Partagez
Voir le sujet précédentAller en basVoir le sujet suivant
meevadeborah
Niveau 5

Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote ! - Page 30 Empty Re: Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote !

par meevadeborah le Dim 10 Mar 2019 - 15:41
Quelques avis de retard...

7. Un livre dont l'histoire n'est pas racontée dans l'ordre chronologique.
J'attraperai ta mort d'Hervé Commère.

J’ai bien l’impression qu’il s’agit là du premier roman, publié du moins, d’Hervé Commère. Et… c’est une petite déception je dois dire. Il aurait fallu commencer par celui-là certainement. Sûre que l’écriture s’est améliorée ensuite, alors je subis un petit retour en arrière sur la qualité stylistique je crois.
Les livres d’Hervé Commère me donnent l’impression de se caractériser par des histoires très construites. Ici, on commence avec Paul Serinen qui nous raconte lui-même son histoire. Quelques allers-retours dans le temps compliquent un peu la chose sans que j’ai trouvé de réel intérêt à ce procédé, mais j’ai peut-être raté là quelque chose. La parole sera transmise à d’autres personnages, narrateurs à leur tour, venant augmenter le récit d’autres voix. Cent cinquante pages environ, vite lues, qui ne laisseront pas un souvenir impérissable mais qui présagent de bonnes choses pour la suite. Et pour avoir déjà lu Des ronds dans l’eau et Imagine le reste, je sais qu’en effet ceux-ci sont meilleurs et valent vraiment la peine d’être lu.
C’est chouette car j’ai deux autres romans d’Hervé Commère qui m’attendent…
Au suivant !


37. Un livre dont l'histoire se déroule avant la naissance de l'auteur.
La neuvième heure d'Alice McDermott.

C’est une histoire de religion, une histoire de femmes, une histoire d’amitié, une histoire de famille, mais pas seulement.
D’abord, je crois que c’est plutôt un livre d’atmosphère, d’ambiance et d’idées qu’un livre qui raconte une histoire. Et j’ai mis beaucoup, beaucoup de temps à accrocher aux personnages ; ce n’est que le dernier tiers voire le dernier quart où l’intrigue a davantage retenu mon attention.

En effet, il faut du temps pour cerner les sœurs, pour distinguer leurs fonctionnements, les unes par rapport aux autres. Il faut du temps pour que certaines relations se mettent en place : amitié, respect, relation de travail, relation charnelle. Ces choses passent par beaucoup de non-dits, volontairement. Quand cela concerne la maladie, les drames, là, la narration est bien plus explicite.

Alors oui, on se laisse aussi bercer par le quotidien, un coup fait de dureté, un coup fait de douceur au contraire. Mais le choix de narration est un peu troublant, s’agissant de personnages bien postérieurs à l’histoire. Un livre plaisant à lire…


Je ne sais pas ce qui viendra ensuite, plusieurs de mes lectures ne correspondent pas au défi (pas facile d'ailleurs, de placer autre chose que des romans, j'ai l'impression).
Edit : Non, en fait, beaucoup d'items se prêtent à d'autres choses que des romans, je n'ai rien dit...
LM
LM
Grand Maître

Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote ! - Page 30 Empty Re: Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote !

par LM le Dim 10 Mar 2019 - 15:57
Je suis en plein milieu d'un Richard Wright et j'ADORE! Je lis Un enfant du pays, bouleversant, prenant, merveilleux! Superbe roman sur la ségrégation raciale.
Hermiony
Hermiony
Esprit sacré

Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote ! - Page 30 Empty Re: Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote !

par Hermiony le Dim 10 Mar 2019 - 16:00
Fini pour le défi 12 : Un livre d'un auteur qui utilise plusieurs noms de plume : L'assassin Royal, Tome 1, Robin Hobb.
Malgré quelques ratés dans la traduction et des coquilles, j'ai beaucoup aimé cet univers, qui n'est pas sans rappeler celui de GOT. Je crois que je vais me laisser tenter per les tomes 2 et 3 ! (mais il va falloir que j'arrête avec les pavés de 500 pages si je veux finir le défi un jour !

_________________
"Soyons subversifs. Révoltons-nous contre l'ignorance, l'indifférence, la cruauté, qui d'ailleurs ne s'exerce si souvent contre l'homme que parce qu'elles se sont fait la main sur les animaux. Il y aurait moins d'enfants martyrs s'il y avait moins d'animaux torturés".
Marguerite Yourcenar



« La vraie bonté de l’homme ne peut se manifester en toute pureté et en toute liberté qu’à l’égard de ceux qui ne représentent aucune force. » «Le véritable test moral de l’humanité, ce sont ses relations avec ceux qui sont à sa merci : les animaux. » Kundera, L’Insoutenable Légèreté de l’être
Jenny
Jenny
Modérateur

Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote ! - Page 30 Empty Re: Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote !

par Jenny le Dim 10 Mar 2019 - 16:01
@meevadeborah a écrit:Je ne sais pas ce qui viendra ensuite, plusieurs de mes lectures ne correspondent pas au défi (pas facile d'ailleurs, de placer autre chose que des romans, j'ai l'impression).
Edit : Non, en fait, beaucoup d'items se prêtent à d'autres choses que des romans, je n'ai rien dit..

Oui, j'arrive toujours à placer quelques essais.
Oudemia
Oudemia
Empereur

Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote ! - Page 30 Empty Re: Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote !

par Oudemia le Dim 10 Mar 2019 - 16:25
@Sphinx a écrit:J'ai entamé Le Comte de Monte-Cristo pour le classique du XIXe mais je crois que je vais lire autre chose en même temps car c'est trop lourd à emporter pour le quart d'heure lecture au collège Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote ! - Page 30 3795679266

@Sphinx a écrit:
@Daria a écrit:Pour Sphinx : quelle chance de ne pas l’avoir encore lu!

Je ne sais d'ailleurs pas pourquoi, j'ai lu des tas de Dumas empruntés à la bibliothèque quand j'étais ado, mais pas celui-là.

Comme Daria, quelle chance de le découvrir ! C'est un roman très riche, mais dans lequel il n'y a rien de trop : même quand on croit être devant une longueur sans rapport avec les personnages principaux, eh bien si, le rapport et l'utilité sont bien là.

digression:

Je disais à quelqu'un qui me parlait du télégraphe Chappe que Dumas s'en était servi dans Monte-Christo : "Mon livre préféré !" s'est exclamé le nigaud, qui ne voyait pourtant pas du tout l'allusion et à qui j'ai dû mettre les points sur les i, mais son regard vague m'a convaincue qu'il y allait à l'esbrouffe Razz
Tu te souviendras de moi en arrivant à ce passage Wink
Oudemia
Oudemia
Empereur

Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote ! - Page 30 Empty Re: Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote !

par Oudemia le Dim 10 Mar 2019 - 17:03
Polar du sud : j'ai rajouté un livre, Le justicier d'Athènes , qui m'avait tapé dans l'oeil, avant que je remarque le Camilleri.
C'est vraiment très bien ; l'auteur, Petros Markadis, a créé un commissaire que l'on suit dans plusieurs autres volumes que cette Trilogie de la crise dont ce livre est le numéro deux. On y trouve la vie quotidienne dans la Grèce contemporaine, ce peut être une découverte.
nicole 86
nicole 86
Niveau 10

Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote ! - Page 30 Empty Re: Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote !

par nicole 86 le Dim 10 Mar 2019 - 18:15
Pour le défi 1 : Celui qui va vers elle ne revient pas de Shulem Deen, le prix Médicis Essai 2017. Il ne s'agit pas vraiment d'un essai mais d'un récit de vie. L'auteur, né en 1974, a été élevé dans une communauté juive ultra-orthodoxe exclusivement yiddishophone fondée vers 1950 par un rabbin venue d'Ukraine. Son mariage arrangé à 18 ans est l'occasion de sa première remise en cause de cette société où tout est régi par la Torah, le Talmud et le rebbe, le chef charismatique. En cachette, il va à la médiathèque, se connecte à Internet, a de plus en plus de mal à dissimuler sa "double vie"et sera exclu de sa communauté pour hérésie. Il lui faudra alors affronter le monde extérieur et la rupture des liens familiaux.

La lecture est aisée même si je regrette l'absence d'un lexique (les termes spécifiques sont expliqués au fur et à mesure), j'ai retrouvé l'atmosphère du shtetl des livres d'Isaac Bashevis Singer ; le cheminement de l'auteur est particulièrement intéressant parce qu'il est tout sauf binaire, j'ai particulièrement aimé ses interrogations par rapport au devenir de ses enfants. Dans une interview il explique qu'il reste hassid de culture même s'il ne croit plus au Dieu de son adolescence et cette aptitude à la nuance est réjouissante.

Une longue interview de l'auteur vous dira l'essentiel (d'autres plus brèves sont accessibles)
https://www.youtube.com/watch?v=TuKdtoDWpEY

Ce livre convient aussi pour  les défis 7 (pas chronologique), 16 (la notion de péché intervient), 22 (franchissement d'une frontière), 29 (fidèle-infidèle), 50 (masques)
Mara-jade
Mara-jade
Niveau 5

Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote ! - Page 30 Empty Re: Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote !

par Mara-jade le Lun 11 Mar 2019 - 13:50
Pour le défi 35 (un livre qui commence par une mort), j’ai lu A la poursuite des Slans de E. A. Van Vogt (traduction de Jean Rosenthal).

Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote ! - Page 30 9782290309636

Jommy Cross, neuf ans, est pourchassé. L'humanité a juré sa perte. Car il est un Slan, un mutant télépathe doué de capacités surhumaines. Le dictateur président Kier Gray et son âme damnée, John Petty, le chef de la police secrète, le traquent sans merci.
Les Slans sont-ils vraiment des êtres cruels issus de l'imagination démente d'un savant irresponsable ? Sont-ils les tortionnaires dont on raconte encore les exactions avec des frissons d'horreur ? Jommy sait qu’il n’est pas un monstre et il le prouvera, grâce à l'héritage fabuleux que lui a légué son père. Mais il lui faut d'abord survivre et grandir en dépit de ceux qui lui veulent du mal
.

C’est un bon roman de SF, qui est également un roman d’aventures, où le tout jeune héros grandit et découvre ses capacités phénoménales. Celui-ci n’aura de cesse de rechercher d’autres vrais Slans comme lui, des êtres extraordinaires capables de lire dans les pensées. Il découvre peu à peu la vérité, par exemple qu’il existe des Slans sans cornes sur la tête (signe distinctif qui permet de capter les pensées et de repérer les vrais Slans ; les Slans sans cornes n’ont donc pas de pouvoir de télépathie)…

C’est un récit court, enlevé et bien écrit, mais je dirai que c’est davantage un roman pour adolescents qui aiment lire.
Les personnages sont intéressants (mais superficiels, comme souvent en SF), le récit est riche en rebondissements et la fin s’avère surprenante quoique, il faut l’avouer, un peu abrupte. J’ai aussi beaucoup aimé qu’il soit question de télépathie et d’hypnose. Par contre, j’ai regretté, malgré le fait que le texte soit bien écrit, de m’être ennuyée, d’avoir décroché par moments – je n’aime peut-être pas lire de la science-fiction (alors que j’en écris, d’une certaine façon !). Je crois que j’ai besoin de lire un classique, un livre plus exigeant d’un point de vue littéraire.
Écusette de Noireuil
Écusette de Noireuil
Érudit

Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote ! - Page 30 Empty Re: Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote !

par Écusette de Noireuil le Lun 11 Mar 2019 - 18:46
Je valide le 46:
46. Un livre qui évoque l'é- ou l'im-migration: Alice Zeniter, L'art de perdre convient aussi pour 44 et 14!

Je l'ai lu en audio et j'ai beaucoup aimé.C'est vraiment une belle écriture et on suit avec plaisir cette saga bien documentée sur 3 générations...
Parallèlement je suis dans une trilogie , celle de Jane Smiley (en français: Un siècle américain) Je la lis en anglais et je pourrai ainsi valider le défi "1. Un roman qui évoque l'histoire américaine du XXe siècle" mais ça va me prendre un peu de temps, j'aurais bien aimé pouvoir en valider d'autres avec les tomes 2 ou 3 mais je ne vois pas trop quels autres items du défi correspondraient, j'ai déjà validé "37. Un livre dont l'histoire se déroule avant la naissance de l'auteur. "... Si quelqu'un l'a lu, pour que je valide le "45. Un livre lu par un autre participant lors du défi 2018 ou pour le défi 2019."?

_________________
" Les mots servent à libérer une matière silencieuse qui est bien plus vaste que les mots" (Sarraute)
Babarette
Babarette
Vénérable

Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote ! - Page 30 Empty Re: Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote !

par Babarette le Lun 11 Mar 2019 - 18:55
Un livre dont l'initiale de l'auteur rapporte dix points au Scrabble.

_________________
“Google peut vous donner 100 000 réponses, un bibliothécaire vous donne la bonne.” Neil Gaiman.

elephantrose lecteur
Frisouille
Frisouille
Enchanteur

Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote ! - Page 30 Empty Re: Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote !

par Frisouille le Lun 11 Mar 2019 - 21:23
Défi 44, L'insoutenable légèreté de l'être de Kundera.
Longtemps que je voulais lire un roman de l'auteur des Testaments trahis et le film, vu ado, m'avait laissé une forte impression bien que des éléments m'aient échappé.
Et bien même chose avec le roman, je suis restée un peu à distance de l'histoire de ce couple né du hasard dans lequel Tomas ne peut s'empêcher de tromper Teresa, qui déchoit peu à peu de la société tchèque par ses écarts avec la doxa communiste. Néanmoins de belles réflexions sur la vie, le couple, le passage du temps. J'en sors donc avec un avis mitigé.
Babarette
Babarette
Vénérable

Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote ! - Page 30 Empty Re: Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote !

par Babarette le Mar 12 Mar 2019 - 12:51
Je suis à la traîne !

Un livre dont le titre évoque l'un des cinq sens : Le Goût du chocolat, un essai d'histoire sur les plaisir de bouche au XVIe siècle en Europe. Intéressant, mais ça n'est pas ma lecture favorite de ces dernières semaines.

Un livre qui évoque l'un des sept péchés capitaux: La Chair interdite, de Diane Ducret. Un essai d'histoire de la perception du vagin, dans différentes cultures du globe. Une lecture idéale pour le 8 mars ! La domination de la femme s'est faite en grande partie autour de sa vulve et de son utérus. Très documenté, agréablement écrit, engagé, cet essai est vraiment à lire. Vous aurez compris que le péché évoqué est celui de la luxure.

En cours: Autant en emporte le vent, pour le défi "Un livre dont le titre contient un mot évoquant la météo". Ca marche aussi pour le classique de la littérature américaine, pour le livre qui évoque l'esclavage, il y a un animal sur la couverture (des chevaux), l'histoire se déroule avant la naissance de l'autrice, "fidèle, infidèle"... Donc si vous ne l'avez pas lu ou si vous voulez le relire, le glisser dans le défi sera très facile! Razz

_________________
“Google peut vous donner 100 000 réponses, un bibliothécaire vous donne la bonne.” Neil Gaiman.

elephantrose lecteur
Jenny
Jenny
Modérateur

Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote ! - Page 30 Empty Re: Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote !

par Jenny le Mar 12 Mar 2019 - 17:21
Tu ne me sembles pas en retard, Babarette.

Pour le défi 5, un livre poétique : Maria Rosaria Valentini - Magnifica
Un très joli roman qui brosse le portrait de trois générations de femmes...
Dans un village des Abbruzes dans les années 1950, la fragile Eufrasia vit presque comme un soulagement la liaison avec Teresina d'un mari qu'elle n'aime pas. La jeune Ada Maria ne partage qu'une passion pour la taxidermie avec un père de plus en plus absent et remplit un rôle de mère pour son jeune frère Pietrino, notamment après le décès prématuré de leur mère. Elle s'évade souvent dans les montagnes pour cueillir des plantes. Elle y rencontre un Allemand qui vit à l'écart du monde depuis la fin de la guerre, réfugié dans une grotte et dans sa solitude, n'osant pas affronter le monde. D'abord effrayée, elle y retourne nourrir cet homme dont elle tombe éperdument amoureuse. De leur amour, naît Magnifica.
Magnifica est avant tout un roman d'amour, de l'amour fou entre Ada Maria et Benedikt, mais aussi d'un amour presque filial entre Teresina et Ada Maria. Malgré la méfiance initiale d'Ada Maria envers celle qui est la maîtresse de son père, Teresina va en effet épauler la jeune femme face aux drames qu'elle traverse, elle est tour à tour confidente, complice et soutien sans faille.

Il se demanda si la guerre était vraiment finie, parce qu'il ne pourrait pas continuer à se battre, recommencer à tirer. Ensuite, il comprit qu'il aurait également du mal à recommencer à vivre. Le désert autour de lui fut une consolation. Le silence lui plut. Et le monde qui s'étendait au-delà de ces arbres lui faisait peur. Sortir de sa cachette. Sortir. La vie - en y pensant - semblait trop difficile et plus cruelle que la guerre elle-même. Benedikt sentait qu'il n'avait pas la force, pas le courage, ni la langue, ni l'envie. La voix de sa mère résonnait en lui. L'idée de la retrouver, morte sans doute, le terrassait. Il préféra donc rester dans sa caverne. Au moins pendant un temps. Il rassembla ce que les autres avaient abandonné ou oublié dans leur hâte, et décida d'attendre en espérant se ressaisir, se rétablir, chasser ces pensées faibles. Difficile de dire comment, mais le temps, en fin de compte, prit le dessus. Avec un aplomb arrogant. Les journées se chevauchaient sans pitié, se grignotaient, se dilataient en aspirant toutes ses peurs. Un grand magma. Partir devenait nécessaire - il le savait -, reporter l'était également.  Il essayait de se mettre en route, le coeur rempli des meilleures intentions. Il arrivait aux premières maisons du village et se ravisait : les lumières, les bruits, les plus timides indices d'une vague animation le démotivaient, le freinaient.

Finalement elle ouvrit un bocal vide, un bocal en verre. A l'intérieur elle glissa tous ces petits billets qui tombèrent les uns sur les autres. Elle les conserveraient, comme on fait avec les artichauts à l'huile, ou avec les serpents dans l'eau-de-vie, ou comme les foetus dans le formol - exposés impudemment sur les rayonnages des pharmacies de campagne - qui à première vue ressemblent à des coings géants et qu'on identifie ensuite, en regardant bien, sans pouvoir retenir un haut-le-coeur.
Oui, depuis lors ce stylo est tout. Il porte les empreintes d'un long pèlerinage. Et jette son encre sur les cimes du temps, dans les lunes d'hier, dans les bulles d'un jamais lancinant, pour permettre à Magnifica de traverser le présent.
Dans l'attente, dans l'espérance.
miss sophie
miss sophie
Esprit éclairé

Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote ! - Page 30 Empty Re: Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote !

par miss sophie le Mer 13 Mar 2019 - 11:28
Quelques doublons (défis déjà remplis, mais cela peut donner des idées) :

Pour les défis 15 (un livre évoquant un des cinq sens, ici, la vue) et 38 (livre dont le titre contient une apostrophe) : On n’y voit rien de Daniel Arasse (essai, 2000).
  L'auteur, historien d’art, nous invite à regarder plus attentivement les œuvres picturales et à nous interroger avec lui sur le sens de certains détails. C’est écrit de manière très plaisante, comme une sorte de dialogue intérieur, et on apprend beaucoup (surtout moi qui n’y connais pas grand-chose…). Le livre contient six textes, questionnements sur cinq tableaux (reproduits dans l’ouvrage) et sur un thème annexe (à savoir : mais pourquoi Marie-Madeleine a-t-elle les cheveux si longs ?  Very Happy ).

Pour les défis 22 (livre évoquant le franchissement d'une frontière, réelle ou symbolique), 24 (livre dont le titre comporte un prénom féminin ou un prénom masculin) et 38 (livre dont le titre contient une apostrophe) : La quête d’Ewilan (tome 1) : D’un monde à l’autre, de Pierre Bottero (2003).
  Cela faisait longtemps que je projetais la lecture de ce qui est devenu un classique de la fantasy jeunesse. Je ne suis pas déçue, c’est prenant et bien écrit, je vais donc poursuivre la trilogie. Dans ce premier tome nous suivons Camille, enfant adoptée, qui un jour « glisse » dans un autre monde dont elle est en fait originaire. Ce monde, fascinant par sa magie et effrayant par les créatures qu’il recèle, est en proie à une guerre et seuls les pouvoirs que se découvre l’adolescente pourraient permettre d’éviter une catastrophe…

http://www.neoprofs.org/t121458-neo-defi-lecture-2019-les-listes-des-participants#4603260
20/50
nicole 86
nicole 86
Niveau 10

Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote ! - Page 30 Empty Re: Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote !

par nicole 86 le Mer 13 Mar 2019 - 11:49
Pour le défi 27. : Un livre écrit par un auteur né le même mois (mai) que vous, j'avais choisi Erri de Luca dont La nature exposée m'avait enthousiasmée l'an dernier, j'ai donc emprunté : Au nom de la mère et Une tête de nuage. L'auteur, athée, lit la Bible en hébreu ou en grec pendant une heure chaque matin, ces deux livres, fort courts, sont des méditations sur Myriam, Josèf et  leur enfant. Je ne suis pas convaincue par cette lecture aussi je propose aux natifs et natives de mai d'autres auteurs : Conan Doyle, l'auteur de  Peter Pan, Nerval, Machiavel,  Balzac, Céline, Van der Meersh, Saint John Perse André Schwartz-Bart, Pär Lagerkvist, Gaston Leroux et Amos Oz.


Dernière édition par nicole 86 le Mer 13 Mar 2019 - 12:18, édité 3 fois
avatar
meevadeborah
Niveau 5

Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote ! - Page 30 Empty Re: Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote !

par meevadeborah le Mer 13 Mar 2019 - 11:50
Pour le défi 14. Un livre avec un animal sur la couverture (il y a 2 petites grenouilles dessinées) : Jean-Pierre Brisset, prince des penseurs de Marc Décimo.

Je me permets de vous mettre mon avis complet, c'est un peu long, mais les passages cités sont assez drôles je crois et nous concernent : l'école en 1850, l'utilité des livres, l'existence un peu irréelle du latin, l'avis sur l'éloquence...


Jean-Pierre Brisset, c’est une célébrité locale à La Ferté-Macé. Alors ce livre de Marc Décimo, glané au rayon « local » de la bib, est une bonne occasion pour moi de parfaire un peu ma culture régionale.

Le livre s’ouvre tout d’abord sur le récit de la célébration dédiée à Jean-Pierre Brisset, sacré « prince des penseurs » sous l’impulsion de son plus grand admirateur Jules Romains. Une cérémonie eut lieu à Paris, en l’an 1913 pour fêter un esprit si vif, si grand, si admirable…
Après quelques explications, on comprend que le vote qui a permis d’élire Jean-Pierre Brisset « prince des penseurs » était, si ce n’est truqué, au moins biaisé. On comprend aussi que la cérémonie en question était plutôt une sorte de parodie, sans que Brisset ne soit dans la confidence, d’où la nécessité d’éloigner son neveu avec lequel il s’était présenté et qui n’aurait pas manqué de déceler la supercherie. Un dîner de con, en somme !


Marc Décimo s’applique ensuite à présenter la biographie de Brisset, né à La Sauvagère, qui a vécu un peu à Paris, mais principalement à Angers et qui est mort à La Ferté-Macé. J’aime entrevoir dans ce genre de livre un contexte historique que je n’imaginais pas forcément.

Nous sommes ici en 1851 :
« L’instituteur, s’il est irréprochable, plein de bonne volonté et zélé, se heurte à l’indifférence des parents et du maire sous la tutelle duquel il est placé. Qu’il se plaigne du manque de livres, de tableaux, de cahiers lithographiés pour l’écriture et quelle que soit sa patience à l’égard des élèves, les résultats s’avèrent médiocres. Il est aimé des enfants qu’il se garde de châtier corporellement et des parents dont il conserve l’estime. Néanmoins, peu d’élèves en quittant l’école communale savent lire, écrire ; ils n’ont aucune notion de grammaire et leurs connaissances arithmétiques restent très faibles. Il est vrai qu’en plus des absences si nombreuses, les parents attendent les huit, neuf, dix ans même, pour mettre à l’école les enfants et que, de toute façon, ils les retirent au plus tard à douze ans. Ici, comme partout, l’esprit dominant c’est surtout le grand désir de ne faire aucune dépense pour sortir de l’ignorance. »


Brisset, tout petit déjà, s’émouvant de la forme d’une grenouille tuée par lui, était un original, se nourrissant de lectures à la stupéfaction du normand de base :

« Le petit Jean-Pierre aime se retirer dans quelque coin de la campagne pour s’isoler et lire. Toujours plongé dans les n’importe-quels-livres qu’il trouve, il laisse très très sceptique son entourage… des livres, toujours des livres, c’est bien du temps perdu quand on a à travailler les champs, durement, et toute sa vie. Pour s’être courbé toujours sur la terre et avoir soigné inlassablement semailles et plantations, on ne comprend guère quel est le fruit récolté dans les livres ou quelques vieux journaux perdus, oubliés. Une vache, ça fait du lait, une poule des œufs, des pommiers des fruits et ces fruits du cidre et du calva, mais les livres ? A quoi bon les livres ? Et le ventre qui risque de sonner creux… et de gargouiller… »


Un peu plus grand, il va rester un original quand en faisant l’armée, il se soucie de méthode d’apprentissage de la natation. En effet, pourquoi est-il si difficile d’apprendre à nager, se demande-t-il ? A cause de l’eau, bien sûr. Qu’à cela ne tienne, enlevons l’eau ! Sa méthode révolutionnaire consistera donc à apprendre à nager sur terre, allongé sur le dos. Méthode qui a traversé les âges… ah, bah non. A noter qu’il a aussi inventer une sorte de ceinture-caleçon à usage de bouée.

Ensuite, il fut un peu professeur de langues, puis il travailla aux chemins de fer. Un peu plus vieux, donc, il développa toute une philosophie – ce n’est peut-être pas le mot – toute une pensée, disons.
D’abord il définit de grands principes dans l’étymologie des mots, étymologie qu’il forme… à l’oreille, puisqu’il met en cause l’usage réel du latin :

« Et le 5 janvier, alors qu’il achève son ouvrage de grammaire, Brisset assure que « le latin est ce qu’il a toujours été : un langage artificiel », un jeu semblable à celui qu’il construisait enfant, « une œuvre d’hommes, un argot » inventé par des chefs, des maîtres et des savants pour opprimer et piller « les braves gens ». »


Enfin, et c’était entre autres l’objet de la considération qui lui était portée, il délivre une révélation, qu’il prétend démontrer (rien que ça) par l’observation et par les mots : l’homme descend de la grenouille !

En 1914, il a légué ses œuvres à la bibliothèque de La Ferté-Macé. C’est pourquoi celle-ci a aujourd’hui adopté le nom « La grande nouvelle » - ce titre ayant été celui d’une revue publiée par Jean-Pierre Brisset pour se faire de la publicité – et adopté comme mascotte la grenouille.


Alors pour conclure, je vais m’accorder avec un chroniqueur du journal « Le temps », qui en 1906 écrivait ceci :

« De tous les arts, l’art oratoire est celui qui a le moins le besoin d’être encouragé : nous souffrons d’une pléthore d’orateurs. Nous vivons sous le régime parlementaire, où tout dépend de la parole, où le succès et le pouvoir sont non pas au plus digne, mais à celui qui parle le mieux, ou le plus fort, ou le plus longtemps. Ce qu’il se débite de paroles inutiles à la Chambre, dans les conseils municipaux, dans les réunions publiques, est incalculable… Les amateurs d’éloquence, s’il en reste, ont mille occasions pour une d’assouvir leur passion. Les gens à plaindre, ce sont ceux qui voudraient finir cet incoercible débordement de bavardage et qui ne peuvent trouver nulle part de paix et de silence. Car les impitoyables faiseurs de discours sévissent non seulement dans les lieux réservés à leurs exercices, mais dans les cafés, les couloirs de théâtre, les salons, les salles à manger, les cercles, les bureaux de rédaction, sur les trottoirs du boulevard, sur les ponts des paquebots, partout enfin. Et de conclure qu’on ne cause plus à notre époque, on pérore, que l’éloquence est aujourd’hui un fléau et bien loin de souhaiter qu’on lui ouvre de nouveaux débouchés, il faudrait plutôt supplier M. Poincaré de la frapper d’un impôt sévèrement progressif et les savants pastoriens d’en étudier la prophylaxie. La dépêche de Lyon, trois jours après, vient ajouter que le moindre des sots parleurs est toujours assuré, quoi qu’il ait à dire, de trouver dans Paris de plus sots qui l’écoutent. En voulez-vous la preuve ?
Un monsieur Brisset, dont le nom vous est peu familier sans doute, mais qui croit avoir le cerveau plein de pensées dignes d’être communiquées, aspire à sortir de l’obscurité où le sort l’a jusqu’à ce jour maintenu. »

Jenny
Jenny
Modérateur

Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote ! - Page 30 Empty Re: Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote !

par Jenny le Mer 13 Mar 2019 - 11:50
@nicole 86 : D'Erri de Luca, j'adore Un jour avant le bonheur. Je vais regarder La nature exposée alors. Smile
gregforever
gregforever
Niveau 9

Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote ! - Page 30 Empty Re: Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote !

par gregforever le Mer 13 Mar 2019 - 13:48
je rame sur la Divine Comédie de Dante (pour le défi sur l'enfer); ça confirme que je n'aime pas lire de la poésie sur la durée.... sans compter les référence culturelles, il y a presque autant de pages de notes que de texte.... humhum
*Ombre*
*Ombre*
Habitué du forum

Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote ! - Page 30 Empty Re: Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote !

par *Ombre* le Mer 13 Mar 2019 - 14:54
De mon côté, j'ai fini Mars, de Zorn, texte presque mythique dans le genre "familles, je vous hais", étendard d'une génération, et je suis hyper-déçue. C'est terrible, parce que c'est un texte autobiographique, mais entendre ce narrateur se plaindre à longueur de pages, expliquer en long, en large et en travers que c'est la société qui l'a suicidé, et à quel point il est victime de la bourgeoisie, ça ne m'a inspiré (presque) aucune compassion, mais ça m'a bien fait suer. En fait, je trouve ce discours hyper-daté : la bourgeoisie, c'est le mal, mon enfance dorée est forcément une enfance entravée, and son on. Franchement, j'estime qu'il est dans la vie des épreuves bien plus dures que de grandir dans la jet-set suisse et, même si je suis prête à admettre qu'une famille aimante mais pleine de tabous peut générer bien des inhibitions, à un moment, on ne dépend plus de sa famille, on se prend en charge et on avance. Persister dans la vie à chercher des responsables à son propre malheur, je trouve ça aussi ridicule que vain.
Comme nous n'avons pas de défi "narrateur insupportable qui se lamente à longueur de temps", je valide le défi "auteur dont l'initiale rapporte 10 points au scrabble", mais je ne recommande pas.

J'attaque à présent Massacre des Innocents, de Biancarelli, pour le défi "livre qui n'est pas écrit dans la langue maternelle de l'auteur", puisque Biancarelli est de langue corse, a toujours écrit dans cette langue, faisant ensuite traduire ses romans par un tiers, mais que ce roman, pour une raison que j'ignore, a été écrit directement en français.

Seulement 13 livres lus en deux mois et demi : je trouve que je n'avance pas vite.
Adren
Adren
Niveau 10

Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote ! - Page 30 Empty Re: Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote !

par Adren le Mer 13 Mar 2019 - 15:06
Bonjour à tous,
je viens de terminer D'après une histoire vraie de Delphine de Vigan que je voulais d'abord lire pour le défi "Prix Goncourt des lycéens" mais après la lecture, je le range plutôt dans "narrateur peu fiable". Récit à la première personne de l'histoire Delphine, écrivain qui n'arrive plus à écrire depuis le succès de son précédent livre dont le personnage principal était sa mère. La narratrice rencontre L. dont l'amitié et la présence lui deviennent vite indispensables. Les liens entre les personnages, la réalité, la fiction, le rôle de l'écrivain sont interrogés et mis en valeur. J'ai beaucoup aimé cette lecture. Je n'ai lu que 3 titres de cette romancière, mais à chaque fois, c'est un moment vraiment agréable. Je remplirai le défi Goncourt des lycéens avec un autre titre !
nicole 86
nicole 86
Niveau 10

Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote ! - Page 30 Empty Re: Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote !

par nicole 86 le Mer 13 Mar 2019 - 15:33
@*Ombre* a écrit:De mon côté, j'ai fini Mars, de Zorn, texte presque mythique dans le genre "familles, je vous hais", étendard d'une génération, et je suis hyper-déçue. C'est terrible, parce que c'est un texte autobiographique, mais entendre ce narrateur se plaindre à longueur de pages, expliquer en long, en large et en travers que c'est la société qui l'a suicidé, et à quel point il est victime de la bourgeoisie, ça ne m'a inspiré (presque) aucune compassion, mais ça m'a bien fait suer. En fait, je trouve ce discours hyper-daté : la bourgeoisie, c'est le mal, mon enfance dorée est forcément une enfance entravée, and son on. Franchement, j'estime qu'il est dans la vie des épreuves bien plus dures que de grandir dans la jet-set suisse et, même si je suis prête à admettre qu'une famille aimante mais pleine de tabous peut générer bien des inhibitions, à un moment, on ne dépend plus de sa famille, on se prend en charge et on avance. Persister dans la vie à chercher des responsables à son propre malheur, je trouve ça aussi ridicule que vain.
Comme nous n'avons pas de défi "narrateur insupportable qui se lamente à longueur de temps", je valide le défi "auteur dont l'initiale rapporte 10 points au scrabble", mais je ne recommande pas.

Je perçois ta déception cependant nous n’avons pas lu exactement le même livre, je n’ai pas lu que la famille de l’auteur était « aimante et pleine de tabous », je n’ai lu aucun amour de la part des adultes envers l’enfant.  Je dirais plutôt que ses parents ne vivaient pas, qu’ils se comportaient « comme il faut » et qu’ils ont dressé leur fils à se conformer (au sens propre) à ces injonctions où les tabous sont tous ceux qui concernent la vie, le plaisir et la sexualité. Je ne parlerais pas non plus de « jet-set suisse », synonyme de vie superficielle et clinquante, au contraire dans cette famille, l’ennui, le bon goût et le convenable sont les valeurs indéboulonnables.  Quant à se prendre en charge lorsqu’on n’a eu aucun exemple de vitalité, certains n’y parviendront pas.

En ce qui me concerne, c’était ma troisième lecture de cet ouvrage et je reconnais que j’ai piaffé pendant les cinquante dernières pages. Même si j'appartiens à la génération de l'auteur, je suis d'accord avec l'aspect daté par contre je me garderai bien de faire une classification des épreuves et malheurs.


Dernière édition par nicole 86 le Mer 13 Mar 2019 - 15:37, édité 1 fois
farfalla
farfalla
Esprit sacré

Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote ! - Page 30 Empty Re: Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote !

par farfalla le Mer 13 Mar 2019 - 15:36
@Calypso64 a écrit:9. Un livre qui fait partie de la sélection des Incos ou du défi Babelio Junior/ado : Le journal d’Anne Frank (roman graphique du duo Folman/Polonski)
J’ai lu son Journal il y a fort longtemps et été très touchée par la version roman graphique qui garde toute la puissance émotionnelle de l’original. J’ai apprécié les choix graphiques très imagés de ses pensées, de ses traits d’humour sans oublier l’intégration, quand nécessaire, de pages entières du journal. Par contre, j’avais dû lire la version qui avait minimisée ses relations tendues avec sa mère ainsi que ses découvertes charnelles. Quelle sacrée petite femme !

Je l’ai également lu et beaucoup apprécié !

_________________
"Si nada nos salva de la muerte, al menos que el amor nos salve de la vida" Pablo Neruda

"Yo lloré porque no tenía zapatos hasta que vi un niño que no tenía pies." Oswaldo Guayasamin
Elipher
Elipher
Niveau 4

Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote ! - Page 30 Empty Re: Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote !

par Elipher le Mer 13 Mar 2019 - 16:15
Bonjour ! Je rejoins le défi 2019, seulement maintenant. J'ai peu lu depuis le début de l'année, mais j'ai rajouté trois livres à ma liste. Continuer de Laurent Mauvignier entre dans le franchissement de la frontière (réelle pour le coup, ils partent en Mongolie). Sérotonine de Michel Houellebecq pour l'auteur sur lequel on a des a priori. Et Le Jeu de l'Amour et du Hasard de Marivaux pour la Pléiade.
J'attaque Le Ventre de l'Atlantique de Fatou Diome pour le défi 46 (qui évoque l'é- ou l'im-migration).

J'espère que je parviendrai à bout !

Bonnes lectures !


Dernière édition par Elipher le Mer 13 Mar 2019 - 16:18, édité 1 fois
Jenny
Jenny
Modérateur

Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote ! - Page 30 Empty Re: Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote !

par Jenny le Mer 13 Mar 2019 - 16:17
Bienvenue parmi nous !
Issonoukwa
Issonoukwa
Niveau 3

Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote ! - Page 30 Empty Re: Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote !

par Issonoukwa le Ven 15 Mar 2019 - 2:34
6. Un livre d’un auteur publié en Pléiade : Oscar Wilde, A woman of no importance
Encore une pièce drôle et féroce d'Oscar Wilde. Les ressorts sont proches de Being Earnest notamment les maximes absurdes et les traits d'esprit à tout prix. Un peu trop de bons sentiments dans le dernier acte peut-être.
Je le compte pour le défi 6, mais plus j'avance dans le défi (j'en suis à une dizaine de lectures) plus je me dis que ça finira en chaises musicales!
Aphrodissia
Aphrodissia
Doyen

Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote ! - Page 30 Empty Re: Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote !

par Aphrodissia le Ven 15 Mar 2019 - 3:49
@gregforever a écrit:je rame sur la Divine Comédie de Dante (pour le défi sur l'enfer); ça confirme que je n'aime pas lire de la poésie sur la durée.... sans compter les référence culturelles, il y a presque autant de pages de notes que de texte.... humhum
Tu voulais lire la DC en entier?
Cela fait un mois que j'avance trèèèèèès lentement dans L'Enfer : le livre que j'ai ne propose que cette partie de l'oeuvre et je trouve que c'est un fameux travail. Voilà un livre qui demande un réel effort de lecture.
Je lis d'autres choses en parallèle que je risque de finir avant ce défi-là.

_________________
Et me fault par couverture / Chanter quant mon cuer souspire / Et faire semblant de rire ; / Mais Dieux scet ce que j'endure ; /Je ne sais comment je dure.
Contenu sponsorisé

Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote ! - Page 30 Empty Re: Le Neo-défi lecture 2019 - Ici, on papote !

par Contenu sponsorisé
Voir le sujet précédentRevenir en hautVoir le sujet suivant
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum