Partagez
Voir le sujet précédentAller en basVoir le sujet suivant
desperate bulldog
Niveau 2

Eléments d’information/réflexion sur les licenciements de professeurs-stagiaires

par desperate bulldog le Ven 13 Oct 2017 - 15:15
Quelques éléments d’information/réflexion sur les licenciements de professeurs-stagiaires

Démissions :

Quand j’ai été reçue aux RH du Rectorat de X accompagnée par mon syndicat suite à la lecture de mon dossier de stagiaire, j’ai appris que les licenciements ne constituaient que « la partie cachée de l’iceberg » et que les démissions de stagiaires étaient en forte augmentation depuis quelques années.

Profil-type du stagiaire licencié

Ma collègue licenciée au bout d’un an a appris par son avocat que sur  33 profs-stagiaires licenciés à X en Juin 2015, 31 avaient passé les concours internes et réservés. Alors haro sur le remplaçant ? Qu’en est-il dans les autres académies ?
TA ou pas ? Et pourquoi ?
Je n’ai pas contesté le licenciement pour deux raisons :
1) Je sais depuis très longtemps que ce type de combat est inégal.
2) Entrer en procédure signifiait ne pas couper les ponts avec ce système.
Or je voulais sortir de ce système ubuesque et ne plus en entendre parler.
Pour moi, la victoire ça a été la fuite, surtout que cela s’est soldé par plusieurs années d’indemnités chômage pour le Rectorat. Le temps de me refaire une santé et une situation ailleurs dans de bonnes conditions.

Mais c’est ma vision des choses et elle est  par définition partiale et personnelle.
Je sais que d’autres ont embauché immédiatement un avocat où se sont fait défendre gratuitement par un syndicat.

Problèmes de santé en année de stage : AVC, dépressions, traitements médicaux…

Ai passé deux visites médicales avec deux médecins du travail différents deux années de suite qui m’ont tous deux déclarée apte aux fonctions d’enseignante. Quelques semaines avant de recevoir mon arrêté de licenciement mon médecin traitant a failli m’hospitaliser suite à la détection inopinée d’une hypertension chronique sévère…laquelle aurait pu me mener tout droit à l’AVC…au lieu de cela, pensant que mes attaques de panique étaient liées à une dépression liée au traitement de choc et au flicage digne de la Securitate administré par le ballet bien orchestré des tuteurs, inspecteurs, chefs d’établissements et formateurs bidon de l’ESPE, j’ai demandé à mon médecin traitant de me mettre sous antidépresseur. Antidépresseur qui m’a permis de voir la vie en rose pendant les dix mois précédant mon licenciement et de ne pas réagir aux remarques désobligeantes excessives des personnes chargées de mon suivi de stagiaire mais pas de traiter le problème de fond lié à l’hypertension.
La dépersonnalisation du stagiaire traité comme un pion et le cautionnement des comportements des tuteurs harcelants par l’institution a des conséquences graves sur la santé de certains stagiaires (et plus on avance en âge, plus c’est difficile à gérer)
Situation semblable chez les étudiants infirmiers, autre métier en tension dans tous les sens du terme :
http://www.lejdd.fr/societe/sante/les-eleves-infirmiers-vont-mal-3437915
http://www.actusoins.com/291453/mal-etre-etudiants-soins-infirmiers-cefiec-preconise-dameliorer-formation-tuteurs-dintegrer-demarche-qualite.html
Suicides de professeurs stagiaires désespérés (les trois cas les plus récents)
http://www.ledauphine.com/isere-sud/2011/09/05/polemique-apres-le-suicide-d-une-professeur-stagiaire
https://blogs.mediapart.fr/lancetre/blog/070216/suicide-dun-professeur-toulouse-des-enseignants-denoncent-leurs-conditions-de-travail
http://www.leparisien.fr/bondy-93140/bondy-livry-gargan-emotion-apres-le-suicide-d-une-institutrice-stagiaire-31-05-2017-7003836.php
Personnellement je regrette de ne pas avoir simulé une tentative de suicide au white spirit afin de faire rentrer dans ses terres l’IG chargé du sale boulot consistant à me faire licencier. Ah, si j’avais su je me serai mise en arrêt-maladie six mois et aurais négocié une troisième et dernière année de stage AILLEURS avec le syndicat…mais bon, je croyais naïvement que le secret c’était de tenir, c’est tout.
Après coup, en Juin, le responsable de section de mon syndicat  m’a dit : tu aurais dû te mettre en arrêt-maladie dès Janvier, on aurait pu rattraper le coup ». Evidemment, en Juin, le dossier bouclé, c’était facile à dire…
http://www.20minutes.fr/france/217757-20080308-instituteur-tente-suicider
Site synthétique sur les suicides de profs dans le sud de la France :
http://www.gauchemip.org/spip.php?article10933

Tuteurs maltraitants

Pourquoi l’institution les couvre-t-ils ? Comment lutter contre leurs agissements ?
Hormis les café-croissants, compliments, intérêt simulé, effluves anti-agressivité : à ce jour, personne n’a trouvé d’antidote…
Va-t-il falloir attendre un meurtre pour que l’EN comprenne ?

Solutions :

Lettre à Brigitte Macron et à Philippe Blanquer intitulée : pourquoi je regrette d’avoir passé le capes ? (sous-entendu : pour vivre heureux dans l’EN, mieux vaut être remplaçant ou contractuel cédéisé, on est mieux traité…)
Repasser les concours (ou pas) et si oui en changeant d’académie, de discipline, de niveau ?
Oui ? Non ? Pourquoi ? Qu’en pensez-vous ?
Voir le sujet précédentRevenir en hautVoir le sujet suivant
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum