Le monde : la Fac a été une réelle souffrance pour moi

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Message par Sylvain de Saint-Sylvain le Mer 15 Nov 2017, 14:47

A quoi ressemble un littéraire formaté ? Je n'en ai encore jamais vu, ou bien je ne sais pas voir. Seuls m'ont donné cette impression quelques étudiants pas très bons.

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Re: Le monde : la Fac a été une réelle souffrance pour moi

Message par DesolationRow le Mer 15 Nov 2017, 14:47

@Zagara a écrit:"Premier rang, second rang..." C'est tellement malsain ce système hiérarchique.
Quand on est dedans on trouve ça normal ; quand on en sort on se demande quand même ce qui justifie de telles violences symboliques.
Ça reste avant tout de grosses turbines qui servent à produire une certaine mise en conformité et homogénéité de l'élite.
Des fois je me dis que la vie est ailleurs ; auprès des gens normaux et de la nature. Mais les institutions dorées de la République, peuplées de gens si incroyablement cultivés, policés, et gagnants qu'ils se confondent un peu dans mon esprit, me paraissent de plus en plus vaines et factices. J'ai l'impression d'être entourée de gens qui m'écrasent par leur culture, mais qui semblent un peu sortis d'une chaîne de montage, dans mon boulot ; je ne me sens vivre qu'avec mes potes des classes dites inférieures.

Non mais ça c'est une blague. Les khâgneux, même de prépas "de premier rang", et les normaliens, sont des gens étonnamment équilibrés et normaux ; ils répondent assez peu à la description du mannequin policé et gagnant, tu sais.
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Re: Le monde : la Fac a été une réelle souffrance pour moi

Message par archeboc le Mer 15 Nov 2017, 14:53

@Zagara a écrit:"Premier rang, second rang..." C'est tellement malsain ce système hiérarchique.
Ce n'est pas un système hiérarchique. Il n'y a aucun lien de subordination entre une prépa de second rang et une prépa de premier rang.
Il y a d'autant moins de système hiérarchique qu'il n'y a pas, institutionnellement, de premier et de second rang. Il y a une émulation permanente entre les prépa, et certaines célébrités qui s'imposent et perdurent.

@Zagara a écrit:Quand on est dedans on trouve ça normal ; quand on en sort on se demande quand même ce qui justifie de telles violences symboliques.
La définition de violence ne permet pas de comprendre cette phrase. Même en torturant une première fois le mot avec l'aide de Max Weber, puis en le déguisant avec les oripeaux de Pierre Bourdieu, je n'arrive pas à mettre cette phrase en conformité avec le réel.

@Zagara a écrit:Ça reste avant tout de grosses turbines qui servent à produire une certaine mise en conformité et homogénéité de l'élite.
De ma math sup, l'un fait maintenant du design, un autre est enseignant, un troisième construit des ponts, un autre encore est pasteur.
Je suppose que sans l'homogénéité, on aurait eu un extra-terrestre.

@Zagara a écrit:Mais les institutions dorées de la République, peuplées de gens si incroyablement cultivés, policés,
Entendu dans ma math sup : "moi, je n'ai rien contre les musulmans. Seulement contre les juifs, parce que les juifs ne mangent pas de cochon, cela va ruiner mes parents qui sont éleveurs de porc". Cultivé et policé ? Vraiment ?
Je repense aussi à un jeune noir athlétique et crâne rasé, que j'ai entendu à un oral de concours il y a quelques années, qui nous avait expliqué son milieu populaire et comment il avait eu la chance de découvrir la musique classique. Cela m'avait ému car certes cela me faisait penser au parcours de ma grand-mère. Mais combien d'autres profils par ailleurs ? Plus je retourne la question, moins j'y vois conformité ni homogénéité.


_________________
Pour des raisons de commodité nous utilisons dans nos analyses un classement des élèves en « bons », « moyens » et « faibles » qui n'est valable qu'à l'intérieur de chaque classe ou dans des classes de même type. En fait, les élèves que nous appelons « bons » sont plutôt des élèves moyens, les « moyens » des élèves plutôt faibles et les « faibles » des élèves en grande difficulté.
van Zanten Agnès. Le quartier ou l'école ? Déviance et sociabilité adolescente dans un collège de banlieue . In: Déviance et société. 2000 - Vol. 24 - N°4. Les désordres urbains : regards sociologiques. pp. 377-401. note 3



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Re: Le monde : la Fac a été une réelle souffrance pour moi

Message par Zagara le Mer 15 Nov 2017, 14:56

@DesolationRow a écrit:
@Zagara a écrit:"Premier rang, second rang..." C'est tellement malsain ce système hiérarchique.
Quand on est dedans on trouve ça normal ; quand on en sort on se demande quand même ce qui justifie de telles violences symboliques.
Ça reste avant tout de grosses turbines qui servent à produire une certaine mise en conformité et homogénéité de l'élite.
Des fois je me dis que la vie est ailleurs ; auprès des gens normaux et de la nature. Mais les institutions dorées de la République, peuplées de gens si incroyablement cultivés, policés, et gagnants qu'ils se confondent un peu dans mon esprit, me paraissent de plus en plus vaines et factices. J'ai l'impression d'être entourée de gens qui m'écrasent par leur culture, mais qui semblent un peu sortis d'une chaîne de montage, dans mon boulot ; je ne me sens vivre qu'avec mes potes des classes dites inférieures.

Non mais ça c'est une blague. Les khâgneux, même de prépas "de premier rang", et les normaliens, sont des gens étonnamment équilibrés et normaux ; ils répondent assez peu à la description du mannequin policé et gagnant, tu sais.
Oui oui. Quand on en fait partie intégrante.
Quand on est une pièce rapportée qui a changé de classe sociale, on a un autre point de vue. Les khâgnes parisiennes (surtout en 2ème année) sont un tamis social. J'avais une majorité de gens issus de la bourgeoisie et de l'aristocratie autour de moi. Puis je suis d'accord avec Elaïna, c'est aussi un moule (un beau moule, très doré et brillant, dont on a envie de faire partie parce qu'il est bon, exigeant et prestigieux, mais un moule quand même). Du coup il y a deux tamis : un premier social, puis un autre par les conditions de réussite (il y a des attentes fortes et on réussit en s'y conformant/soumettant, comme tous les concours).
J'ai radicalement changé de monde social à mes 18 ans et disons que ça m'a fait bizarre, et que ça continue de me faire bizarre, voilà tout.


Dernière édition par Zagara le Mer 15 Nov 2017, 14:59, édité 1 fois
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Re: Le monde : la Fac a été une réelle souffrance pour moi

Message par DesolationRow le Mer 15 Nov 2017, 14:59

Je réagissais à "auprès des gens normaux et de la nature", et à l'idée d'homogénéité glaçante, etc. Je t'assure que ce n'est pas le cas, c'est tout : les normaliens sont des gens étonnamment normaux. Après, tu peux choisir de ne pas me croire.
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Re: Le monde : la Fac a été une réelle souffrance pour moi

Message par Fires of Pompeii le Mer 15 Nov 2017, 15:01

Moi je te crois.

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Re: Le monde : la Fac a été une réelle souffrance pour moi

Message par DesolationRow le Mer 15 Nov 2017, 15:02

Razz juste parce que je t'ai offert de covoiturer pour aller manger un steak Razz
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Re: Le monde : la Fac a été une réelle souffrance pour moi

Message par Fires of Pompeii le Mer 15 Nov 2017, 15:03

Non, parce que j'ai déjà vu des normaliens faire des blagues bien graveleuses !

Bon, et aussi pour le steak. Que veux-tu, on ne m'aura pas avec du tofu !

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Re: Le monde : la Fac a été une réelle souffrance pour moi

Message par JPhMM le Mer 15 Nov 2017, 15:05

@archeboc a écrit:
@Zagara a écrit:"Premier rang, second rang..." C'est tellement malsain ce système hiérarchique.
Ce n'est pas un système hiérarchique. Il n'y a aucun lien de subordination entre une prépa de second rang et une prépa de premier rang.
Il y a d'autant moins de système hiérarchique qu'il n'y a pas, institutionnellement, de premier et de second rang. Il y a une émulation permanente entre les prépa, et certaines célébrités qui s'imposent et perdurent.

@Zagara a écrit:Quand on est dedans on trouve ça normal ; quand on en sort on se demande quand même ce qui justifie de telles violences symboliques.
La définition de violence ne permet pas de comprendre cette phrase. Même en torturant une première fois le mot avec l'aide de Max Weber, puis en le déguisant avec les oripeaux de Pierre Bourdieu, je n'arrive pas à mettre cette phrase en conformité avec le réel.

@Zagara a écrit:Ça reste avant tout de grosses turbines qui servent à produire une certaine mise en conformité et homogénéité de l'élite.
De ma math sup, l'un fait maintenant du design, un autre est enseignant, un troisième construit des ponts, un autre encore est pasteur.
Je suppose que sans l'homogénéité, on aurait eu un extra-terrestre.

@Zagara a écrit:Mais les institutions dorées de la République, peuplées de gens si incroyablement cultivés, policés,
Entendu dans ma math sup : "moi, je n'ai rien contre les musulmans. Seulement contre les juifs, parce que les juifs ne mangent pas de cochon, cela va ruiner mes parents qui sont éleveurs de porc". Cultivé et policé ? Vraiment ?
Je repense aussi à un jeune noir athlétique et crâne rasé, que j'ai entendu à un oral de concours il y a quelques années, qui nous avait expliqué son milieu populaire et comment il avait eu la chance de découvrir la musique classique. Cela m'avait ému car certes cela me faisait penser au parcours de ma grand-mère. Mais combien d'autres profils par ailleurs ? Plus je retourne la question, moins j'y vois conformité ni homogénéité.

Il se trouve que les gens détestent les préjugés.
Sauf lorsqu'ils sont leurs.

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Labyrinthe où l'admiration des ignorants et des idiots qui prennent pour savoir profond tout ce qu'ils n'entendent pas, les a retenus, bon gré malgré qu'ils en eussent. D'ailleurs, il n'y a point de meilleur moyen pour mettre en vogue ou pour défendre des doctrines étranges et absurdes, que de les munir d'une légion de mots obscurs, douteux , et indéterminés. Ce qui pourtant rend ces retraites bien plus semblables à des cavernes de brigands ou à des tanières de renards qu'à des forteresses de généreux guerriers. Que s'il est malaisé d'en chasser ceux qui s'y réfugient, ce n'est pas à cause de la force de ces lieux-là, mais à cause des ronces, des épines et de l'obscurité des buissons dont ils sont environnés. Car la fausseté étant par elle-même incompatible avec l'esprit de l'homme, il n'y a que l'obscurité qui puisse servir de défense à ce qui est absurde. — John Locke
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Re: Le monde : la Fac a été une réelle souffrance pour moi

Message par Zagara le Mer 15 Nov 2017, 15:06

Ben j'en ai plein autour de moi donc bon. Je suis arrivée à un niveau où il n'y a que ça ; si les destins étaient gouvernés uniquement par des déterminismes sociaux, je ne devrais pas être où je suis.
J'ai plus l'impression qu'ils échangent pour fabriquer de l'entregent que par sympathie. Je sens des relations d'intérêts et une tension, quand je suis auprès d'eux. Toujours l'impression que si je dis 1 truc con, je serais radiée de leur petit monde très refermé et consanguin. Plusieurs semblent me mépriser ; mais ces choses-là se montrent toujours d'une manière si feutrée...
Mais ça vient certainement de ma position bizarre, et je me fais aussi en partie des films parce que je me sens écrasée, d'un point de vue culturel et social. Je suis un canard dans un étang peuplé de cygnes.
En fait je me rends compte que le décalage culturel créé pendant l'enfance entre les classes élitaires et les autres est impossible à combler. Quel que soit le travail que je fournirai, je ne pourrai pas me conformer à leur habitus et à leur manière de penser et d'agir. Après, je n'ai pas trop envie de m'y conformer non plus.


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Re: Le monde : la Fac a été une réelle souffrance pour moi

Message par Elaïna le Mer 15 Nov 2017, 15:08

@DesolationRow a écrit:
@Elaïna a écrit:

Evidemment, la prépa littéraire, c'est une sorte de formatage
La culture classique, En lisant en écrivant de Julien Gracq qui a dû s'en mettre plein les poches car tous les khâgneux l'ont acheté, Roland Barthes et Gérard Genette, le latin, bref, c'est un moule

Ça, c'est simplement faux. Même si tu prends la partie restreinte des khâgneux qui sortent en ayant le concours, ça donne des gens étonnamment peu formatés, crois-moi.
je me suis mal exprimée, désolée. Je voulais plutôt dire qu'en effet en prépa on passe tous, surtout en lettres, par ce qui pourrait apparaître comme un moule vu de l'extérieur, celui de la culture classique. Mais pour moi ça n'est pas un gros mots, et que ça soit à Ulm ou aux chartes, j'ai vu tellement de personnalités différentes que l'idée d'un formatage me fait doucement rigoler.

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Toutes mes excuses : je n'ai plus de point sur mon clavier, je ponctue donc avec les moyens du bord !
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Re: Le monde : la Fac a été une réelle souffrance pour moi

Message par DesolationRow le Mer 15 Nov 2017, 15:09

@Zagara a écrit:Ben j'en ai plein autour de moi donc bon. Je suis arrivée à un niveau où il n'y a que ça ; si les destins étaient gouvernés uniquement par des déterminismes sociaux, je ne devrais pas être où je suis.
J'ai plus l'impression qu'ils échangent pour fabriquer de l'entregent que par sympathie. Je sens des relations d'intérêts et une tension, quand je suis auprès d'eux. Toujours l'impression que si je dis 1 truc con, je serais radiée de leur petit monde très refermé et consanguin. Plusieurs semblent me mépriser ; mais ces choses-là se montrent toujours d'une manière si feutrée...
Mais ça vient certainement de ma position bizarre, et je me fais aussi en partie des films parce que je ne me sens pas à ma place, d'un point de vue culturel et social. Chuis un canard dans un étang peuplé de cygnes.

Ah oui, quand je dis que ce sont des gens normaux, je veux dire qu'il y a une proportion raisonnable d'imbéciles Wink
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Re: Le monde : la Fac a été une réelle souffrance pour moi

Message par DesolationRow le Mer 15 Nov 2017, 15:09

@Elaïna a écrit:
@DesolationRow a écrit:
@Elaïna a écrit:

Evidemment, la prépa littéraire, c'est une sorte de formatage
La culture classique, En lisant en écrivant de Julien Gracq qui a dû s'en mettre plein les poches car tous les khâgneux l'ont acheté, Roland Barthes et Gérard Genette, le latin, bref, c'est un moule

Ça, c'est simplement faux. Même si tu prends la partie restreinte des khâgneux qui sortent en ayant le concours, ça donne des gens étonnamment peu formatés, crois-moi.
je me suis mal exprimée, désolée. Je voulais plutôt dire qu'en effet en prépa on passe tous, surtout en lettres, par ce qui pourrait apparaître comme un moule vu de l'extérieur, celui de la culture classique. Mais pour moi ça n'est pas un gros mots, et que ça soit à Ulm ou aux chartes, j'ai vu tellement de personnalités différentes que l'idée d'un formatage me fait doucement rigoler.

