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Fesseur Pro
Grand Maître

Re: Comment les informations (comportement, pb de santé) sur les élèves circulent-elles dans vos établissements ?

par Fesseur Pro le Mar 30 Oct 2018 - 12:59
Il serait normal que les enseignants et CdE soient informés dans le cas d'un élève qui peut être dangereux pour lui-même ou pour les autres.
Mais bon...
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lene75
Empereur

Re: Comment les informations (comportement, pb de santé) sur les élèves circulent-elles dans vos établissements ?

par lene75 le Mar 30 Oct 2018 - 13:20
Typiquement, une élève épileptique a un PAI, donc on est dans le cas où les parents sont persuadés que l'info a circulé. En revanche que tu saches à quel syndrome est due son épilepsie n'est pas nécessaire.

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Isis39
Bon génie

Re: Comment les informations (comportement, pb de santé) sur les élèves circulent-elles dans vos établissements ?

par Isis39 le Mar 30 Oct 2018 - 13:55
Le problème avec le secret médical c'est que les parents sont persuadés que les profs savent de quoi souffre leur enfant.
Je me souviens d'un RV avec des parents d'un élève de 3e dont j'étais PP : "Comme vous le savez notre enfant à une dérivation depuis le cerveau...." Évidemment je n'en savais absolument rien. La seule info que nous avions : il peut avoir mal à la tête.
On passe pour quoi auprès des parents après ?! Je ne demande pas la divulgation du dossier médical, mais un minimum d'information. D' après mon expérience, les parents tombent des nues quand on leur explique qu'on ne sait quasiment rien.
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Prezbo
Habitué du forum

Re: Comment les informations (comportement, pb de santé) sur les élèves circulent-elles dans vos établissements ?

par Prezbo le Mar 30 Oct 2018 - 14:25
@roxanne a écrit:Mais dans le cas d’un élève sous le coup d’une inculpation, on est dans la vie privée encore?

C'est encore un autre cas, compliqué.

j'ai pensé aussi à l'affaire dramatique du Chambon sur Lignon. Pour ceux qui ne connaissent pas, ou qui se souviennent mal ;

https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Agn%C3%A8s_Marin

Dans ce cas précis, on peut noter que l'auteur avait été incarcéré en détention préventive pour viol, puis mis en liberté sous contrôle judiciaire en attendant le jugement.

Je cite wiki.

Quatre jours après le crime, son passé judiciaire est révélé. Fils d'une cadre comptable, conseillère municipale, et du gérant d'une société de formation continue, il a grandi à Nages-et-Solorgues, village du Gard, cent kilomètres plus au sud, où il a commis seize mois plus tôt, le dimanche 1er août 2010, un autre viol avec arme, séquestration et préméditation. La victime, une ex-camarade d'école primaire, l'a dénoncé le soir même, entraînant son incarcération, puis ses aveux et sa mise en examen. Au prétexte de lui rendre 10 euros, il l'avait attirée au pied d'un arbre, aux branches duquel il avait préalablement noué des lacets, pour lui attacher les poignets, la bâillonner et la violer. Après l'appel téléphonique de la mère de la jeune fille, il l'avait relâchée. Sa victime, qui estime alors avoir « vu la mort »14 et l'avait supplié de l'épargner, lui avait dit : « C’est ma mère, elle va venir me chercher ». Trois mois et demi après ce premier crime, le violeur obtenait sa sortie de maison d'arrêt, validée par quatre expertises psychiatriques, en échange d'un contrôle judiciaire, son père faisant valoir qu'il était admis au Lycée Cévenol, après avoir échoué à l'inscrire dans seize autres établissements.

Après le scandale causé par ces révélations, le directeur du collège Cévenol, Philippe Bauwens, tente maladroitement de défendre sa réputation. Il dit avoir reçu l'adolescent violeur pour un long entretien, avant d'accepter son inscription. Les parents de la victime estiment qu'il savait le meurtrier déjà mis en examen pour viol avec arme et préméditation. Le directeur dément, puis finit par reconnaître que le père de l'adolescent lui avait bien « parlé d’agression sexuelle ». Il prétendra lors du procès n'avoir « pas compris que Matthieu était sous contrôle judiciaire », et ignorer « qu'il devait rendre compte de ses problèmes » à la Protection Judiciaire de la Jeunesse. « Si j'avais été au courant de la nature exacte des faits reprochés à Matthieu, je ne l'aurais pas admis dans mon établissement », tentera-t-il de se justifier. « Nous ne savions pas qu'il était sous contrôle judiciaire, nous n'avons pas eu le moindre contact avec les autorités jusqu'au drame (…) 4 mois de prison préventive, nous savions. Mais que c'était pour viol, non », dira Jean-Michel Hieaux, le vice-président du lycée.

Pour tenter de se justifier, la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) s'abrite derrière une interprétation du « secret professionnel ». Comme la direction du lycée, elle évoque le secret de l'instruction et rejette la faute sur la juge des libertés et de la détention chargée de l'affaire du premier viol, qui a commis la première des erreurs : ne pas s'opposer au choix, lui aussi effectué par les parents du meurtrier, de cet internat mixte en grande difficulté financière, qui accueillait des élèves vulnérables car très éloignés de leurs familles et facturait 12 000 euros par an pour les internes. Lorsque l'éducatrice de la PJJ responsable de Mathieu, remet son rapport validant ce choix, il est déjà scolarisé au collège Cévenol depuis deux mois. Alors qu'il n'a plus le droit de séjourner dans le Gard, il y revient à chaque vacances, ses parents n'ayant déménagé que d'une dizaine de kilomètres, ce qui rend malade sa première victime lorsqu'elle le croise. Le procès montrera que le suivi psychiatrique du criminel a été bâclé « avec la bénédiction du juge d'instruction », étant confié successivement à un médecin à peine francophone, puis à un infirmier et enfin à un « psychothérapeute sans diplôme » qui a suivi l'adolescent pendant sa scolarité au Collège Cévenol.

Un fiasco effarant, à tous les étages.

Dans le cas qui a provoqué le mouvement pas de vague, c'est assez différent. Des collègues se sont étonnés que l'élève puisse être de retour dans son établissement après avoir frappé des policiers. Mais tout ce qu'on sait pour l'instant est que deux policiers ont porté plainte. J'imagine qu'il y a eu un suivi, en attendant le jeune est en liberté. La justice doit-elle, a un moment ou un autre de la procédure, informer l'établissement de l'élève de faits que se sont déroulé à l'extérieur de l'établissement, et qui n'ont pas été jugés ? Pourquoi, comment ? Je ne sais pas.

@Elaïna a écrit:
Mon ancien CDE procédait beaucoup par allusions. Du genre à dire "en seconde, on a un élève fiché S, c'est très grave, mais je ne peux pas vous dire qui c'est". On avait l'impression que le premier agressé serait celui qui nous dirait "ah bah voilà c'est lui !".

Ou comment laisser propager tous les fantasmes, sans donner d'information claire. Rolling Eyes C'est ce genre de cas qui me laisse penser que certains collègues qui divulgent des infos qu'ils ne devraient pas divulguer ont surtout envie de se faire mousser.


Dernière édition par Prezbo le Mar 30 Oct 2018 - 15:49, édité 1 fois
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Elaïna
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Re: Comment les informations (comportement, pb de santé) sur les élèves circulent-elles dans vos établissements ?

par Elaïna le Mar 30 Oct 2018 - 14:48
@lene75 a écrit:Typiquement, une élève épileptique a un PAI, donc on est dans le cas où les parents sont persuadés que l'info a circulé. En revanche que tu saches à quel syndrome est due son épilepsie n'est pas nécessaire.

Hé bien, dans ce cas, je n'étais pas informée. On m'avait juste dit "elle est très fatiguée, elle a des soucis de santé, il faut adapter la notation". Donc très bien, je la laissais dormir sur sa table, n'ayant pas pour habitude de réveiller les élèves qui dorment (quand ils dorment, au moins, ils la bouclent, et celle-là, bavarde invétérée, ça me faisait des vacances quand elle dormait), et j'adaptais ma notation (de toute façon, pour passer de 4/20 à 6/20, je suis pas radine). Sauf qu'en fait, ses crises d'épilepsie, elle les faisait en dormant. Super. Merci d'avoir prévenu.

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Elaïna
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Re: Comment les informations (comportement, pb de santé) sur les élèves circulent-elles dans vos établissements ?

par Elaïna le Mar 30 Oct 2018 - 14:52
@Prezbo a écrit:
@Elaïna a écrit:
Mon ancien CDE procédait beaucoup par allusions. Du genre à dire "en seconde, on a un élève fiché S, c'est très grave, mais je ne peux pas vous dire qui c'est". On avait l'impression que le premier agressé serait celui qui nous dirait "ah bah voilà c'est lui !".

Ou comment laisser propager tous les fantasmes, sans donner d'information claire. Rolling Eyes C'est ce genre de cas qui me laisse penser que certains collègues qui divulgent des infos qu'ils ne devraient pas divulguer ont surtout envie de se faire mousser.

Après on n'a jamais eu le mot de la fin dans cette histoire. Quand j'y repense, je me dis que si ça se trouve, c'était pas grand-chose (et si ça se trouve y'a jamais eu personne de fiché S chez nous). Mais pour moi ça révèle le problème de communication et en effet c'est prétexte à tous les fantasmes.

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lene75
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Re: Comment les informations (comportement, pb de santé) sur les élèves circulent-elles dans vos établissements ?

par lene75 le Mar 30 Oct 2018 - 16:29
Même en tant que PP il m'est arrivé plus d'une fois d'apprendre que des élèves avaient des PAI par les parents, ou parce que le PP de l'année précédente avait pensé à me le mettre dans mon casier...

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Re: Comment les informations (comportement, pb de santé) sur les élèves circulent-elles dans vos établissements ?

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