inscrire !

Re: Classes sans notes et liberté pédagogique

par vincentkrebs le Lun 2 Juil - 18:27
C'est vous l'auteur de l'article, paru il y a 2 ans sur agoravox ?

@desnos a écrit:Bonjour.

La note ? Faites-moi disparaître ce miroir de la vérité !

Oui, on peut supprimer tout ce qui naguère faisait apparaître l'échec au grand jour : l’examen, la mesure, la note. Oui, on peut casser ce miroir, mais cela ne rendra pas la difficulté d'apprendre et l'échec scolaire plus beaux que Blanche neige.
- Cachez-moi donc ce monstre que je ne saurai voir ! dirait le Torquemada des innovations fallacieuses.
- Amen Maître. N'en déplaise à l’ancien ministre de l’éducation, Luc Ferry, qui crie à la « niaiserie : ce n'est pas en cassant le thermomètre qu’on récupérera les 140 000 enfants qui décrochent de l’école chaque année », il n'y aura ni notes ni examens et, partant, plus d'échec reconnaissable. Mais, on aura beau mettre la poussière sous le tapis, changer ou casser le thermomètre, cela ne changera rien à l'état du malade, ça ne fera pas disparaître sa fièvre.

Mal nous en a pris ! Pourquoi diantre irons-nous jusqu'à douter de la sincérité des raisons qui sous-tendent cette volonté de la suppression de la note ? Le Torquemada modernisant nous jure, la main sur le cœur, que c'est pour ne pas traumatiser l'élève avec une mauvaise note, car ce traumatisme serait responsable de son éventuel échec. Il nous assène, enfin, que les études en docimologie montrent le caractère subjectif et contre-productif de la note.

Or, lorsqu'on sait qu'elles reposent sur des expérimentations "arrangées" pour servir de caution à des préjugés idéologiques et qui, paradoxalement, instaurent en amont toutes les conditions – loin d'être objectives celles-là – leur permettant d’obtenir les résultats qu’elles visent à démontrer en aval, la scientificité de ces fameuses études en docimologie devient ipso facto douteuse. On s'aperçoit qu'il s'agit, au mieux, d'une sorte d'effet Pygmalion sur la base duquel l'on va jusqu'à décréter que c'est le mode et le contexte d’évaluation qui seraient en grande partie responsables de la difficulté et de l'échec scolaires, au lieu de les considérer comme de simples instruments de mesure permettant de les révéler.

Autrement dit, on entretient une subtile ambiguïté autour du mot « évaluation » pour faire accroire que les résultats des expériences valident l’idée qu’on veut démontrer, à savoir que les conditions de l’évaluation empêcheraient de progresser dans les apprentissages et provoqueraient l’échec scolaire. « Mal nommer les choses ajouterait au malheur du monde », disait A. Camus.

Or, c’est justement là que réside le sophisme de cette démonstration fallacieuse, puisqu’en évitant de préciser de quel type d’évaluation il est question – formative ou sommative – on s’affranchit de la nécessité de reconnaître que le propre d’une évaluation sommative n’est pas de favoriser les apprentissages, ni de faire progresser l’élève, mais simplement de mesurer ses performances. Oserions-nous demander, par exemple, aux tests PISA de créer une dynamique favorable aux apprentissages ? Ce serait absurde.

À vrai dire, même battue en brèche, la doctrine de Torquemada n'en est pas moins cohérente. Elle a su déterminer une certaine adéquation entre les objectifs qu'elle s'est assignés et les moyens pour les atteindre. Derrière la guerre qu’elle a déclenchée contre la note, qu’elle considère comme emblème de l'évaluation sommative, c'est à cette dernière qu'elle en veut. Elle entend se contenter de simples évaluations formative et formatrice, lesquelles, à défaut de masquer l'échec scolaire qui existera toujours bon gré mal gré dans un contexte de classe ordinaire, sont drapées de la vertu de ne pas le révéler au grand jour, c’est-à-dire dans les statistiques et les documents officiels. Pour tuer son chien, qu’y a-t-il de mieux que de décréter qu’il a la rage ?

Pour réaliser ce dessein, un changement de paradigme lui a été éminemment nécessaire. Le faux débat relatif à l’évaluation a ouvert une boîte de Pandore. C’est ce qui va permettre à Torquemada d’accoucher de sa divine trouvaille : l’approche par compétences. Ainsi, au paradigme de la connaissance, qui sous-tend une logique de la transmission, centrée sur l’évaluation sommative, on substitue le paradigme de la compétence qui s’incarne dans une logique pédagogiste de construction de l’apprentissage, au sein de laquelle l’évaluation pertinente serait seulement formative et formatrice ; elles auraient la vertu de donner du sens, de motiver les élèves, de favoriser leur autonomie, de tenir compte de leur progressivité, etc. Rejetons alors cette satanée note et avec elle toute évaluation sommative qui nous jettent à la figure la réalité embarrassante de l'échec scolaire.

Cette escobarderie de Torquemada avait déjà été dénoncée, en 1984, par le linguiste et philosophe français, Jean-Claude Milner dans son ouvrage « De l’école » (Paris, Le Seuil, 1984) :

« Aussi le mauvais élève devient-il à leurs yeux le témoin de toutes les déchéances de la terre ; […] La plus simple consiste à vider de son sens toute notion liée à un échec possible : il ne doit plus y avoir de moyen de désigner tel ou tel comme mauvais élève. Il ne doit donc plus y avoir de notes. » (p. 84)

« […] la note subsiste toujours, mais, au lieu d'être attribuée par un maître, elle est le fruit d'une auto-évaluation où l'élève détermine lui-même s'il a mené à bien le projet qu'il avait lui-même construit » (p. 84)

Rappelons, par ailleurs, que Torquemada nous a également dit que la suppression de la note vise à éviter à l'élève le traumatisme que provoquerait celle-ci quand elle est mauvaise. Ce subit sursaut d’humanisme et d'angélisme pédagogique participe en réalité d’une capucinade qui masque mal ses mesquins relents culpabilisants. Or, qu'on le veuille ou non, la vie – et la vie professionnelle surtout – ne sont-elles pas faites de contraintes liées à la mesure des performances, à la concurrence et à la compétition ? Que pourrait la suppression de la note face à cette implacable réalité, sauf à installer les enfants dans une douce illusion égalitariste ? À cet égard, n’est-il pas légitime de se demander si le rôle de l'école n'est pas aussi de former l’enfant à la vie réelle dès le primaire ?

On aurait pu croire que le chemin de l’enfer est toujours pavé de bonnes intentions ; mais cela n'avait pas empêché Jean-Claude Milner de s’interroger sur la sincérité de cet humanisme soudain et à géométrie variable :

« En supprimant l'échec, on a aussi supprimé le succès. Car, on a honte de le rappeler […] Mais, si l'on a l'âme suffisamment tendre pour s'émouvoir des drames du mauvais élève, pourquoi ne l'aurait-on pas assez ensoleillée pour se féliciter des happy endings du bon élève ? D'où vient cette autorité qu'on s'arroge de condamner le second, au bénéfice du premier ? D'où vient cette valorisation mesquine des petits drames ? » (Ibid., p. 85)

Pour lui, la suppression de la note, au motif d’un idéal égalitariste, relève plutôt de l’ordre de l’utopie.
« Si les signaux sont exprimés comme une mesure, c'est par une loi générale de nos sociétés : en fait, c'est une marque que la société imprime sur l'école. Pour que cette marque disparaisse, il faudrait que la société fût transformée, et cela, de fond en comble, puisqu'il faudrait que tout le langage de la mesure eût disparu. Aucune société moderne ne répond à cette condition, quel que soit par ailleurs son mode d'organisation. Une école qui n'émette aucun signal ou des signaux qui ne soient pas des mesures est donc bien de l'ordre du songe : un îlot enchanté de lisse sérénité au sein d'un monde traversé de ruptures et de failles. » (Ibid., p. 86)
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Re: Classes sans notes et liberté pédagogique

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