Partagez
Voir le sujet précédentAller en basVoir le sujet suivant
Babarette
Grand sage

Re: Le « péril mortel » de l’écriture inclusive

par Babarette le Mer 13 Déc 2017 - 19:59
@Wahlou a écrit:
@Babarette a écrit:Walou: je ne vois pas en quoi c'est ériger un tribunal que de dire qu'une réflexion est sexiste quand elle l'est.

Mais ça ne t'était pas adressé Wink

Je te présente donc toutes mes excuses, mais tu devrais citer la personne à qui tu t'adresses dans ce cas, afin d'éviter les malentendus.  Smile
User19866
Expert spécialisé

Re: Le « péril mortel » de l’écriture inclusive

par User19866 le Mer 13 Déc 2017 - 20:00
@ProvençalLeGaulois a écrit:Eh bien autant écrire celles et ceux alors, plutôt que ces horreurs de 'celleux' et 'ceux.elles'.
Mais tu fais très exactement ce qui te chante ! Si tu veux écrire systématiquement "celles et ceux" et écrire en toutes lettres les mots à chaque fois que le cas se présente, n'hésite surtout pas ! Et bienvenue dans le vaste monde de l'écriture inclusive. Very Happy


Dernière édition par Dalathée2 le Mer 13 Déc 2017 - 20:02, édité 2 fois
avatar
Tristana
Vénérable

Re: Le « péril mortel » de l’écriture inclusive

par Tristana le Mer 13 Déc 2017 - 20:00
Dalathée2 a écrit:
EDIT : Tristana

Spoiler:
Ce qui est marrant, c'est que je n'étais pas partie pour utiliser l'écriture inclusive sur ce forum, mais devant certaines réactions absurdes, j'ai décidé de faire ici ce que je fais dans ma vie de tous les jours.

Spoiler:
Ah mais moi, je ne l'ai jamais utilisée et en fait, en lisant les réactions ici, je n'ai qu'une envie, c'est de mettre du point médian partout !

_________________
« C’est tout de même épatant, et pour le moins moderne, un dominant qui vient chialer que le dominé n’y met pas assez du sien. »
Virginie Despentes
avatar
Rendash
Bon génie

Re: Le « péril mortel » de l’écriture inclusive

par Rendash le Mer 13 Déc 2017 - 20:01
@Tristana a écrit:
@Rendash a écrit:
@Babarette a écrit:
Fort heureusement il n'y a pas que les femmes qui soient féministes.


De même qu'on peut militer vigoureusement en faveur d'une réelle égalité entre hommes et femmes, sans toutefois adopter le point médian Razz

Ca tombe bien, personne n'a dit ça, pensé ça, formulé ça.
En revanche, ça continue à fantasmer sévère sur un fascisme qui n'existe que dans les désirs les plus fous des tenants de l'ordre établi (cf. supra).

Ça tombe bien, je n'ai accusé personne d'avoir dit ça, ou formulé ça. Donc ... ? Suspect


En revanche, comme bien souvent, tu ne manques pas de généraliser :

En attendant, ceux qui parlent de "péril mortel", c'est bien les tenants de la langue française actuelle.

Non. Des tenants de la langue française actuelle parlent de "péril mortel", d'autres se contentent de n'avoir cure de la chose et de ne pas l'adopter.

@Babarette a écrit:
@Rendash a écrit:
@Babarette a écrit:
Fort heureusement il n'y a pas que les femmes qui soient féministes.


De même qu'on peut militer vigoureusement en faveur d'une réelle égalité entre hommes et femmes, sans toutefois adopter le point médian Razz

Mais j'en suis bien d'accord, je ne répondais ici que sur le fait d'étudier aussi les travaux de femmes, puisqu'ils existent. Les étudier, qu'on ait ou non un utérus.

Mais si tu commences à prendre wanax au sérieux, t'es mal barrée Laughing D'autant que là, c'était manifestement une réelle tentative d'ironie de sa part.


@DesolationRow a écrit:
@Rendash a écrit:
@Babarette a écrit:
Fort heureusement il n'y a pas que les femmes qui soient féministes.


De même qu'on peut militer vigoureusement en faveur d'une réelle égalité entre hommes et femmes, sans toutefois adopter le point médian Razz

Très certes.




(et , en hommage à FoP ).

_________________



"Ce serait un bien bel homme s’il n’était pas laid ; il est grand, bâti en Hercule, mais a un teint africain ; des yeux vifs, pleins d’esprit à la vérité, mais qui annoncent toujours la susceptibilité, l’inquiétude ou la rancune, lui donnent un peu l’air féroce, plus facile à être mis en colère qu’en gaieté. Il rit peu, mais il fait rire. [...] Il est sensible et reconnaissant ; mais pour peu qu’on lui déplaise, il est méchant, hargneux et détestable."
avatar
Wahlou
Niveau 10

Re: Le « péril mortel » de l’écriture inclusive

par Wahlou le Mer 13 Déc 2017 - 20:01
@Babarette a écrit:
@Wahlou a écrit:
@Babarette a écrit:Walou: je ne vois pas en quoi c'est ériger un tribunal que de dire qu'une réflexion est sexiste quand elle l'est.

Mais ça ne t'était pas adressé Wink

Je te présente donc toutes mes excuses, mais tu devrais citer la personne à qui tu t'adresses dans ce cas, afin d'éviter les malentendus.  Smile

Il y en a bien trop, c'est pour ça que je n'ai volontairement cité personne

_________________
"Savoir étant sublime, apprendre sera doux"
Victor Hugo, Les contemplations
avatar
Tristana
Vénérable

Re: Le « péril mortel » de l’écriture inclusive

par Tristana le Mer 13 Déc 2017 - 20:02
@Rendash a écrit:En revanche, comme bien souvent, tu ne manques pas de généraliser :

En attendant, ceux qui parlent de "péril mortel", c'est bien les tenants de la langue française actuelle.

Non. Des tenants de la langue française actuelle parlent de "péril mortel", d'autres se contentent de n'avoir cure de la chose et de ne pas l'adopter.

Je n'ai donc pas le droit de dire que l'académie française, c'est les tenants de la langue française actuelle ?!
Bah tiens.

_________________
« C’est tout de même épatant, et pour le moins moderne, un dominant qui vient chialer que le dominé n’y met pas assez du sien. »
Virginie Despentes
avatar
Rendash
Bon génie

Re: Le « péril mortel » de l’écriture inclusive

par Rendash le Mer 13 Déc 2017 - 20:05
@Tristana a écrit:
@Rendash a écrit:En revanche, comme bien souvent, tu ne manques pas de généraliser :

En attendant, ceux qui parlent de "péril mortel", c'est bien les tenants de la langue française actuelle.

Non. Des tenants de la langue française actuelle parlent de "péril mortel", d'autres se contentent de n'avoir cure de la chose et de ne pas l'adopter.

Je n'ai donc pas le droit de dire que l'académie française, c'est les tenants de la langue française actuelle ?!
Bah tiens.

Tous les tenants de la langue française actuelle ne sont pas à l'Académie française, ni n'en partagent les opinions, en particulier lorsqu'elles sont outrancières. C'est difficile à comprendre ? Ou alors on n'a pas la même définition du terme "tenant".

_________________



"Ce serait un bien bel homme s’il n’était pas laid ; il est grand, bâti en Hercule, mais a un teint africain ; des yeux vifs, pleins d’esprit à la vérité, mais qui annoncent toujours la susceptibilité, l’inquiétude ou la rancune, lui donnent un peu l’air féroce, plus facile à être mis en colère qu’en gaieté. Il rit peu, mais il fait rire. [...] Il est sensible et reconnaissant ; mais pour peu qu’on lui déplaise, il est méchant, hargneux et détestable."
avatar
Wahlou
Niveau 10

Re: Le « péril mortel » de l’écriture inclusive

par Wahlou le Mer 13 Déc 2017 - 20:05
Dalathée2 a écrit:
@ProvençalLeGaulois a écrit:Eh bien autant écrire celles et ceux alors, plutôt que ces horreurs de 'celleux' et 'ceux.elles'.
Mais tu fais très exactement ce qui te chante ! Si tu veux écrire systématiquement "celles et ceux" et écrire en toutes lettres les mots à chaque fois que le cas se présente, n'hésite surtout pas ! Et bienvenue dans le vaste monde de l'écriture inclusive. Very Happy

Derechef.

_________________
"Savoir étant sublime, apprendre sera doux"
Victor Hugo, Les contemplations
User19866
Expert spécialisé

Re: Le « péril mortel » de l’écriture inclusive

par User19866 le Mer 13 Déc 2017 - 20:12
Dalathée2 a écrit:
@ProvençalLeGaulois a écrit:Eh bien autant écrire celles et ceux alors, plutôt que ces horreurs de 'celleux' et 'ceux.elles'.
Mais tu fais très exactement ce qui te chante ! Si tu veux écrire systématiquement "celles et ceux" et écrire en toutes lettres les mots à chaque fois que le cas se présente, n'hésite surtout pas ! Et bienvenue dans le vaste monde de l'écriture inclusive. Very Happy
Je m'auto-cite pour ajouter quelque chose (#melon). Si je peux utiliser des parenthèses dans mes écrits professionnels sans trop de problème (ex : "Chacun(e) est arrivé(e) à l'heure"), je pense que c'est parce que d'autres utilisent très largement le slash, le point médian, le point ou le tiret (y compris pour écrire des choses comme "agriculteurs.trices"), et les néologismes.

Par ailleurs, à titre tout à fait personnel, je trouve que l'un des grands mérites de ce type d’écriture réside dans la gymnastique intellectuelle qu’il impose à la personne qui écrit. Smile
avatar
JPhMM
Demi-dieu

Re: Le « péril mortel » de l’écriture inclusive

par JPhMM le Mer 13 Déc 2017 - 20:28
Si ce que je dis est considéré comme une opinion d'une valeur équivalente au rejet de l'orifice final du système digestif, je ne vois aucun intérêt à la donner.

Qu'on me permette tout de même de dire que je considère qu'aucun sujet concernant la cité ne peut être confisqué aux citoyens lambdas par des experts sans que cela ne mette à mal notre système politique appelé démocratie. Je suis certain que personne ici n'est d'accord pour que les seules opinions considérées légitimes en économie soient celles d'économistes et que toutes les autres seraient disqualifiées du simple fait de la non expertise des personnes qui les expriment.

J'ai absolument conscience qu'il s'agit ici d'un postulat, et donc qu'on est tout à fait en droit de ne pas le partager. Je ne dis même pas que ne pas le partager serait être dans le tort. Il est d'ailleurs fort probable que les seules personnes qualifiées pour parler d'économie soient les économistes. Cependant, je ne veux pas d'un monde tel que celui-ci. Je ne veux pas d'un monde où les personnes non économistes ont juste le droit de fermer leurs gueules en économie, au risque de se faire dire "vos mots sont ceux de poireaux du café du coin". Je veux croire en un monde où chacun aurait son mot à dire, non pas parce qu'il est expert, mais parce que cela le concerne, personnellement, et que chacun a le droit de parler de ce qui le concerne (l'économie de son pays, la langue de son pays, l'éducation dans son pays, l'écologie dans son pays, etc) sans se faire envoyer dans les roses sous argument d'autorité.

Après, chacun fait comme il veut.

PS : je suis presque sûr que si, à chaque réforme de l'éducation, les parents (je ne dis pas les fédérations de parents, mais bien les parents, ce qui n'est pas du tout la même chose) avaient été écoutés, nous n'aurions pas eu à subir toutes les conneries dites et faites par des experts et des prétendus experts en éducation. Non pas parce que ces parents auraient quelque expertise comme anciens élèves, mais parce que l'éducation en France signifie l'éducation de leurs enfants, et donc ils sont concernés, plus que personne d'autre, mis à part les élèves eux-mêmes.

_________________
Labyrinthe où l'admiration des ignorants et des idiots qui prennent pour savoir profond tout ce qu'ils n'entendent pas, les a retenus, bon gré malgré qu'ils en eussent. D'ailleurs, il n'y a point de meilleur moyen pour mettre en vogue ou pour défendre des doctrines étranges et absurdes, que de les munir d'une légion de mots obscurs, douteux , et indéterminés. Ce qui pourtant rend ces retraites bien plus semblables à des cavernes de brigands ou à des tanières de renards qu'à des forteresses de généreux guerriers. Que s'il est malaisé d'en chasser ceux qui s'y réfugient, ce n'est pas à cause de la force de ces lieux-là, mais à cause des ronces, des épines et de l'obscurité des buissons dont ils sont environnés. Car la fausseté étant par elle-même incompatible avec l'esprit de l'homme, il n'y a que l'obscurité qui puisse servir de défense à ce qui est absurde. — John Locke

Je crois que je ne crois en rien. Mais j'ai des doutes. — Jacques Goimard
avatar
LaMaisonQuiRendFou
Habitué du forum

Re: Le « péril mortel » de l’écriture inclusive

par LaMaisonQuiRendFou le Mer 13 Déc 2017 - 20:44
@JPhMM a écrit:Si ce que je dis est considéré comme une opinion d'une valeur équivalente au rejet de l'orifice final du système digestif, je ne vois aucun intérêt à la donner.

Qu'on me permette tout de même de dire que je considère qu'aucun sujet concernant la cité ne peut être confisqué aux citoyens lambdas par des experts sans que cela ne mette à mal notre système politique appelé démocratie. Je suis certain que personne ici n'est d'accord pour que les seules opinions considérées légitimes en économie soient celles d'économistes et que toutes les autres seraient disqualifiées du simple fait de la non expertise des personnes qui les expriment.

J'ai absolument conscience qu'il s'agit ici d'un postulat, et donc qu'on est tout à fait en droit de ne pas le partager. Je ne dis même pas que ne pas le partager serait être dans le tort. Il est d'ailleurs fort probable que les seules personnes qualifiées pour parler d'économie soient les économistes. Cependant, je ne veux pas d'un monde tel que celui-ci. Je ne veux pas d'un monde où les personnes non économistes ont juste le droit de fermer leurs gueules en économie, au risque de se faire dire "vos mots sont ceux de poireaux du café du coin". Je veux croire en un monde où chacun aurait son mot à dire, non pas parce qu'il est expert, mais parce que cela le concerne, personnellement, et que chacun a le droit de parler de ce qui le concerne (l'économie de son pays, la langue de son pays, l'éducation dans son pays, l'écologie dans son pays, etc) sans se faire envoyer dans les roses sous argument d'autorité.

Après, chacun fait comme il veut.

PS : je suis presque sûr que si, à chaque réforme de l'éducation, les parents (je ne dis pas les fédérations de parents, mais bien les parents, ce qui n'est pas du tout la même chose) avaient été écoutés, nous n'aurions pas eu à subir toutes les conneries dites et faites par des experts et des prétendus experts en éducation. Non pas parce que ces parents auraient quelque expertise comme anciens élèves, mais parce que l'éducation en France signifie l'éducation de leurs enfants, et donc ils sont concernés, plus que personne d'autre, mis à part les élèves eux-mêmes.

veneration
avatar
fifi51
Habitué du forum

Re: Le « péril mortel » de l’écriture inclusive

par fifi51 le Mer 13 Déc 2017 - 20:56
Dalathée2 a écrit:

Par ailleurs, à titre tout à fait personnel, je trouve que l'un des grands mérites de ce type d’écriture réside dans la gymnastique intellectuelle qu’il impose à la personne qui écrit. Smile

A titre tout à fait personnel, je n'ai pas envie de faire de gymnastique intellectuelle pour déchiffrer ce qui est écrit.

De plus, je suis pas sûr que ce type d'écriture soit bien légal. Si vous en doutez, pensez aux logiciels de transcriptions d'écriture pour aveugles et aux lois (directives ?) pour l'accessibilité numérique.
avatar
Miettes
Niveau 7

Re: Le « péril mortel » de l’écriture inclusive

par Miettes le Mer 13 Déc 2017 - 20:57
Dalathée2 a écrit:
Viens, Miettes, le job est fait, on va se boire un coup. alatienne

cheers

Petite remarque parallèle : je fréquente assidument deux forums, l'un d'écrivain-e-s, l'autre de professeur-e-s ; sur le premier, depuis la polémique autour de l'écriture inclusive et malgré de nombreux débats, beaucoup de membres l'ont adoptée qui n'y avaient jamais réfléchi auparavant (au moins sur les GN, pas nécessairement sur les pronoms) ; sur le second, seul-e-s des membres plutôt féministes / concerné-e-s par d'autres formes d'oppressions systémiques, à ce qu'il me semble (pas uniquement, mais statistiquement), acceptent d'en discuter ; c'est pour le moins étonnant. Est-ce dû à la moyenne d'âge ? (plus jeune sur le forum d'écriture) au rapport à la langue ? (enseigner et écrire, ce n'est pas la même forme de rapport, l'un semble a priori plus prescriptif / descriptif, l'autre plus expérimentateur)

edit : fifi51, il s'agit justement (en ce qui concerne les logiciels des personnes malvoyantes / aveugles) d'un des enjeux de la réflexion autour de l'écriture inclusive qui se veut le plus inclusive possible

_________________
2016-2017, lettres au collège : 6e, 5e, 4e + AP 3e
2017-2018, professeure des écoles stagiaire : CM2
2018- ? , doctorat de lettres
avatar
LaMaisonQuiRendFou
Habitué du forum

Re: Le « péril mortel » de l’écriture inclusive

par LaMaisonQuiRendFou le Mer 13 Déc 2017 - 20:58
@fifi51 a écrit:
Dalathée2 a écrit:

Par ailleurs, à titre tout à fait personnel, je trouve que l'un des grands mérites de ce type d’écriture réside dans la gymnastique intellectuelle qu’il impose à la personne qui écrit. Smile

A titre tout à fait personnel, je n'ai pas envie de faire de gymnastique intellectuelle pour déchiffrer ce qui est écrit.

De plus, je suis pas sûr que ce type d'écriture soit bien légal.
Si vous en doutez, pensez aux logiciels de transcriptions d'écriture pour aveugles et aux lois (directives ?) pour l'accessibilité numérique.

https://www.legifrance.gouv.fr/eli/circulaire/2017/11/21/PRMX1732742C/jo/texte

- En revanche, je vous invite, en particulier pour les textes destinés à être publiés au Journal officiel de la République française, à ne pas faire usage de l'écriture dite inclusive, qui désigne les pratiques rédactionnelles et typographiques visant à substituer à l'emploi du masculin, lorsqu'il est utilisé dans un sens générique, une graphie faisant ressortir l'existence d'une forme féminine. Outre le respect du formalisme propre aux actes de nature juridique, les administrations relevant de l'Etat doivent se conformer aux règles grammaticales et syntaxiques, notamment pour des raisons d'intelligibilité et de clarté de la norme.
avatar
Miettes
Niveau 7

Re: Le « péril mortel » de l’écriture inclusive

par Miettes le Mer 13 Déc 2017 - 21:00
il s'agit d'une circulaire, qui a donc valeur de recommandation. On ne peut donc pas parler d'illégalité (en prenant pour postulat que le respect de la loi passe avant tout le reste, hein)

_________________
2016-2017, lettres au collège : 6e, 5e, 4e + AP 3e
2017-2018, professeure des écoles stagiaire : CM2
2018- ? , doctorat de lettres
avatar
Babarette
Grand sage

Re: Le « péril mortel » de l’écriture inclusive

par Babarette le Mer 13 Déc 2017 - 21:10
Par ailleurs, si ça peut valoir pour les communications officielles, je ne vois pas pourquoi cela vaudrait pour l'écriture sur un site Internet, un tract... Sinon, on pourrait faire passer devant un tribunal n'importe qui ne respectant pas la grammaire, pour les mêmes raisons d'intelligibilité et de clarté de la norme. 

Miettes: oui, je pense que tu as raison, enseigner et écrire sont deux rapports à la langue très différents. Peut-être devrais-je dire "heureusement".

_________________
“Google peut vous donner 100 000 réponses, un bibliothécaire vous donne la bonne.” Neil Gaiman.

elephantrose lecteur
avatar
Delia
Neoprof expérimenté

Re: Le « péril mortel » de l’écriture inclusive

par Delia le Mer 13 Déc 2017 - 21:14
Dalathée2 a écrit:
@Delia a écrit:
@frdm a écrit:
@Delia a écrit:
Reste que les langues ne sont pas plus conventionnelles que la physique et la chimie et ne sont pas davantage soumises à l'arbitraire humain.

D'accord avec le reste du message, mais ça, c'est une ânerie.

Mais encore ? En quoi est-ce une ânerie ? en ce que tu n'es pas d'accord ? Tant que  tu ne m'auras pas démontré mon erreur, je persisterai dans mon opinion.
Ben on essaye, mais tu refuses de lire les travaux de linguistes auxquels on te renvoie... :blague:
Tu es également frdm ? C'est à frdm que je demande en quoi mon analogie entre les lois physiques et les lois linguistiques est une ânerie. Je l'interroge sur ce point précis, et frdm est le seul à pouvoir me répondre... ou pas.


Sinon, l'article de Slate.fr donne deux exemples d'usage de l'accord de proximité

J'avais vu. J'y ai même fait allusion plus haut. (Pour qui ne connaitrait pas cet accord deux exemples seulement dans tout le corpus de la littérature francophone, c'est maigre !) Mais c'est hors-sujet et ne répond pas à ma question :  en quoi mon analogie entre les lois physiques  et les lois linguistiques est-elle une ânerie ?



Pour le reste, je te renvoie au post de Dimka.
Je l'ai lu et approuvé, il est excellent mais ne répond pas à ma question.


Dernière édition par Delia le Mer 13 Déc 2017 - 21:20, édité 1 fois

_________________
Un vieillard qui meurt, c'est une bibliothèque qui brûle.
Amadou Hampaté Ba
avatar
Miettes
Niveau 7

Re: Le « péril mortel » de l’écriture inclusive

par Miettes le Mer 13 Déc 2017 - 21:15
Mais ces personnes mêmes qui, sur l'autre forum, ont adopté l'écriture inclusive, ne l'ont pas fait uniquement dans leurs textes. Donc un certain rapport à la langue rendrait plus simple l'appropriation / la réflexion sur / l'expérimentation autour d'un langage différent, dans tous les domaines de la vie sociale.

Par ailleurs et pour rebondir sur des remarques faites plus haut, je disais que j'avais vu circuler une vidéo dans laquelle une militante afroféministe donnait à entendre l'écriture inclusive, lorsqu'elle lisait son discours (à l'occasion d'une remise de prix pour Ouvrir la voix, d'Amandine Gay). C'était très beau, et à la fois très simple.
(je ne retrouve plus cette vidéo...)

_________________
2016-2017, lettres au collège : 6e, 5e, 4e + AP 3e
2017-2018, professeure des écoles stagiaire : CM2
2018- ? , doctorat de lettres
avatar
LaMaisonQuiRendFou
Habitué du forum

Re: Le « péril mortel » de l’écriture inclusive

par LaMaisonQuiRendFou le Mer 13 Déc 2017 - 21:15
@Miettes a écrit:il s'agit d'une circulaire, qui a donc valeur de recommandation.

C'est tout à fait juste.

Néanmoins, nous sommes fonctionnaires d'Etat. J'espère donc que vous appliquez en classe les recommandations de notre bon Premier ministre.

Sinon on peu ékrir kom on veu, le fransé é tro kompliké avek des truks pa logiks.
avatar
fifi51
Habitué du forum

Re: Le « péril mortel » de l’écriture inclusive

par fifi51 le Mer 13 Déc 2017 - 21:19
Certes, mais il n'est pas exclu que la circulaire se base sur l'ordonnance de Villers-Cotterêts.

_________________
Oui, j'ai un clavier Fisher Price pour l'instant !
avatar
Babarette
Grand sage

Re: Le « péril mortel » de l’écriture inclusive

par Babarette le Mer 13 Déc 2017 - 21:22
Delia, je te répondrais simplement que si la langue n'avait rien de culturel et qu'elle était aussi innée que les lois physiques, il n'y aurait qu'une seule langue, immuable et commune à tous les êtres humains. Il n'y aurait jamais aucune évolution. Et même, mieux: on ne saurait pas aller contre par la simple force de sa volonté, comme tu ne pourrais pas, par la simple force de ta volonté, anéantir la gravitation.


LaMaisonQuiRendFou: en classe, on enseigne ce qui correspond à la norme, mais ici, nous sommes sur un forum. Vas-tu invectiver des membres qui n'emploieraient pas la double négation "ne ... pas", qui poseraient des questions sans inverser le sujet et le verbe? Bien sûr que ce n'est pas cela qu'ils enseigneraient à leurs élèves!

_________________
“Google peut vous donner 100 000 réponses, un bibliothécaire vous donne la bonne.” Neil Gaiman.

elephantrose lecteur
avatar
LaMaisonQuiRendFou
Habitué du forum

Re: Le « péril mortel » de l’écriture inclusive

par LaMaisonQuiRendFou le Mer 13 Déc 2017 - 21:28
@fifi51 a écrit:Certes, mais il n'est pas exclu que la circulaire se base sur l'ordonnance de Villers-Cotterêts.

A votre service : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006070939

Ils écrivaient vraiment n'importe comment à l'époque ! Smile

@Babarette a écrit:LaMaisonQuiRendFou: en classe, on enseigne ce qui correspond à la norme, mais ici, nous sommes sur un forum. Vas-tu invectiver des membres qui n'emploieraient pas la double négation "ne ... pas", qui poseraient des questions sans inverser le sujet et le verbe? Bien sûr que ce n'est pas cela qu'ils enseigneraient à leurs élèves!

1- Je n'invective personne.
2- Votre exemple est hors-sujet.
3- J'ai connu une collègue stagiaire, un Ayatollah du "gender" qui utilisait l'écriture inclusive en classe et qui, à sa grande suprise, a eu des problèmes pour valider son année de stage...
avatar
Babarette
Grand sage

Re: Le « péril mortel » de l’écriture inclusive

par Babarette le Mer 13 Déc 2017 - 21:39
Non, mon exemple n'est pas hors-sujet. Vous parlez de langue "officielle" comme langue légale. Puis, vous écrivez "Sinon on peu ékrir kom on veu, le fransé é tro kompliké avek des truks pa logiks.", donc vous mettez bien l'orthographe sur le même plan que l'écriture inclusive. 
Vous reprochez à certains d'employer l'écriture inclusive en partant du principe que, comme votre collègue, ils l'emploient en classe. Ce dont je doute (ils n'auront qu'à démentir par eux-même si besoin). 
On n'écrit pas ici de la même manière que dans le cadre de notre profession, tout simplement. Pas la peine de venir parler de "légalité". Interdire l'écriture inclusive parce qu'elle n'est pas la norme, je ne vois pas ce que ça a de différent que d'interdire la non-inversion du sujet et du verbe dans une interrogative. Tiens donc, personne n'a songé à interdire cela... Donc on n'interdit pas seulement une faute, on interdit un usage idéologique de la langue, mais ce seulement dans le cadre de l'enseignement. Cela dit, en raison du devoir de neutralité du fonctionnaire, cela se tient. Mais pas ici, sur ce forum. 

_________________
“Google peut vous donner 100 000 réponses, un bibliothécaire vous donne la bonne.” Neil Gaiman.

elephantrose lecteur
avatar
LaMaisonQuiRendFou
Habitué du forum

Re: Le « péril mortel » de l’écriture inclusive

par LaMaisonQuiRendFou le Mer 13 Déc 2017 - 21:57
@Babarette a écrit:Pas la peine de venir parler de "légalité".

Je n'ai pas soulevé cette question. Je me suis contenté d'apporter une réponse partielle en faisant référence à la circulaire.

Pour le reste vous avez bien compris mon idée. L'écriture inclusive ? Un égarement, rien de plus.
avatar
Babarette
Grand sage

Re: Le « péril mortel » de l’écriture inclusive

par Babarette le Mer 13 Déc 2017 - 22:00
@LaMaisonQuiRendFou a écrit:
@fifi51 a écrit:
Dalathée2 a écrit:

Par ailleurs, à titre tout à fait personnel, je trouve que l'un des grands mérites de ce type d’écriture réside dans la gymnastique intellectuelle qu’il impose à la personne qui écrit. Smile

A titre tout à fait personnel, je n'ai pas envie de faire de gymnastique intellectuelle pour déchiffrer ce qui est écrit.

De plus, je suis pas sûr que ce type d'écriture soit bien légal.
Si vous en doutez, pensez aux logiciels de transcriptions d'écriture pour aveugles et aux lois (directives ?) pour l'accessibilité numérique.

https://www.legifrance.gouv.fr/eli/circulaire/2017/11/21/PRMX1732742C/jo/texte

- En revanche, je vous invite, en particulier pour les textes destinés à être publiés au Journal officiel de la République française, à ne pas faire usage de l'écriture dite inclusive, qui désigne les pratiques rédactionnelles et typographiques visant à substituer à l'emploi du masculin, lorsqu'il est utilisé dans un sens générique, une graphie faisant ressortir l'existence d'une forme féminine. Outre le respect du formalisme propre aux actes de nature juridique, les administrations relevant de l'Etat doivent se conformer aux règles grammaticales et syntaxiques, notamment pour des raisons d'intelligibilité et de clarté de la norme.

Pardon, mais vous avez graissé "légalité" et avez appuyé cette question de l'illégalité en faisant référence à cette circulaire.
avatar
Miettes
Niveau 7

Re: Le « péril mortel » de l’écriture inclusive

par Miettes le Mer 13 Déc 2017 - 22:01
@LaMaisonQuiRendFou a écrit:
@Babarette a écrit:Pas la peine de venir parler de "légalité".

Je n'ai pas soulevé cette question. Je me suis contenté d'apporter une réponse partielle en faisant référence à la circulaire.

Pour le reste vous avez bien compris mon idée. L'écriture inclusive ? Un égarement, rien de plus.

héhé sorciere2

_________________
2016-2017, lettres au collège : 6e, 5e, 4e + AP 3e
2017-2018, professeure des écoles stagiaire : CM2
2018- ? , doctorat de lettres
Contenu sponsorisé

Re: Le « péril mortel » de l’écriture inclusive

par Contenu sponsorisé
Voir le sujet précédentRevenir en hautVoir le sujet suivant
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum