Vos questions de grammaire
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Re: Vos questions de grammaire
Je pense comme Charlottofraise : il est veuf (c'est un fait établi) et je l'ignorais. Donc, je vois aussi la subordonnée comme complétive :
J'ignorais (quoi ?) => qu'il était veuf.
Est-ce suffisant pour le prouver ?
J'ignorais (quoi ?) => qu'il était veuf.
Est-ce suffisant pour le prouver ?
Lula qui n'est plus là- Niveau 10
Re: Vos questions de grammaire
J'ai toujours raisonné comme charlottofraise et Lula ; pour moi "qu'il était veuf" était une conjonctive complétive COD.
Mais en regardant le manuel des 4e (le hatier), je me suis aperçue que ce genre de subordonnées était classé dans les interro indirectes.
Me voilà bien embêtée ...
Mais en regardant le manuel des 4e (le hatier), je me suis aperçue que ce genre de subordonnées était classé dans les interro indirectes.
Me voilà bien embêtée ...

alprechac2- Niveau 10
Re: Vos questions de grammaire
mille excuses Leil, je n'avais pas vu qu'il y avait une catégorie "questions grammaticales" 

alprechac2- Niveau 10
Re: Vos questions de grammaire
miss terious a écrit:Sauf que le "et" entre "sèche" et "maigre" me gène. Il me fait penser que "maigre et sèche" est un premier groupe adjectival épithète liée et que "jaune comme un coing, gauche, lente" en est un deuxième, épithète détachée.
C'est bon, c'est ça !
La coordination fait du 1er groupe des E. liées (tjs même nature et fonction pour 2 segments coordonnées, pour les puristes)
"jaune (...), gauche, lente" sont des E. détachées.

Nellen- Fidèle du forum
Re: Vos questions de grammaire
alprechac2 a écrit:J'ai toujours raisonné comme charlottofraise et Lula ; pour moi "qu'il était veuf" était une conjonctive complétive COD.
Mais en regardant le manuel des 4e (le hatier), je me suis aperçue que ce genre de subordonnées était classé dans les interro indirectes.
Me voilà bien embêtée ...
Il n'y a aucun souci, en fait :
dans la catégorie COMPLETIVES, tu as le cas particulier des INT. INDIRECTES.
Ça c'est pour le classement.
Pour le prouver, tu peux chercher ... l'interrogative indirecte
Ici, tu as bel et bien une complétive COD: j'ignorais qu'il était veuf.
pour avoir une INT IND, tu transformes : je me demandais s'il était veuf.
[= je me demandais: "est-ce qu'il est veuf?"] => [verbe interrogatif + int. ind., toujours !]

Nellen- Fidèle du forum
Re: Vos questions de grammaire
Qu'elle soit COD ne me pose pas de problème. C'est sa nature qui m'ennuie : d'après toi, ce serait donc une interro indirecte et non une conjonctive ?

alprechac2- Niveau 10
Re: Vos questions de grammaire
L'interrogative indirecte est une conjonctive, donc.
Lula qui n'est plus là- Niveau 10
Re: Vos questions de grammaire
Lula a écrit:L'interrogative indirecte est une conjonctive, donc.
Pour moi, ce sont 2 natures bien différentes. L'interrogative indirecte n'est pas introduite par une conjonction, mais par un outil interrogatif (adverbe, pronom...).

Pom- Niveau 2
Re: Vos questions de grammaire
Conjonctive, à oublier je pense. Je ne le leur dit plus.
Pour simplifier au max. :
subordonnées : - relatives (introduites par un pr. rel.)
- complétives (introduites par conj. ou loc. conj.)
(-) interrogatives indirectes (cas particulier)
- circonstancielles
Pour plusieurs courants de grammaire, en fait :
dans les conjonctives, tu as les complétives, dont l'interrogative indirecte est une forme particulière.
Si je me souviens bien...
L'important est pour moi, qu'ils sachent trouver et nommer une relative, une complétive, une int. ind. et les circonstancielles. Je n'aborde pas les participiales et autres.
Ils apprennent à se poser ces questions (fonctionnement par élimination) :
II. La nature des propositions subordonnées :
Méthode : comment la trouver ?
Il faut chercher ce que la proposition complète, ce à quoi elle se rattache
1) Est-ce qu’elle complète un nom ?
Si oui : c’est une proposition subordonnée relative, expansion du nom, appelé son antécédent
Exemple :…………………………………………………………………………………………………………………………………………..
Elle est bien introduite par un pronom relatif (qui, que, quoi, dont, où, lequel et ses dérivés)
Si non …
2) Est-ce qu’elle complète un verbe ?
Si oui : c’est une proposition subordonnée complétive, introduite par « que ». Elle complète le verbe. Elle a généralement la fonction de complément d’objet direct (COD) et répond donc à la question : quoi ?
Exemples : Je pense ………………………………………… (verbe d'opinion + complétive)
Elle veut …………………………………………………………… (verbe de volonté + complétive)
Il faut ………………………………………………………………. (tounure impersonnelle + complétive)
Attention, ce peut être une subordonnée interrogative indirecte (aussi COD) :
Est-ce que c’est une question cachée, indirecte ?
Exemple : Je me demande ………………………………………………………………………………… (verbe interrogatif + int. ind.)
(= au style direct : ……………………………………………………………
3) Si elle ne complète ni un nom, ni un verbe, c’est une proposition subordonnée circonstancielle
Elle ressemble à un Complément Circonstanciel (mais elle n’en est pas un car elle a un verbe !) :
- Proposition Circ. de temps : (Quand ?) Dès que j’arrive, on part.
Débutent par : Conjonctions de subordination : quand, comme, lorsque, alors que, aussitôt que, après que…
- Proposition Circ. de cause : (Pourquoi ?) Parce que j’arrive, on peut partir.
Débutent par : puisque, comme, sous prétexte que
- Proposition Circ. de conséquence : (Résultat ?) J’arrive, si bien que l’on peut partir.
Débutent par : de sorte que, de façon que, si…que, tant…que, tel...que, etc.
- Proposition Circ. de but : (Pour quoi ?) J’arrive, pour que l’on puisse partir.
Débutent par : pour que, afin que, de peur que + subjonctif (but : irréel)
Désolé... C'est long.
J'espère que ça t'aidera (?)
Pour simplifier au max. :
subordonnées : - relatives (introduites par un pr. rel.)
- complétives (introduites par conj. ou loc. conj.)
(-) interrogatives indirectes (cas particulier)
- circonstancielles
Pour plusieurs courants de grammaire, en fait :
dans les conjonctives, tu as les complétives, dont l'interrogative indirecte est une forme particulière.
Si je me souviens bien...
L'important est pour moi, qu'ils sachent trouver et nommer une relative, une complétive, une int. ind. et les circonstancielles. Je n'aborde pas les participiales et autres.
Ils apprennent à se poser ces questions (fonctionnement par élimination) :
II. La nature des propositions subordonnées :
Méthode : comment la trouver ?
Il faut chercher ce que la proposition complète, ce à quoi elle se rattache
1) Est-ce qu’elle complète un nom ?
Si oui : c’est une proposition subordonnée relative, expansion du nom, appelé son antécédent
Exemple :…………………………………………………………………………………………………………………………………………..
Elle est bien introduite par un pronom relatif (qui, que, quoi, dont, où, lequel et ses dérivés)
Si non …
2) Est-ce qu’elle complète un verbe ?
Si oui : c’est une proposition subordonnée complétive, introduite par « que ». Elle complète le verbe. Elle a généralement la fonction de complément d’objet direct (COD) et répond donc à la question : quoi ?
Exemples : Je pense ………………………………………… (verbe d'opinion + complétive)
Elle veut …………………………………………………………… (verbe de volonté + complétive)
Il faut ………………………………………………………………. (tounure impersonnelle + complétive)
Attention, ce peut être une subordonnée interrogative indirecte (aussi COD) :
Est-ce que c’est une question cachée, indirecte ?
Exemple : Je me demande ………………………………………………………………………………… (verbe interrogatif + int. ind.)
(= au style direct : ……………………………………………………………
3) Si elle ne complète ni un nom, ni un verbe, c’est une proposition subordonnée circonstancielle
Elle ressemble à un Complément Circonstanciel (mais elle n’en est pas un car elle a un verbe !) :
- Proposition Circ. de temps : (Quand ?) Dès que j’arrive, on part.
Débutent par : Conjonctions de subordination : quand, comme, lorsque, alors que, aussitôt que, après que…
- Proposition Circ. de cause : (Pourquoi ?) Parce que j’arrive, on peut partir.
Débutent par : puisque, comme, sous prétexte que
- Proposition Circ. de conséquence : (Résultat ?) J’arrive, si bien que l’on peut partir.
Débutent par : de sorte que, de façon que, si…que, tant…que, tel...que, etc.
- Proposition Circ. de but : (Pour quoi ?) J’arrive, pour que l’on puisse partir.
Débutent par : pour que, afin que, de peur que + subjonctif (but : irréel)
Désolé... C'est long.
J'espère que ça t'aidera (?)

Nellen- Fidèle du forum
Re: Vos questions de grammaire
Nellen a écrit:Conjonctive, à oublier je pense. Je ne le leur dit plus.
Pour simplifier au max. :
subordonnées : - relatives (introduites par un pr. rel.)
- complétives (introduites par conj. ou loc. conj.)
(-) interrogatives indirectes (cas particulier)
- circonstancielles
Pour plusieurs courants de grammaire, en fait :
dans les conjonctives, tu as les complétives, dont l'interrogative indirecte est une forme particulière.
Si je me souviens bien...
Si je puis me permettre, je ne trouve pas ton classement très logique. Tu mélanges nature et fonction des propositions. "Complétive" et "circonstancielles" indiquent la fonction, là où relative et interrogative indirecte indiquent la nature.
Perso, j'étudie ça en 2 temps :
1. La nature des propositions, en fonction du mot introducteur : conjonctive, relative, interrogative
2. Leur fonction : circonstancielle, COD (là je leur donne le terme de complétive), ...

Pom- Niveau 2
Re: Vos questions de grammaire
Merci à tous pour vos réponses éclairantes !
Comme toi, Nellen, je leur fais poser des questions, mais effectivement, je préfère qu'ils ne mélangent pas les natures et les fonctions, comme Pom
Comme toi, Nellen, je leur fais poser des questions, mais effectivement, je préfère qu'ils ne mélangent pas les natures et les fonctions, comme Pom

alprechac2- Niveau 10
Re: Vos questions de grammaire
@ Pom :
Merci de te permettre...
Le pb que tu soulèves
... c'est un vieux dilemme que j'avais enterré 36 pieds sous terre
.
En un sens, tu m'aides donc à déterrer mes vieux démons, et ... je vais tester ton approche en deux temps, tiens !
Je crois que j'ai eu à peu près le même dilemme pour les expansions du nom (et l'apposition
)
Merci de te permettre...
Le pb que tu soulèves
En un sens, tu m'aides donc à déterrer mes vieux démons, et ... je vais tester ton approche en deux temps, tiens !
Je crois que j'ai eu à peu près le même dilemme pour les expansions du nom (et l'apposition
)
Nellen- Fidèle du forum
Re: Vos questions de grammaire
Dites-moi, comment décomposez-vous le mot "contorsionnées" ?
Le radical est "tors" (de "tortum"). Le préfixe est "con-". Jusque là, pas de souci (Quoique ? Vous confirmez ?). Ce sont les suffixes qui me gènent : -ion et -né ; mais que faites-vous de -e et -s ? Considérez-vous que ce sont des suffixes ou juste des marques de genre et nombre ?
Merci d'avance pour vos réponses.

miss terious- Modérateur
Re: Vos questions de grammaire
Nellen a écrit:@ Pom :
Merci de te permettre...
Le pb que tu soulèves... c'est un vieux dilemme que j'avais enterré 36 pieds sous terre
.
En un sens, tu m'aides donc à déterrer mes vieux démons, et ... je vais tester ton approche en deux temps, tiens !
Je crois que j'ai eu à peu près le même dilemme pour les expansions du nom (et l'apposition)
Tout le plaisir est pour moi, j'adore réveiller les démons assoupis.
En fait, c'est l'appellation "complétive" qui met le bazar... Dans les expansions, c'est "complément du nom" qui me pose problème, trop souvent utilisé en lieu et place de "groupe prépositionnel".
Je trouve qu'avec un peu de logique, la grammaire, c'est tout de suite beaucoup plus sympa et facile !

Pom- Niveau 2
Re: Vos questions de grammaire
miss terious a écrit:Dites-moi, comment décomposez-vous le mot "contorsionnées" ?Le radical est "tors" (de "tortum"). Le préfixe est "con-". Jusque là, pas de souci (Quoique ? Vous confirmez ?). Ce sont les suffixes qui me gènent : -ion et -né ; mais que faites-vous de -e et -s ? Considérez-vous que ce sont des suffixes ou juste des marques de genre et nombre ?Merci d'avance pour vos réponses.
J'aurais choisi "torsion" comme radical, mais tu peux effectivement encore le réduire en "tors"+"ion", marque du nom.
Quant à "e" et "s", à mon avis, ils appartiennent au suffixe "-né" qui, comme tout bon suffixe de participe passé, peut porter des marques de genre et nombre.

Pom- Niveau 2
Re: Vos questions de grammaire
Pom a écrit:miss terious a écrit:Dites-moi, comment décomposez-vous le mot "contorsionnées" ?Le radical est "tors" (de "tortum"). Le préfixe est "con-". Jusque là, pas de souci (Quoique ? Vous confirmez ?). Ce sont les suffixes qui me gènent : -ion et -né ; mais que faites-vous de -e et -s ? Considérez-vous que ce sont des suffixes ou juste des marques de genre et nombre ?Merci d'avance pour vos réponses.
J'aurais choisi "torsion" comme radical, mais tu peux effectivement encore le réduire en "tors"+"ion", marque du nom.
Quant à "e" et "s", à mon avis, ils appartiennent au suffixe "-né" qui, comme tout bon suffixe de participe passé, peut porter des marques de genre et nombre.
(Pour ce qui est souligné) C'est ce que j'ai dit à mes élèves aujourd'hui, mais - a posteriori - j'ai eu un doute.

miss terious- Modérateur
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