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amelien
Niveau 5

Analyse des programmes de mathématiques, 6e-3e dans les années 60

par amelien le Ven 28 Sep 2018 - 21:15
Des membres du forum ont-ils mené une étude des programmes de mathématiques dans les années 60, époque où la France avait les meilleurs résultats mondiaux en mathématiques. Je ne voudrais pas me lancer dans un travail qui aurait déjà été mené ici. Sinon, je m'y colle pour les classes de la sixième à troisième, j'ai tous les documents nécessaires à la maison, un peu de temps libre et les idées de plus en plus claires. Merci.


Dernière édition par amelien le Sam 29 Sep 2018 - 10:23, édité 5 fois

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Epuisé après sa longue marche, K. ne songe plus qu'à se reposer dans le petit village qu'il vient d'atteindre. Il lui faut toutefois une autorisation du château pour y passer la nuit. K. tente un coup de bluff en prétendant être un arpenteur recruté par le comte, et, à la surprise générale, l'administration du château confirme K. dans ses fonctions, et lui adjoint même deux aides pour l'assister dans sa tâche.
Au petit matin, K. tente d'éclaircir ce mystère, d'autant plus qu'on lui confirme rapidement qu'aucun travail d'arpentage n'est nécessaire dans le village. Mais tous ses efforts pour contacter l'administration se révèlent vains. On refuse de le recevoir, les fonctionnaires qu'il guette à la sortie de leur bureau préfèrent rester cloîtrés. Son comportement choque d'ailleurs les habitants du village, habitués à plus de respect pour cette prestigieuse organisation et incapables de comprendre autant d'obstination à déranger des personnalités respectables pour une requête aussi insignifiante.
— Franz Kafka
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Delia
Neoprof expérimenté

Re: Analyse des programmes de mathématiques, 6e-3e dans les années 60

par Delia le Ven 28 Sep 2018 - 21:16
... donc, de l'enseignement court ?

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Amadou Hampaté Ba
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amelien
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Re: Analyse des programmes de mathématiques, 6e-3e dans les années 60

par amelien le Ven 28 Sep 2018 - 21:17
De mathématiques au collège. Corrigé, merci. Tout est dans le titre.

Sixième ; programme du 12 août 1957.
Cinquième : programme 20 Juillet 1960, confirmé 7 mal 63
Quatrième : mon Lebossé indique un dépôt légal en 1962, je n'ai pas le programme et je le cherche.
Troisième : programme du 23 Juin 1962, confirmé le 26 Ocotbre 1964

J'ai trouvé un document de l'IREM : http://jpdaubelcour.pagesperso-orange.fr/histoire20.html
Mais c'est principalement le lycée et très peu le collège.

Sinon, je cherche depuis des heures, je n'ai RIEN trouvé sur le Net.

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Au petit matin, K. tente d'éclaircir ce mystère, d'autant plus qu'on lui confirme rapidement qu'aucun travail d'arpentage n'est nécessaire dans le village. Mais tous ses efforts pour contacter l'administration se révèlent vains. On refuse de le recevoir, les fonctionnaires qu'il guette à la sortie de leur bureau préfèrent rester cloîtrés. Son comportement choque d'ailleurs les habitants du village, habitués à plus de respect pour cette prestigieuse organisation et incapables de comprendre autant d'obstination à déranger des personnalités respectables pour une requête aussi insignifiante.
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amelien
Niveau 5

Re: Analyse des programmes de mathématiques, 6e-3e dans les années 60

par amelien le Ven 28 Sep 2018 - 23:10
Je cherche également des informations concernant ***l'invention*** des six compétences du socle et la genèse de cette novlangue. Sans rien connaître, je subodore un concept d'origine américaine, issus de vagues travaux psychologiques d'inspiration hippie - en tout cas, rien qu'on puisse utiliser en mathématiques.

Les compétences sont une taxonomie et il est démontré que les taxonomies sont vides de sens, il y a plein de travaux là dessus.

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Au petit matin, K. tente d'éclaircir ce mystère, d'autant plus qu'on lui confirme rapidement qu'aucun travail d'arpentage n'est nécessaire dans le village. Mais tous ses efforts pour contacter l'administration se révèlent vains. On refuse de le recevoir, les fonctionnaires qu'il guette à la sortie de leur bureau préfèrent rester cloîtrés. Son comportement choque d'ailleurs les habitants du village, habitués à plus de respect pour cette prestigieuse organisation et incapables de comprendre autant d'obstination à déranger des personnalités respectables pour une requête aussi insignifiante.
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ben2510
Érudit

Re: Analyse des programmes de mathématiques, 6e-3e dans les années 60

par ben2510 le Ven 28 Sep 2018 - 23:32
Laisse donc les hippies tranquilles. Leur réflexion sur les compétences me semble être du même ordre que la réflexion de Macron sur l'humanisme des lumières : inexistante.

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On fait la science avec des faits, comme on fait une maison avec des pierres : mais une accumulation de faits n'est pas plus une science qu'un tas de pierres n'est une maison. Henri Poincaré  La notion d'équation différentielle est le pivot de la conception scientifique du monde. Vladimir Arnold
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JPhMM
Demi-dieu

Re: Analyse des programmes de mathématiques, 6e-3e dans les années 60

par JPhMM le Ven 28 Sep 2018 - 23:59
Les anglo-saxons ne sont-ils pas sur "Fluency, Reasoning, Problem-solving", éventuellement précédés de "Understanding" ?

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Labyrinthe où l'admiration des ignorants et des idiots qui prennent pour savoir profond tout ce qu'ils n'entendent pas, les a retenus, bon gré malgré qu'ils en eussent. D'ailleurs, il n'y a point de meilleur moyen pour mettre en vogue ou pour défendre des doctrines étranges et absurdes, que de les munir d'une légion de mots obscurs, douteux , et indéterminés. Ce qui pourtant rend ces retraites bien plus semblables à des cavernes de brigands ou à des tanières de renards qu'à des forteresses de généreux guerriers. Que s'il est malaisé d'en chasser ceux qui s'y réfugient, ce n'est pas à cause de la force de ces lieux-là, mais à cause des ronces, des épines et de l'obscurité des buissons dont ils sont environnés. Car la fausseté étant par elle-même incompatible avec l'esprit de l'homme, il n'y a que l'obscurité qui puisse servir de défense à ce qui est absurde. — John Locke

Je crois que je ne crois en rien. Mais j'ai des doutes. — Jacques Goimard
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Mateo_13
Niveau 5

Re: Analyse des programmes de mathématiques, 6e-3e dans les années 60

par Mateo_13 le Sam 29 Sep 2018 - 7:29
Bonjour Amélien,

un expert sur ton sujet est Michel Delord : http://michel.delord.free.fr/

Amicalement,

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Mateo.
www.mathemagique.com : Axiomatique de collège.
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Delia
Neoprof expérimenté

Re: Analyse des programmes de mathématiques, 6e-3e dans les années 60

par Delia le Sam 29 Sep 2018 - 10:13
Dans les années 60, le collège n'existait pas ! Du moins, ce que nous appelons aujourd'hui collège.
Il y avait les C.E.G., Colléges d'Enseignement général dont le cursus prenait fin en 3e, d'où l'appellation enseignement court, et les lycées qui menaient au bac, d'où l'appellation enseignement long.
Court ou long, les programmes de mathématiques étaient identiques, si je ne me trompe.
D'où ma question : t'intéresses-tu à l'enseignement long ou à l'enseignement court ?

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Amadou Hampaté Ba
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amelien
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Re: Analyse des programmes de mathématiques, 6e-3e dans les années 60

par amelien le Sam 29 Sep 2018 - 10:29
Je m'intéresse aux programmes de la sixième à la troisième, indépendamment de la poursuite ou non des études. Comme support, j'utilise le Lebossé-Hémery. Et je ne verse pas dans le pédagogisme. Par exemple, je ne ferai aucune comparaison avec d'autres programmes et je resterai factuel.

Je vais essayer de réponde à ces questions :
* Quels sont les objectifs simples fixés par les programmes.
* Quels sont les moyens pédagogiques mis en oeuvre.

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Au petit matin, K. tente d'éclaircir ce mystère, d'autant plus qu'on lui confirme rapidement qu'aucun travail d'arpentage n'est nécessaire dans le village. Mais tous ses efforts pour contacter l'administration se révèlent vains. On refuse de le recevoir, les fonctionnaires qu'il guette à la sortie de leur bureau préfèrent rester cloîtrés. Son comportement choque d'ailleurs les habitants du village, habitués à plus de respect pour cette prestigieuse organisation et incapables de comprendre autant d'obstination à déranger des personnalités respectables pour une requête aussi insignifiante.
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Delia
Neoprof expérimenté

Re: Analyse des programmes de mathématiques, 6e-3e dans les années 60

par Delia le Sam 29 Sep 2018 - 12:15
Je m'intéresse aux programmes de la sixième à la troisième, indépendamment de la poursuite ou non des études.
Oui mais, en fonction de la poursuite ou non des études, les programmes sont différents. Je passe sur l'Histoire : au lycée on ne traite 39-45 qu'en Terminale, en CEG elle est traitée en 3e. En collège, on ne propose ni le latin ni le grec, et une seule langue vivante mais on fait de la physique-chimie dès la quatrième. Matières que l'on n'aborde qu'en 2e au lycée.
Effectivement, en mathématiques (mon Lebossé-Hémery en est témoin qui portait sur sa couverture : enseignement long, enseignement court), les programmes sont identiques, mais enseigne-t-on de la même façon à des élèves dont la scolarité prend fin en 3e qu'à des futurs candidats  au bac dont certains en fin de 3e devront opter pour des sections à dominante scientifique ?

Si les programmes sont le mêmes sur le papier, sur le terrain la réalisation diffère.


Dernière édition par Delia le Sam 29 Sep 2018 - 18:43, édité 1 fois

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Amadou Hampaté Ba
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amelien
Niveau 5

Re: Analyse des programmes de mathématiques, 6e-3e dans les années 60

par amelien le Sam 29 Sep 2018 - 17:31
On n'enseignait pas de la même façon en CEG ou en lycée. Ma mère a fait sa sixième en CEG, c'était catastrophique. Ensuite, elle est allée au lycée et c'était beaucoup mieux. Merci, je retiens l'idée, c'est pertinent.

Je vais faire quelques statistiques simples pour calculer le % d'exercices nécessitant des compétences en français. Ce pourcentage est étonamment faible. Le pourcentage est tellement faible que je vais retenir comme critère la surface des exercices, pour surpondérer les exercices nécessitant des compétences linguistiques. J'ai d'autres idées sympas comme représenter les progressions sous forme de graphes simples. Vu que les programmes de mathématiques sont resserrés ...

Je pars avec l'apriori qu'à l'époque ces livres étaient beaucoup plus accessibles au plus grand nombre, notamment les catégories sociales défavorisées, que ne le sont les ouvrages modernes.

A l'époque quelle formation fallait-il pour enseigner les maths au lycée ? Est-ce qu'on pouvait en tant qu'instituteur se faire muter au lycée ? Je pose la question parce que je subodore qu'avec les Lebossé-Hémery, on peut enseigner les mathématiques sans avoir nécessairement un niveau de cador et que cela pourrait également avoir joué un rôle dans la réussite de la méthode.

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Au petit matin, K. tente d'éclaircir ce mystère, d'autant plus qu'on lui confirme rapidement qu'aucun travail d'arpentage n'est nécessaire dans le village. Mais tous ses efforts pour contacter l'administration se révèlent vains. On refuse de le recevoir, les fonctionnaires qu'il guette à la sortie de leur bureau préfèrent rester cloîtrés. Son comportement choque d'ailleurs les habitants du village, habitués à plus de respect pour cette prestigieuse organisation et incapables de comprendre autant d'obstination à déranger des personnalités respectables pour une requête aussi insignifiante.
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nicole 86
Niveau 8

Re: Analyse des programmes de mathématiques, 6e-3e dans les années 60

par nicole 86 le Sam 29 Sep 2018 - 17:58
Si j'en crois mon expérience personnelle (CEG intégral 1960-65 + père intégré PEGC math), nous avons subi du dressage aux cas d'égalité des triangles, théorème de Pythagore, Thalès et leurs réciproques. Mais surtout dans ce CEG, en classe de Troisième, les heures marquées musique, couture, peinture étaient réquisitionnées pour des mathématiques puisque c'était le prof de maths qui les assurait. Pour faire bonne mesure, une épreuve d'algèbre type brevet le mercredi soir, deux heures pour une épreuve complète le jeudi matin et une épreuve de géométrie le samedi après midi et personne ne bronchait ! Les meilleures élèves poursuivaient par une année pour préparer le concours des Écoles Normales d'Institutrices. Quelques une allaient au lycée où elles étaient parquées dans des classes que les professeurs cherchaient à éviter.

Pour rester dans la charte je dirai que les profs se limitaient à nous entrainer aux épreuves du BEPC  sans aucune ouverture : il fallait maintenir la réputation de sérieux et de réussite et damer le pion au collège privé.


Dernière édition par nicole 86 le Sam 29 Sep 2018 - 18:01, édité 1 fois
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amelien
Niveau 5

Re: Analyse des programmes de mathématiques, 6e-3e dans les années 60

par amelien le Sam 29 Sep 2018 - 18:00
Je ne suis pas certain de comprendre ce que signifie le terme "dressage", à part la pratique régulière et un entraînement de bête à concours que tu décris ?


Dernière édition par amelien le Sam 29 Sep 2018 - 18:03, édité 1 fois

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Au petit matin, K. tente d'éclaircir ce mystère, d'autant plus qu'on lui confirme rapidement qu'aucun travail d'arpentage n'est nécessaire dans le village. Mais tous ses efforts pour contacter l'administration se révèlent vains. On refuse de le recevoir, les fonctionnaires qu'il guette à la sortie de leur bureau préfèrent rester cloîtrés. Son comportement choque d'ailleurs les habitants du village, habitués à plus de respect pour cette prestigieuse organisation et incapables de comprendre autant d'obstination à déranger des personnalités respectables pour une requête aussi insignifiante.
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nicole 86
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Re: Analyse des programmes de mathématiques, 6e-3e dans les années 60

par nicole 86 le Sam 29 Sep 2018 - 18:02
Oui je parle de dressage, lorsqu'on fait deux épreuves complètes de brevet par semaine, qu'on ajoute trois heures de cours à l'horaire normal soit un horaire égal à celui de la TC de 67-68  et cela sans aucun approfondissement !
Il ne s'agissait pas d'entrainement dont je sais le bénéfice où alors de l'entrainement au sens de celui des gymnastes soviétiques et roumaines !

J'ai appris à détester les  certains enseignants de mathématiques abi


Dernière édition par nicole 86 le Sam 29 Sep 2018 - 18:10, édité 1 fois (Raison : Message complété)
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amelien
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Re: Analyse des programmes de mathématiques, 6e-3e dans les années 60

par amelien le Sam 29 Sep 2018 - 18:09
Mais l'ascenseur social fonctionnait. Qu'est-ce que tu préfères ? Les collèges et les lycées qui brûlent, où le élèves font la loi, où ceux un peu plus studieux, où l'on planchent sur des épreuves de BEPC. Parce qu'à notre époque, être bon élève dans une classe de gignols, c'est aussi l'enfer : avoir à subir les moqueries, les boulettes, les injures, etc ... Ce n'est plus la même époque.

Quand tu es allée au lycée, as-tu rencontré des difficultés d'adaptation ?

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Au petit matin, K. tente d'éclaircir ce mystère, d'autant plus qu'on lui confirme rapidement qu'aucun travail d'arpentage n'est nécessaire dans le village. Mais tous ses efforts pour contacter l'administration se révèlent vains. On refuse de le recevoir, les fonctionnaires qu'il guette à la sortie de leur bureau préfèrent rester cloîtrés. Son comportement choque d'ailleurs les habitants du village, habitués à plus de respect pour cette prestigieuse organisation et incapables de comprendre autant d'obstination à déranger des personnalités respectables pour une requête aussi insignifiante.
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nicole 86
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Re: Analyse des programmes de mathématiques, 6e-3e dans les années 60

par nicole 86 le Sam 29 Sep 2018 - 18:21
Dans cet établissement, seuls les résultats en maths avaient de l'importance et permettaient à la quasi totalité des élèves d'avoir l'examen. Le temps passé à faire des maths nous privaient de tout enseignement artistique (de toute façon aucun professeur n'avait les compétences), en français et en anglais l'enseignement qui nous était donné manquait d'envergure mais nous étions formées à l'analyse logique ! En clair j'aurais préféré bénéficier d'une bibliothèque et d'heure de lectures de vrais livres alors que je devais me contenter de mes manuels scolaires. La terreur régnait et moi j'avais soif de culture et pas uniquement d'identités remarquables. Par contre je ne suis pas certaine que ma soif de culture était partagée par mes condisciples, j'étais un peu à part mais je n'ai pas été moquée pour cela.
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amelien
Niveau 5

Re: Analyse des programmes de mathématiques, 6e-3e dans les années 60

par amelien le Sam 29 Sep 2018 - 18:28
Tu nous décris ton besoin de culture et c'est marrant que tu l'opposes aux mathématiques. Aujourd'hui les temps ont changé, les mathématiques sont la dernière roue du carrosse.


Dernière édition par amelien le Sam 29 Sep 2018 - 18:41, édité 2 fois

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Au petit matin, K. tente d'éclaircir ce mystère, d'autant plus qu'on lui confirme rapidement qu'aucun travail d'arpentage n'est nécessaire dans le village. Mais tous ses efforts pour contacter l'administration se révèlent vains. On refuse de le recevoir, les fonctionnaires qu'il guette à la sortie de leur bureau préfèrent rester cloîtrés. Son comportement choque d'ailleurs les habitants du village, habitués à plus de respect pour cette prestigieuse organisation et incapables de comprendre autant d'obstination à déranger des personnalités respectables pour une requête aussi insignifiante.
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JPhMM
Demi-dieu

Re: Analyse des programmes de mathématiques, 6e-3e dans les années 60

par JPhMM le Sam 29 Sep 2018 - 18:38
Les mathématiques participent à la culture de l'humanité. C'est l'une de ses composantes les plus anciennes (l'Os d'Ishango, et donc la première écriture de nombres connue, semble dater d'environ 20 000 ans), et les plus universelles (par exemple le 1 s'écrit à peu près partout de la même façon, à quelques infimes variations près). De plus, elles ont modelé d'une façon durable, et avec une importance croissante, non seulement notre façon de comprendre le monde, mais aussi d'être dans le monde.

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Je crois que je ne crois en rien. Mais j'ai des doutes. — Jacques Goimard
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nicole 86
Niveau 8

Re: Analyse des programmes de mathématiques, 6e-3e dans les années 60

par nicole 86 le Sam 29 Sep 2018 - 18:49
Les mathématiques participent à la culture mais n'en sont pas l'unique composante comme cela était le cas dans le collège que je fréquentais.
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Delia
Neoprof expérimenté

Re: Analyse des programmes de mathématiques, 6e-3e dans les années 60

par Delia le Sam 29 Sep 2018 - 18:51
Pour enseigner en lycée, toutes matières confondues, il fallait l'agrégation, le CAPES à la rigueur. Les instituteurs pouvaient accéder au corps des PEGC mais pour accéder au lycée, la licence était obligatoire.

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Mrs Hobie
Érudit

Re: Analyse des programmes de mathématiques, 6e-3e dans les années 60

par Mrs Hobie le Sam 29 Sep 2018 - 21:49
@amelien a écrit:Mais l'ascenseur social fonctionnait. Qu'est-ce que tu préfères ? Les collèges et les lycées qui brûlent, où le élèves font la loi, où ceux un peu plus studieux, où l'on planchent sur des épreuves de BEPC. Parce qu'à notre époque, être bon élève dans une classe de gignols, c'est aussi l'enfer : avoir à subir les moqueries, les boulettes, les injures, etc ... Ce n'est plus la même époque.

Quand tu es allée au lycée, as-tu rencontré des difficultés d'adaptation ?
qu'est-ce que tu appelles "à notre époque" ? J'étais au collège dans les années 80, et déjà à l'époque il n'était pas toujours très bon d'être dans le trio de tête, même (surtout ?) dans une bonne classe ...

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    Plus tu pédales moins vite, moins t'avances plus vite.
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amelien
Niveau 5

Re: Analyse des programmes de mathématiques, 6e-3e dans les années 60

par amelien le Sam 29 Sep 2018 - 22:34
Mes souvenirs d'enfance sont biaisés parce qu'à l'époque, dans les années 80, il y avait des classes de niveau. Comme j'étais toujours dans la meilleure classe, on se battait pour les meilleures notes et si on comprenait que c'était impossible, on décrétait que les raisins étaient trop mûrs et que par conséquent, on se désintéressait des notes. Mais c'était des conditions d'étude exceptionnelles, comme on en trouvait partout à cette époque. Je n'ai pas le souvenir de bavardages excessifs, les profs étaient respectés et on n'aurait jamais osé répondre à un professeur. On faisait nos devoirs et on lisait Picsou magazine en toute insouciance.

Aujourd'hui, les situations sont tout simpement variables selon les établissements. il n'y a plus de classe de niveau. Les conditions offertes aux enfants sont parfois exceptionnelles et parfois c'est l'enfer. C'est le lotterie pour l'élève. Mon fils en troisième a 18 de moyenne et on lui jette des boulettes. Il a décidé de quitter son collège pour aller en ABIBAC comme son frère, parce que son frère lui a expliqué que la classe était calme et les élèves respectueux. Il doit donc tolérer les boulettes et les colibets durant l'année. Lui et son meilleur copain ont été séparés parce qu'ils avaient tous deux 18 de moyenne et qu'il faut répartir les bons élèves dans différentes classes. Il se sent isolé et c'est difficile pour lui.

Je ne sais pas s'il faut opposer les temps anciens aux temps nouveaux, mais ce dont je suis certain c'est qu'il a existé une époque, pas si éloignée, où les enfants allaient au collège en toute insouciance et suivaient une scolarité en toute quiétude.

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Au petit matin, K. tente d'éclaircir ce mystère, d'autant plus qu'on lui confirme rapidement qu'aucun travail d'arpentage n'est nécessaire dans le village. Mais tous ses efforts pour contacter l'administration se révèlent vains. On refuse de le recevoir, les fonctionnaires qu'il guette à la sortie de leur bureau préfèrent rester cloîtrés. Son comportement choque d'ailleurs les habitants du village, habitués à plus de respect pour cette prestigieuse organisation et incapables de comprendre autant d'obstination à déranger des personnalités respectables pour une requête aussi insignifiante.
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RogerMartin
Empereur

Re: Analyse des programmes de mathématiques, 6e-3e dans les années 60

par RogerMartin le Sam 29 Sep 2018 - 22:47
@amelien a écrit:Je ne sais pas s'il faut opposer les temps anciens aux temps nouveaux, mais ce dont je suis certain c'est qu'il a existé une époque, pas si éloignée, où les enfants allaient au collège en toute insouciance et suivaient une scolarité en toute quiétude.
Eh bien je n'ai pas du tout ce souvenir. J'étais "sectorisée" dans un collège parisien très violent, et le calme (relatif) n'a régné dans la classe qu'en 4e-3e, quand j'ai choisi allemand-latin comme options.
L'ambiance dans le collège lui-même était odieuse. Je n'idéalise pas le passé.

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Yo, salut ma bande ! disait toujours le Samouraï.
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Strange how paranoia can link up with reality now and then.
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Mrs Hobie
Érudit

Re: Analyse des programmes de mathématiques, 6e-3e dans les années 60

par Mrs Hobie le Sam 29 Sep 2018 - 22:53
@amelien a écrit:Mes souvenirs d'enfance sont biaisés parce qu'à l'époque, dans les années 80, il y avait des classes de niveau. Comme j'étais toujours dans la meilleure classe, on se battait pour les meilleures notes et si on comprenait que c'était impossible, on décrétait que les raisins étaient trop mûrs et que par conséquent, on se désintéressait des notes. Mais c'était des conditions d'étude exceptionnelles, comme on en trouvait partout à cette époque. Je n'ai pas le souvenir de bavardages excessifs, les profs étaient respectés et on n'aurait jamais osé répondre à un professeur. On faisait nos devoirs et on lisait Picsou magazine en toute insouciance.

Classes anglais-allemand-latin (et grec pour certains), dans un collège de centre-ville, avec tout le gratin des médecins, avocats, commerçants (et fort heureusement des ados de la campagne car le collège n'était pas très loin de la gare). Oui classe de niveau, sans aucun doute : le Brevet n'était une formalité pour la majorité de la classe. (A 5 ou 6 de la classe de 4ème-3ème, on s'est suivis au lycée dans une classe à option, triés sur le volet, on a tous eus notre bac C avec mention). Bien évidemment, on n'aurait pas osé répondre à un prof. Des bavardages, il y en avait, plus ou moins selon les profs qu'on avait, mais on se taisait quand les profs nous le demandaient. On faisait nos devoirs, mais en classe si on s'ennuyait, on dessinait, ou on faisait des bracelets brésiliens Mais surtout, oui, moqueries et quolibets existaient. Sans avoir été harcelée, j'ai quand même subi. Non l'ambiance n'était pas idyllique. Une des raisons pour lesquelles je n'aime pas enseigner au collège est sans aucun doute parce que ce sont les pires années de ma scolarité.

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wilfried12
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Re: Analyse des programmes de mathématiques, 6e-3e dans les années 60

par wilfried12 le Sam 29 Sep 2018 - 22:54
Je suis étonné de vos souvenirs, j'étais au collège en zep en région parisienne et même si certains élèves avaient un comportement plus que limite, je n'ai jamais eu de mal à écouter dans la très grande majorité des cours (tous sauf le latin en fait), et j'étais au dernier rang.

Mon fils se plaint de ne pas pouvoir suivre dans plusieurs cours à cause du bruit, au premier rang, on est en septembre, dans un collège tranquille en province.

Par contre oui, le harcèlement existait déjà et était sans doute pire car pas grand monde ne s'en inquiétait.
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Re: Analyse des programmes de mathématiques, 6e-3e dans les années 60

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