Partagez
Voir le sujet précédentAller en basVoir le sujet suivant
Dompnac
Dompnac
Niveau 1

Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion) Empty Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion)

par Dompnac le Ven 16 Nov 2018 - 19:00
Bonjour à toutes et à tous,
Je me présente car je suis nouveau sur néoprof. Je suis Dompnac, 28 ans, professeur certifié d’histoire-géo, TZR à l’académie de Créteil. Je suis néotitulaire depuis septembre dernier.

Il est assez difficile de dire cela quand on rentre dans un métier, mais je crois que l’enseignement n’est pas fait pour moi. Je ne me plais pas dans mon métier. Il est difficile d’en parler de vive voix avec ses collègues, donc j’aimerais parler de mon expérience ici et vous demander conseil.

Je ne pense pas être un mauvais enseignant (je ne l’espère pas en tout cas). J’ai obtenu mon CAPES d’histoire-géographie du premier coup après un Master 2 d’histoire-recherche. J’ai également réussi mon année de stage, approuvé par l’ESPE et mon tuteur, ce qui n’était pas gagné d’avance car j’ai été affecté dans un collège REP. Mais l’année de stage s’est plutôt bien passée. Depuis septembre je suis TZR dans l’académie et j’ai été affecté à l’année sur deux établissements, un collège et un lycée, qui sont proches l’un de l’autre mais à plus d’une heure de transport de chez moi. Mes classes sont assez chargées (près de 30 élèves dans mes classes de collège et 36 à 38 élèves dans mes classes de lycée).

Le malaise que je ressens a débuté assez tôt en fait, dès mon année de stage. Je suis quelqu’un d’assez perfectionniste : j’aime prendre le temps de préparer mes cours dans le détail (près de 2h de préparation pour une heure de cours), faire en sorte de varier les exercices et les activités pour que les élèves ne s’ennuient pas, rendre les cours les plus dynamiques possibles. Et il est très frustrant pour moi de voir cette énergie et ce temps de préparation gâchés par le manque de motivation et de sérieux de beaucoup d’élèves. Et je suis encore plus dépité quand quelque chose vient troubler un cours que je pensais avoir préparé de A à Z (en particulier le comportement d’un ou de plusieurs élèves). Je ressens chaque jour de plus en plus de fatigue. Je pars au travail la boule au ventre et chaque fin de journée est comme une libération mêlée à une forme de frustration et surtout à une grande fatigue.

J’en déduis que le métier de professeur n’est pas fait pour moi (en tout cas pas devant une classe). Je suis devenu professeur car j’adore l’histoire surtout. J’aime aussi transmettre et partager le savoir, mais les conditions dans lesquels je le fais ne me conviennent pas. J’aimerais donc me reconvertir mais je suis assez perdu. J’aimerais rester dans la fonction publique, mais je ne peux pour l’instant demander aucun détachement. J’aurai aimé être enseignant-chercheur à l’université et faire un doctorat, mais il est impossible d’avoir un contrat doctoral en histoire sur Paris si l’on n’est pas agrégé. J’ai pensé sinon à travailler dans les métiers du patrimoine ou travailler dans les musées, mais je crois qu’il me faudrait reprendre le chemin des études pour avoir un master pro (ce qui serait difficile à faire pour des raisons financières). Je me suis renseigné sur néoprof et sur d’autres sites concernant les possibilités de reconversion, mais tout me semble difficile à préparer quand on travaille à côté comme enseignant.

Que pensez-vous de ce malaise que je ressens ? Le partagez-vous ? Auriez-vous des pistes de réflexion concernant mon éventuelle reconversion ? J’ai peur d’avoir loupé le coche, qu’il est trop tard pour tout changer.

Merci en tout cas de m’avoir lu  Smile
Je vous souhaite à tous un bon week-end !
avatar
Framboisine
Niveau 5

Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion) Empty Re: Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion)

par Framboisine le Ven 16 Nov 2018 - 19:18
Bonsoir
Avez-vous songé au métier de professeur documentaliste?
La relation avec les élèves est différente.
avatar
lisette83
Expert

Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion) Empty Re: Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion)

par lisette83 le Ven 16 Nov 2018 - 19:21
Oui mais s'il est passionné par sa matière, cela risque de ne pas lui convenir.
menerve
menerve
Prophète

Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion) Empty Re: Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion)

par menerve le Ven 16 Nov 2018 - 19:42
Moi je te conseillerais de persévérer: au début on a un tas de cours à préparer et quand on est dans un nouvel établissement, les élèves te testent. Quant à la fatigue....je suis prof doc et je rentre chaque jour hs....hier au lit à 20h30.
Ponocrates
Ponocrates
Fidèle du forum

Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion) Empty Re: Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion)

par Ponocrates le Ven 16 Nov 2018 - 20:08
@Dompnac a écrit:

Le malaise que je ressens a débuté assez tôt en fait, dès mon année de stage. Je suis quelqu’un d’assez perfectionniste : j’aime prendre le temps de préparer mes cours dans le détail (près de 2h de préparation pour une heure de cours), faire en sorte de varier les exercices et les activités pour que les élèves ne s’ennuient pas, rendre les cours les plus dynamiques possibles. Et il est très frustrant pour moi de voir cette énergie et ce temps de préparation gâchés par le manque de motivation et de sérieux de beaucoup d’élèves. Et je suis encore plus dépité quand quelque chose vient troubler un cours que je pensais avoir préparé de A à Z (en particulier le comportement d’un ou de plusieurs élèves). Je ressens chaque jour de plus en plus de fatigue. Je pars au travail la boule au ventre et chaque fin de journée est comme une libération mêlée à une forme de frustration et surtout à une grande fatigue.

!
La fatigue, elle s'explique aisément par vos conditions de travail -éloignement et effectifs. Pour la partie que je graisse, cela ne me semble pas rédhibitoire. En soi c'est parfaitement compréhensible et je crois que cela nous arrive à tous. Mais avec l'expérience - et l'âge- ainsi que la conscience que nous exerçons un métier, non un sacerdoce, vient généralement l'acceptation que, pour reprendre l'expression d'un mes enseignants nous leur envoyons un ballon de rugby et ils nous renvoient une balle de ping-pong. Cela revient à accepter que nous ne pouvons pas tout - et je sais à quel point c'est douloureux Wink.
Je ne crois pas que l'on cherche à préparer un cours parfait pour les autres. On le fait  pour soi, pour la satisfaction du travail bien fait - et cela reste très important et très utile. Sauf que ce/notre travail se fait aussi avec notre public - et non en simple représentation devant lui- et c'est là que cela peut coincer.
Vous voulez faire un cours parfait en vous adressant à des êtres humains: cela arrive, mais généralement pas parce que tout est calibré au millimètre, plus souvent pour une question de chance, une illumination - de vous ou des élèves- une humeur générale. Cela exige le plus souvent d'être dans les meilleures conditions possibles - avoir préparé son cours- mais souvent cela se produit quand on (se) lâche, se laisse aller. Et si vous attendez une reconnaissance pour votre travail - ici dans la réalisation du cours parfait espéré - je ne suis pas certaine que vous l'obtiendrez ailleurs.
Il me semble donc que la vraie question - en dehors des moyens d'améliorer une situation d'exercice objectivement épuisante - est celle de votre propre caractère. Vous resterez perfectionniste, vous serez inévitablement confronté à la frustration. La gérer,  cela s'apprend - peu dans notre société, je vous l'accorde.
Mais tout cela ne reste que mon impression et des collègues plus avancés dans la carrière et plus psychologues vous répondront sans doute de manière plus pertinente.


Dernière édition par Ponocrates le Ven 16 Nov 2018 - 22:42, édité 1 fois

_________________
"If you think education is too expensive, try ignorance ! "/ "As-tu donc oublié que ton libérateur,
C'est le livre ? Le livre est là sur la hauteur;
Il luit; parce qu'il brille et qu'il les illumine,
Il détruit l'échafaud, la guerre, la famine
Il parle, plus d'esclave et plus de paria"
Sylvain de Saint-Sylvain
Sylvain de Saint-Sylvain
Expert spécialisé

Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion) Empty Re: Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion)

par Sylvain de Saint-Sylvain le Ven 16 Nov 2018 - 20:16
@Dompnac a écrit:Que pensez-vous de ce malaise que je ressens ?

Que vu ce que tu décris, ne pas le ressentir serait extraordinaire.

On n'avait pas parlé sur ce forum d'une super piste de reconversion pour les professeurs d'HG ? Relieur dans un cabinet de notaires ou quelque chose comme ça... Zut chais pu.

