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Rabelais
Grand Maître

Re: Génération Z' : amis profs du secondaire, ils seront chez vous dans trois ans

par Rabelais le Dim 28 Jan 2018 - 15:06
@Ramanujan974 a écrit:
@Rabelais a écrit:
Non, les classes de niveau ou plutôt de comportement , il va falloir y venir.


Le problème des classes de comportement c'est que primo il faut trouver quelqu'un pour s'en occuper, et deuzio ça ne fait que déplacer le problème, même si cela permet aux autres de travailler.
Ou alors on leur file un ballon ou des crayons de couleur pour la journée.
Non, on revoit les bases différemment, on rabâche, on ouvre les esprits, lentement, très lentement, on discute, on apprend la relaxation, on teste.
Alors oui, on ne fait pas " Le Cid " , mais on peut avancer un peu et les amener peut-être vers l'autonomie, vers un comportement plus adapté.
Et pendant ce temps, les autres peuvent avoir droit à l'instruction qu'ils demandent et qui les nourrit et n'ont pas à se conformer à la stupidité pour exister.
Volontaire dans ces conditions.
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Rabelais
Grand Maître

Re: Génération Z' : amis profs du secondaire, ils seront chez vous dans trois ans

par Rabelais le Dim 28 Jan 2018 - 15:08
@Salsepareille a écrit:Je n'ai pas lu la dernière page du post, mais je rebondis par rapport à l'avant dernière page et aux envies d'informer les parents sur les écrans, le sommeil, l'hygiène de vie... Je crois vraiment que c'est un coup d'épée dans l'eau. Ca ne coûte rien de le faire, certes, et pourquoi pas à la réunion plénière de rentrée. Mais on dépasse alors notre mission, je trouve, comme on le fait souvent. On ne peut le faire que si on est irréprochables. Or depuis quelques années, je vois pas mal de choses chez mes collègues qui m'agacent, et qui nous freinent, nous, dans ce qu'on veut apprendre aux enfants.
Par exemple, en réunion plénière de l'école primaire de mes fils, la directrice nous fait toujours un topo sur les retards, à 8h30. On se fait presque "engueuler" en réunion plénière, de manière générale. Mais si l'école est intransigeante sur les retards, que dire des deux instits qui régulièrement arrivent après la sonnerie, sans se presser? Comment inciter nos enfants à être à l'heure si leurs maitresses arrivent tous les jours en retard?
Au collège, j'aimerais beaucoup que les parents aient conscience de la toxicité des écrans sur le cerveau. Mais comment leur faire la leçon, lorsque mes propres collègues ne sont pas fichus de déjeuner à la cantine sans avoir l'oeil rivé au portable? Lorsque les collègues d'EPS conduisent les enfants au gymnase en ayant l'oreillette vissée dans l'oreille, en passant leurs coups de fil perso? Lorsque les maîtresses de primaire répondent aux coups de fil perso en classe devant les élèves? Lorsque l'une d'entre elle met un message sur Facebook pendant une heure de cours? (Attention je ne fais pas de généralités. Il y des collègues d'EPS très bien, et des maîtresses très bien aussi, je parle de certains collègues seulement, mais je crois qu'il y en a dans chaque établissement et que quelques uns suffisent à pourrir une équipe, une ambiance, une éducation).

De plus en plus le laxisme arrive chez les enseignants:
- les écrans (enseignants rivés sur le portable)
- les retards sans plus de réelle motivation pour au moins faire semblant
- le défaitisme face aux devoirs à la maison, lorsque les devoirs ne sont pas faits (beaucoup de mes collègues... ont renoncé à en donner. C'est tellement plus simple... Du coup, ceux qui en donnent doivent ramer trois fois plus pour obtenir qu'ils soient faits).
- Je pourrais rajouter d'autres tirets...
Une scission est en train d'apparaître chez les enseignants eux-mêmes, et cette scission n'aide pas du tout pour nos classes. Les élèves s'engouffrent dedans.

Les nouveaux élèves de sixième qui arrivent au collège n'ont plus aucune conscience de l'autorité qu'on peut avoir; trop d'enseignants n'exercent plus, justement, cette autorité.

Quant aux classes de niveau, je suis vraiment pour. Si on disait aux parents de tous les élèves "particuliers" qu'on les regroupait dans la même classe, je peux assurer qu'on pourrait enlever au moins 50% des élèves parmi les élèves particuliers. C'est difficile de faire reconnaître à un parent que l'enfant est handicapé. Alors, oui, l'enfant ne peut pas écrire, pas lire, pas faire les devoirs, pas se concentrer plus de 10 min, vous devez adapter tout, mais il n'est pas handicapé?? Moi ça m'afflige... Parmi ces enfants, il y a de vrais soucis, parfois, et parfois il y a juste de la surprotection et de l'angoisse des parents. A ceux là il faut un vrai coup de pied. Soit on les met dans une classe "à part" (et les parents refuseront mais ils auront l'obligation de s'adapter à une classe lambda), soit on les met dans une classe lambda. Resteront tous les enfants à vrais problèmes (soit d'apprentissage, soit de comportement inadapté à la vie en groupes.... Et là, je pense que les classes à profil seraient bénéfiques. Moins d'élèves, des enseignants au courant, prévenus, qui devront adapter leur enseignement.

Et je crois que c'est un problème qui n'est pas près d'être réglé, car tout va dans le mauvais sens:
- l'enseignement par les écrans
- le salaire des enseignants trop bas, qui ne motive par pour lutter contre tout ça
- l'inclusion massive de tous les élèves (et on se dirige vers la fin des EGPA!).

Je me faisais la réflexion, l'autre jour, que les élèves qui étaient avant en hôpital de jour, allaient maintenant en SEGPA. Et que les élèves qui allaient avant en SEGPA à cause d'apprentissages difficiles allaient maintenant en classe lambda. Les bons élèves, eux, n'ont qu'à patienter... Et les élèves moyens sont tirés vers le bas.

+ 1000
Mais c'est une demande parentale.
L'En a suivi ( quelle bonne idée, que d'économies !)

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Guermantes729
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Re: Génération Z' : amis profs du secondaire, ils seront chez vous dans trois ans

par Guermantes729 le Dim 28 Jan 2018 - 15:30
Salsepareille, je suis d'accord totalement sur l'exemple donné par les adultes (d'ailleurs j'en avais parlé sur le fil parlant de la mauvaise éducation des élèves...)

Ceci étant dit, on est un certain nombre à baisser les bras parce que ça finit par nous tuer. Et je pèse mes mots. Quand notre santé mentale et physique est en jeu, à force de se battre, contre les élèves, contre la hiérarchie, contre les parents, ben oui y'a un moment où vous vous regardez dans la glace, vous regardez votre propre famille se déliter par vos propres conditions de travail, et vous vous dites "mais à quoi bon? tout ça pour quoi?"

je suis enseignante, pas superwoman...si je dois demander pardon pour cela, je le fais, réellement.

le défaitisme face aux devoirs à la maison, lorsque les devoirs ne sont pas faits (beaucoup de mes collègues... ont renoncé à en donner. C'est tellement plus simple...

C'est ma 23ème rentrée, dans un lycée pourtant plutôt tranquille, et bien pour la 1ère fois de ma carrière, je viens de "renoncer": à partir du 1er février, les DM seront réservés aux volontaires. Parce que c'est la guerre avec les élèves (quand on les donne, quand on les ramasse et qu'il en manque douze, etc,...) avec les parents qui protestent que les DM en question sont trop nombreux/ ne comptent pas dans la moyenne/comptent dans la moyenne/trop longs/trop courts/ (barrez les mentions inutiles) , avec les chefs qui ne se mouillent jamais dans la décision, oui je renonce. Mais crois-moi cela a été tout, sauf "simple", non. Renoncer est au contraire très difficile, c'est s'avouer vaincue, c'est s'avouer impuissante, et c'est s'avouer qu'on ne va pas supporter encore beaucoup de nuits blanches à essayer de trouver des solutions

J'admire sincèrement les collègues, qui après, plus de 20 rentrées, ont la foi chevillée au corps, réellement, et je leur donnerai toutes les primes du monde (y compris les miennes si j'en avais!) mais je ne partage pas l'idée que pour être un "bon enseignant" il faudrait être un héros, un surhomme :/

C'est l'idée d'ailleurs, je trouve, qui est trop souvent utilisée par nos "chefs" (du CDE, au ministre, en passant par les IPR) , qu'on ferait non pas un métier, mais un sacerdoce, comme si on avait signé pour être insulté, méprisé, ...c'est un déplacement de la "norme" que je trouve dangereuse

qu'on me redonne les moyens de donner des DM correctement et j'en redonnerais. Très volontiers. Si je dois mettre en place des stratégies dignes de la guerre du Vietnam pour pouvoir en faire, et bien, oui, je renonce. La mort dans l'âme.
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Rabelais
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Re: Génération Z' : amis profs du secondaire, ils seront chez vous dans trois ans

par Rabelais le Dim 28 Jan 2018 - 15:40
Ingérence des parents...À l'impossible, nul n'est tenu.
C'est fini aussi, je ne donnais que des DM, et luttais pour les avoir.
Je récupère ceux qu'on me rend, je les note coef 1 et je mets un NR pour les autres, une façon de récompenser l'implication personnelle.
Tant que j'ai encore des notes, cela fonctionnera et donnera un coup de pouce et un complément d'apprentissage aux motivés de tous niveaux , mais quand on passera au sans-note, plus personne ne travaillera.
Même les bons élèves ont perdu le sens du travail " gratuit", pour eux, pour comprendre, enfin, pas tous, mais la plupart .

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Salsepareille
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Re: Génération Z' : amis profs du secondaire, ils seront chez vous dans trois ans

par Salsepareille le Dim 28 Jan 2018 - 15:41
Ah mais Guermantes, rassure-toi: je constate, je n'accuse pas.
Je viens moi-même de renoncer à aider un élève dys. Après avoir été engueulée par la famille parce que je n'avais pas fait de dictée à trous, mais parce que j'avais préféré faire une dictée simplifiée avec des phrases complètes, j'ai renoncé pour cet élève là. Je lui fais les dictées à trous demandées. Et il ne progresse, et progressera, pas. J'avais accordé beaucoup de temps à cet élève, j'ai fait perdre aussi beaucoup de temps à la classe. Mais je me fais engueuler par la famille, j'ai des tartines dans le carnet de corres, la direction me fait confiance et me laisse gérer... Je privilégie moi aussi ma santé mentale, ainsi que ma famille.
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Guermantes729
Habitué du forum

Re: Génération Z' : amis profs du secondaire, ils seront chez vous dans trois ans

par Guermantes729 le Dim 28 Jan 2018 - 15:43
Je vois que nous sommes tous et toutes d'accord pour ce lamentable constat alors.... fleurs à nous (oui oui je m'offre aussi des fleurs )
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Salsepareille
Neoprof expérimenté

Re: Génération Z' : amis profs du secondaire, ils seront chez vous dans trois ans

par Salsepareille le Dim 28 Jan 2018 - 15:45
Quant aux sixièmes pas méchants, mais comme les élèves de CE2 de Verdurette... Je continue à être exigeante, mais j'ai renoncé à m'énerver. On progresse, comme des escargots... Tant pis pour le programme. S'il faut 10 min pour tenir une feuille à l'endroit, trouver un stylo vert, enlever un manteau, signer le billet de retard des retardataires... je prends les 10 min.
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Rabelais
Grand Maître

Re: Génération Z' : amis profs du secondaire, ils seront chez vous dans trois ans

par Rabelais le Dim 28 Jan 2018 - 17:05
@Salsepareille a écrit:Quant aux sixièmes pas méchants, mais comme les élèves de CE2 de Verdurette... Je continue à être exigeante, mais j'ai renoncé à m'énerver. On progresse, comme des escargots... Tant pis pour le programme. S'il faut 10 min pour tenir une feuille à l'endroit, trouver un stylo vert, enlever un manteau, signer le billet de retard des retardataires... je prends les 10 min.
Je vais y réfléchir sérieusement.
Parce qu'avec mes 5ème, je bull-dozere Laughing
Pas de temps pour la gestion de ces détails, tout le monde a un temps pour tout sortir et ensuite on commence, tant pis pour les bavards, les indisciplinés, les bébés.
Je ne réponds pas aux questions sur les couleurs de stylo, mes exigences ont été notées sur leur cahier et j'ai vérifié, ils savent tous lire.( c'est déjà ça)
Si X. Est encore en train de sortir son cahier au bout de dix minutes, on ne reprend pas pour lui le fil du cours .
J'ai remarqué qu'au fil du temps, j'avais moins de lambins.
En revanche, sur les contenus disciplinaires, on prend le temps qu'il faut, on n'est guère pressés .

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Verdurette
Modérateur

Re: Génération Z' : amis profs du secondaire, ils seront chez vous dans trois ans

par Verdurette le Lun 29 Jan 2018 - 18:48
Ce soir, alors que nous faisions des exercices de conjugaison, j'en choppe deux qui s'échangeaient une feuille qui avait l'air de les intéresser beaucoup plus que l'indicatif présent. J'attrape la feuille, je déplie, et  pale affraid

Je vous livre le contenu en spoiler. Avec l'orthographe d'origine, qui ne fait pas honneur à la maîtresse -moi, en l'occurrence- à ma décharge, un certain nombre de mots n'ont pas été vus en classe.

Spoiler:
J'ai vu un film et le mari offre une statu à sa femme toute nue et quand il apuis sur sa b i - e sa verse du vingt. Tu c'est quand ils se sont rencontrer le marie verse du vingt dans ses sains.

Et on passe benoitement un dimanche à se demander pourquoi nos chères têtes blondes sont  déconcentrées.  Il m'a expliqué qu'il avait vu ce film sur le portable de sa mère.  Là dessus, d'autres m'ont expliqué qu'ils regardaient "Esprits criminels" et "Le film avec les garçons qui font du vélo, le jeudi sur TF1".  Là, je bugge ... il s'agit du téléfilm " Les innocents", une mini-série policière qui n'a rien de gentillet, avec hémoglobine, suicides, pendaison, explosions ...
Il n'y a pas de smiley pour décrire mon état d'esprit ce soir.
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laMiss
Expert spécialisé

Re: Génération Z' : amis profs du secondaire, ils seront chez vous dans trois ans

par laMiss le Lun 29 Jan 2018 - 21:07
@Fesseur Pro a écrit:On ne peut pas obliger les parents à être présents.

Pour la énième fois : les parents sont présents pour inscrire leurs enfants. Il faut donc informer à ce moment-là, au moment de l'inscription.

@Salsepareille a écrit:Je n'ai pas lu la dernière page du post, mais je rebondis par rapport à l'avant dernière page et aux envies d'informer les parents sur les écrans, le sommeil, l'hygiène de vie... Je crois vraiment que c'est un coup d'épée dans l'eau. Ca ne coûte rien de le faire, certes, et pourquoi pas à la réunion plénière de rentrée.

Ce serait au moins à expérimenter.

@Salsepareille a écrit: Mais on dépasse alors notre mission, je trouve, comme on le fait souvent.

Je suis pour que l'on formule une demande pour que le Ministère fixe un cadre et un cap pour cette information à diffuser, en lien avec le Ministère de la Santé. Voire le contenu de l'information. Alors d'accord, sur place, quelqu'un devra s'y coller.

@Salsepareille a écrit:  On ne peut le faire que si on est irréprochables. Or depuis quelques années, je vois pas mal de choses chez mes collègues qui m'agacent, et qui nous freinent, nous, dans ce qu'on veut apprendre aux enfants.  

Justement, eux aussi verraient l'info passer...

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Bonne route !
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Salsepareille
Neoprof expérimenté

Re: Génération Z' : amis profs du secondaire, ils seront chez vous dans trois ans

par Salsepareille le Lun 29 Jan 2018 - 21:51
Verdurette, il y en avait beaucoup dans ta classe, qui regardent ces séries en semaine?
C'est affligeant, je trouve... Ecran, série sans intérêt à cet âge, manque de sommeil... le tout avec l'accord de la famille.
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Verdurette
Modérateur

Re: Génération Z' : amis profs du secondaire, ils seront chez vous dans trois ans

par Verdurette le Lun 29 Jan 2018 - 23:01
Il y a à peu près la moitié de la classe, ce qui fait beaucoup à cet âge, je trouve... Ils ne regardent pas que des séries violentes, mais aussi le foot, et des émissions que je ne connais pas. Au moment de Noël en anglais, je leur ai lu "How the Grinch stole Christmas", le film est passé sur Gulli et j'ai trouvé très bien qu'ils le regardent, (encore que je préfère les dessins animés d'après les dessins du Dr Seuss) mais ils auraient pu le regarder en replay le week-end au lieu de le regarder en soirée en pleine semaine. Beaucoup se couchent à la même heure que ma fille qui a 17 ans.
archeboc
Sage

Re: Génération Z' : amis profs du secondaire, ils seront chez vous dans trois ans

par archeboc le Mar 30 Jan 2018 - 0:56

@Rendash a écrit:
@archeboc a écrit:
@Ponocrates a écrit:J'ai du mal à suivre votre ironie Rendash.
Laissez tomber. Rendash fait une allergie à l'honneur et au respect.

Plus précisément, je conçois mal que de grandes mandales dans la tronche soient une façon adéquate de les inculquer à des enfants. N'oublions pas l'origine de cette expression que tu as utilisée, quand même, hein. Le contexte, ça compte.

Le contexte compte tellement peu pour vous que vous ressortez l'expression quel que soit le contexte. Par exemple sur ce fil.

Puisqu'elle n'a pas de guillemets, dois-je comprendre que l'expression "grandes mandales dans la tronche" est de vous ? Que diriez-vous si je vous ressortais tous les quatre matins vos "grandes mandales dans la tronche", en l'imputant à chaque fois à votre "contexte" ?


Je suis nettement moins allergique à ta conception de la chose quand il s'agit d'adultes, je le confesse.

Je ne comprends pas cette phrase. S'il s'agit de "honneur et respect", je n'ai aucune revendication sur la chose ni sur sa conception. Elle vient du code civil, qui précise : "à tout âge".

En cours d'éducation civique, cela devrait être la seconde leçon, à apprendre par coeur (la troisième leçon serait la loi Badinter).


Les réponses et arguments ont été donnés à plusieurs reprises ; en particulier l'idée selon laquelle l'action du chef d'établissement, et de l'ensemble des équipes permet de neutraliser les emmerdeurs et de laisser bosser ceux qui le souhaitent.

Donc si cela ne marche pas, si dans le collège de mes globules le sabotage touche plusieurs classes, et peut-être toutes, et si plusieurs élèves se plaignent du désordre, sans que les sanctions n'y fassent rien, c'est de la faute du CDE et de ses équipes ?

Rendash, vous êtes en collège ou en lycée ?


@Rendash a écrit:Tu n'as toi-même encore jamais répondu à la question, simple, que j'ai posée en réponse à ta proposition (je rappelle pour les autres qu'archeboc propose de réunir les "saboteurs" dans une classe à part, en petits groupes d'une douzaine d'élèves) : qui les prendrait en charge, ces classes-là ? Toi, tu refuserais, disais-tu ; fort bien, ça se comprend. Mais qui, alors ?

Ecoute, je n'ai pas une mémoire infaillible de toutes les bêtises que tu me fais dire. Tout ce dont je me souviens, c'est d'avoir défendu :
- que si vous ne faites pas une classe concentrant les saboteurs, le système va continuer à se déglinguer, les bons élèves à fuir vers le privé, les élèves moyens à se laisser aller, et vous n'aurez plus rien que des classes de saboteurs.
- que je ne sais pas si c'est cela que vous voulez, mais que c'est vers cela que vous courez.
- que la prise en charge de ces élèves n'est pas une mission d'enseignement, qu'il y faudrait plutôt des gardiens de prison, des infirmiers, des éducateurs spécialisés, ou des dresseurs.
Cela ne signifie pas que, mis en situation, en fonctionnaire bête et discipliné, je ne ferais pas le travail. Mais avec la liberté de parole du cadre de catégorie A qui affirme, encore et toujours, que c'est du gâchis d'agent public.

Donc non seulement tu me prêtes des affirmations que je ne me souviens pas avoir dites, mais au surplus tu m'imputes des silences qu'il me semblait bien pourtant avoir comblé.


@Rendash a écrit:Toi qui n'a jamais foutu les pieds dans une classe de collège, tu n'en as pas conscience, ce qui se comprend aisément : tu vois les choses avec des yeux de parent d'élève, qui plus est de parent d'élève qui regrette que les "moltèques" (guillemets parce que citation, donc) (comprendre les Arabes musulmans) fassent "la loi dans le collège [de (t)es globules]"(guillemets parce que citation). Lorsque la direction et la hiérarchie en général s'aplatissent, c'est certain que le problème ne sera jamais réglé et ne pourra aller qu'en empirant. Lorsque tout le monde fait le taf, ça se gère, et plutôt pas trop mal. Il est là, l'argument que tu prétends n'avoir jamais eu.

Mon cher Rendash,

Je me demandais sur quel fil j'allais raconter le petit événement du jour. Dans notre établissement (dans le supérieur, pas le collège de mes globules) nous avons eu aujourd'hui plusieurs élèves qui ont commencé à pratiquer un rite religieux dans une salle de classe pendant la pause. Lorsque l'enseignant à la fin de la pause a demandé que le rite religieux cesse pour que le cours puisse reprendre, les religieux ont fait semblant de ne pas l'entendre, et on continué le rite jusqu'au bout.
Le titre du présent fil me permet de faire cette prophétie : cela prendra plutôt sept ans que trois, mais ces intégristes-là, vous les aurez bientôt aussi dans le secondaire.

Quand à l'histoire des "moltèques", tu lui fais dire encore une fois ce que je n'ai pas dit, et tu le sais d'autant mieux que tu as reçu un MP à ce sujet.


Vous êtes nombreux à proposer des solutions plus ou moins nouvelles et plus ou moins réalistes ; mais dans le même temps, vous oubliez assez fréquemment que de très nombreux problèmes de comportement ne sont pas réglés et empirent parce que l'institution ne fait pas son travail et se couche devant des emmerdeurs et/ou des parents au nom d'une vision dévoyée et hypocrite de la bienveillance. Si on commençait par là, déjà ?

Mais on fait quoi face à des saboteurs qui ont tenu dix-huit mois dans le collège de mes globules, avant de se faire expulser pour racket ? On ne leur trouve pas un autre petit collège ? Quelle est l'institution qui ne fait pas son travail, le collège ? Le rectorat ? L'éducation nationale ? N'est-ce pas plutôt la société tout entière, Rendash et archeboc compris, qui répugne à toutes les privations de droit, à toutes les coercitions ?
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Verdurette
Modérateur

Re: Génération Z' : amis profs du secondaire, ils seront chez vous dans trois ans

par Verdurette le Mar 30 Jan 2018 - 4:46
Que la société marche sur la tête, c'est certain. Que ce soit un argument de plus pour baisser les bras, c'est regrettable.
Mais le message vient de haut : quand le chef de l'état se rend au chevet d'un jeune de cité victime de violences policières, et pas à celui des policiers brûlés vifs  dans leur véhicule par un cocktail Molotov, c'est très significatif. Ce qui ne veut pas dire que je cautionne les violences policières, mais que je peux néanmoins comprendre l'exaspération des forces de l'ordre en la mesurant à l'aune de la nôtre, puisque la cause en est la même  : inutile d'aller inventer des lois, des règles, elles existent, mais  personne n'ose les appliquer pour de mauvaises raisons.

En élémentaire, notre propre hiérarchie nous désavoue face aux parents, et ne nous donne pas le pouvoir nécessaire pour que les bonnes décisions soient appliquées. Nous subissons la force d'inertie des parents (quand ce n'est pas pire).
Dans le secondaire vous avez des conseils de discipline, mais entre ceux qu'on ne veut pas organiser et ceux dont les décisions sont remises en cause par le rectorat, ce qui conforte les fauteurs de trouble dans leur impunité, que pouvons-nous faire ?

Vous ne changerez pas les parents, donc la seule solution c'est de leur retirer une part du pouvoir abusif qu'ils ont pris dans l'école. Et ça, ça ne va pas être de la tarte, entre les fédérations de parents et les collègues qui trouvent que c'est très bien (il y en a). Pas question de ne plus informer les parents, de ne plus dialoguer avec eux, il faut leur expliquer notre point de vue, mais céder obséquieusement  aux pressions de parents qui n'éduquent pas leurs enfants dans les domaines qui leur reviennent , qui ne signent jamais les cahiers, qui souvent ne connaissent même pas le nom des professeurs de leurs enfants, ni leur emploi du temps, mais qui montent au créneau dès qu'on exige quelque chose de leur chérubin,  je trouve que c'est ridicule.

Les classes de niveaux, les classes de saboteurs, personnellement, je suis pour. On nous rebat les oreilles avec l'utilité de la mixité, or c'est faux : les très bons élèves régressent ou fuient, les moyens sont tirés vers le bas, les mauvais n'avancent pas.  Cette année, j'ai pris un CE2-CM1 avec des CM1 très très faibles, en me basant sur l'idée que mieux valait faire passer en CM2 des élèves qui auraient un "vrai" niveau CE2, voire CE2+, , et quelques notions importantes du CM1, que des élèves qui auraient traversé un CM1 en gardant les mêmes lacunes. Et ça fonctionne, c'est lourd pour moi, mais je l'ai choisi, et je préfère encore cela à une course effrénée de groupe en groupe pour porter à chacun sa provende  soi-disant "différenciée". Prendre du temps pour ré-expliquer pour la nième fois à un élève de CM1 (qui devrait être en ULIS)  la différence entre un nom et un verbe, ou ce qu'est une dizaine, avec des bûchettes, pendant que les autres piaffent pour faire des multiplications à deux chiffres et des fractions, c'est juste lamentable. D'autant plus si ça n'aboutit à rien.

Mais cela ne peut fonctionner que sur la base du volontariat. Je trouverais inique de confier de telles classes aux derniers arrivés, à des professeurs stagiaires et même débutants ... Et il faut compenser avec des "avantages" : edt dans la mesure du possible, petit effectif, et un soutien sans faille à la moindre incartade (ce dernier point n'ayant aucun coût financier).
AndréC
Niveau 9

Re: Génération Z' : amis profs du secondaire, ils seront chez vous dans trois ans

par AndréC le Mar 30 Jan 2018 - 6:48
@Verdurette a écrit:Vous ne changerez pas les parents, donc la seule solution c'est de leur retirer une part du pouvoir abusif qu'ils ont pris dans l'école. Et ça, ça ne va pas être de la tarte, entre les fédérations de parents et les collègues qui trouvent que c'est très bien (il y en a). Pas question de ne plus informer les parents, de ne plus dialoguer avec eux, il faut leur expliquer notre point de vue, mais céder obséquieusement  aux pressions de parents qui n'éduquent pas leurs enfants dans les domaines qui leur reviennent , qui ne signent jamais les cahiers, qui souvent ne connaissent même pas le nom des professeurs de leurs enfants, ni leur emploi du temps, mais qui montent au créneau dès qu'on exige quelque chose de leur chérubin,  je trouve que c'est ridicule.
Il y a quelques années, au conseil de classe d'une cinquième, une délégué des parents d'élèves exprima sa surprise sur le comportement de la classe et s'étonna de l'apprendre aussi tard.
Sa fille était l'emmerdeuse numéro 1, sa mère a signé sans broncher tous les mots, toutes les punitions et il y en avait au minimum un par jour.
Je lui ai signifié qu'elle ne pouvait pas être surprise puisque le carnet de sa fille est rempli de mots.

La majorité des délégués de parents d'élèves prennent cette fonction pour être l'avocat de leur propre enfant (les autres, ils s'en foutent).
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ylm
Neoprof expérimenté

Re: Génération Z' : amis profs du secondaire, ils seront chez vous dans trois ans

par ylm le Mar 30 Jan 2018 - 7:29
@AndréC a écrit:La majorité des délégués de parents d'élèves prennent cette fonction pour être l'avocat de leur propre enfant (les autres, ils s'en foutent).
En 15 ans de carrière je n'ai pas vu un seul parent d'élève délégué se faire l'avocat de son enfant en conseil de classe. Pas un. C'est même souvent plutôt le contraire.

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The life of man, solitary, poor, nasty, brutish and short.
Thomas Hobbes
AndréC
Niveau 9

Re: Génération Z' : amis profs du secondaire, ils seront chez vous dans trois ans

par AndréC le Mar 30 Jan 2018 - 7:39
@ylm a écrit:
@AndréC a écrit:La majorité des délégués de parents d'élèves prennent cette fonction pour être l'avocat de leur propre enfant (les autres, ils s'en foutent).
En 15 ans de carrière je n'ai pas vu un seul parent d'élève délégué se faire l'avocat de son enfant en conseil de classe. Pas un. C'est même souvent plutôt le contraire.
Vous êtes chanceux.
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henriette
Médiateur

Re: Génération Z' : amis profs du secondaire, ils seront chez vous dans trois ans

par henriette le Mar 30 Jan 2018 - 7:53
Chaque année j'en vois, mais un ou deux au maximum sur l'ensemble des conseils de classe que je fais - et j'ai toujours des élèves d'au moins 14 classes différentes.
Dans mon collège ce phénomène existe donc mais très minoritairement.

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"Il n'y a que ceux qui veulent tromper les peuples et gouverner à leur profit qui peuvent vouloir retenir les hommes dans l'ignorance."
AndréC
Niveau 9

Re: Génération Z' : amis profs du secondaire, ils seront chez vous dans trois ans

par AndréC le Mar 30 Jan 2018 - 8:00
Lorsque j'étais encore TZR, j'ai eu à faire un remplacement sur les deux derniers mois de l'année.
J'ai assisté au conseil de classe et l'ensemble des professeur a décidé de faire redoubler un élève perturbateur ayant des résultats très insuffisants. Il n'avait pas le niveau. Avant les vacances, cet élève ne venait plus en classe et les autres m'on appris que finalement, il ne redoublera pas. Son père, délégué des parents d'élèves avait eu un entretien avec le principal qui l'a fait passer en classe supérieure.

Dans un autre établissement où existait une classe avec grec et latin, on apprend que l'année prochaine cette section est supprimée. Désormais, ce sera soit grec, soit latin. La fille du délégué de parent d'élève qui avait pu apprendre le latin et le grec ayant été intégrée dans un très grand lycée hyper sélectif de Paris, il n'y a avait plus de raison de permettre aux élèves d'apprendre le latin et le grec en parallèle.
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Jenny
Modérateur

Re: Génération Z' : amis profs du secondaire, ils seront chez vous dans trois ans

par Jenny le Mar 30 Jan 2018 - 8:31
@ylm a écrit:
@AndréC a écrit:La majorité des délégués de parents d'élèves prennent cette fonction pour être l'avocat de leur propre enfant (les autres, ils s'en foutent).
En 15 ans de carrière je n'ai pas vu un seul parent d'élève délégué se faire l'avocat de son enfant en conseil de classe. Pas un. C'est même souvent plutôt le contraire.

J'en ai entendu eu un réclamer un avertissement pour son enfant. Razz
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Dhaiphi
Sage

Re: Génération Z' : amis profs du secondaire, ils seront chez vous dans trois ans

par Dhaiphi le Mar 30 Jan 2018 - 9:17
@Jenny a écrit:J'en ai entendu eu un réclamer un avertissement pour son enfant. Razz

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De toutes les écoles que j’ai fréquentées, c’est l’école buissonnière qui m’a paru la meilleure.  
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amalricu
Habitué du forum

Re: Génération Z' : amis profs du secondaire, ils seront chez vous dans trois ans

par amalricu le Mar 30 Jan 2018 - 9:55
@AndréC a écrit:Lorsque j'étais encore TZR, j'ai eu à faire un remplacement sur les deux derniers mois de l'année.
J'ai assisté au conseil de classe et l'ensemble des professeur a décidé de faire redoubler un élève perturbateur ayant des résultats très insuffisants. Il n'avait pas le niveau. Avant les vacances, cet élève ne venait plus en classe et les autres m'on appris que finalement, il ne redoublera pas. Son père, délégué des parents d'élèves avait eu un entretien avec le principal qui l'a fait passer en classe supérieure.

Dans un autre établissement où existait une classe avec grec et latin, on apprend que l'année prochaine cette section est supprimée. Désormais, ce sera soit grec, soit latin. La fille du délégué de parent d'élève qui avait pu apprendre le latin et le grec ayant été intégrée dans un très grand lycée hyper sélectif de Paris, il n'y a avait plus de raison de permettre aux élèves d'apprendre le latin et le grec en parallèle.

A quoi bon conserver une année supplémentaire un tel boulet qui gâtera de nouveau une classe ? Sans être représentant des parents d'élèves, le père et le cde ont conclu su d'un commun accord selon la procédure normale (entretien avant une éventuelle commission d'appel). Il se prend le mur épicétou l'année suivante et ce sera pour la famille d'assumer son choix. Quand ça bouche dans les tuyaux, ça dégage et au petit bonheur la chance !

Cette année, dans mon bahut, on a des élèves de 3ème qui doublent leur classe (malgré leur obtention du DNB l'année dernière) et ils demandent à ne pas effectuer les stage d'observation et à se dispenser des épreuves écrites et de l'oral de mai/juin 2018....A quoi bon alors ?
Desquestions
Niveau 4

Re: Génération Z' : amis profs du secondaire, ils seront chez vous dans trois ans

par Desquestions le Mar 30 Jan 2018 - 11:01
Je reviens sur ce moment de la discussion (je suis en train de la lire et n'ai pu contenir mon clavier bounce ).

@Rabelais a écrit:@Verdurette, sur le principe, je suis évidemment bien d'accord mais dans les faits, chez nous, les élèves que tu décris sont aussi nombreux que les autres , comment exclure toute une cohorte ? Le privé les renvoie chez nous et après nous, où iront-ils ?
Je crois qu'il faut, comme il a été dit ici, faire marche arrière très vite sur l'inclusion des parents dans les affaires intra-école ( collège ) et leur redonner parallèlement des obligations dans le suivi scolaire à la maison.
On inverserait le processus, en fait : ils ne mettent plus le nez dans la façon dont on dispense une discipline et on met le nôtre dans la façon dont ils s'impliquent dans les devoirs et la compréhension scolaire de leur enfant, ainsi que dans l'usage du numérique et des écrans.
( que dire à une maman qui me dit, fière :" mais je suis rigide, hein, je ne lui accorde QUE 2 heures de PS4 par jour, pas plus, et je le fais respecter ". Tu m'étonnes qu'il n'ait pas le temps de faire ses devoirs en semaine.)
Vaste programme.
Dès la maternelle, on revient à la gestion du vivre ensemble de façon très autoritaire et sans faille et ensuite, on pourra " éveiller leur esprit", appliquer des méthodes éducatives alternatives, bref, ce qui est mieux pour eux.
Mais sans les bases de vie en société, et avec des parents qui te sautent dessus en maternelle dès que tu obliges l'enfant à quelque chose  ( à être frustré donc, à apprendre qu'il n'est pas tout seul et que le groupe a un fonctionnement auquel il doit se plier quand il est au sein de celui-ci, à être responsable de ses actes ...), c'est déjà fini.
Le nombre de parents qui commencent dès la GS à imposer aux PE pour LEUR enfant une sieste plus longue, ou plus courte ou pas de sieste et demande donc à l'école de s'adapter à LEUR enfant est hallucinant.
Au nom du bien être individuel ( que je ne nie pas ... Ceci dit, l'école n'est pas obligatoire en MS\GS..) on crée 35 règles différentes pour 35 enfants et non pas un apprentissage de la vie en collectivité avec ce qu'elle comporte comme differences avec la vie familiale et individuelle.
Mais j'arrête -là, c'est impossible de revenir en arrière, l'école doit se débrouiller pour convenir à chacune des individualités et surtout, ne pas renvoyer les parents devant les leurs ( éducation, tablettes, politesse, devoirs).

Pour moi, c'est fini, on n'y arrivera pas et l'EN est en fin de course.
Bon courage.

Il me semble que deux possibilités peuvent être mises en place :

- soit, comme le font certains établissements privés (ceux qui n'ont pas besoin de faire le plein d'élèves), on sort les pénibles. J'en connais un où les pénibles sortis sont d'ailleurs plus les parents que leurs enfants, comprenez qu'un enfant dont un parent montre un comportement "inadapté" ne se verra pas réinscrit l'année suivante. La direction de cet établissement ne prend pas d'élève en cours d'année. Si c'est pour une entrée autre qu'en PS, alors, l'élève n'est pas pris sans avoir été vu préalablement : pas de "test" officiel, la direction se contente de le voir avec ses parents, c'est paraît-il très parlant et suffisant diable . En revanche, cet établissement prend les élèves handicapés, TDA, dys-radical de votre choix, etc... La seule chose rédhibitoire, c'est de pourrir l'atmosphère.

Bien entendu, on se demande alors ce que deviendraient les "virés", qui ne sont que des enfants et n'ont pas été pourvus de parents aptes. Les renvoyer protège les autres, mais c'est un abandon, une carence sociale.

- soit le public continue d'accueillir, oui... Mais alors, on baisse VRAIMENT les effectifs, parce qu'un pénible, c'est toujours plus facile à mettre au travail que 20.

Bien entendu, cela réclame des moyens, des salles, des professeurs. Et pour toutes les zones, car toutes sont désormais touchées.

AndréC
Niveau 9

Re: Génération Z' : amis profs du secondaire, ils seront chez vous dans trois ans

par AndréC le Mar 30 Jan 2018 - 15:30
@amalricu a écrit:
@AndréC a écrit:Lorsque j'étais encore TZR, j'ai eu à faire un remplacement sur les deux derniers mois de l'année.
J'ai assisté au conseil de classe et l'ensemble des professeur a décidé de faire redoubler un élève perturbateur ayant des résultats très insuffisants. Il n'avait pas le niveau. Avant les vacances, cet élève ne venait plus en classe et les autres m'on appris que finalement, il ne redoublera pas. Son père, délégué des parents d'élèves avait eu un entretien avec le principal qui l'a fait passer en classe supérieure.

Dans un autre établissement où existait une classe avec grec et latin, on apprend que l'année prochaine cette section est supprimée. Désormais, ce sera soit grec, soit latin. La fille du délégué de parent d'élève qui avait pu apprendre le latin et le grec ayant été intégrée dans un très grand lycée hyper sélectif de Paris, il n'y a avait plus de raison de permettre aux élèves d'apprendre le latin et le grec en parallèle.

A quoi bon conserver une année supplémentaire un tel boulet qui gâtera de nouveau une classe ? Sans être représentant des parents d'élèves, le père et le cde ont conclu su d'un commun accord selon la procédure normale (entretien avant une éventuelle commission d'appel). Il se prend le mur épicétou l'année suivante et ce sera pour la famille d'assumer son choix. Quand ça bouche dans les tuyaux, ça dégage et au petit bonheur la chance !
Ce n'est pas le problème qui est ici posé.

Le problème, c'est que les parents d'élèves utilisent leur statut de représentant pour obtenir des faveurs ou des attentions auxquelles  les autres parents n'ont pas droit. Le rôle de délégué n'est plus assuré, les parents ne sont plus des représentants élus, ils ne représentent rien d'autre que leur propre personne et celle de leur rejeton.


Dernière édition par AndréC le Mar 30 Jan 2018 - 16:32, édité 1 fois
AndréC
Niveau 9

Re: Génération Z' : amis profs du secondaire, ils seront chez vous dans trois ans

par AndréC le Mar 30 Jan 2018 - 16:13
@Jenny a écrit:
@ylm a écrit:
@AndréC a écrit:La majorité des délégués de parents d'élèves prennent cette fonction pour être l'avocat de leur propre enfant (les autres, ils s'en foutent).
En 15 ans de carrière je n'ai pas vu un seul parent d'élève délégué se faire l'avocat de son enfant en conseil de classe. Pas un. C'est même souvent plutôt le contraire.

J'en ai entendu eu un réclamer un avertissement pour son enfant. Razz
Ce qui n'est toujours pas le rôle d'un parent délégué, représentant des parents.

Un délégué n'a pas à avoir comme c'est devenu trop souvent le cas de demande personnelle pour son propre enfant. Son rôle est uniquement de représenter les parents, pas de se représenter lui-même ni ses enfants.

Si ce délégué était resté dans son rôle de délégué et si les professeurs restaient dans le leur, on n'entendrait pas en conseil de classe de discussion entre professeurs et parent délégué au sujet des enfants de ces derniers dont on examine le bulletin.

Sinon, dans un souci d'équité de traitement, il est nécessaire de permettre lors des conseils de classe  à chaque parent de pouvoir dire son mot lorsque le cas de son rejeton est abordé et d'en discuter avec le conseil.


Dernière édition par AndréC le Mar 30 Jan 2018 - 18:40, édité 3 fois
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Dhaiphi
Sage

Re: Génération Z' : amis profs du secondaire, ils seront chez vous dans trois ans

par Dhaiphi le Mar 30 Jan 2018 - 18:35
@Desquestions a écrit: Les renvoyer protège les autres, mais c'est un abandon, une carence sociale.

C'est évident qu'il va falloir revenir sur quelques idées de "gauche bienveillante" et tout ça...

Soit on supporte que deux ou trois lascars pourrissent la vie à trente et on appelle cette situation "l'honneur d'une démocratie", soit...

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Re: Génération Z' : amis profs du secondaire, ils seront chez vous dans trois ans

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