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celitian
Érudit

Re: «On laisse des élèves devant des personnes qui n’ont pas été formées», Paul Devin, inspecteur.

par celitian le Jeu 1 Nov 2018 - 10:56
Cela dépend des matières, dans certaines les contractuels peuvent permettre de refuser un poste.
Dans ma matière, ceux que je peux connaître ont tous un poste à l'année, et comme il n'y a pas de TZR autant dire qu'ils ont le choix.
marcerette
Niveau 3

Re: «On laisse des élèves devant des personnes qui n’ont pas été formées», Paul Devin, inspecteur.

par marcerette le Jeu 1 Nov 2018 - 11:12
@Balthazaard a écrit:
@marcerette a écrit:C'est vrai que nous avons de tous les types de contractuels :
- ceux qui se retrouvent avec des horaires aberrants car ils servent de bouche trou
- ceux qui corrigent du brevet blanc alors qu'ils n'ont pas de 3eme (et qui ont quand même tous leurs paquets de copies d'épreuve commune de 4eme)
- ceux qui sont catapultés du jour au lendemain dans un collège dont ils ne connaissent rien (à part la réputation)
- ceux qui se retrouvent avec TOUTES les 6eme car les collègues n'aiment pas ce niveau
- ceux qui font de leur mieux avec les classes qu'on leur donne : entre l'élève qui sait déjà presque tout et celui qui n'arrive pas à lire
- ceux qui passent une bonne partie de leurs vacances à se demander comment rendre le cours plus intéressant
- ceux qui passent des heures et des heures à corriger, en prenant le soin de conseiller chaque élève sur la copie
- ceux qui ont a cœur la réussite des élèves
- ceux qui sont conscients de leurs difficultés avec certains pans de leur matière et qui, du coup, ne demandent que des petites classes (seulement du collège, en sachant qu'au lycée c'est plus difficile au niveau de la discipline)

Vous êtes bien naïf si vous croyez que les titulaires sont exemptés de tout cela...et nous n'avons même pas le pouvoir de négocier (cf infra, ce n'est pas une légende) ou de dire NON!

Je sais bien que les titulaires font (en principe) tout cela. Ce que je n'aime pas dans votre discours, c'est qu'il donne l'impression que les contractuels sont tous des fainéants qui n'en ont rien à faire des élèves !
Et les contractuels ne négocient pas des masses (l'an dernier, j'avais le "choix" entre un poste éloigné de chez moi, et un poste en REP... on ne peut pas parler d'un choix). Sans compter que notre salaire est plus faible que le votre ! (à peu près équivalent à celui d'un stagiaire, pour un temps plein)
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Iphigénie
Enchanteur

Re: «On laisse des élèves devant des personnes qui n’ont pas été formées», Paul Devin, inspecteur.

par Iphigénie le Jeu 1 Nov 2018 - 11:16
L’EN a le génie d’exploiter tout le monde en suscitant les luttes des personnels de préférence entre eux....
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VicomteDeValmont
Esprit éclairé

Re: «On laisse des élèves devant des personnes qui n’ont pas été formées», Paul Devin, inspecteur.

par VicomteDeValmont le Jeu 1 Nov 2018 - 11:21
@marcerette a écrit:
@Balthazaard a écrit:
@marcerette a écrit:C'est vrai que nous avons de tous les types de contractuels :
- ceux qui se retrouvent avec des horaires aberrants car ils servent de bouche trou
- ceux qui corrigent du brevet blanc alors qu'ils n'ont pas de 3eme (et qui ont quand même tous leurs paquets de copies d'épreuve commune de 4eme)
- ceux qui sont catapultés du jour au lendemain dans un collège dont ils ne connaissent rien (à part la réputation)
- ceux qui se retrouvent avec TOUTES les 6eme car les collègues n'aiment pas ce niveau
- ceux qui font de leur mieux avec les classes qu'on leur donne : entre l'élève qui sait déjà presque tout et celui qui n'arrive pas à lire
- ceux qui passent une bonne partie de leurs vacances à se demander comment rendre le cours plus intéressant
- ceux qui passent des heures et des heures à corriger, en prenant le soin de conseiller chaque élève sur la copie
- ceux qui ont a cœur la réussite des élèves
- ceux qui sont conscients de leurs difficultés avec certains pans de leur matière et qui, du coup, ne demandent que des petites classes (seulement du collège, en sachant qu'au lycée c'est plus difficile au niveau de la discipline)

Vous êtes bien naïf si vous croyez que les titulaires sont exemptés de tout cela...et nous n'avons même pas le pouvoir de négocier (cf infra, ce n'est pas une légende) ou de dire NON!

Je sais bien que les titulaires font (en principe) tout cela. Ce que je n'aime pas dans votre discours, c'est qu'il donne l'impression que les contractuels sont tous des fainéants qui n'en ont rien à faire des élèves !
Et les contractuels ne négocient pas des masses (l'an dernier, j'avais le "choix" entre un poste éloigné de chez moi, et un poste en REP... on ne peut pas parler d'un choix). Sans compter que notre salaire est plus faible que le votre ! (à peu près équivalent à celui d'un stagiaire, pour un temps plein)

Dans certaines académies, le salaire des contractuels est plus élevé que celui des titulaires... et ils ont le choix pour les postes.
Et, au contraire, pouvoir choisir entre une REP près de chez soi et un poste plus éloigné est un luxe que n'ont pas les titulaires.

_________________
Cette insigne faveur que votre coeur réclame
Nuit à ma renommée et répugne à mon âme.
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Eleven
Neoprof expérimenté

Re: «On laisse des élèves devant des personnes qui n’ont pas été formées», Paul Devin, inspecteur.

par Eleven le Jeu 1 Nov 2018 - 11:30
@VicomteDeValmont a écrit:
@marcerette a écrit:
@Balthazaard a écrit:
@marcerette a écrit:C'est vrai que nous avons de tous les types de contractuels :
- ceux qui se retrouvent avec des horaires aberrants car ils servent de bouche trou
- ceux qui corrigent du brevet blanc alors qu'ils n'ont pas de 3eme (et qui ont quand même tous leurs paquets de copies d'épreuve commune de 4eme)
- ceux qui sont catapultés du jour au lendemain dans un collège dont ils ne connaissent rien (à part la réputation)
- ceux qui se retrouvent avec TOUTES les 6eme car les collègues n'aiment pas ce niveau
- ceux qui font de leur mieux avec les classes qu'on leur donne : entre l'élève qui sait déjà presque tout et celui qui n'arrive pas à lire
- ceux qui passent une bonne partie de leurs vacances à se demander comment rendre le cours plus intéressant
- ceux qui passent des heures et des heures à corriger, en prenant le soin de conseiller chaque élève sur la copie
- ceux qui ont a cœur la réussite des élèves
- ceux qui sont conscients de leurs difficultés avec certains pans de leur matière et qui, du coup, ne demandent que des petites classes (seulement du collège, en sachant qu'au lycée c'est plus difficile au niveau de la discipline)

Vous êtes bien naïf si vous croyez que les titulaires sont exemptés de tout cela...et nous n'avons même pas le pouvoir de négocier (cf infra, ce n'est pas une légende) ou de dire NON!

Je sais bien que les titulaires font (en principe) tout cela. Ce que je n'aime pas dans votre discours, c'est qu'il donne l'impression que les contractuels sont tous des fainéants qui n'en ont rien à faire des élèves !
Et les contractuels ne négocient pas des masses (l'an dernier, j'avais le "choix" entre un poste éloigné de chez moi, et un poste en REP... on ne peut pas parler d'un choix). Sans compter que notre salaire est plus faible que le votre ! (à peu près équivalent à celui d'un stagiaire, pour un temps plein)

Dans certaines académies, le salaire des contractuels est plus élevé que celui des titulaires... et ils ont le choix pour les postes.
Et, au contraire, pouvoir choisir entre une REP près de chez soi et un poste plus éloigné est un luxe que n'ont pas les titulaires.


La situation des contractuels est vraiment idéale ! Un vrai paradis ! Neutral

_________________
2015-2016 : Première année contractuelle : sixièmes, cinquièmes.
2016-2017 : Deuxième année contractuelle : troisièmes, quatrièmes et cinquièmes.
2017-2018 : Troisième année contractuelle : sixièmes, cinquièmes.
2018-2019 : Quatrième année contractuelle : troisièmes, quatrièmes et sixièmes.
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LaMaisonQuiRendFou
Habitué du forum

Re: «On laisse des élèves devant des personnes qui n’ont pas été formées», Paul Devin, inspecteur.

par LaMaisonQuiRendFou le Jeu 1 Nov 2018 - 11:31
@VicomteDeValmont a écrit:Dans certaines académies, le salaire des contractuels est plus élevé que celui des titulaires... et ils ont le choix pour les postes.
Et, au contraire, pouvoir choisir entre une REP près de chez soi et un poste plus éloigné est un luxe que n'ont pas les titulaires.

Tout à fait.

@Iphigénie a écrit:L’EN a le génie d’exploiter tout le monde en suscitant les luttes des personnels de préférence entre eux....

Le problème est surtout que certains assimilent la critique de cette contractualisation des emplois à une critique des contractuels...

@marcerette a écrit:Sans compter que notre salaire est plus faible que le votre ! (à peu près équivalent à celui d'un stagiaire, pour un temps plein)

Ce n'est pas toujours le cas comme l'a dit VDV. Par ailleurs, la rémunération est aussi une question de qualification (attestée par la réussite d'un concours).
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Eleven
Neoprof expérimenté

Re: «On laisse des élèves devant des personnes qui n’ont pas été formées», Paul Devin, inspecteur.

par Eleven le Jeu 1 Nov 2018 - 11:37
@LaMaisonQuiRendFou a écrit:
@VicomteDeValmont a écrit:Dans certaines académies, le salaire des contractuels est plus élevé que celui des titulaires... et ils ont le choix pour les postes.
Et, au contraire, pouvoir choisir entre une REP près de chez soi et un poste plus éloigné est un luxe que n'ont pas les titulaires.

Tout à fait.

@Iphigénie a écrit:L’EN a le génie d’exploiter tout le monde en suscitant les luttes des personnels de préférence entre eux....

Le problème est surtout que certains assimilent la critique de cette contractualisation des emplois à une critique des contractuels...

@marcerette a écrit:Sans compter que notre salaire est plus faible que le votre ! (à peu près équivalent à celui d'un stagiaire, pour un temps plein)

Ce n'est pas toujours le cas comme l'a dit VDV. Par ailleurs, la rémunération est aussi une question de qualification (attestée par la réussite d'un concours).

Dans certains pays, il n'y a pas de concours, comment font-ils ?
Je précise que je ne suis pas contre les concours, je travaille pour pouvoir payer mes factures, c'est un métier que j'aime beaucoup et j'aimerai un jour obtenir un concours (je passe le concours interne)
Mais oui, une personne en particulier ici sur ce fil méprise les contractuels et ne s'en cache absolument pas.

_________________
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2016-2017 : Deuxième année contractuelle : troisièmes, quatrièmes et cinquièmes.
2017-2018 : Troisième année contractuelle : sixièmes, cinquièmes.
2018-2019 : Quatrième année contractuelle : troisièmes, quatrièmes et sixièmes.
Cath
Bon génie

Re: «On laisse des élèves devant des personnes qui n’ont pas été formées», Paul Devin, inspecteur.

par Cath le Jeu 1 Nov 2018 - 11:59
@VicomteDeValmont a écrit:
@marcerette a écrit:
@Balthazaard a écrit:
@marcerette a écrit:C'est vrai que nous avons de tous les types de contractuels :
- ceux qui se retrouvent avec des horaires aberrants car ils servent de bouche trou
- ceux qui corrigent du brevet blanc alors qu'ils n'ont pas de 3eme (et qui ont quand même tous leurs paquets de copies d'épreuve commune de 4eme)
- ceux qui sont catapultés du jour au lendemain dans un collège dont ils ne connaissent rien (à part la réputation)
- ceux qui se retrouvent avec TOUTES les 6eme car les collègues n'aiment pas ce niveau
- ceux qui font de leur mieux avec les classes qu'on leur donne : entre l'élève qui sait déjà presque tout et celui qui n'arrive pas à lire
- ceux qui passent une bonne partie de leurs vacances à se demander comment rendre le cours plus intéressant
- ceux qui passent des heures et des heures à corriger, en prenant le soin de conseiller chaque élève sur la copie
- ceux qui ont a cœur la réussite des élèves
- ceux qui sont conscients de leurs difficultés avec certains pans de leur matière et qui, du coup, ne demandent que des petites classes (seulement du collège, en sachant qu'au lycée c'est plus difficile au niveau de la discipline)

Vous êtes bien naïf si vous croyez que les titulaires sont exemptés de tout cela...et nous n'avons même pas le pouvoir de négocier (cf infra, ce n'est pas une légende) ou de dire NON!

Je sais bien que les titulaires font (en principe) tout cela. Ce que je n'aime pas dans votre discours, c'est qu'il donne l'impression que les contractuels sont tous des fainéants qui n'en ont rien à faire des élèves !
Et les contractuels ne négocient pas des masses (l'an dernier, j'avais le "choix" entre un poste éloigné de chez moi, et un poste en REP... on ne peut pas parler d'un choix). Sans compter que notre salaire est plus faible que le votre ! (à peu près équivalent à celui d'un stagiaire, pour un temps plein)

Dans certaines académies, le salaire des contractuels est plus élevé que celui des titulaires... et ils ont le choix pour les postes.
Et, au contraire, pouvoir choisir entre une REP près de chez soi et un poste plus éloigné est un luxe que n'ont pas les titulaires.

Et dans la mienne les inspecteurs appellent les stagiaires qui ont démissionné et leur promettent un poste près de chez eux s'ils consentent à annuler leur démission !
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Flaure
Niveau 8

Re: «On laisse des élèves devant des personnes qui n’ont pas été formées», Paul Devin, inspecteur.

par Flaure le Jeu 1 Nov 2018 - 12:03
@Eleven a écrit:
@VicomteDeValmont a écrit:
@marcerette a écrit:
@Balthazaard a écrit:

Vous êtes bien naïf si vous croyez que les titulaires sont exemptés de tout cela...et nous n'avons même pas le pouvoir de négocier (cf infra, ce n'est pas une légende) ou de dire NON!

Je sais bien que les titulaires font (en principe) tout cela. Ce que je n'aime pas dans votre discours, c'est qu'il donne l'impression que les contractuels sont tous des fainéants qui n'en ont rien à faire des élèves !
Et les contractuels ne négocient pas des masses (l'an dernier, j'avais le "choix" entre un poste éloigné de chez moi, et un poste en REP... on ne peut pas parler d'un choix). Sans compter que notre salaire est plus faible que le votre ! (à peu près équivalent à celui d'un stagiaire, pour un temps plein)

Dans certaines académies, le salaire des contractuels est plus élevé que celui des titulaires... et ils ont le choix pour les postes.
Et, au contraire, pouvoir choisir entre une REP près de chez soi et un poste plus éloigné est un luxe que n'ont pas les titulaires.


La situation des contractuels est vraiment idéale ! Un vrai paradis ! Neutral
À se demander pourquoi on n'assiste pas à des démissions massives pour embrasser ce statut si avantageux.
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Balthazaard
Esprit éclairé

Re: «On laisse des élèves devant des personnes qui n’ont pas été formées», Paul Devin, inspecteur.

par Balthazaard le Jeu 1 Nov 2018 - 12:14
@LaMaisonQuiRendFou a écrit:
@VicomteDeValmont a écrit:Dans certaines académies, le salaire des contractuels est plus élevé que celui des titulaires... et ils ont le choix pour les postes.
Et, au contraire, pouvoir choisir entre une REP près de chez soi et un poste plus éloigné est un luxe que n'ont pas les titulaires.

Tout à fait.

@Iphigénie a écrit:L’EN a le génie d’exploiter tout le monde en suscitant les luttes des personnels de préférence entre eux....

Le problème est surtout que certains assimilent la critique de cette contractualisation des emplois à une critique des contractuels...

@marcerette a écrit:Sans compter que notre salaire est plus faible que le votre ! (à peu près équivalent à celui d'un stagiaire, pour un temps plein)

Ce n'est pas toujours le cas comme l'a dit VDV. Par ailleurs, la rémunération est aussi une question de qualification (attestée par la réussite d'un concours).

Personnaliser un débat est toujours la meilleure manière de l'occulter, ce n'est pas nouveau...
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Balthazaard
Esprit éclairé

Re: «On laisse des élèves devant des personnes qui n’ont pas été formées», Paul Devin, inspecteur.

par Balthazaard le Jeu 1 Nov 2018 - 12:16
@Flaure a écrit:
@Eleven a écrit:
@VicomteDeValmont a écrit:
@marcerette a écrit:

Je sais bien que les titulaires font (en principe) tout cela. Ce que je n'aime pas dans votre discours, c'est qu'il donne l'impression que les contractuels sont tous des fainéants qui n'en ont rien à faire des élèves !
Et les contractuels ne négocient pas des masses (l'an dernier, j'avais le "choix" entre un poste éloigné de chez moi, et un poste en REP... on ne peut pas parler d'un choix). Sans compter que notre salaire est plus faible que le votre ! (à peu près équivalent à celui d'un stagiaire, pour un temps plein)

Dans certaines académies, le salaire des contractuels est plus élevé que celui des titulaires... et ils ont le choix pour les postes.
Et, au contraire, pouvoir choisir entre une REP près de chez soi et un poste plus éloigné est un luxe que n'ont pas les titulaires.


La situation des contractuels est vraiment idéale ! Un vrai paradis ! Neutral
À se demander pourquoi on n'assiste pas à des démissions massives pour embrasser ce statut si avantageux.

Vous avez sans doute remarqué que L'EN en dépit de vannes toujours plus ouvertes a de plus en plus de mal à recruter des titulaires. IL n'y a peut-être pas de démissions mais de moins en moins de volontaires.

La SEULE question, sans mettre en cause les uns ou les autres ou porter des jugements moraux (fainéants...etc et d'ailleurs qu'est ce que cela veut dire?) est: les contractuels (puisque certains assument cette condition pour des raisons que je ne discute pas, cf nombre de messages) sont-ils globalement aussi "efficaces" que les titulaires?
Cela dépasse le "on en connaît"  il y a des jours de beau temps et des jours pluvieux à Marseille et à Nancy, il n’empêche que le climat de Marseille est meilleur que celui de Nancy (j'ai vécu dans les deux villes)
Sil la réponse (comme une grande quantité de messages semble le dire) est OUI, alors assumons la chose, généralisons, cela coute moins cher. Quel que soit le gouvernement, même si il est ultra social, si on fait aussi bien avec moins cher, il le fera. Il y a des priorités à mon sens plus urgent que la rémunération ou le satut dans l'EN (la prise ne charge de la vieillesse par exemple...ou des maladies invalidantes..)
Si la réponse est NON, alors il faut bien reconnaitre que quelque chose cloche et si ce n'est pas au niveau individuel que cela se joue, avec toutes les excuses imaginables ou compréhensible, je ne vois pas d'autres choses....
Il me semble que c'est assez neutre, non?

Pour ma part et pour mon expérience, la matière joue sans doute beaucoup comme déjà dit, la réponse est non!!
Il me semble (avec toute la prudence dans les termes que peut utiliser un ex inspecteur) que Devin est de mon avis...(dire qu'il y a un "manque de formation"...à moins d'être, encore une fois naïf, c'est comme le "a consolider", on voit ce que cela cache)

Maintenant, et je le redis, je crois fermement que du point de vue des gouvernements, la contractualisation n'a que des avantages et conduira, c'est déjà engagé, à la mort de la fonction publique.
Il est bien clair que de ce point de vue la retraite à points simplifiera les choses, tout est lié.
La seule chose qui nous en sauvera ce ne sont pas des vœux pieux sur la consolidation de l'emploi public, c'est si l’auxiliariat se révèle moins efficace dans une proportion mesurable...

Pour mon sentiment c'est le cas, si je me trompe, expliquez moi comment ce que je prédis, peut, dans le cadre budgétaire contraint que nous subissons, ne pas arriver.


Dernière édition par Balthazaard le Jeu 1 Nov 2018 - 12:40, édité 1 fois
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Flaure
Niveau 8

Re: «On laisse des élèves devant des personnes qui n’ont pas été formées», Paul Devin, inspecteur.

par Flaure le Jeu 1 Nov 2018 - 12:27
Bien sûr que je l'ai remarqué, et en effet il y a tellement de trous qu'il serait sans doute plus avantageux pour les enseignants de devenir mercenaires plutôt que soldats de l'armée régulière. 

J'ai l'impression que la pénurie ferait pour vous une position de force, si vous vouliez ne plus servir (dans un esprit républicain qui vous honore mais que je n'embrasse pas) des décideurs violents et des usagers méprisants.
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Manu7
Niveau 7

Re: «On laisse des élèves devant des personnes qui n’ont pas été formées», Paul Devin, inspecteur.

par Manu7 le Jeu 1 Nov 2018 - 12:33
@Ha@_x a écrit:    @Manu7 a écrit:
 
@Manu7 a écrit: C'est difficile de savoir pendant un entretien si la personne en face est bien compétente. Par contre, je fais confiance aux IPR pour savoir repérer quand manifestement la personne est incompétente. Malheureusement, c'est de plus en plus courant.

cohérence ?

Oui je suis cohérent si on ne prend pas ma phrase hors du contexte car j'avais écrit :

Ceux qui défendent les contractuels parce qu'il y en a des bons se trompent de problème comme on l'a dit, le vrai problème c'est que les IPR retiennent de candidats qui ne sont pas valables. C'est difficile de savoir pendant un entretien si la personne en face est bien compétente. Par contre, je fais confiance aux IPR pour savoir repérer quand manifestement la personne est incompétente.

Je confirme ensuite que le système  (dans mon académie c'est très rare que les contractuels soient passés devant un IPR) laisse passer des personnes manifestement incompétentes. Il y a aussi des cas où les CV sont douteux voire faux.

Je suis un ancien contractuel, donc je ne tire pas sur mon parcours. Mais je constate qu'il y a actuellement une situation scandaleuse qui n'existait pas auparavant. Quand j'étais contractuel (de 98 à 2002), c'était très difficile d'obtenir le CAPES de math donc tous les contractuels avaient le même profil nous étions des candidats au CAPES qui avaient déjà une ou deux première année d'IUFM, ok cela ne prouvait pas que nous étions compétents mais au moins nous étions motivés et nous connaissions les programmes sur le bout des doigts.
Actuellement, à chaque fois que j'accueille un contractuel en math, il n'a pas de licence de maths, il a un niveau bac+2 ou bac+3 dans un domaine scientifique, il ne connait pas le programme, n'a aucune idée du niveau des élèves... Mais bon tout cela s'apprend, je connais bien les problèmes des débutants puisque je suis passé par là et je remercie tous les profs qui m'ont soutenus. Sauf que les contractuels dont je parle ont tous un point commun : ils ne viennent pas au temps de concertation qu'on leur propose. C'est très frustrant !!!
Mon établissement avait l'habitude d'accueillir des stagiaires en 2ème année d'IUFM, donc nous avons poursuivi la même démarche avec les remplaçants, avec des visites réciproques et des temps de concertation sauf qu'on le fait gratuitement mais on pense surtout à nos élèves. Comme j'ai été tuteur alors je suis logiquement volontaire et motivé. Ah !!! Je sais que certains vont dire que c'est pas bien de travailler gratos, mais bon pour moi c'est du travail d'équipe. Et je fais confiance à mon CDE pour me rétribuer en HSE, mais de toute manière je n'ai même pas la peine de donner un état de service car à chaque fois c'est la même chanson, ils ne viennent pas. C'est un signe qui ne trompe pas, quand le contractuel refuse la concertation alors on va droit dans le mur, on le sait très vite, mais bon, comme on n'a personne sous la main, on se dit que c'est le début et qu'il faut laisser du temps... Je me suis même vu rattraper un remplaçant sur le parking croyant qu'il avait oublié le RDV, mais non il n'avait pas oublié mais il avait envie de faire une pause cigarette, donc je suis revenu dans la salle des profs mais la pause a duré toute l'heure, et aucune excuse !!!

Bref, quand on ne trouve personne d'autre, nous recrutons des imposteurs, ils le savent et nous le savons, les élèves le savent aussi, en général les élèves viennent nous voir en disant que le remplaçant fait de grosses erreurs. Au début, je dis aux élèves que tout le monde peut faire des erreurs comme cela m'arrive moi aussi souvent. Sauf que là ce n'est pas pareil un imposteur ne reconnait pas ses erreurs, il est logique dans son rôle d'imposteur.
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LaMaisonQuiRendFou
Habitué du forum

Re: «On laisse des élèves devant des personnes qui n’ont pas été formées», Paul Devin, inspecteur.

par LaMaisonQuiRendFou le Jeu 1 Nov 2018 - 12:40
@Eleven a écrit:Dans certains pays, il n'y a pas de concours, comment font-ils ?
Je précise que je ne suis pas contre les concours, je travaille pour pouvoir payer mes factures, c'est un métier que j'aime beaucoup et j'aimerai un jour obtenir un concours (je passe le concours interne)
Mais oui, une personne en particulier ici sur ce fil méprise les contractuels et ne s'en cache absolument pas.

Je ne peux pas répondre de manière exhaustive à cette question, cela dépend des pays.

Par exemple au Canada (où le système est très différent selon les Provinces), il faut un "brevet d'enseignement" (c'est comme cela que ça s'appelle au Québec) qui est en fait un diplôme attestant d'une qualification professionnelle. Ce n'est pas un concours, mais si tu l'as (ainsi que les autres pré-requis) tu es considéré comme apte à enseigner, à toi de te trouver un poste ensuite (cela ressemble un peu aux concours de catégorie A de la fonction publique où tu es placé sur liste d'aptitude et où aucun poste n'est garanti). Tu peux obtenir ce brevet pendant ton bachelor (bac +4, niveau requis pour enseigner) si tu fais un cursus adapté, par exemple bachelor de maths orienté enseignement. Si tu fais un bachelor de maths "normal" tu n'as pas ce brevet d'enseignement, tu dois le passer ensuite. Si tu n'as pas ce brevet, il faut que ton employeur demande une dérogation pour pouvoir t'embaucher, mais je crois que c'est limité à seulement 1 année (on t'offre donc gracieusement un CDD non renouvelable). La rémunération n'est pas non plus la même car tu n'as pas la qualification requise (cela dépend aussi de la province, des besoins et de tes talents de négociateur).

La qualification liée concours (France) est donc remplacée par une qualification liée à un diplôme spécifique (brevet d'enseignement). Donc non on ne recrute pas les profs "comme ça" dans ce pays (dans aucun pays développé à ma connaissance). Dans les deux cas, le but est d'assurer une équité entre les candidats, à travers l'acquisition de cette qualification (concours ou diplôme délivré par une université).

A ma connaissance, les pays anglo-saxons fonctionnent tous plus ou moins sur le système que je viens de décrire. En Finlande aussi, cela fonctionne comme cela, mais il faut carrément un master en éducation soit 5 ans au lieu de 4 ans.

L'alternative c'est le concours "à la française", qui l'on retrouve dans de nombreux pays.

Donc pour répondre à ta question, quand il n'y a pas de concours il existe un autre système de qualification avant l'entrée dans le métier. Du strict point de vue du processus du recrutement, le concours favorise les vocations tardives, car aucun cursus spécifique n'est demandé au préalable. Je considère cela comme une bonne chose, cela laisse le temps aux étudiants de se décider. En cas de reconversion, on ne demande aussi "que" de passer un concours et non pas de reprendre tout un cursus universitaire où il faut valider des crédits etc.
jésus
Habitué du forum

Re: «On laisse des élèves devant des personnes qui n’ont pas été formées», Paul Devin, inspecteur.

par jésus le Jeu 1 Nov 2018 - 12:47
Bon,
Tous les CAPES ne sont pas à la même enseigne, moi qui ai passé le concours durant les années les plus basses au niveau des postes en philo , se retrouver contractuel n'était pas un "refus" de passer le concours, mais un moyen de découvrir le métier, et de vivre , parce qu'il faut bien vivre à un moment donné ou se reconvertir. Ou enseigner une autre matière ( j'ai enseigné les lettres mais on prend le risque d'être vite limité, cela dit)

Moi, je me suis reconverti , histoire de travailler parce que les postes à temps plein en philo sont rares aussi et qu'il est difficile de vivre "normalement" avec une paye à temps partielle dans une grande ville. Et me laisser une porte ouverte pour repasser les concours ( cela dit, les portes ouvertes, il n'y en a pas tant que ça, on ne peut pas poser comme on veut des jours pour passer les concours, pour réviser et on a rarement envie de bosser les concours après le boulot)

Le problème est qu'il est très difficile de se former durant les années de contractuel. Les premières années, on est absorbé par les cours, la vie de prof, on est pas éligible aux concours internes ( la limite d'ancienneté était de 4 ans, abaissée à 3 ans maintenant) . Le rectorat ne propose rien, si on est loin d'une ville universitaire, ou trop juste financièrement pour se payer le CNED ( quand il faut choisir entre le loyer et le CNED, le choix est vite fait) Bref, on est un peu obligé d'aller aux concours externes au talent ( et ce n'est pas obligé de marcher, surtout quand la matière n'est pas déficitaire) .

Donc, oui même les concours internes demandent du travail et de la formation , et parfois, une démarche de titularisation sur inspection n'aurait pas fait de mal et aurait permis dans ce genre de situation que le contractuel se retrouve d'éviter de chercher du temps pour bosser des concours qu'il ne trouvera pas ( je ne parle même pas de gérer une famille à côté)

Et quid de la motivation à tout cela, quand on comprend avec le recul qu'on a vécu des trucs pas possibles niveau #pasdevague, loi du silence; protection d'élèves violents, CDE pratiquant l'abus de pouvoir et le bidouillage de notes.

Là, déjà , je n'ai plus envie de me présenter devant une classe sans concours ou formation idoine. Or, il n'y a pas de réelle bonne façon d'avoir les concours sans les préparer, notamment avec une formation universitaire adéquate qui réussisse. Avec la perte de revenu que cela peut inclure, un retour à la case étudiant.

On se plaint des profs reconvertis, mais quelles aides , facilités sont réellement mises en place pour cela? Et qu'on se plaint d'un autre côté que les postes ne sont pas pourvus, et les personnes pas formées? A quand des master MEEF  enseignement étudiés pour les adultes en reconversion? Là, je me dis qu'on entretien volontairement une situation " pourrie" jusqu'à la décomposition totale.


Dernière édition par jésus le Jeu 1 Nov 2018 - 12:54, édité 3 fois
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LaMaisonQuiRendFou
Habitué du forum

Re: «On laisse des élèves devant des personnes qui n’ont pas été formées», Paul Devin, inspecteur.

par LaMaisonQuiRendFou le Jeu 1 Nov 2018 - 12:48
@Manu7 a écrit:Je confirme ensuite que le système  (dans mon académie c'est très rare que les contractuels soient passés devant un IPR) laisse passer des personnes manifestement incompétentes. Il y a aussi des cas où les CV sont douteux voire faux.

Du coup, qui fait le recrutement ?
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Eleven
Neoprof expérimenté

Re: «On laisse des élèves devant des personnes qui n’ont pas été formées», Paul Devin, inspecteur.

par Eleven le Jeu 1 Nov 2018 - 12:55
@LaMaisonQuiRendFou a écrit:
@Manu7 a écrit:Je confirme ensuite que le système  (dans mon académie c'est très rare que les contractuels soient passés devant un IPR) laisse passer des personnes manifestement incompétentes. Il y a aussi des cas où les CV sont douteux voire faux.

Du coup, qui fait le recrutement ?

Il y a environ 4 ans, j'ai été recrutée juste en envoyant mes diplômes : Licence et Master MEEF. Il n'y avait pas d'entretien avec IPR. Mais j'ai été inspectée dès la première année et c'est une bonne chose.
Aujourd'hui, les personnes qui veulent devenir contractuels ont obligatoirement un entretien avec un IPR (il me semble).

_________________
2015-2016 : Première année contractuelle : sixièmes, cinquièmes.
2016-2017 : Deuxième année contractuelle : troisièmes, quatrièmes et cinquièmes.
2017-2018 : Troisième année contractuelle : sixièmes, cinquièmes.
2018-2019 : Quatrième année contractuelle : troisièmes, quatrièmes et sixièmes.
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Elyas
Guide spirituel

Re: «On laisse des élèves devant des personnes qui n’ont pas été formées», Paul Devin, inspecteur.

par Elyas le Jeu 1 Nov 2018 - 12:56
Je suis étonné que sur ce fil deux faits ne soient pas mentionnés :
- il y a deux types de contractualisation : le cdd renouvelable (avec ou sans les vacances d'été) et la cdi-sation (au bout d'un certain nombre d'années sans interruption et après visite d'un IA-IPR ou d'un CMI).
- Les contractuels ont souvent des retards/accidents de paiement, changent de bahut plusieurs fois dans l'année ou tous les ans au mieux (je connais des contractuels avec 200 affectations au compteur) et sont souvent peu intégrés dans les salles des professeurs.

On leur doit beaucoup mais ils vivent dans une précarité et un isolement assez dangereux. J'ai connu une contractuelle, avec doctorat, qui vivait dans un squat et un autre dans sa voiture. Bref, la contractualisation signifie l'appauvrissement, la précarisation et la maltraitance des personnels.

De plus, de nombreux contractuels passeraient bien les concours s'ils avaient un brin de sérénité sur leur avenir. Ils vivent au jour le jour, sous le couperet tant des titulaires de leurs bahuts (il y a pas mal de collègues qui se la jouent IA-IPR sur les contractuels, même sur ce fil) et des chefs ainsi que des parents.
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Babarette
Doyen

Re: «On laisse des élèves devant des personnes qui n’ont pas été formées», Paul Devin, inspecteur.

par Babarette le Jeu 1 Nov 2018 - 12:58
@Eleven a écrit:
@LaMaisonQuiRendFou a écrit:
@Manu7 a écrit:Je confirme ensuite que le système  (dans mon académie c'est très rare que les contractuels soient passés devant un IPR) laisse passer des personnes manifestement incompétentes. Il y a aussi des cas où les CV sont douteux voire faux.

Du coup, qui fait le recrutement ?

Il y a environ 4 ans, j'ai été recrutée juste en envoyant mes diplômes : Licence et Master MEEF. Il n'y avait pas d'entretien avec IPR. Mais j'ai été inspectée dès la première année et c'est une bonne chose.
Aujourd'hui, les personnes qui veulent devenir contractuels ont obligatoirement un entretien avec un IPR (il me semble).

Ou un chargé de mission, non? Est-ce que cela fait une très grande différence (vraie question) ?

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Rendash
Bon génie

Re: «On laisse des élèves devant des personnes qui n’ont pas été formées», Paul Devin, inspecteur.

par Rendash le Jeu 1 Nov 2018 - 13:00
@Elyas a écrit:
- Les contractuels [...] sont souvent peu intégrés dans les salles des professeurs.


Mais comment savez-vous que tel de vos collègues est contractuel plutôt que TZR, quand il s'agit de gens de passage ?
Pour ma part, je ne le sais pour mes collègues que lorsqu'ils viennent me voir pour une info mut' ou bulletin de paie, mais ce n'est pas vraiment le genre de choses qui alimente nos conversations quotidiennes.


@Elyas a écrit:(il y a pas mal de collègues qui se la jouent IA-IPR sur les contractuels [...]sur ce fil)

Pas que sur les contractuels, hein  Laughing



@Babarette a écrit:Ou un chargé de mission, non?

Déjà, rien que cette idée a de quoi me heurter. Les inspecteurs qui font tout sauf inspecter, et qui envoient des collègues lambda le faire, ça me fait doucement rigoler.

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"Ce serait un bien bel homme s’il n’était pas laid ; il est grand, bâti en Hercule, mais a un teint africain ; des yeux vifs, pleins d’esprit à la vérité, mais qui annoncent toujours la susceptibilité, l’inquiétude ou la rancune, lui donnent un peu l’air féroce, plus facile à être mis en colère qu’en gaieté. Il rit peu, mais il fait rire. [...] Il est sensible et reconnaissant ; mais pour peu qu’on lui déplaise, il est méchant, hargneux et détestable."
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Eleven
Neoprof expérimenté

Re: «On laisse des élèves devant des personnes qui n’ont pas été formées», Paul Devin, inspecteur.

par Eleven le Jeu 1 Nov 2018 - 13:04
Merci @Elyas et @Rendash, d'accord avec vous !
@Babarette : Oui, ou un chargé de mission, non, cela ne fait pas grande différence je pense.

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2015-2016 : Première année contractuelle : sixièmes, cinquièmes.
2016-2017 : Deuxième année contractuelle : troisièmes, quatrièmes et cinquièmes.
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Eleven
Neoprof expérimenté

Re: «On laisse des élèves devant des personnes qui n’ont pas été formées», Paul Devin, inspecteur.

par Eleven le Jeu 1 Nov 2018 - 13:07
J'ai toujours eu affaire à l'IPR et je connais quelques contractuels qui ont eu affaire à des chargés de mission qui sont en général plus sévères et qui ne prennent pas de "pincettes" pour dire les choses, ce qui peut décourager ....

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Manu7
Niveau 7

Re: «On laisse des élèves devant des personnes qui n’ont pas été formées», Paul Devin, inspecteur.

par Manu7 le Jeu 1 Nov 2018 - 13:09
Du coup, qui fait le recrutement ?

Le rectorat a des listes de volontaires, il y a aussi les petites annonces et le CDE fait passer un entretien rapide, le rectorat valide et quand il n'y a vraiment personne malgré les longues recherche on prend plus facilement le premier venu. En général on cherche un remplaçant pour un congé maternité, ou un congé parental et aussi pour un poste non pourvu et après 3 semaines sans prof on est moins exigeant...

Notre dernière remplaçante en math qui se débrouille très bien venait tout juste de déménager dans notre académie pour suivre son conjoint. Elle est ingénieur dans un domaine assez pointu et dans notre région elle sait qu'elle ne trouvera rien donc elle avait décidé de changer de voie et elle était motivée pour devenir prof de math, elle a déposé un dossier au rectorat le matin et elle a obtenu le poste le jour même sans avoir passer un seul entretien.

Et je persiste ce n'est pas parce qu'on est contractuel ou titulaire ou autre chose qu'on est plus compétent, cela n'a aucun rapport. Le gros problème c'est de recruter des incompétents en le sachant.

Quelque soit le mode de recrutement dans le monde, je suppose qu'en général on prend ceux qui semblent convenir, alors que notre système prend aussi ceux qui ne conviennent pas !!!
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Rendash
Bon génie

Re: «On laisse des élèves devant des personnes qui n’ont pas été formées», Paul Devin, inspecteur.

par Rendash le Jeu 1 Nov 2018 - 13:15
@Eleven a écrit:Merci @Elyas et @Rendash, d'accord avec vous !


Je ne suis pas certain que l'on soit d'accord, en réalité : je suis fermement opposé au recours systématique aux contractuels, à la fois en raison des conditions dégueulasses qui leur sont parfois faites, et parce que c'est un coup de canif supplémentaire dans le statut des titulaires, avec les conséquences que l'on sait. Ils sont une variable d'ajustement indispensable, mais la systématisation permet notamment à l'administration de ne pas avoir à se demander pourquoi aucun titulaire n'accepte d'aller bosser dans certaines zones, ou s'en tire DQP.
Cela étant, entre condamner un système et considérer a priori les contractuels comme incompétents, il y a un pas que je ne franchis pas, tant c'est absurde. Le concours est censé être garant d'une certaine maîtrise disciplinaire, bien plus que les licences ou masters en carton-pâte distribués aujourd'hui (j'inclus ce ridicule master MEEF dont on a affublé ma promotion) ; mais quand les concours n'arrivent même pas à pourvoir tous les postes, où est la garantie ? Si en plus le jury du CAPES de maths a recalé des candidats alors qu'il restait une centaine de postes à pourvoir, pour insuffisance disciplinaire, et que ces recalés sont quand même face aux élèves en septembre, on peut se demander quelle est leur qualification.



@Eleven a écrit:J'ai toujours eu affaire à l'IPR et je connais quelques contractuels qui ont eu affaire à des chargés de mission qui sont en général plus sévères et qui ne prennent pas de "pincettes" pour dire les choses, ce qui peut décourager ....


Difficile de prendre les pincettes lorsqu'elles sont occupées à attraper le melon.

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"Ce serait un bien bel homme s’il n’était pas laid ; il est grand, bâti en Hercule, mais a un teint africain ; des yeux vifs, pleins d’esprit à la vérité, mais qui annoncent toujours la susceptibilité, l’inquiétude ou la rancune, lui donnent un peu l’air féroce, plus facile à être mis en colère qu’en gaieté. Il rit peu, mais il fait rire. [...] Il est sensible et reconnaissant ; mais pour peu qu’on lui déplaise, il est méchant, hargneux et détestable."
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Eleven
Neoprof expérimenté

Re: «On laisse des élèves devant des personnes qui n’ont pas été formées», Paul Devin, inspecteur.

par Eleven le Jeu 1 Nov 2018 - 13:19
@Rendash a écrit:
@Eleven a écrit:Merci @Elyas et @Rendash, d'accord avec vous !


Je ne suis pas certain que l'on soit d'accord, en réalité : je suis fermement opposé au recours systématique aux contractuels, à la fois en raison des conditions dégueulasses qui leur sont parfois faites, et parce que c'est un coup de canif supplémentaire dans le statut des titulaires, avec les conséquences que l'on sait. Ils sont une variable d'ajustement indispensable, mais la systématisation permet notamment à l'administration de ne pas avoir à se demander pourquoi aucun titulaire n'accepte d'aller bosser dans certaines zones.
Cela étant, entre condamner un système et considérer a priori les contractuels comme incompétents, il y a un pas que je ne franchis pas, tant c'est absurde. Le concours est censé être garant d'une certaine maîtrise disciplinaire, bien plus que les licences ou masters en carton-pâte distribués aujourd'hui (j'inclus ce ridicule master MEEF dont on a affublé ma promotion) ; mais quand les concours n'arrivent même pas à pourvoir tous les postes, où est la garantie ? Si en plus le jury du CAPES de maths a recalé des candidats alors qu'il restait une centaine de postes à pourvoir, pour insuffisance disciplinaire, et que ces recalés sont quand même face aux élèves en septembre, on peut se demander quelle est leur qualification.



@Eleven a écrit:J'ai toujours eu affaire à l'IPR et je connais quelques contractuels qui ont eu affaire à des chargés de mission qui sont en général plus sévères et qui ne prennent pas de "pincettes" pour dire les choses, ce qui peut décourager ....


Difficile de prendre les pincettes lorsqu'elles sont occupées à attraper le melon.

Si, si on est bien d'accord ! Certains sont contractuels par choix, d'autres non.

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2015-2016 : Première année contractuelle : sixièmes, cinquièmes.
2016-2017 : Deuxième année contractuelle : troisièmes, quatrièmes et cinquièmes.
2017-2018 : Troisième année contractuelle : sixièmes, cinquièmes.
2018-2019 : Quatrième année contractuelle : troisièmes, quatrièmes et sixièmes.
Cath
Bon génie

Re: «On laisse des élèves devant des personnes qui n’ont pas été formées», Paul Devin, inspecteur.

par Cath le Jeu 1 Nov 2018 - 13:32
@Eleven a écrit:
@LaMaisonQuiRendFou a écrit:
@Manu7 a écrit:Je confirme ensuite que le système  (dans mon académie c'est très rare que les contractuels soient passés devant un IPR) laisse passer des personnes manifestement incompétentes. Il y a aussi des cas où les CV sont douteux voire faux.

Du coup, qui fait le recrutement ?

Il y a environ 4 ans, j'ai été recrutée juste en envoyant mes diplômes : Licence et Master MEEF. Il n'y avait pas d'entretien avec IPR. Mais j'ai été inspectée dès la première année et c'est une bonne chose.
Aujourd'hui, les personnes qui veulent devenir contractuels ont obligatoirement un entretien avec un IPR (il me semble).


"De mon temps", il suffisait de remplir un dossier de candidature, il était validé par le président de l'université et on l'envoyait au rectorat et voilà tout. Et pas d'inspection.
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Re: «On laisse des élèves devant des personnes qui n’ont pas été formées», Paul Devin, inspecteur.

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