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Re: Le monde : la Fac a été une réelle souffrance pour moi

Message par PauvreYorick le Mer 15 Nov 2017, 15:27

@Fires of Pompeii a écrit:Non, parce que j'ai déjà vu des normaliens faire des blagues bien graveleuses !
Pardon, mais ça, c'est impossible.

_________________
'Tis a blushing, shamefaced spirit that mutinies in a man’s bosom. It fills a man full of obstacles. It made me once restore a purse of gold that by chance I found. It beggars any man that keeps it. It is turned out of towns and cities for a dangerous thing, and every man that means to live well endeavors to trust to himself and live without it.
____________

When everybody is swept away unthinkingly by what everybody else does and believes in, those who think are drawn out of hiding because their refusal to join is conspicuous and thereby becomes a kind of action.
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Re: Le monde : la Fac a été une réelle souffrance pour moi

Message par Fires of Pompeii le Mer 15 Nov 2017, 15:33

@PauvreYorick a écrit:
@Fires of Pompeii a écrit:Non, parce que j'ai déjà vu des normaliens faire des blagues bien graveleuses !
Pardon, mais ça, c'est impossible.

Aussi impossible que de boire son café nu.

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Re: Le monde : la Fac a été une réelle souffrance pour moi

Message par PauvreYorick le Mer 15 Nov 2017, 15:34

Au moins aussi impossible, oui.

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'Tis a blushing, shamefaced spirit that mutinies in a man’s bosom. It fills a man full of obstacles. It made me once restore a purse of gold that by chance I found. It beggars any man that keeps it. It is turned out of towns and cities for a dangerous thing, and every man that means to live well endeavors to trust to himself and live without it.
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Re: Le monde : la Fac a été une réelle souffrance pour moi

Message par Dimka le Mer 15 Nov 2017, 16:01

Pour les profs humiliants, je ne crois pas que ça soit spécifique à la prépa : à la fac, j'en ai vus des pas mauvais, dans le genre. J'ai notamment le souvenir de trois profs, en L2-L3 d'histoire… Rolling Eyes Bon, c'est sur que du coup, ça créé un esprit de corps dans la promo. Le prof qui essayait systématiquement de faire pleurer les filles qui passaient à l'oral, ou encore celui qui s'est acharné sur une étudiante, peut être pendant cinq minutes entières, parce qu'elle n'avait pas repéré une référence biblique dans le texte. Rolling Eyes C'était vraiment moche.

Sans généraliser non plus et sans aller jusqu'à ces comportements un peu extrêmes, j'ai l'impression que certains profs méprisent les étudiants de licence, parce qu'eux ont fait un parcours plus prestigieux que la fac. Je trouve que cette année, en médecine, les profs sont beaucoup plus sympas, bienveillants, notamment dans le discours (envers nous : il n'y a pas ce discours sur les jeunes de maintenant qui sont un peu concons, bien au contraire. Ou encore, on voit qu'ils ont été affectés par le décès du P2 qui s'est noyé en sortie de boîte, alors que quand j'étais en LSH, les étudiants qui se noyaient, tout le monde s'en foutait), qu'il y a comme un esprit de corps du fait qu'ils ont eu le même parcours.

Bon, après ça ne veut rien dire, c'est juste un ressenti.


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J’aime les petits cœurs mignons et palpitants !
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Re: Le monde : la Fac a été une réelle souffrance pour moi

Message par Sulfolobus le Mer 15 Nov 2017, 16:32

@Bouboule a écrit:
Il y a quand même des caractères très différents. Il existe aussi beaucoup d'étudiants en CPGE qui ne stressent pas spécialement pour les concours, en tout cas pas plus que lorsqu'ils préparent une compétition sportive, une audition ou un spectacle. L'état d'esprit est essentiel en CPGE mais on peut aussi faire ses études en faisant confiance au système ("j'aurai ce que je mérite").
Certes, le problème étant que si on a un des caractères pas adapté, on est cuit et souvent méchamment et pour longtemps, indépendamment du niveau académique. Et moi ça me gêne énormément : que pour réussir dans une formation, la solidité psychologique et le caractère soit plus important que le niveau académique.

Et il y aussi plein de passerelles en France, en tout cas pour la voie CPGE (c'est moins vrai en PACES par exemple...). La vie ne s'arrête pas parce qu'on n'a pas l'école souhaitée (sans compter que le souhait se fait souvent sur une vision très naïve ou "pseudo-hiérarchique").
Il y a très très peu de passerelles comparativement à ce qui se fait chez nos voisins et quelque soit la passerelle, il est toujours mal vu d'avoir été inscrit en prépa et de passer par une passerelle. Les passerelles sont faites pour ceux qui n'ont pas été en prépa du tout, pas pour ceux qui ne s'y sont pas plus.
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Re: Le monde : la Fac a été une réelle souffrance pour moi

Message par Illiane le Mer 15 Nov 2017, 16:54

@PauvreYorick a écrit:
@Fires of Pompeii a écrit:Non, parce que j'ai déjà vu des normaliens faire des blagues bien graveleuses !
Pardon, mais ça, c'est impossible.

  Mon compagnon est normalien ; issu d'un milieu très modeste, il a réussi hors des prépas parisiennes, et il ADORE faire des blagues graveleuses et regarder des films d'horreur et d'épouvante. Vous avez dit formaté ?

Sinon, mes trois années de prépa à Marseille font partie, avec la préparation à l'agrég, des années les plus enrichissantes de mon existence tant d'un point de vue intellectuel que d'un point de vue humain. Pas de prof sournois, pas de bizutage, que de l'entraide et de la solidarité.

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Re: Le monde : la Fac a été une réelle souffrance pour moi

Message par archeboc le Mer 15 Nov 2017, 17:18


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Pour des raisons de commodité nous utilisons dans nos analyses un classement des élèves en « bons », « moyens » et « faibles » qui n'est valable qu'à l'intérieur de chaque classe ou dans des classes de même type. En fait, les élèves que nous appelons « bons » sont plutôt des élèves moyens, les « moyens » des élèves plutôt faibles et les « faibles » des élèves en grande difficulté.
van Zanten Agnès. Le quartier ou l'école ? Déviance et sociabilité adolescente dans un collège de banlieue . In: Déviance et société. 2000 - Vol. 24 - N°4. Les désordres urbains : regards sociologiques. pp. 377-401. note 3



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Re: Le monde : la Fac a été une réelle souffrance pour moi

Message par Guermantes729 le Mer 15 Nov 2017, 17:22

@archeboc a écrit:


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Re: Le monde : la Fac a été une réelle souffrance pour moi

Message par Fires of Pompeii le Mer 15 Nov 2017, 17:39

@Illiane a écrit:
@PauvreYorick a écrit:
@Fires of Pompeii a écrit:Non, parce que j'ai déjà vu des normaliens faire des blagues bien graveleuses !
Pardon, mais ça, c'est impossible.

  Mon compagnon est normalien ; issu d'un milieu très modeste, il a réussi hors des prépas parisiennes, et il ADORE faire des blagues graveleuses et regarder des films d'horreur et d'épouvante. Vous avez dit formaté ?

Sinon, mes trois années de prépa à Marseille font partie, avec la préparation à l'agrég, des années les plus enrichissantes de mon existence tant d'un point de vue intellectuel que d'un point de vue humain. Pas de prof sournois, pas de bizutage, que de l'entraide et de la solidarité.

Ne t'en fais pas, PY était ironique :-D

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Re: Le monde : la Fac a été une réelle souffrance pour moi

Message par Illiane le Mer 15 Nov 2017, 17:52

Je m'en doute Very Happy , mais je tenais quand même à le préciser pour ceux qui n'ont jamais vu un normalien de leur vie et pensent qu'ils parlent tout le temps de l'effet de sourdine dans le théâtre de Racine Razz (ce qu'ils font parfois cela dit ^^, mais ils ne sont pas les seuls !)

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Re: Le monde : la Fac a été une réelle souffrance pour moi

Message par Rendash le Mer 15 Nov 2017, 18:14

@DesolationRow a écrit:Je réagissais à "auprès des gens normaux et de la nature", et à l'idée d'homogénéité glaçante, etc. Je t'assure que ce n'est pas le cas, c'est tout : les normaliens sont des gens étonnamment normaux. Après, tu peux choisir de ne pas me croire.

C'en est même presque décevant Neutral

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"Ce serait un bien bel homme s’il n’était pas laid ; il est grand, bâti en Hercule, mais a un teint africain ; des yeux vifs, pleins d’esprit à la vérité, mais qui annoncent toujours la susceptibilité, l’inquiétude ou la rancune, lui donnent un peu l’air féroce, plus facile à être mis en colère qu’en gaieté. Il rit peu, mais il fait rire. [...] Il est sensible et reconnaissant ; mais pour peu qu’on lui déplaise, il est méchant, hargneux et détestable."
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Re: Le monde : la Fac a été une réelle souffrance pour moi

Message par Ergo le Mer 15 Nov 2017, 18:16

@Rendash a écrit:
@DesolationRow a écrit:Je réagissais à "auprès des gens normaux et de la nature", et à l'idée d'homogénéité glaçante, etc. Je t'assure que ce n'est pas le cas, c'est tout : les normaliens sont des gens étonnamment normaux. Après, tu peux choisir de ne pas me croire.

C'en est même presque décevant Neutral
Pour en connaître quelques-uns, Descartes

Pour revenir à la fac, j'aurais tendance à dire qu'il y a aussi davantage de mauvaises orientations en L1 que de mauvaises orientations en prépa (je parle du niveau requis uniquement). Je veux dire par là qu'en anglais, à tout hasard, un nombre non négligeable est incapable d'écrire une phrase correcte en anglais, n'a pas l'intention de lire les œuvres au programme et a des lacunes énormes en français (et pour la version, bon...). Alors même avec toute la bonne volonté des enseignants, il y a des limites...

Et certains de ceux-là souffrent en effet, parce qu'ils prennent conscience qu'il y a des lacunes qui sont quasiment impossibles à combler. En tout cas, pas en un an et au prix d'un travail monstre qu'ils devront fournir pendant toutes leurs études, à supposer que cela suffise. Et parfois, ça ne suffit pas.


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Re: Le monde : la Fac a été une réelle souffrance pour moi

Message par Rendash le Mer 15 Nov 2017, 18:16

@Illiane a écrit:Je m'en doute Very Happy , mais je tenais quand même à le préciser pour ceux qui n'ont jamais vu un normalien de leur vie et pensent qu'ils parlent tout le temps de l'effet de sourdine dans le théâtre de Racine Razz (ce qu'ils font parfois cela dit ^^, mais ils ne sont pas les seuls !)

Il y a sûrement une contrepèterie là-dedans scratch

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"Ce serait un bien bel homme s’il n’était pas laid ; il est grand, bâti en Hercule, mais a un teint africain ; des yeux vifs, pleins d’esprit à la vérité, mais qui annoncent toujours la susceptibilité, l’inquiétude ou la rancune, lui donnent un peu l’air féroce, plus facile à être mis en colère qu’en gaieté. Il rit peu, mais il fait rire. [...] Il est sensible et reconnaissant ; mais pour peu qu’on lui déplaise, il est méchant, hargneux et détestable."
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Esprit sacré


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