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Aliceinwonderland
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Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat - Page 11 Empty Re: Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat

par Aliceinwonderland le Ven 18 Jan 2019, 22:42
@Pourquoi 3,14159 a écrit:A l'époque j'étais 100% autonome. Mon jeune collègue a eu besoin de ses parents en tant que caution. Si ce n'est pas du déclassement.

C'est pour toutes les locations maintenant. Quand je me suis séparée, mon père a dû se porter caution de mon mari pour son appartement (et pourtant il a un bon salaire et est dans la même entreprise depuis 25 ans) Et j'ai lu un témoignage similaire sur un groupe ortho (une ortho et un gros salaire en CDI obligés d'avoir la caution des parents). Les agences se couvrent.

Concernant la discussion, je trouve les PE très très mal payés, les certifiés assez mal payés, par contre concernant l'agrégation je trouve que si les conditions de travail suivaient ce serait honnête.

Mes parents étaient chercheur et prof agrégée, pendant longtemps on a tiré le diable par la queue car ma mère ne travaillait pas et au début on vivait sur la bourse de thèse de mon père. Malgré tout ils ont pu acheter un grand appartement dans une banlieue particulièrement huppée (parce que les prix étaient très bas). Et quand ils ont eu fini de le rembourser, que mon père était passé chercheur 1ère classe et que ma mère travaillait à temps plein, ils gagnaient bien leur vie.

Moi je ne suis plus prof, je ne peux pas vraiment comparer mais ce que je vois c'est qu'en libéral ton salaire n'évolue pas (alors que mon père a une retraite très confortable). Cela dit à terme je devrais m'en sortir et augmenter mon revenu en travaillant chez moi, mais ça c'est grâce au patrimoine de mes parents. Donc au final je pense m'en sortir avec un meilleur salaire que prof ; mais si je restais locataire de mon bureau le salaire que je me verse stagnerait voire diminuerait avec le temps. Et malgré le bon salaire de mon mari nous avons dû aller vers une banlieue bien plus populaire avec un plus petit appartement. Ce déclassement ne touche pas que les profs, en cela Elaïna a raison.

Et à côté de cela si nous accédons moins facilement à la propriété nous avons des conditions de vie, des loisirs, un accès au soin que n'avaient pas nos parents (je n'aurais pas aimé appartenir à leur génération très franchement).


Dernière édition par Aliceinwonderland le Sam 19 Jan 2019, 11:56, édité 1 fois
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pseudo-intello
Érudit

Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat - Page 11 Empty Re: Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat

par pseudo-intello le Ven 18 Jan 2019, 23:21
@Elaïna a écrit:
Un exemple : si on se concentre sur la question du loyer, il faudrait aussi poser la question des politiques de logements. Si dans les années 80 on trouvait du logement pas cher, c'était grâce à la joyeuse bétonnisation des campagnes (accompagnées d'une politique du tout-voiture). Aujourd'hui, on commence tout juste à en revenir, notamment pour des raisons environnementales (et c'est heureux), les logements pas chers à la campagne ça commence à se terminer. Pas très étonnant que les prix des logements augmentent. Le logement pas cher c'est fini. Et niveau écologie, c'est pas plus mal.

[...]

Oui, il y a des failles dans le raisonnement sur "les profs sont pauvres". Bah il est possible qu'ils n'aient pas été tellement riches avant, en fait. Ou alors, qu'ils ont eu un pouvoir d'achat plus conséquent grâce à des politiques que tout le monde s'accorde à ne plus considérer comme durables aujourd'hui. Peut-être plus riches, certes, mais il est possible que le gap ne soit pas si monstrueux. Et il est possible, je dis bien possible, que nous ne soyons pas les plus miséreux de France.

C'est surtout le coût du neuf, qui augmente, car les normes sont devenus hyper strictes. Le logement à la campagne pas cher, ou dans certaines villes déshéritées, si tu ne fais pas construire, c'est loin d'être fini.
C'est surtout qu'avec les usines qui ont fermé partout, l'écart se creuse entre les zones attrayantes, actives économiquement, et les zones très rurales, ou désindustrialisées, ou une grosse baraque, potentiellement en bon état et pas mal isolée, coûte moins cher qu'un petit appart parisien (apparemment souvent passoire thermique, d'après les vitrines des agences).

Si on admet que dans les années 80, on devait aussi pouvoir se loger dans un studio ou un petit appart pour le tiers d'un Smic, un prof pouvait ne dépenser que peu d'argent en loyer.

Mes parents, qui avaient des salaires moins élevés que ceux d'un prof, disaient qu'au début (avant d'avoir des enfants), en se serrant bien la ceinture, ils pouvaient "vivre" sur un salaire et consacrer l'autre à la construction de leur baraque.

Ceci étant, s'il y a bien Un truc qui coûte moins cher que dans les années 80, c’est l'argent. Mes parents ont emprunté à + de 10%, moi à 1. Ça change des choses, surtout pour les couples qui n'ont pas eu d'apport ou d'héritage ou de donation au moment (ou avant) d'acheter.

Ça explique peut-être les différences de ressenti entre ceux dont les parents ont emprunté quand il y avait encore assez d’inflation pour que les crédits se remboursent "tout seuls", ceux dont les parents ont emprunté beaucoup au mauvais moment, et les autres.

C'est valable pour nous aussi ; peut-être qu'Elaïna est tombée au bon moment, juste avant que les prix ne fassent la culbute, pour ne pas payer sa maison trop cher. En même pas 10 ans, j'ai l'impression que l'immobilier déjà dingue en RP, en tout cas près de Paris, est devenu encore plus dément.

D'où l'importance de la comparaison par rapport au Smic, à savoir le minimum pour avoir une vie plus ou moins décente. Si on se compare à un Smicard, il va de soi que nous ne sommes pas les plus miséreux tout court (ce qui n'empêche pas d'être les plus mal lotis par rapport aux autres catégories A, voire B, etc).
Mais nous exerçons un métier qui requiert de nombreuses qualifications, diverses et variées, et s'il y a bien une preuve que nos rémunérations sont scandaleuses, c'est que dans bien des matières, on ne recrute plus.
Dans les années 80, on entrait à un double Smic, ce qui était une forme élémentaire de reconnaissance de nos qualifications. Maintenant, Blanquer lui-même n'est pas choqué de constater que les entrants sont des travailleurs pauvres (qu'une prime est nécessaire -> que leur salaire ne suffit pas pour vivre décemment).
Leclochard
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par Leclochard le Ven 18 Jan 2019, 23:38
@JaneB a écrit:Après avoir passé 7 ans en région parisienne ( où je payais sur la fin plus de 700 euros pour un simple  studio … c'était Byzance!), j'ai voulu acheter en revenant dans ma région pour éviter de payer des loyers à perte. Ma capacité d'emprunt était de 110 000 euros. Difficile de trouver un logement à moins en fait ...
donc oui, je m'estime mal payée! Surtout quand je regarde " Recherche maison ou appartement " : on a l'impression que tout le monde gagne super bien sa vie et en comparaison, on se sent bien pauvre!

aTu ne crois tout de même pas que les budgets évoqués dans cette émission se fondent seulement sur les revenus ? Ils sont constitués en grosse partie d'héritages ou de fonds qui proviennent d'une épargne accumulée sur une carrière, parfois sur un divorce. Bref, on est hors-norme.. -sauf pour Paris justement.
C'est un peu logique dans le cadre de l'émission puisque le principe, c'est de mettre en scène des gens (très) aisés dont les aspirations immobilières ne peuvent être assouvies facilement. Avec un demi-million, on n'a pas un immense appart à Paris, à Limoges, si, mais ceux qui ont ce budget ne veulent pas de Limoges, c'est pas de chance pour eux, c'en est une pour la chaîne.
Regarder ça, c'est forcément déprimant. C'est l'image de la spéculation indécente, banalisée et rendue acceptable par les images, de la richesse gâchée dans l'ordinaire devenu luxueux et prétentieux sous la magie des chiffres car à bien regarder, ce studio ou cet appart vendu des centaines de milliers d'euros n'en vaudrait pas le quart ailleurs.
C'est évidemment d'une violence inouïe pour les gens modestes de voir qu'on emploie une telle masse de fric pour se loger dans si peu de surface; c'est un jeu de refuser celui-ci qui n'a pas une adresse assez prestigieuse ou celui-là parce que le parquet -valeur sûre !- n'est pas authentique ou que la cheminée du 19ème dont on ne servira pas, est absente.

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User26836
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par User26836 le Sam 19 Jan 2019, 00:04
@Pourquoi 3,14159 a écrit:Concernant les loyers, le hasard veut que j'aie un exemple concret. Un jeune collègue loue actuellement l'appartement de ma jeunesse. En 1991 le loyer était de 1800 francs (275€) soit un quart de mon salaire, aujourd'hui il paie 850€ soit la moitié de son salaire. C'est donc x3 en 30 ans pas 40 dans ce cas.
Voilà c'est exactement ça le problème : le fait qu'un studio revienne environ à la moitié du salaire d'un jeune prof en RP. Le problème est qu'officiellement il faut gagner le triple du loyer or c'est impossible. Je gagne un peu plus de 1900 nets (sachant que cela comprend une heure sup qui n'est donc pas payée l'été), si je prend1/3 de mon salaire on tombe à 633 euros par mois. Où puis-je me loger avec ce salaire ? Je constate le fond du problème alors que je cherche à acheter : pour un credit sur le 1/3 de mon salaire, la somme que je peux emprunter ne me permet pas d'acheter grand chose...
Je ne comprends pas que malgré tous ces chiffres, certains Néos ne comprennent pas que la situation est grave, c'est pourtant pas si difficile non ?
Et je ne suis ps à l'échelon d'un néo-tit'...
Mathador
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par Mathador le Sam 19 Jan 2019, 00:20
Lisak35 a écrit:Je gagne un peu plus de 1900 nets (sachant que cela comprend une heure sup qui n'est donc pas payée l'été), si je prend1/3 de mon salaire on tombe à 633 euros par mois. Où puis-je me loger avec ce salaire ? Je constate le fond du problème alors que je cherche à acheter : pour un credit sur le 1/3 de mon salaire, la somme que je peux emprunter ne me permet pas d'acheter grand chose...
Je n'ai aucune idée de l'endroit précis où tu exerces (et je ne cherche pas à savoir) mais j'ai regardé par curiosité sur Sel*ger à Poissy (commune desservie par le RER et le Noctilien), et je trouve des 2 pièces à partir de 100K. Sur un à 136K (pas le premier prix, donc), l'estimateur de crédit intégré me dit 566 mensuels pour 20 ans avec 20% d'apport.

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Elaïna
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par Elaïna le Sam 19 Jan 2019, 07:15
@VicomteDeValmont a écrit:

T'insulter?

Mais c'est toi qui insultes tes collègues en t'appuyant sur des impressions et en refusant la réalité des nombres.

Mais quel exemple donnes-tu à dénigrer des réalités chiffrées? Toi qui, de mémoire, as été élève fonctionnaire et qui as donc été payée très tôt, qui travailleras donc moins longtemps que tes collègues qui n'ont pas cotisés pendant leurs études?

Franchement...

Ben écoutez, déjà pour ma retraite, si vous voulez tout savoir, comme j'ai très peu cotisé pendant mes années de fonctionnaire stagiaire puis a la fac, je travaillerai plus sur pas mal de monde, si ça peut vous consoler.

Encore une fois je crois bien que vous vous mettez des œillères. Le déclassement touche tout le monde. Les profs ont au moins l'avantage d'avoir la sécurité de l'emploi. Dans plein de métiers, on pouvait avant se passer de caution des parents voire d'aide financière parentale très tôt. C'est fini. Mais si vous préférez vous cantonner dans le rôle du " c'est nous les plus malheureux" c'est dommage.

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lisette83
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Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat - Page 11 Empty Re: Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat

par lisette83 le Sam 19 Jan 2019, 07:21
@Mathador a écrit:
Lisak35 a écrit:Je gagne un peu plus de 1900 nets (sachant que cela comprend une heure sup qui n'est donc pas payée l'été), si je prend1/3 de mon salaire on tombe à 633 euros par mois. Où puis-je me loger avec ce salaire ? Je constate le fond du problème alors que je cherche à acheter : pour un credit sur le 1/3 de mon salaire, la somme que je peux emprunter ne me permet pas d'acheter grand chose...
Je n'ai aucune idée de l'endroit précis où tu exerces (et je ne cherche pas à savoir) mais j'ai regardé par curiosité sur Sel*ger à Poissy (commune desservie par le RER et le Noctilien), et je trouve des 2 pièces à partir de 100K. Sur un à 136K (pas le premier prix, donc), l'estimateur de crédit intégré me dit 566 mensuels pour 20 ans avec 20% d'apport.
On est autour de 4500 à 5000 € du m2 sur la ligne du RERA, ce qui fera un 2 pièces de 25m2 ou très loin du centre (tous les quartiers ne se valent pas).
S'endetter sur 20 ans sur une si petite surface, cela peut faire réfléchir... (sinon on dépasse très vite les 200000€).
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JayKew
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Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat - Page 11 Empty Re: Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat

par JayKew le Sam 19 Jan 2019, 07:23
@Elaïna a écrit:

Encore une fois je crois bien que vous vous mettez des œillères.


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lisette83
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Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat - Page 11 Empty Re: Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat

par lisette83 le Sam 19 Jan 2019, 07:30
@Elaïna a écrit:
@VicomteDeValmont a écrit:

T'insulter?

Mais c'est toi qui insultes tes collègues en t'appuyant sur des impressions et en refusant la réalité des nombres.

Mais quel exemple donnes-tu à dénigrer des réalités chiffrées? Toi qui, de mémoire, as été élève fonctionnaire et qui as donc été payée très tôt, qui travailleras donc moins longtemps que tes collègues qui n'ont pas cotisés pendant leurs études?

Franchement...

Ben écoutez, déjà pour ma retraite, si vous voulez tout savoir, comme j'ai très peu cotisé pendant mes années de fonctionnaire stagiaire puis a la fac, je travaillerai plus sur pas mal de monde, si ça peut vous consoler.

Encore une fois je crois bien que vous vous mettez des œillères. Le déclassement touche tout le monde. Les profs ont au moins l'avantage d'avoir la sécurité de l'emploi. Dans plein de métiers, on pouvait avant se passer de caution des parents voire d'aide financière parentale très tôt. C'est fini. Mais si vous préférez vous cantonner dans le rôle du " c'est nous les plus malheureux" c'est dommage.

Pour avoir des enfants et des amis d'enfants qui viennent d'entrer sur le marché du travail en RP, ils ont déjà dépassé en 2 ans au moins 10 ans d'évolution d'un salaire d'un professeur certifié.
Aucun n'a même envisagé d'être professeur..; On pourra me dire qu'ils n'ont pas la sécurité de l'emploi mais ce n'est pas même pas le cas pour certains et d'autres ont déjà été "débauchés" pour évoluer.
On peut se consoler en regardant les plus mal traités mais on ne peut honnêtement pas généraliser.
Le fait que des professeurs titulaires aient droit à la prime d'activité m'a fait un choc, l'évolution par rapport au SMIC est indiscutable.
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jésus
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Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat - Page 11 Empty Re: Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat

par jésus le Sam 19 Jan 2019, 07:31
Oui, bon, il faut que je retrouve une étude, mais difficile d'acheter au centre de Paris si on gagne moins de10000 euros par mois pour acheter un 70m² ( un salaire de secrétaire d'état ne suffirait pas) Les prix ont tellement flambé qu'une augmentation des salaires de 500 euros net ne suffirait pas à changer la donne de l'achat immobilier.
article de 2013 :
[url=https://www.challenges.fr/immobilier/actu-immo/immobilier-a-paris-il-faut-gagner-8-500-euros-par-mois-pour-acheter_18057]https://www.challenges.fr/immobilier/actu-immo/immobilier-a-paris-il-faut-gagner-8-500-euros-par-mois-pour-acheter_18057[/url]

en 2017
https://www.emprunter-malin.com/revenus-pour-acheter-un-appartement/

partant du principe qu'on mette 50000 euros en apport

À Lyon ce sera un tout petit peu plus dur. Comptez 4085 €/m², après une augmentation des prix de +5,7 %. Cela équivaut à 285 950 € pour un 70 m², pour des mensualités de 1460 € avec assurance. Il faudra percevoir au moins 4430 €/mois pour réaliser ce projet immobilier.

À Paris il en faudra 2 fois plus. Les prix des appartements anciens sont montés à 8808 €/m² de moyenne, une inflation de +4,5 % en 1 an. Il faut donc tabler sur un budget de 616 560 € pour acheter un 70 m² dans la capitale. En partant du principe qu’une banque financera à 100 %, les mensualités atteindront 3152 €. Les revenus minimums requis se montent à 9552 €/mois.

Perso, avec mon salaire seul, actuellement, je peux emprunter 60000 euros, dans la région où je suis , c'est une bicoque ou il faut aller dans les villages reculés de la campagne...
No comment.

On ne touche pas des héritages tous les 4 matins, l'héritage de mes grands-parents a permis de financer les études de moi et mon frère. Mes parents sont encore en forme. Il faudra m'expliquer comment acheter une maison décente dans les dix , quinze année à venir. Et encore, mon pécule est parti dans l'achat d'une voiture , et les économies partent souvent dans autre chose un potentiel projet immobilier.


Dernière édition par jésus le Sam 19 Jan 2019, 07:36, édité 1 fois
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lisette83
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Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat - Page 11 Empty Re: Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat

par lisette83 le Sam 19 Jan 2019, 07:33
Tout à fait d'accord et au plus le salaire est faible, au plus le reste à vivre est bas.
Panta Rhei
Panta Rhei
Neoprof expérimenté

Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat - Page 11 Empty Re: Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat

par Panta Rhei le Sam 19 Jan 2019, 07:50
Je n'ai pas lu les 11 pages de débats, je vais donc vous donner mon avis subjectif mais pas partisan puisqu'il apparaît que 2 camps "s'affrontent".

Elaïna, je te rejoins sur le statut de la garantie de l'emploi (à mettre quand même en balance avec le système des mutation qui est une sacrée loterie quand même) et sur les vacances (nécessaires pour notre santé physique et mentale).

Maintenant, il est indéniable que nous ayons subi un déclassement. Je suis moi-même arrivé au calcul par rapport au SMIC (1.23% l'année après le concours et 5 années d'études). J'ai commencé en 1995; j'avais signé pour 37.5 années, 24 ans après, j'en prendrai 42! (c'est niet! Mais c'est une autre histoire). Entre temps, les cotisations retraites ont été alignées, donc on perd tout les ans un bon 150 € depuis 2012 et jusque 2020 au moins. Le point d'indice a été gelé. Il y a eu PPCR (donc adieu le GC!).

Tout augmente depuis mon passage au 10ème échelon en septembre 2015 (MGEN, Assurance, carburant, énergie, viande, légume...) sauf mon salaire qui fait 1.52 SMIC après 24 ans de boutique. J'ai la chance d'être propriétaire sans emprunt à rembourser ce qui fait que même célibataire je peux vivre correctement.

Que le déclassement touche tout le monde soit donc nous aussi! Je ne suis pas le plus à plaindre, mais je m'estime sous payé et déclassé symboliquement.

_________________
Signature:
'Don't you find yourself getting bored?' she asked of her sister. 'Don't you find, that things fail to materialise? NOTHING MATERIALISES! Everything withers in the bud.'
'What withers in the bud?' asked Ursula.
'Oh, everything—oneself—things in general.'
First Page of Women in Love, D. H. Lawrence


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jésus
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Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat - Page 11 Empty Re: Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat

par jésus le Sam 19 Jan 2019, 08:32
Il y a globalement aussi un malentendu générationnel, mes parents et les parents dans la même tranche d'âge ( 70 ans ou plus) , contrairement à ce qu'on croit , ont un peu mieux vécu ( pour le moment) que leur enfant. Profiter de la retraite ( mon père a été retraité après un plan de départ à 55 ans, moi je vais devoir jusqu'à 67 ans dans le meilleur des cas. Et avec une retraite digne. Mes parents ont pu acheter aux alentours de 35 ans avec un seul salaire.
Beaucoup d'enfants s'estiment privilégié par rapport à leurs parents, car certains ont pu faire des études longues, voyager, avoir plus de choix dans la vie mais pour quoi au final, dès l'instant où le salaire lors de l'entrée dans la vie active ne suit pas ( mon père touchait deux fois le SMIC avec le bac) , et que le reste suit à l'avenant ( difficulté à acheter, à construire une vie de famille, retraite lointaine, baisse de pouvoir d'achat)
Illiane
Illiane
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Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat - Page 11 Empty Re: Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat

par Illiane le Sam 19 Jan 2019, 08:44
On peut effectivement faire des comparaisons profs avant/après, comparer avec nos parents, dire qu'il y a plus malheureux que nous, etc. Le fait est qu'actuellement, les autres cadres A de la fonction publique sont nettement mieux rémunérés que nous (ils ont également la sécurité de l'emploi, et je ne pense pas qu'ils aient à travailler pendant les vacances - mais sur ce point, je peux me tromper, je n'y connais strictement rien ^^), et ce n'est pas normal. Et ce n'est pas verser dans le misérabilisme que de dire cela, c'est un fait.
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lisette83
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Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat - Page 11 Empty Re: Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat

par lisette83 le Sam 19 Jan 2019, 08:51
+1, c'est comme je le disais indiscutable
Luigi_B
Luigi_B
Grand Maître

Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat - Page 11 Empty Re: Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat

par Luigi_B le Sam 19 Jan 2019, 09:08
Suite du feuilleton trépidant sur le "Figaro Live" et nos salaires qui ne seraient pas "vraiment" si bas : j'ai découvert qu'en plus de la grossière faute de copie dans les chiffres affichés, il faut prendre en compte le récent, subtil et très discret changement de méthodologie de l'OCDE pour définir les salaires "en haut de l'échelle" : jusqu'en 2015, sur la base des "qualifications typiques". A partir de 2016, sur la base des "qualifications les plus élevées". Entre les deux éditions de Regards sur l'éducation, le salaire "en haut de l'échelle" des enseignants du secondaire ont donc brusquement bondi... de 26% (contre 12% dans les pays de l'UE avec cette méthode).

Mais ce dernier indicateur est évidemment très théorique : il ne concerne que ceux qui ont atteint le dernier échelon de la hors classe (et agrégés ?). Comme si pour connaître le salaire des journalistes, on prenait en exemple les 0,1% de journalistes stars qui touchent plus de 40 000€ par mois.

Si on veut connaître la réalité du salaire des enseignants du secondaire, il faut revenir à la qualification typique : le salaire des enseignants du secondaire au sommet de l'échelle avec la qualification typique est de  $54 010 en 2017.

Morgared
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par Morgared le Sam 19 Jan 2019, 09:44
@Luigi_B a écrit:
Mais ce dernier indicateur est évidemment très théorique : il ne concerne que ceux qui ont atteint le dernier échelon de la hors classe (et agrégés ?). Comme si pour connaître le salaire des journalistes, on prenait en exemple les 0,1% de journalistes stars qui touchent plus de 40 000€ par mois.

Vivement qu'il concerne ceux qui ont atteint l'échelon spécial de la classe exceptionnelle, alors. Nos salaires vont bondir.
Mathador
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par Mathador le Sam 19 Jan 2019, 10:10
@jésus a écrit:Perso, avec mon salaire seul, actuellement, je peux emprunter 60000 euros, dans la région où je suis , c'est une bicoque ou il faut aller dans les villages reculés de la campagne...
No comment.

Donc Vienne (le lieu de Jazz à Vienne) c'est un « village reculé de la campagne », avec 30 000 habitants et un accès à Lyon en 20 min de train ?

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par Lord Steven le Sam 19 Jan 2019, 10:51
Je vais y aller aussi de mon avis personnel. Qui globalement fait écho à celui de Panta. Au final, il y a les chiffres, factuels, et la façon dont chacun gère ces chiffres. En couple sans enfant, sans frais d'essence, un revenu familial facilement au delà de 6000 euros (je reste vague volontairement) nous faisons clairement partis des nantis et vivons... bien (selon nos critères). Avec le même revenu mais 3 enfants et les coûts logiquement engendrés, frais d'essence etc, on vit déjà moins... bien. Donc au delà des chiffres factuels, chaque situation est individuelle et il est impossible je pense de trouver une situation consensuelle.
Ce qui est certain c'est qu'au final je travaille aussi en fonction de nos non augmentations. Donc cours, préparations, corrections, examens, pour le reste, projets, voyages etc, tant que le gouvernement ne fera pas un effort, ce sera sans moi. Et peut être que si tous nous acceptions de faire uniquement ce pour quoi nous sommes payés, cela ferait peut être réagir le public.

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pseudo-intello
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Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat - Page 11 Empty Re: Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat

par pseudo-intello le Sam 19 Jan 2019, 10:52
@Elaïna a écrit:
Encore une fois je crois bien que vous vous mettez des œillères. Le déclassement touche tout le monde. Les profs ont au moins l'avantage d'avoir la sécurité de l'emploi. Dans plein de métiers, on pouvait avant se passer de caution des parents voire d'aide financière parentale très tôt. C'est fini. Mais si vous préférez vous cantonner dans le rôle du " c'est nous les plus malheureux" c'est dommage.

Elaïna, il n’est pas question de faire le concours du plus malheureux.

Simplement, si les concours de l'EN sont désertés (malgré les vacances, la "sécurité de l'emploi", les horaires compatibles avec une vie de famille, malgré un taux de chômage très important dans le pays), alors que les autres concours de fonctionnaires A ont l'air de faire le plein, c'est qu'il y a un sérieux problème. Pas que de rémunération, on est d'accord, mais file 500 euros aux enseignants en plus par mois, donc la possibilité de se loger plus près des zones "dynamiques" pour les jeunes célibs qui aiment sortir, de partir plus en vacance, d'aller au théâtre ou aux spectacles sans grever son budget, etc., et il est probable qu'on reverra venir des candidats. Pas tout le monde, car il y a aussi des problèmes d'élèves difficiles et de classes trop hétérogènes pour travailler efficacement, mais avec 500 euros par mis en plus, on peut supporter bien des choses plus sereinement.

Personne ici ne croit que tu as la piscine de Picsou chez toi. Cependant, tu sembles tout de même (comme des tas de gens !) être assez bien tombée en achetant au bon moment (les prix ont encore bien augmenté depuis), en ayant eu un poste fixe plutôt sympa tout de suite (les formateurs IUFM nous avaient bien dit que si des tas d'enseignants galéraient pas mal d'années en TZR, les coups de chance arrivaient,et nous avaient cité un cas similaire au tien : néotitulaire ayant obtenu tout de suite un lycée tranquille).

Même dans une académie déficitaire, j'ai côtoyé pas mal de collègues restés TZR longtemps. Même dans une académie "pas chère", je connais des collègues qui ne parviennent pour ainsi dire pas à partir en vacances ailleurs que dans leur famille (sans vivre dans un insolent palace pour autant).

Longtemps, c'est vrai, on pouvait dire qu"entre la retraite plus avantageuse, l'absence de carence, un travail à la maison plus léger (pas de LSU, pas d'oral débile de 3e à organiser, etc), la qualité de vie au travail pouvait compenser un salaire un peu moindre que celui des cadres. C'était un point de vue tout à fait valable. Seulement là, la carence c'est fini, la retraite, ça se casse la figure bout par bout, on nous enquiquine avec des usines à gaz qui, en plus, changent tout le temps, et pendant ce temps-là, le net à payer décroche totalement. J'en veux pour preuve l'exemple de l'appart qu'un jeune prof pouvait se payer à l'aise en 1991, et dans lequel le collègue de la génération d’après vivote (850 euros par mois pour un stagiaire, voilà).

Ce n'est pas avoir des œillères que de le dire, et le flop des concours, en lui-même, confirme le problème avec suffisamment d'éloquence.
Pourquoi 3,14159
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par Pourquoi 3,14159 le Sam 19 Jan 2019, 11:10
@Morgared a écrit:
@Luigi_B a écrit:
Mais ce dernier indicateur est évidemment très théorique : il ne concerne que ceux qui ont atteint le dernier échelon de la hors classe (et agrégés ?). Comme si pour connaître le salaire des journalistes, on prenait en exemple les 0,1% de journalistes stars qui touchent plus de 40 000€ par mois.

Vivement qu'il concerne ceux qui ont atteint l'échelon spécial de la classe exceptionnelle, alors. Nos salaires vont bondir.
Dans la vraie vie, sur 5 collègues partis en retraite cette année, seul 1 était HC les autres étaient au 11ème échelon.

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par Luigi_B le Sam 19 Jan 2019, 11:12
Un exemple qui confirme les chiffres de l'OCDE.

@pseudo-intello : Les deux tiers des néo-titulaires sont affectés en éducation prioritaire ou sur zone de remplacement (c'est-à-dire éventuellement en éducation prioritaire). Ceux qui sont affectés en lycée, et qui plus est en lycée tranquille, sont sans doute peu nombreux.
William Foster
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par William Foster le Sam 19 Jan 2019, 11:13
@Pourquoi 3,14159 a écrit:
@Morgared a écrit:
@Luigi_B a écrit:
Mais ce dernier indicateur est évidemment très théorique : il ne concerne que ceux qui ont atteint le dernier échelon de la hors classe (et agrégés ?). Comme si pour connaître le salaire des journalistes, on prenait en exemple les 0,1% de journalistes stars qui touchent plus de 40 000€ par mois.

Vivement qu'il concerne ceux qui ont atteint l'échelon spécial de la classe exceptionnelle, alors. Nos salaires vont bondir.
Dans la vraie vie, sur 5 collègues partis en retraite cette année, seul 1 était HC les autres étaient au 11ème échelon.
Devine lequel c'est qui compte dans les stats ^_^

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Tout le monde me dit que je ne peux pas faire l'unanimité.
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Vérificateur de miroir est un métier que je me verrais bien faire, un jour.
VinZT
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par VinZT le Sam 19 Jan 2019, 11:17
@Lord Steven a écrit:Ce qui est certain c'est qu'au final je travaille aussi en fonction de nos non augmentations. Donc cours, préparations, corrections, examens, pour le reste, projets, voyages etc, tant que le gouvernement ne fera pas un effort, ce sera sans moi. Et peut être que si tous nous acceptions de faire uniquement ce pour quoi nous sommes payés, cela ferait peut être réagir le public.

Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat - Page 11 2252222100

J'essaie de faire passer ce message en salle des profs, mais qu'est-ce que c'est dur !
D'autant plus dur que l'on est dans une époque où c'est le bruit et l'agitation qui comptent (et est-ce que vous vous investissez dans la vie du lycée ? et qu'est-ce que vous comptez faire comme projet ? les élèves ont de mauvaises notes au bac, quel dispositif vous pourriez mettre en place ? oui, bon, l'élève Machepro est nul mais il est gentil et il fait du bénévolat pour les surfeurs déshérités, votre appréciation risque de lui fermer des portes, etc.) et que le cœur de notre boulot (faire cours, en gros, si possible dans le calme) est devenu secondaire pour pas mal de CDE et d'IPR, sans parler des quelques apparatchiks  qui hantent les ESPE …

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ycombe
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par ycombe le Sam 19 Jan 2019, 11:20
@Elaïna a écrit:
Encore une fois je crois bien que vous vous mettez des œillères. Le déclassement touche tout le monde. Les profs ont au moins l'avantage d'avoir la sécurité de l'emploi. Dans plein de métiers, on pouvait avant se passer de caution des parents voire d'aide financière parentale très tôt. C'est fini. Mais si vous préférez vous cantonner dans le rôle du " c'est nous les plus malheureux" c'est dommage.
Je suis bien d'accord que le déclassement touche beaucoup de monde, en témoigne l'évolution du nombre de salariés payés au SMIC ou juste au-dessus (je n'ai pas trouvé l'évolution des chiffres, mais dans les années 1970 le SMIC ne concernait que les ouvriers sans qualifications. Le moindre diplôme permettait d'être embauché au-dessus).

Mais le déclassement ne touche pas tout le monde de la même manière:
- en comparaison du SMIC les enseignants débutants ont perdu 60% de pouvoir d'achat en trente ans. Quelle autre profession a subi une telle évolution négative?
- les fonctionnaires des autres ministères ont eu des primes pour compenser les effets du gel du point d'indice (et de l'augmentation des prélèvements).
- en comparaison des cadres du privé, le déclassement est tel que l'INSEE ne classe plus les PE parmi les cadres mais dans les professions intermédiaires.

Pour remettre les choses en perspective, un certifié, dans les années 70, pouvait faire vivre une famille de 4 personnes sans que sa femme ne travaille en achetant voiture et maison.

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Assurbanipal: "Passant, mange, bois, divertis-toi ; tout le reste n’est rien".

Franck Ramus : "Les sciences de l'éducation à la française se font fort de produire un discours savant sur l'éducation, mais ce serait visiblement trop leur demander que de mettre leur discours à l'épreuve des faits".
Laverdure
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par Laverdure le Sam 19 Jan 2019, 11:23
@ycombe a écrit:
@Elaïna a écrit:
Encore une fois je crois bien que vous vous mettez des œillères. Le déclassement touche tout le monde. Les profs ont au moins l'avantage d'avoir la sécurité de l'emploi. Dans plein de métiers, on pouvait avant se passer de caution des parents voire d'aide financière parentale très tôt. C'est fini. Mais si vous préférez vous cantonner dans le rôle du " c'est nous les plus malheureux" c'est dommage.
Je suis bien d'accord que le déclassement touche beaucoup de monde, en témoigne l'évolution du nombre de salariés payés au SMIC ou juste au-dessus (je n'ai pas trouvé l'évolution des chiffres, mais dans les années 1970 le SMIC ne concernait que les ouvriers sans qualifications. Le moindre diplôme permettait d'être embauché au-dessus).

Mais le déclassement ne touche pas tout le monde de la même manière:
- en comparaison du SMIC les enseignants débutants ont perdu 60% de pouvoir d'achat en trente ans. Quelle autre profession a subi une telle évolution négative?
- les fonctionnaires des autres ministères ont eu des primes pour compenser les effets du gel du point d'indice (et de l'augmentation des prélèvements).
- en comparaison des cadres du privé, le déclassement est tel que l'INSEE ne classe plus les PE parmi les cadres mais dans les professions intermédiaires.

Sur ce dernier point, il me semble que c'est très ancien et que les PE n'ont jamais été classés dans la catégorie CPIS (cadres et prof. intellectuelles supérieures) et cela doit tenir au niveau de qualification/recrutement des anciens instituteurs.

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