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pogonophile
Niveau 10

Re: Être un bon prof... selon la hiérarchie

par pogonophile le Mar 27 Mar 2018 - 20:44
Ben tiens ! Je vais jouer moi aussi alors Very Happy

"Être un bon chef d'établissement... selon la salle des profs"
1. Ôter le mot "chef" de l'expression "chef d'établissement" : tu prends la responsabilité "d'établissement" mais tu n'as pas à faire "chef"
2. Le remettre quand il s'agit d'engueuler de sanctionner (autant aller direct à l'essentiel) les élèves et remettre les parents à leur juste place (c'est à dire loin)
3. Cautionner Accompagner vigoureusement les projets et sorties les plus fantaisistes indépendamment de leur intérêt pédagogique (exemple vécu : après-midi karting à 350 euros par élève. "le sens pédagogique ? ah il en faut un ? ben on doit pouvoir parler de vecteurs en maths, et euh y a bien les roues en techno, je sais pas c'est important ?")
4. Approuver toutes les demandes de formation, même les plus incompréhensibles (exemple vécu : la peinture sur vitraux, pour des profs de SVT), parce que le droit à la formation est inaliénable, sauf quand la formation elle embête auquel cas il faut dispenser
5. Plier l'organisation de l'établissement aux souhaits de ceux qui sont réellement au centre du système éducatif : placer tout l'emploi du temps le matin (mais pas avant 9h), en libérant le mercredi et le vendredi, sans laisser le moindre trou (tant pis si ça fait des permanences de huit classes, y a aquagym), mettre les conseils de classe à 14h, et tant qu'à y être banaliser une journée par mois pour la convivialité
6. Être présent de 7h30 à 20h30 toujours disponible, ne jamais envoyer un mail après 18h30 (le droit à la déconnexion c'est sacré), mais répondre à 23h (c'est sacré mais pas pour tout le monde)

Le tout avec une courtoisie toujours impeccable et un sourire à faire de la pub pour dentifrices, parce que la moindre virgule déplacée c'est un risque psychosocial (le cahier RSST est toujours à portée de main !). Cette consigne ne vaut bien sûr pas pour l'enseignant, invité à débouler en plein entretien en hurlant parce qu'un élève a dit "non mais ça va" en soupirant, et qu'est-ce que c'est que ces conditions de travail, ah la la si vous faisiez votre boulot on n'en serait pas là !


Dernière édition par pogonophile le Mar 27 Mar 2018 - 20:49, édité 1 fois
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gauvain31
Monarque

Re: Être un bon prof... selon la hiérarchie

par gauvain31 le Mar 27 Mar 2018 - 20:49
@Pogonophile: pour le point 6 tu as oublié; disponible de 7h30 à 20h30 , week-end et vacances compris.
7/Donner l'emploi du temps des enseignants et leurs classes le 7 juillet au matin pour l'année scolaire qui va suivre
8/Savoir rester à sa place d'administratif en toutes circonstance
9/Faciliter la vie des enseignants
10/Se faire oublier
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pogonophile
Niveau 10

Re: Être un bon prof... selon la hiérarchie

par pogonophile le Mar 27 Mar 2018 - 20:50
@gauvain31 a écrit:@Pogonophile: pour le point 6 tu as oublié; disponible de 7h30 à 20h30 , week-end et vacances compris.
7/Donner l'emploi du temps des enseignants et leurs classes le 7 juillet au matin pour l'année scolaire qui va suivre
8/Savoir rester à sa place d'administratif en toutes circonstance
9/Faciliter la vie des enseignants
10/Se faire oublier

J'avais omis de souligner week-end et vacances compris, mais il est vrai que je ne suis pas familier de certains mots abi
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Lilypims
Doyen

Re: Être un bon prof... selon la hiérarchie

par Lilypims le Mar 27 Mar 2018 - 21:00
Pour le point 5, il faudrait ajouter le lundi. Et "banaliser une journée pour la convivialité", c'est trop vague.

_________________
...il faut continuer, je ne peux pas continuer, il faut continuer, je vais donc continuer...
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Thalia de G
Médiateur

Re: Être un bon prof... selon la hiérarchie

par Thalia de G le Mar 27 Mar 2018 - 21:06
@Lilypims a écrit:Pour le point 5, il faudrait ajouter le lundi. Et "banaliser une journée pour la convivialité", c'est trop vague.
Il suffirait d'apporter des petits gâteaux, du chocolat, café, thé ou apéro aux conseils de classe. Razz

Il manque un point : savoir gérer des conflits entre enseignants en satisfaisant tout un chacun.

_________________
Le printemps a le parfum poignant de la nostalgie, et l'été un goût de cendres.
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Lilypims
Doyen

Re: Être un bon prof... selon la hiérarchie

par Lilypims le Mar 27 Mar 2018 - 21:07
Yes. Moins de parlotte et plus de bouffe. Excellente suggestion, Thalia.

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...il faut continuer, je ne peux pas continuer, il faut continuer, je vais donc continuer...
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pogonophile
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Re: Être un bon prof... selon la hiérarchie

par pogonophile le Mar 27 Mar 2018 - 21:07
@Lilypims a écrit:Pour le point 5, il faudrait ajouter le lundi. Et "banaliser une journée pour la convivialité", c'est trop vague.

Tututu, je ne veux pas entendre que certains préfèrent le lundi et d'autres le vendredi, on a dit qu'il fallait essentialiser, pas différencier (quel sale mot !)
Quant au côté vague c'est délibéré, si on pose un programme c'est infantilisant, si on propose que chacun marque une feuille ce qu'il apporte c'est du flicage : c'est tout un art.
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Lilypims
Doyen

Re: Être un bon prof... selon la hiérarchie

par Lilypims le Mar 27 Mar 2018 - 21:09
@pogonophile a écrit:
@Lilypims a écrit:Pour le point 5, il faudrait ajouter le lundi. Et "banaliser une journée pour la convivialité", c'est trop vague.

Tututu, je ne veux pas entendre que certains préfèrent le lundi et d'autres le vendredi, on a dit qu'il fallait essentialiser, pas différencier (quel sale mot !)
Quant au côté vague c'est délibéré, si on pose un programme c'est infantilisant, si on propose que chacun marque une feuille ce qu'il apporte c'est du flicage : c'est tout un art.

Nan mais tu rigoles, là. Moi, je veux les deux, hein, le lundi et le vendredi. Avec des gâteaux les autres jours.

_________________
...il faut continuer, je ne peux pas continuer, il faut continuer, je vais donc continuer...
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pogonophile
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Re: Être un bon prof... selon la hiérarchie

par pogonophile le Mar 27 Mar 2018 - 21:13
@Lilypims a écrit:

Nan mais tu rigoles, là. Moi, je veux les deux, hein, le lundi et le vendredi. Avec des gâteaux les autres jours.

Si on pose ça, on va être obligé de mettre des conseils de classe sur les jours de repos (saints parce que de droit, nul ne l'ignore), ouvrir la porte au taillables et corvéables à merci, susciter un risque psycho-social, et donc faire remplir une nouvelle page du cahier RSST. Sois réaliste enfin !
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Lilypims
Doyen

Re: Être un bon prof... selon la hiérarchie

par Lilypims le Mar 27 Mar 2018 - 21:15
@pogonophile a écrit:
@Lilypims a écrit:

Nan mais tu rigoles, là. Moi, je veux les deux, hein, le lundi et le vendredi. Avec des gâteaux les autres jours.

Si on pose ça, on va être obligé de mettre des conseils de classe sur les jours de repos (saints parce que de droit, nul ne l'ignore), ouvrir la porte au taillables et corvéables à merci, susciter un risque psycho-social, et donc faire remplir une nouvelle page du cahier RSST. Sois réaliste enfin !

Hors de question. Je propose d'attribuer un quart d'heure à chaque CC, pas une minute de plus. Le mardi et le jeudi, en deux jours c'est plié.

_________________
...il faut continuer, je ne peux pas continuer, il faut continuer, je vais donc continuer...
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JPhMM
Demi-dieu

Re: Être un bon prof... selon la hiérarchie

par JPhMM le Mar 27 Mar 2018 - 21:19
@pogonophile a écrit:Ben tiens ! Je vais jouer moi aussi alors Very Happy

"Être un bon chef d'établissement... selon la salle des profs"
1. Ôter le mot "chef" de l'expression "chef d'établissement" : tu prends la responsabilité "d'établissement" mais tu n'as pas à faire "chef"
2. Le remettre quand il s'agit d'engueuler de sanctionner (autant aller direct à l'essentiel) les élèves et remettre les parents à leur juste place (c'est à dire loin)
3. Cautionner Accompagner vigoureusement les projets et sorties les plus fantaisistes indépendamment de leur intérêt pédagogique (exemple vécu : après-midi karting à 350 euros par élève. "le sens pédagogique ? ah il en faut un ? ben on doit pouvoir parler de vecteurs en maths, et euh y a bien les roues en techno, je sais pas c'est important ?")
4. Approuver toutes les demandes de formation, même les plus incompréhensibles (exemple vécu : la peinture sur vitraux, pour des profs de SVT), parce que le droit à la formation est inaliénable, sauf quand la formation elle embête auquel cas il faut dispenser
5. Plier l'organisation de l'établissement aux souhaits de ceux qui sont réellement au centre du système éducatif : placer tout l'emploi du temps le matin (mais pas avant 9h), en libérant le mercredi et le vendredi, sans laisser le moindre trou (tant pis si ça fait des permanences de huit classes, y a aquagym), mettre les conseils de classe à 14h, et tant qu'à y être banaliser une journée par mois pour la convivialité
6. Être présent de 7h30 à 20h30 toujours disponible, ne jamais envoyer un mail après 18h30 (le droit à la déconnexion c'est sacré), mais répondre à 23h (c'est sacré mais pas pour tout le monde)

Le tout avec une courtoisie toujours impeccable et un sourire à faire de la pub pour dentifrices, parce que la moindre virgule déplacée c'est un risque psychosocial (le cahier RSST est toujours à portée de main !). Cette consigne ne vaut bien sûr pas pour l'enseignant, invité à débouler en plein entretien en hurlant parce qu'un élève a dit "non mais ça va" en soupirant, et qu'est-ce que c'est que ces conditions de travail, ah la la si vous faisiez votre boulot on n'en serait pas là !
Ça va mieux ?

fleurs2 fleurs2 fleurs2

_________________
Labyrinthe où l'admiration des ignorants et des idiots qui prennent pour savoir profond tout ce qu'ils n'entendent pas, les a retenus, bon gré malgré qu'ils en eussent. D'ailleurs, il n'y a point de meilleur moyen pour mettre en vogue ou pour défendre des doctrines étranges et absurdes, que de les munir d'une légion de mots obscurs, douteux , et indéterminés. Ce qui pourtant rend ces retraites bien plus semblables à des cavernes de brigands ou à des tanières de renards qu'à des forteresses de généreux guerriers. Que s'il est malaisé d'en chasser ceux qui s'y réfugient, ce n'est pas à cause de la force de ces lieux-là, mais à cause des ronces, des épines et de l'obscurité des buissons dont ils sont environnés. Car la fausseté étant par elle-même incompatible avec l'esprit de l'homme, il n'y a que l'obscurité qui puisse servir de défense à ce qui est absurde. — John Locke

Je crois que je ne crois en rien. Mais j'ai des doutes. — Jacques Goimard
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pogonophile
Niveau 10

Re: Être un bon prof... selon la hiérarchie

par pogonophile le Mar 27 Mar 2018 - 21:22
@Lilypims a écrit:
Hors de question. Je propose d'attribuer un quart d'heure à chaque CC, pas une minute de plus. Le mardi et le jeudi, en deux jours c'est plié.

C'est une blague ? La durée attendue d'un conseil de classe est de 45 minutes, en faisant en sorte que chacun puisse déclamer sa tirade sur chaque élève (sinon à quoi bon venir ? c'est infantilisant, et puis si on se marre pas c'est pas la peine), sans le préparer (le prof principal taillable et corvéable c'est fini).
Quant au rôle attendu pendant le conseil : envoyer paître brutalement un élève ou un parent qui émettrait un doute sur l'activité "nage avec des piranhas" en EPS (le prof est fan de Koh-Lanta, l'infirmière est là pour le service après-vente), et laisser s'épanouir les mots comme "incapable", "végétal", "nul", "bon à rien" sur les bulletins, qui seront remplis... quand ils seront remplis.

Ton amateurisme me consterne
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Philomène87
Neoprof expérimenté

Re: Être un bon prof... selon la hiérarchie

par Philomène87 le Mar 27 Mar 2018 - 21:26
@pogonophile a écrit: l'activité "nage avec des piranhas" en EPS

Au moins, c'est innovant.
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Lilypims
Doyen

Re: Être un bon prof... selon la hiérarchie

par Lilypims le Mar 27 Mar 2018 - 21:27
@pogonophile a écrit:
@Lilypims a écrit:
Hors de question. Je propose d'attribuer un quart d'heure à chaque CC, pas une minute de plus. Le mardi et le jeudi, en deux jours c'est plié.

C'est une blague ? La durée attendue d'un conseil de classe est de 45 minutes, en faisant en sorte que chacun puisse déclamer sa tirade sur chaque élève (sinon à quoi bon venir ? c'est infantilisant, et puis si on se marre pas c'est pas la peine), sans le préparer (le prof principal taillable et corvéable c'est fini).
Quant au rôle attendu pendant le conseil : envoyer paître brutalement un élève ou un parent qui émettrait un doute sur l'activité "nage avec des piranhas" en EPS (le prof est fan de Koh-Lanta, l'infirmière est là pour le service après-vente), et laisser s'épanouir les mots comme "incapable", "végétal", "nul", "bon à rien" sur les bulletins, qui seront remplis... quand ils seront remplis.

Ton amateurisme me consterne

Il faut savoir vivre avec son temps, mon bon. 45 min, c'est trop long ; au bout de 15 min, on ne sait même plus de quoi on parlait. Culture du zapping toussa.

_________________
...il faut continuer, je ne peux pas continuer, il faut continuer, je vais donc continuer...
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JPhMM
Demi-dieu

Re: Être un bon prof... selon la hiérarchie

par JPhMM le Mar 27 Mar 2018 - 21:32
@Philomène87 a écrit:
@pogonophile a écrit: l'activité "nage avec des piranhas" en EPS

Au moins, c'est innovant.
A coupler avec les actions "Premiers Gestes qui Sauvent".

_________________
Labyrinthe où l'admiration des ignorants et des idiots qui prennent pour savoir profond tout ce qu'ils n'entendent pas, les a retenus, bon gré malgré qu'ils en eussent. D'ailleurs, il n'y a point de meilleur moyen pour mettre en vogue ou pour défendre des doctrines étranges et absurdes, que de les munir d'une légion de mots obscurs, douteux , et indéterminés. Ce qui pourtant rend ces retraites bien plus semblables à des cavernes de brigands ou à des tanières de renards qu'à des forteresses de généreux guerriers. Que s'il est malaisé d'en chasser ceux qui s'y réfugient, ce n'est pas à cause de la force de ces lieux-là, mais à cause des ronces, des épines et de l'obscurité des buissons dont ils sont environnés. Car la fausseté étant par elle-même incompatible avec l'esprit de l'homme, il n'y a que l'obscurité qui puisse servir de défense à ce qui est absurde. — John Locke

Je crois que je ne crois en rien. Mais j'ai des doutes. — Jacques Goimard
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Philomène87
Neoprof expérimenté

Re: Être un bon prof... selon la hiérarchie

par Philomène87 le Mar 27 Mar 2018 - 21:34
@JPhMM a écrit:
@Philomène87 a écrit:
@pogonophile a écrit: l'activité "nage avec des piranhas" en EPS

Au moins, c'est innovant.
A coupler avec les actions "Premiers Gestes qui Sauvent".

Beau projet d'EPI
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pogonophile
Niveau 10

Re: Être un bon prof... selon la hiérarchie

par pogonophile le Mar 27 Mar 2018 - 21:39
@Philomène87 a écrit:
@JPhMM a écrit:
@Philomène87 a écrit:
@pogonophile a écrit: l'activité "nage avec des piranhas" en EPS

Au moins, c'est innovant.
A coupler avec les actions "Premiers Gestes qui Sauvent".

Beau projet d'EPI

On se calme, vous allez finir par passer pour des soutiens de la réforme du collège.
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gauvain31
Monarque

Re: Être un bon prof... selon la hiérarchie

par gauvain31 le Mar 27 Mar 2018 - 21:39
@JPhMM a écrit:
@Philomène87 a écrit:
@pogonophile a écrit: l'activité "nage avec des piranhas" en EPS

Au moins, c'est innovant.
A coupler avec les actions "Premiers Gestes qui Sauvent".

et avec "Etude pratique de la digestion". Les SVT se doivent d'être en première ligne pour ce type de projet
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Salsepareille
Neoprof expérimenté

Re: Être un bon prof... selon la hiérarchie

par Salsepareille le Mar 27 Mar 2018 - 21:40
Moi je trouve que le bon chef d'établissement, justement, dit un "non" ferme au faux projet karting. Pourquoi se sentirait-il obligé de dire "oui" alors que le but pédagogique est à rechercher? Est-ce peut-être pour ne pas créer de conflits, de frustration chez les profs? Mais le faux projet karting en agace peut-être plus d'un...

N'empêche que je me suis souvent posé la question de savoir comment les chefs d'établissement font la distinction entre le bon prof et le prof moulin à vent.
Il y a les profs qui passent chaque jour dans le bureau du chef, pour je ne sais quoi. Il y en a qui montent tout un tas de projets comme le projet karting. Il y en a aussi qui passent dans le bureau du chef pour une anecdote, pour montrer une copie d'élève, pour dire que tel élève a mal parlé pendant un cours etc etc... (Mais comment font les chefs pour se concentrer sur quoi que ce soit, si la porte s'ouvre tout le temps sur des broutilles??). Il y a même des profs qui passent pour pester contre des collègues. Des profs qui modifient leur emploi du temps pour un oui ou pour un non.

Et puis il y a les profs qui n'aiment pas passer dans le bureau du chef, qui pensent qu'il faut avoir une raison importante pour passer, ceux qui font des projets dans leur coin sans avertir personne, sans le crier sur les toits. Des profs qui gèrent eux-même l'élève qui a mal parlé pendant un cours. Qui règlent les problèmes de collègues entre eux. Des profs qui ne demandent jamais rien, qui assument parfois les contraintes d'emploi du temps "parce que c'est comme ça".

Dans le cas n°1, le prof est "très présent".
Dans le cas n°2, le prof ne se fait pas remarquer.

Un chef fait-il la différence entre présence utile et présence moulin à vent?
Un chef aime-t-il la compagnie finalement variée de tous ces profs qui passent sans cesse, ou au contraire un chef rêve-t-il de plus de calme (ça existe, ça, quand on est chef?)?
La présence de tous ces profs moulin à vent n'est-elle pas souhaitable pour prendre la température de l'établissement?

Quant au bon chef vu par un prof: j'aime:
- quand le chef dit non au projet karting
- quand l'emploi du temps est finement pensé, et équitable pour chacun
- quand les ragots ne sont pas écoutés par les chefs
- que le chef protège le prof des parents ch... et des élèves ch...
- quand le chef ne copine pas avec certains profs
- quand le chef sait créer des moments conviviaux (galette des rois et cidre par exemple) mais sait retrouver sa casquette de chef ensuite
- quand le chef ne raisonne pas trop en "chef d'entreprise": par exemple, quand le chef ne surcharge pas le prof fiable sous prétexte qu'il est fiable, et qu'il n'allège pas le prof dépressif... le but étant de donner aux élèves le maximum de fiabilité. Ce qui revient à la question: comment juger de la fiabilité du prof, quand on est chef?
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Philomène87
Neoprof expérimenté

Re: Être un bon prof... selon la hiérarchie

par Philomène87 le Mar 27 Mar 2018 - 21:42
@Lilypims a écrit:
@pogonophile a écrit:
@Lilypims a écrit:
Hors de question. Je propose d'attribuer un quart d'heure à chaque CC, pas une minute de plus. Le mardi et le jeudi, en deux jours c'est plié.

C'est une blague ? La durée attendue d'un conseil de classe est de 45 minutes, en faisant en sorte que chacun puisse déclamer sa tirade sur chaque élève (sinon à quoi bon venir ? c'est infantilisant, et puis si on se marre pas c'est pas la peine), sans le préparer (le prof principal taillable et corvéable c'est fini).
Quant au rôle attendu pendant le conseil : envoyer paître brutalement un élève ou un parent qui émettrait un doute sur l'activité "nage avec des piranhas" en EPS (le prof est fan de Koh-Lanta, l'infirmière est là pour le service après-vente), et laisser s'épanouir les mots comme "incapable", "végétal", "nul", "bon à rien" sur les bulletins, qui seront remplis... quand ils seront remplis.

Ton amateurisme me consterne

Il faut savoir vivre avec son temps, mon bon. 45 min, c'est trop long ; au bout de 15 min, on ne sait même plus de quoi on parlait. Culture du zapping toussa.

Petits joueurs ! Chez nous, au bout de 15 mn, on en est encore au parent délégué qui parle négativement de la qualité des repas au self ou de la prof d'anglais qui ne met pas les devoirs sur Pronote.
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Lilypims
Doyen

Re: Être un bon prof... selon la hiérarchie

par Lilypims le Mar 27 Mar 2018 - 21:42
@Salsepareille a écrit:Moi je trouve que le bon chef d'établissement, justement, dit un "non" ferme au faux projet karting. Pourquoi se sentirait-il obligé de dire "oui" alors que le but pédagogique est à rechercher? Est-ce peut-être pour ne pas créer de conflits, de frustration chez les profs? Mais le faux projet karting en agace peut-être plus d'un...

N'empêche que je me suis souvent posé la question de savoir comment les chefs d'établissement font la distinction entre le bon prof et le prof moulin à vent.
Il y a les profs qui passent chaque jour dans le bureau du chef, pour je ne sais quoi. Il y en a qui montent tout un tas de projets comme le projet karting. Il y en a aussi qui passent dans le bureau du chef pour une anecdote, pour montrer une copie d'élève, pour dire que tel élève a mal parlé pendant un cours etc etc... (Mais comment font les chefs pour se concentrer sur quoi que ce soit, si la porte s'ouvre tout le temps sur des broutilles??). Il y a même des profs qui passent pour pester contre des collègues. Des profs qui modifient leur emploi du temps pour un oui ou pour un non.

Et puis il y a les profs qui n'aiment pas passer dans le bureau du chef, qui pensent qu'il faut avoir une raison importante pour passer, ceux qui font des projets dans leur coin sans avertir personne, sans le crier sur les toits. Des profs qui gèrent eux-même l'élève qui a mal parlé pendant un cours. Qui règlent les problèmes de collègues entre eux. Des profs qui ne demandent jamais rien, qui assument parfois les contraintes d'emploi du temps "parce que c'est comme ça".

Dans le cas n°1, le prof est "très présent".
Dans le cas n°2, le prof ne se fait pas remarquer.

Un chef fait-il la différence entre présence utile et présence moulin à vent?
Un chef aime-t-il la compagnie finalement variée de tous ces profs qui passent sans cesse, ou au contraire un chef rêve-t-il de plus de calme (ça existe, ça, quand on est chef?)?
La présence de tous ces profs moulin à vent n'est-elle pas souhaitable pour prendre la température de l'établissement?

Quant au bon chef vu par un prof: j'aime:
- quand le chef dit non au projet karting
- quand l'emploi du temps est finement pensé, et équitable pour chacun
- quand les ragots ne sont pas écoutés par les chefs
- que le chef protège le prof des parents ch... et des élèves ch...
- quand le chef ne copine pas avec certains profs
- quand le chef sait créer des moments conviviaux (galette des rois et cidre par exemple) mais sait retrouver sa casquette de chef ensuite
- quand le chef ne raisonne pas trop en "chef d'entreprise": par exemple, quand le chef ne surcharge pas le prof fiable sous prétexte qu'il est fiable, et qu'il n'allège pas le prof dépressif... le but étant de donner aux élèves le maximum de fiabilité. Ce qui revient à la question: comment juger de la fiabilité du prof, quand on est chef?
Mais qu'est-ce qu'un bon professeur ? (vraie question pour moi)

_________________
...il faut continuer, je ne peux pas continuer, il faut continuer, je vais donc continuer...
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JPhMM
Demi-dieu

Re: Être un bon prof... selon la hiérarchie

par JPhMM le Mar 27 Mar 2018 - 21:42
@pogonophile a écrit:
@Philomène87 a écrit:
@JPhMM a écrit:
@Philomène87 a écrit:

Au moins, c'est innovant.
A coupler avec les actions "Premiers Gestes qui Sauvent".

Beau projet d'EPI

On se calme, vous allez finir par passer pour des soutiens de la réforme du collège.
On a de la marge, encore, tu ne crois pas, connaissant nos passifs ? Razz

_________________
Labyrinthe où l'admiration des ignorants et des idiots qui prennent pour savoir profond tout ce qu'ils n'entendent pas, les a retenus, bon gré malgré qu'ils en eussent. D'ailleurs, il n'y a point de meilleur moyen pour mettre en vogue ou pour défendre des doctrines étranges et absurdes, que de les munir d'une légion de mots obscurs, douteux , et indéterminés. Ce qui pourtant rend ces retraites bien plus semblables à des cavernes de brigands ou à des tanières de renards qu'à des forteresses de généreux guerriers. Que s'il est malaisé d'en chasser ceux qui s'y réfugient, ce n'est pas à cause de la force de ces lieux-là, mais à cause des ronces, des épines et de l'obscurité des buissons dont ils sont environnés. Car la fausseté étant par elle-même incompatible avec l'esprit de l'homme, il n'y a que l'obscurité qui puisse servir de défense à ce qui est absurde. — John Locke

Je crois que je ne crois en rien. Mais j'ai des doutes. — Jacques Goimard
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Philomène87
Neoprof expérimenté

Re: Être un bon prof... selon la hiérarchie

par Philomène87 le Mar 27 Mar 2018 - 21:48
@Lilypims a écrit:
@Salsepareille a écrit:Moi je trouve que le bon chef d'établissement, justement, dit un "non" ferme au faux projet karting. Pourquoi se sentirait-il obligé de dire "oui" alors que le but pédagogique est à rechercher? Est-ce peut-être pour ne pas créer de conflits, de frustration chez les profs? Mais le faux projet karting en agace peut-être plus d'un...

N'empêche que je me suis souvent posé la question de savoir comment les chefs d'établissement font la distinction entre le bon prof et le prof moulin à vent.
Il y a les profs qui passent chaque jour dans le bureau du chef, pour je ne sais quoi. Il y en a qui montent tout un tas de projets comme le projet karting. Il y en a aussi qui passent dans le bureau du chef pour une anecdote, pour montrer une copie d'élève, pour dire que tel élève a mal parlé pendant un cours etc etc... (Mais comment font les chefs pour se concentrer sur quoi que ce soit, si la porte s'ouvre tout le temps sur des broutilles??). Il y a même des profs qui passent pour pester contre des collègues. Des profs qui modifient leur emploi du temps pour un oui ou pour un non.

Et puis il y a les profs qui n'aiment pas passer dans le bureau du chef, qui pensent qu'il faut avoir une raison importante pour passer, ceux qui font des projets dans leur coin sans avertir personne, sans le crier sur les toits. Des profs qui gèrent eux-même l'élève qui a mal parlé pendant un cours. Qui règlent les problèmes de collègues entre eux. Des profs qui ne demandent jamais rien, qui assument parfois les contraintes d'emploi du temps "parce que c'est comme ça".

Dans le cas n°1, le prof est "très présent".
Dans le cas n°2, le prof ne se fait pas remarquer.

Un chef fait-il la différence entre présence utile et présence moulin à vent?
Un chef aime-t-il la compagnie finalement variée de tous ces profs qui passent sans cesse, ou au contraire un chef rêve-t-il de plus de calme (ça existe, ça, quand on est chef?)?
La présence de tous ces profs moulin à vent n'est-elle pas souhaitable pour prendre la température de l'établissement?

Quant au bon chef vu par un prof: j'aime:
- quand le chef dit non au projet karting
- quand l'emploi du temps est finement pensé, et équitable pour chacun
- quand les ragots ne sont pas écoutés par les chefs
- que le chef protège le prof des parents ch... et des élèves ch...
- quand le chef ne copine pas avec certains profs
- quand le chef sait créer des moments conviviaux (galette des rois et cidre par exemple) mais sait retrouver sa casquette de chef ensuite
- quand le chef ne raisonne pas trop en "chef d'entreprise": par exemple, quand le chef ne surcharge pas le prof fiable sous prétexte qu'il est fiable, et qu'il n'allège pas le prof dépressif... le but étant de donner aux élèves le maximum de fiabilité. Ce qui revient à la question: comment juger de la fiabilité du prof, quand on est chef?
Mais qu'est-ce qu'un bon professeur ? (vraie question pour moi)

Quelqu'un qui fait progresser les élèves.
J'avais répondu ça à des collègues qui réfléchissaient à la façon de briller en inspection. Ils m'avaient regardée avec de grands yeux en mode : "Faire progresser les élèves ??? Mais ça c'est pas suffisant !"
Ok.
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Lilypims
Doyen

Re: Être un bon prof... selon la hiérarchie

par Lilypims le Mar 27 Mar 2018 - 21:50
@Philomène87 a écrit:
@Lilypims a écrit:
@Salsepareille a écrit:Moi je trouve que le bon chef d'établissement, justement, dit un "non" ferme au faux projet karting. Pourquoi se sentirait-il obligé de dire "oui" alors que le but pédagogique est à rechercher? Est-ce peut-être pour ne pas créer de conflits, de frustration chez les profs? Mais le faux projet karting en agace peut-être plus d'un...

N'empêche que je me suis souvent posé la question de savoir comment les chefs d'établissement font la distinction entre le bon prof et le prof moulin à vent.
Il y a les profs qui passent chaque jour dans le bureau du chef, pour je ne sais quoi. Il y en a qui montent tout un tas de projets comme le projet karting. Il y en a aussi qui passent dans le bureau du chef pour une anecdote, pour montrer une copie d'élève, pour dire que tel élève a mal parlé pendant un cours etc etc... (Mais comment font les chefs pour se concentrer sur quoi que ce soit, si la porte s'ouvre tout le temps sur des broutilles??). Il y a même des profs qui passent pour pester contre des collègues. Des profs qui modifient leur emploi du temps pour un oui ou pour un non.

Et puis il y a les profs qui n'aiment pas passer dans le bureau du chef, qui pensent qu'il faut avoir une raison importante pour passer, ceux qui font des projets dans leur coin sans avertir personne, sans le crier sur les toits. Des profs qui gèrent eux-même l'élève qui a mal parlé pendant un cours. Qui règlent les problèmes de collègues entre eux. Des profs qui ne demandent jamais rien, qui assument parfois les contraintes d'emploi du temps "parce que c'est comme ça".

Dans le cas n°1, le prof est "très présent".
Dans le cas n°2, le prof ne se fait pas remarquer.

Un chef fait-il la différence entre présence utile et présence moulin à vent?
Un chef aime-t-il la compagnie finalement variée de tous ces profs qui passent sans cesse, ou au contraire un chef rêve-t-il de plus de calme (ça existe, ça, quand on est chef?)?
La présence de tous ces profs moulin à vent n'est-elle pas souhaitable pour prendre la température de l'établissement?

Quant au bon chef vu par un prof: j'aime:
- quand le chef dit non au projet karting
- quand l'emploi du temps est finement pensé, et équitable pour chacun
- quand les ragots ne sont pas écoutés par les chefs
- que le chef protège le prof des parents ch... et des élèves ch...
- quand le chef ne copine pas avec certains profs
- quand le chef sait créer des moments conviviaux (galette des rois et cidre par exemple) mais sait retrouver sa casquette de chef ensuite
- quand le chef ne raisonne pas trop en "chef d'entreprise": par exemple, quand le chef ne surcharge pas le prof fiable sous prétexte qu'il est fiable, et qu'il n'allège pas le prof dépressif... le but étant de donner aux élèves le maximum de fiabilité. Ce qui revient à la question: comment juger de la fiabilité du prof, quand on est chef?
Mais qu'est-ce qu'un bon professeur ? (vraie question pour moi)

Quelqu'un qui fait progresser les élèves.
J'avais répondu ça à des collègues qui réfléchissaient à la façon de briller en inspection. Ils m'avaient regardée avec de grands yeux en mode : "Faire progresser les élèves ??? Mais ça c'est pas suffisant !"
Ok.
Tu les vois de manière très concrète, ces progrès, toi ?

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...il faut continuer, je ne peux pas continuer, il faut continuer, je vais donc continuer...
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pogonophile
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Re: Être un bon prof... selon la hiérarchie

par pogonophile le Mar 27 Mar 2018 - 21:52
@salsepareille ça mériterait son propre thread, sérieux et tout... et comme l'induit @philomène87, encore faudrait-il se mettre d'accord sur ce qu'on entend par "bon professeur" (et pas "selon la hiérarchie")
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Philomène87
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Re: Être un bon prof... selon la hiérarchie

par Philomène87 le Mar 27 Mar 2018 - 22:05
@Lilypims a écrit:
@Philomène87 a écrit:
@Lilypims a écrit:
@Salsepareille a écrit:Moi je trouve que le bon chef d'établissement, justement, dit un "non" ferme au faux projet karting. Pourquoi se sentirait-il obligé de dire "oui" alors que le but pédagogique est à rechercher? Est-ce peut-être pour ne pas créer de conflits, de frustration chez les profs? Mais le faux projet karting en agace peut-être plus d'un...

N'empêche que je me suis souvent posé la question de savoir comment les chefs d'établissement font la distinction entre le bon prof et le prof moulin à vent.
Il y a les profs qui passent chaque jour dans le bureau du chef, pour je ne sais quoi. Il y en a qui montent tout un tas de projets comme le projet karting. Il y en a aussi qui passent dans le bureau du chef pour une anecdote, pour montrer une copie d'élève, pour dire que tel élève a mal parlé pendant un cours etc etc... (Mais comment font les chefs pour se concentrer sur quoi que ce soit, si la porte s'ouvre tout le temps sur des broutilles??). Il y a même des profs qui passent pour pester contre des collègues. Des profs qui modifient leur emploi du temps pour un oui ou pour un non.

Et puis il y a les profs qui n'aiment pas passer dans le bureau du chef, qui pensent qu'il faut avoir une raison importante pour passer, ceux qui font des projets dans leur coin sans avertir personne, sans le crier sur les toits. Des profs qui gèrent eux-même l'élève qui a mal parlé pendant un cours. Qui règlent les problèmes de collègues entre eux. Des profs qui ne demandent jamais rien, qui assument parfois les contraintes d'emploi du temps "parce que c'est comme ça".

Dans le cas n°1, le prof est "très présent".
Dans le cas n°2, le prof ne se fait pas remarquer.

Un chef fait-il la différence entre présence utile et présence moulin à vent?
Un chef aime-t-il la compagnie finalement variée de tous ces profs qui passent sans cesse, ou au contraire un chef rêve-t-il de plus de calme (ça existe, ça, quand on est chef?)?
La présence de tous ces profs moulin à vent n'est-elle pas souhaitable pour prendre la température de l'établissement?

Quant au bon chef vu par un prof: j'aime:
- quand le chef dit non au projet karting
- quand l'emploi du temps est finement pensé, et équitable pour chacun
- quand les ragots ne sont pas écoutés par les chefs
- que le chef protège le prof des parents ch... et des élèves ch...
- quand le chef ne copine pas avec certains profs
- quand le chef sait créer des moments conviviaux (galette des rois et cidre par exemple) mais sait retrouver sa casquette de chef ensuite
- quand le chef ne raisonne pas trop en "chef d'entreprise": par exemple, quand le chef ne surcharge pas le prof fiable sous prétexte qu'il est fiable, et qu'il n'allège pas le prof dépressif... le but étant de donner aux élèves le maximum de fiabilité. Ce qui revient à la question: comment juger de la fiabilité du prof, quand on est chef?
Mais qu'est-ce qu'un bon professeur ? (vraie question pour moi)

Quelqu'un qui fait progresser les élèves.
J'avais répondu ça à des collègues qui réfléchissaient à la façon de briller en inspection. Ils m'avaient regardée avec de grands yeux en mode : "Faire progresser les élèves ??? Mais ça c'est pas suffisant !"
Ok.
Tu les vois de manière très concrète, ces progrès, toi ?

C'est la définition même du métier Wink Si on était payés à faire des projets, on ne s'intitulerait pas "professeur".
Je me dis qu'un bon prof c'est quelqu'un qui fait ses cours correctement, ou du moins, en conscience, et le reste n'est qu'accessoire.
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Re: Être un bon prof... selon la hiérarchie

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