_________________
« Les hommes en vinrent, pour qualifier les actes, à modifier arbitrairement le sens habituel des mots. » (Thucydide)
Dompnac
Dompnac
Niveau 1

Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion) Empty Re: Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion)

par Dompnac le Ven 16 Nov 2018 - 20:37
Merci de vos réponses rapides Smile

C'est ce que je me disais il y a encore quelques mois : il suffit de persévérer pour s'habituer au métier. Mais plus le temps avance, plus le malaise s’intensifie, ce qui explique mes interrogations. Est-ce que je vais réussir à m'y faire ? Ou est-ce que je vais garder ce mal être ?

En effet Ponocrates, peut être que mon problème vient de mon perfectionnisme et non de mon métier. Il faut peut-être que j’accepte de lâcher prise et d’accepter les imprévus dans mes cours. Mais être enseignant, comme vous dites, c’est travailler avec le public, les élèves. Et je pense qu’au fond, c’est ça qui me pose problème : accepter de travailler avec eux et donc accepter les erreurs et les imprévus.


Dernière édition par Dompnac le Ven 16 Nov 2018 - 20:44, édité 1 fois
Dompnac
Dompnac
Niveau 1

Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion) Empty Re: Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion)

par Dompnac le Ven 16 Nov 2018 - 20:43
@Sylvain de Saint-Sylvain a écrit:On n'avait pas parlé sur ce forum d'une super piste de reconversion pour les professeurs d'HG ? Relieur dans un cabinet de notaires ou quelque chose comme ça... Zut chais pu.

Les métiers liés à la conservation (archives publiques ou privées) et à l'histoire me plairaient oui. J'avais même hésité à m'orienter vers un master métier du patrimoine avant de me lancer dans un master Recherche. Mais il me faudrait repasser par la case "formation" pour faire ces métiers, non ?
Sylvain de Saint-Sylvain
Sylvain de Saint-Sylvain
Expert spécialisé

Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion) Empty Re: Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion)

par Sylvain de Saint-Sylvain le Ven 16 Nov 2018 - 22:36
Demander un mi-temps pour faire et financer une formation ? Tu peux par exemple demander un temps partiel annualisé, qui te permettrait de dégager plusieurs mois pour suivre une formation.

Je pense qu'il te faudrait essayer l'enseignement sans consacrer deux heures à la préparation d'une heure de cours et sans être partagé entre deux établissements. Mais pour cela, il faut attendre un peu (sauf si tu parviens à te débarrasser de ton perfectionnisme, mais je doute qu'on change de nature ainsi, et que ce défaut ne soit pas avant tout une qualité). Or, je ne peux pas conseiller à quelqu'un qui souhaite se reconvertir de trop attendre non plus. Il me semble raisonnable de te suggérer de te donner au moins une année de plus. Ton prochain établissement peut tout changer.

Si le métier te semble de moins en moins supportable, n'attends pas de péter un plomb avant de prendre rendez-vous chez ton médecin.

Pour ma part, je crois que je ne me ferai jamais aux incivilités, mêmes mineures, et au manque d'intérêt et de travail de la plupart des élèves.

_________________
« Les hommes en vinrent, pour qualifier les actes, à modifier arbitrairement le sens habituel des mots. » (Thucydide)
Dompnac
Dompnac
Niveau 1

Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion) Empty Re: Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion)

par Dompnac le Sam 17 Nov 2018 - 9:49
Oui ça serait une bonne solution de demander un mi-temps pour me former. Mais je ne pense pas que l'académie de Créteil donne aussi facilement des mi-temps pour ça, en raison du manque de profs.

Je vais essayer de tenir jusqu'à la fin de l'année scolaire pour voir comment les choses évoluent. Mais comme tu dis Sylvain de Saint-Sylvain, il ne faut pas attendre le burn out car ça risquerait de compliquer encore plus les choses.
Pseudo
Pseudo
Demi-dieu

Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion) Empty Re: Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion)

par Pseudo le Sam 17 Nov 2018 - 10:07
Il n'est jamais trop tard pour "tout" changer (surtout qu'en l’occurrence, tu es très jeune !)
Mais en revanche, indubitablement, ça ne se fait pas d'un coup de baguette magique. Et ce qui est tout aussi indubitable, c'est que pour se lancer avec des chances de succès dans une  reconversion, l’indispensable c'est d'avoir un objectif qui tient à cœur, savoir ce qu'on a vraiment envie de faire car. Car tu l'as bien senti : cela ne se fait pas tout seul, cela demande du temps, de l'énergie, de l'argent aussi assez souvent, une reprise d'étude éventuelle, etc...

_________________
"Il faut encore avoir du chaos en soi pour pouvoir enfanter une étoile qui danse" Nietzsche
lene75
lene75
Esprit sacré

Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion) Empty Re: Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion)

par lene75 le Sam 17 Nov 2018 - 10:11
Je reconnais en partie l'ancienne moi dans ce que tu écris. Notamment avec les classes technos. Un truc à tenter, peut-être, comme d'autres l'ont suggéré : moins préparer tes cours. Quand tu y as passé beaucoup de temps, tu as le sentiment que les élèves saccagent le temps que tu y as passé, tu te crispes en cours pour essayer de faire passer ton cours coûte que coûte et c'est le cercle vicieux. Quand tu improvises en partie, d'une tu peux t'adapter plus facilement aux conditions de ce jour-là, à la classe, aux imprévus, de sorte que souvent ça passe mieux, et de deux, si les élèves ne sont pas coopératifs, si tu n'arrives pas à faire tout ce que tu avais prévu, eh bien tant pis, au moins tu n'auras pas perdu ton temps pour rien. Bref, tout le contraire de ce qu'on a dû te dire à l'Espé.

_________________
Une classe, c'est comme une boîte de chocolats, on sait jamais sur quoi on va tomber...
Marie-Henriette
Marie-Henriette
Niveau 8

Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion) Empty Re: Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion)

par Marie-Henriette le Sam 17 Nov 2018 - 10:30
Je plussoie Pseudo : non, tu n'as pas « loupé le coche », tu n'es pas tenu de rester enseignant toute ta vie si ça te rend malheureux.
En revanche oui, il te faudra sans doute repasser par la case « formation », ça demandera du temps, de l'argent, de l'énergie, du courage. Ça impliquera donc de ne plus te donner corps et âme à tes fonctions d'enseignant (ça devient plus facile avec un peu plus de bouteille ).
Quant à savoir quel serait « le bon métier » pour toi, personne ici ne peut le savoir ( même s'il y a des suggestions ). Un petit travail d' introspection s'impose avant de se lancer dans une éventuelle démarche de reconversion.
Bon courage.
trompettemarine
trompettemarine
Doyen

Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion) Empty Re: Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion)

par trompettemarine le Sam 17 Nov 2018 - 10:32
Si tu es syndiqué au snalc (l'adhésion n'est pas très chère et comme pour toute adhésion à un syndicat, elle est déductible des impôts), le programme mobisnalc, destiné aux collègues qui veulent quitter le métier, peut probablement t'aider.


Dernière édition par trompettemarine le Sam 17 Nov 2018 - 13:50, édité 1 fois
Sylvain de Saint-Sylvain
Sylvain de Saint-Sylvain
Expert spécialisé

Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion) Empty Re: Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion)

par Sylvain de Saint-Sylvain le Sam 17 Nov 2018 - 12:46
@Dompnac a écrit:Oui ça serait une bonne solution de demander un mi-temps pour me former. Mais je ne pense pas que l'académie de Créteil donne aussi facilement des mi-temps pour ça, en raison du manque de profs.

Une amie dans l'académie de Créteil l'obtient chaque année sans problème.

_________________
« Les hommes en vinrent, pour qualifier les actes, à modifier arbitrairement le sens habituel des mots. » (Thucydide)
Dompnac
Dompnac
Niveau 1

Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion) Empty Re: Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion)

par Dompnac le Sam 17 Nov 2018 - 13:36
Merci trompettemarine, je suis en effet au snalc, mais je ne connaissais pas ce dispositif. Je vais peut être les contacter.

Je vais en tout cas essayer de passer moins de temps à préparer mes cours et laisser un peu plus de place à l'improvisation.
Je vais voir aussi pour les demandes de mi-temps, ça me laisserait du temps pour préparer ma reconversion oui Smile

Monsieur_Tesla
Monsieur_Tesla
Niveau 6

Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion) Empty Re: Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion)

par Monsieur_Tesla le Sam 17 Nov 2018 - 13:41
Enseigner est un métier éprouvant, doute permanent, parfois on prépare une séance pendant 2h et ça ne fonctionne pas, parfois, on improvise et ça fonctionne.

Parfois, tu vois que les élèves s'emmerdent : ils regardent leur montre ! Tu te remet en question.
Parfois, tu entends un "déjà !"  quand ça sonne : tu es sur un petit nuage !

C'est du direct ! ! Et ça j'adore ! !

Il faut beaucoup relativiser, être bon tout le temps : c'est impossible Very Happy

_________________
Ce que j'entends je l'oublie.
Ce que le lis je le retiens.
Ce que je fais, je le comprends !

Tchuang Tseu
Mathador
Mathador
Expert spécialisé

Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion) Empty Re: Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion)

par Mathador le Sam 17 Nov 2018 - 13:50
@Dompnac a écrit:J’aimerais rester dans la fonction publique, mais je ne peux pour l’instant demander aucun détachement.

Aucun détachement discrétionnaire, plus précisément. Si tu es reçu à un concours pour un autre corps de la fonction publique le détachement dans le nouveau corps pour la période de stage est de droit.

_________________
« Se qualche notte tu sogni che,
Sei tra le braccia di un Mathador,
Non indagare la colpa è del flamenco » (Dalida, Flamenco)
trompettemarine
trompettemarine
Doyen

Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion) Empty Re: Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion)

par trompettemarine le Sam 17 Nov 2018 - 13:51
@Dompnac a écrit:Merci trompettemarine, je suis en effet au snalc, mais je ne connaissais pas ce dispositif. Je vais peut être les contacter.

Je vais en tout cas essayer de passer moins de temps à préparer mes cours et laisser un peu plus de place à l'improvisation.
Je vais voir aussi pour les demandes de mi-temps, ça me laisserait du temps pour préparer ma reconversion oui Smile


Voici le lien :
https://www.snalc.fr/national/article/2642/
Stanislas R
Stanislas R
Niveau 5

Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion) Empty Re: Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion)

par Stanislas R le Sam 17 Nov 2018 - 14:36
Cher Dompnac,

Le fait d'écrire que tu ne penses pas être fait pour l'enseignement sur un forum public est
déjà un signe en soi.
La première partie de ton message montre que tu as été (est toujours) au minimum un bon étudiant
mais l'enseignement demande malheureusement d'autres qualités: elles sont en tout premier lieu relationnelles.
Tu dois, en continu ( et non à chaque instant), gérer un groupe. Ensuite, de manière ponctuelle, il faudra gérer, stimuler, aider des individus.
L'ennui est que dans certaines classes tu es comme un politicien en campagne permanente (ces établissements où presque personne
ne reste très longtemps).
Cela dit une fois qu'on sait et qu'on fait cela: les cours se déroulent correctement
Si ce n'est pas dans ta nature, il vaut mieux changer.
Après si l'échange avec les élèves te plait, tu peux passer au-delà de ça, mais l'échange implique une sensibilité qui te fera percevoir ou découvrir
des situations de grande détresse quand ce ne sont pas des drames alors que tes collègues ayant vu passer ou côtoyant ces élèves n'en ont aucune
idée. Bien évidement ça n'arrive pas tous les ans mais alors que les noms et les histoires des élèves s'oublient, ceux-ci non.
Mais enfin, je digresse.
Revenons à ce que tu peux faire, si ce malaise ne s'estompe pas, il faut penser à partir.
Si tu veux rester dans la fonction publique, il y a les concours de catégorie A (bibliothécaire).
Vu ton ancienneté, tu n'auras vraisemblablement accès qu'à l'externe, j'aimerai dire qu'avec du temps et du travail c'est faisable mais tu manques du premier et d'autres, encore étudiants, le préparent de façon plus ou moins spécialisée.
Il faudra donc penser aux concours de catégories B et C (assistant et magasinier).
Je te vois tiquer mais sache que tu conservera ton indice en intégrant l'un de ces corps: ton salaire sera conservé et ton ancienneté aussi, tu pourras attendre plus sereinement le concours interne.
Enfin, il y a d'autres concours de contrôleur et d'agent dans d'autres administrations qui pourront te convenir le temps d'évoluer.
Mathador
Mathador
Expert spécialisé

Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion) Empty Re: Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion)

par Mathador le Sam 17 Nov 2018 - 15:15
@Stanislas R a écrit:Il faudra donc penser aux concours de catégories B et C (assistant et magasinier).
Je te vois tiquer mais sache que tu conservera ton indice en intégrant l'un de ces corps: ton salaire sera conservé et ton ancienneté aussi, tu pourras attendre plus sereinement le concours interne.

Dans certains ministères, le salaire est même augmenté grâce à un meilleur régime indemnitaire.

_________________
« Se qualche notte tu sogni che,
Sei tra le braccia di un Mathador,
Non indagare la colpa è del flamenco » (Dalida, Flamenco)
Dompnac
Dompnac
Niveau 1

Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion) Empty Re: Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion)

par Dompnac le Sam 17 Nov 2018 - 18:59
C'est ce que je me disais, Stanislas R : passer un concours catégorie A me demanderait du temps et je devrais concourir avec des étudiants bien plus spécialisés dans leurs domaines que moi. Passer un concours de catégorie B avant de passer le concours interne pourrait être une solution en effet.

Je me demandais aussi s'il était possible de travailler dans les musées avec un master d'Histoire sans passer par un concours ou une formation spéciale. Auriez-vous des informations là-dessus ?

Merci de vos réponses en tout cas Smile Ce n'est pas un sujet facile à aborder, y compris avec ses proches.
Lefteris
Lefteris
Empereur

Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion) Empty Re: Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion)

par Lefteris le Sam 17 Nov 2018 - 19:15
@Dompnac a écrit:C'est ce que je me disais, Stanislas R : passer un concours catégorie A me demanderait du temps et je devrais concourir avec des étudiants bien plus spécialisés dans leurs domaines que moi. Passer un concours de catégorie B avant de passer le concours interne pourrait être une solution en effet.

Je me demandais aussi s'il était possible de travailler dans les musées avec un master d'Histoire sans passer par un concours ou une formation spéciale. Auriez-vous des informations là-dessus ?

Merci de vos réponses en tout cas Smile Ce n'est pas un sujet facile à aborder, y compris avec ses proches.
Tu lèves le pied et tu prépares quand même des concours de catégorie A, pendant un, deux ou trois ans. pas forcément prie que passer l'agreg. Au passage tu passes les concours de catégorie B...certains l'ont fait et ont réussi, vois le fil "reconversion". Si ton objectif est de partir, tu seras aussi plus léger dans ton métier.

_________________
"La réforme [...] c'est un ensemble de décrets qui s'emboîtent les uns dans les autres, qui ne prennent leur sens que quand on les voit tous ensemble". La stratégie du puzzle, expliquée sans détours par F. Robine.

« Tant qu’il y aura des hommes qui n’obéiront pas à leur raison seule, le genre humain restera partagé en deux classes : celle des hommes qui raisonnent et celles des hommes qui croient, celle des maîtres et celle des esclaves ».Condorcet
Stanislas R
Stanislas R
Niveau 5

Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion) Empty Re: Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion)

par Stanislas R le Sam 17 Nov 2018 - 20:12
@Lefteris a écrit:
@Dompnac a écrit:C'est ce que je me disais, Stanislas R : passer un concours catégorie A me demanderait du temps et je devrais concourir avec des étudiants bien plus spécialisés dans leurs domaines que moi. Passer un concours de catégorie B avant de passer le concours interne pourrait être une solution en effet.

Je me demandais aussi s'il était possible de travailler dans les musées avec un master d'Histoire sans passer par un concours ou une formation spéciale. Auriez-vous des informations là-dessus ?

Merci de vos réponses en tout cas Smile Ce n'est pas un sujet facile à aborder, y compris avec ses proches.
Tu lèves le pied et tu prépares quand même des concours de catégorie A, pendant un, deux ou trois ans. pas forcément prie que passer l'agreg. Au passage tu passes les concours de catégorie B...certains l'ont fait et ont réussi, vois le fil "reconversion".  Si ton objectif est de partir, tu seras aussi plus léger dans ton métier.
Prépare le A en passant aussi le B et le C (ton indice te le permet encore).
Pour ce qu'il est de travailler dans la culture sans concours: ou tu as un bon réseau, ou tu travailleras pour des nèfles ( non pour rien ), c'est un milieu hautement compétitif malgré les apparences (évitons les détails peu reluisants) .
La culture est sinistrée (ou alors n'a jamais été traitée à sa juste valeur), le concours est nécessaire, beaucoup de candidats pour 4 ou 5
places ( au doigt mouillé ), d'ailleurs beaucoup se retrouvent à l'EN pour ne pas avoir osé envisager d'autres voies.
Dompnac
Dompnac
Niveau 1

Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion) Empty Re: Le bon métier ? (mal-être au travail et reconversion)

par Dompnac le Dim 18 Nov 2018 - 10:21
Oui c'est ce que j'ai cru comprendre pour les métiers de la culture.
Je vais me renseigner sur les concours B et également sur les formations et emplois possibles en dehors de la fonction publique, il y a peut-être des offres qui m'intéresseraient.
Voir le sujet précédentRevenir en hautVoir le sujet suivant
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum