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Laverdure
Doyen

Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat - Page 12 Empty Re: Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat

par Laverdure le Sam 19 Jan - 11:23
@ycombe a écrit:
@Elaïna a écrit:
Encore une fois je crois bien que vous vous mettez des œillères. Le déclassement touche tout le monde. Les profs ont au moins l'avantage d'avoir la sécurité de l'emploi. Dans plein de métiers, on pouvait avant se passer de caution des parents voire d'aide financière parentale très tôt. C'est fini. Mais si vous préférez vous cantonner dans le rôle du " c'est nous les plus malheureux" c'est dommage.
Je suis bien d'accord que le déclassement touche beaucoup de monde, en témoigne l'évolution du nombre de salariés payés au SMIC ou juste au-dessus (je n'ai pas trouvé l'évolution des chiffres, mais dans les années 1970 le SMIC ne concernait que les ouvriers sans qualifications. Le moindre diplôme permettait d'être embauché au-dessus).

Mais le déclassement ne touche pas tout le monde de la même manière:
- en comparaison du SMIC les enseignants débutants ont perdu 60% de pouvoir d'achat en trente ans. Quelle autre profession a subi une telle évolution négative?
- les fonctionnaires des autres ministères ont eu des primes pour compenser les effets du gel du point d'indice (et de l'augmentation des prélèvements).
- en comparaison des cadres du privé, le déclassement est tel que l'INSEE ne classe plus les PE parmi les cadres mais dans les professions intermédiaires.

Sur ce dernier point, il me semble que c'est très ancien et que les PE n'ont jamais été classés dans la catégorie CPIS (cadres et prof. intellectuelles supérieures) et cela doit tenir au niveau de qualification/recrutement des anciens instituteurs.
Zazk
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Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat - Page 12 Empty Re: Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat

par Zazk le Sam 19 Jan - 11:27
Ayant débuté en 1986, en tant que certifiée, je gagnais alors presque deux fois le SMIC. 32 ans plus tard, au dernier échelon de la hors-classe (avant échelon exceptionnel que je n'aurai jamais), ma fiche de paye me prouve que je ne gagne pas beaucoup plus que le double du SMIC. Ça ne donne pas l'impression d'une progression de carrière mirifique...
Zazk
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Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat - Page 12 Empty Re: Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat

par Zazk le Sam 19 Jan - 11:31
Et n'oublions pas la fameuse journée de carence qu'on nous impose et qui n'améliore pas non plus l'ensemble... Comme la journée de grève, son prix évolue avec le salaire, ce qui n'est pas le cas des rares primes que nous recevons.
gauvain31
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Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat - Page 12 Empty Re: Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat

par gauvain31 le Sam 19 Jan - 11:35
oui autrefois  Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat - Page 12 2289946511 pour devenir instituteur il fallait le brevet, puis le bac , puis un DEUG , puis une licence... quelque soit la période, il fallait un diplôme universitaire inférieur à celui nécessaire pour devenir professeurs dans le secondaire, justifiant la distinction cadre /profession intermédiaire. Ce n'est plus le cas désormais, puisque tout le monde est indistinctement (de PE à agrégé) à bac +5.... On peut comprendre le maintien des PE dans cette catégorie pour ne pas biaiser les statistiques

Mais dans les faits, les PE , mais aussi les certifiés et les PLP entrent d'un point de vue strictement salarial dans la catégorie des professions intermédiaires. Dans moins de 10 ans ce sera le tour des agrégés.Et alors, le déclassement sera total. Plus de jaloux, le gouvernement Macron III en 2029 pourra déclarer le métier d'enseignant-animateur officiellement comme profession intermédiaire de catégorie B empêchant ainsi toute revendication salariale(2029... je suis optimiste Smile ) . Nous aurons ainsi rejoint le statut des enseignants aux Etats-Unis


Dernière édition par gauvain31 le Sam 19 Jan - 11:49, édité 1 fois
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Cath
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Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat - Page 12 Empty Re: Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat

par Cath le Sam 19 Jan - 11:45
@JaneB a écrit:Après avoir passé 7 ans en région parisienne ( où je payais sur la fin plus de 700 euros pour un simple  studio … c'était Byzance!), j'ai voulu acheter en revenant dans ma région pour éviter de payer des loyers à perte. Ma capacité d'emprunt était de 110 000 euros. Difficile de trouver un logement à moins en fait ...
donc oui, je m'estime mal payée! Surtout quand je regarde " Recherche maison ou appartement " : on a l'impression que tout le monde gagne super bien sa vie et en comparaison, on se sent bien pauvre!

Ah oui, j'ai vu cette émission où un couple de jeunes enseignants avaient un budget de 600 ou 800 000 euros...
Zazk
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Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat - Page 12 Empty Re: Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat

par Zazk le Sam 19 Jan - 11:50
Comme chante JJ Goldman : "Tout dépend de ta naissance, et moi je ne suis pas bien né..."
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Cath
Bon génie

Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat - Page 12 Empty Re: Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat

par Cath le Sam 19 Jan - 11:54
@Laverdure a écrit:
@ycombe a écrit:
@Elaïna a écrit:
Encore une fois je crois bien que vous vous mettez des œillères. Le déclassement touche tout le monde. Les profs ont au moins l'avantage d'avoir la sécurité de l'emploi. Dans plein de métiers, on pouvait avant se passer de caution des parents voire d'aide financière parentale très tôt. C'est fini. Mais si vous préférez vous cantonner dans le rôle du " c'est nous les plus malheureux" c'est dommage.
Je suis bien d'accord que le déclassement touche beaucoup de monde, en témoigne l'évolution du nombre de salariés payés au SMIC ou juste au-dessus (je n'ai pas trouvé l'évolution des chiffres, mais dans les années 1970 le SMIC ne concernait que les ouvriers sans qualifications. Le moindre diplôme permettait d'être embauché au-dessus).

Mais le déclassement ne touche pas tout le monde de la même manière:
- en comparaison du SMIC les enseignants débutants ont perdu 60% de pouvoir d'achat en trente ans. Quelle autre profession a subi une telle évolution négative?
- les fonctionnaires des autres ministères ont eu des primes pour compenser les effets du gel du point d'indice (et de l'augmentation des prélèvements).
- en comparaison des cadres du privé, le déclassement est tel que l'INSEE ne classe plus les PE parmi les cadres mais dans les professions intermédiaires.

Sur ce dernier point, il me semble que c'est très ancien et que les PE n'ont jamais été classés dans la catégorie CPIS (cadres et prof. intellectuelles supérieures) et cela doit tenir au niveau de qualification/recrutement des anciens instituteurs.

Et c'est la même chose pour les PLP pourtant recrutés au même niveau de diplôme que les certifiés.
Mathador
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Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat - Page 12 Empty Re: Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat

par Mathador le Sam 19 Jan - 12:09
@gauvain31 a écrit:Mais dans les faits, les PE , mais aussi les certifiés et les PLP entrent d'un point de vue strictement salarial dans la catégorie des professions intermédiaires. Dans moins de 10 ans ce sera le tour des agrégés.Et alors, le déclassement sera total. Plus de jaloux, le gouvernement Macron III en 2029 pourra déclarer le métier d'enseignant-animateur officiellement comme profession intermédiaire de catégorie B empêchant ainsi toute revendication salariale(2029... je suis optimiste Smile ) . Nous aurons ainsi rejoint le statut des enseignants aux Etats-Unis

À la DGFiP et à la DGDDI les informaticiens de catégorie B ont déjà rattrapé les agrégés au niveau de la paye.

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Sei tra le braccia di un Mathador,
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gauvain31
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Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat - Page 12 Empty Re: Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat

par gauvain31 le Sam 19 Jan - 12:11
@Mathador a écrit:
@gauvain31 a écrit:Mais dans les faits, les PE , mais aussi les certifiés et les PLP entrent d'un point de vue strictement salarial dans la catégorie des professions intermédiaires. Dans moins de 10 ans ce sera le tour des agrégés.Et alors, le déclassement sera total. Plus de jaloux, le gouvernement Macron III en 2029 pourra déclarer le métier d'enseignant-animateur officiellement comme profession intermédiaire de catégorie B empêchant ainsi toute revendication salariale(2029... je suis optimiste Smile ) . Nous aurons ainsi rejoint le statut des enseignants aux Etats-Unis

À la DGFiP et à la DGDDI les informaticiens de catégorie B ont déjà rattrapé les agrégés au niveau de la paye.

Ben voilà , ça commence..... mais tous les fonctionnaire de catégories B n'ont pas rejoint les agrégés, ça ne saurait donc tarder....
Celadon
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Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat - Page 12 Empty Re: Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat

par Celadon le Sam 19 Jan - 12:15
@Cath a écrit:
@Laverdure a écrit:
@ycombe a écrit:
@Elaïna a écrit:
Encore une fois je crois bien que vous vous mettez des œillères. Le déclassement touche tout le monde. Les profs ont au moins l'avantage d'avoir la sécurité de l'emploi. Dans plein de métiers, on pouvait avant se passer de caution des parents voire d'aide financière parentale très tôt. C'est fini. Mais si vous préférez vous cantonner dans le rôle du " c'est nous les plus malheureux" c'est dommage.
Je suis bien d'accord que le déclassement touche beaucoup de monde, en témoigne l'évolution du nombre de salariés payés au SMIC ou juste au-dessus (je n'ai pas trouvé l'évolution des chiffres, mais dans les années 1970 le SMIC ne concernait que les ouvriers sans qualifications. Le moindre diplôme permettait d'être embauché au-dessus).

Mais le déclassement ne touche pas tout le monde de la même manière:
- en comparaison du SMIC les enseignants débutants ont perdu 60% de pouvoir d'achat en trente ans. Quelle autre profession a subi une telle évolution négative?
- les fonctionnaires des autres ministères ont eu des primes pour compenser les effets du gel du point d'indice (et de l'augmentation des prélèvements).
- en comparaison des cadres du privé, le déclassement est tel que l'INSEE ne classe plus les PE parmi les cadres mais dans les professions intermédiaires.

Sur ce dernier point, il me semble que c'est très ancien et que les PE n'ont jamais été classés dans la catégorie CPIS (cadres et prof. intellectuelles supérieures) et cela doit tenir au niveau de qualification/recrutement des anciens instituteurs.
Et pourtant, les syndicats se sont beaucoup agités, sur cette question... Suspect

Et c'est la même chose pour les PLP pourtant recrutés au même niveau de diplôme que les certifiés.
VicomteDeValmont
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Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat - Page 12 Empty Re: Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat

par VicomteDeValmont le Sam 19 Jan - 12:18
@Mathador a écrit:
@gauvain31 a écrit:Mais dans les faits, les PE , mais aussi les certifiés et les PLP entrent d'un point de vue strictement salarial dans la catégorie des professions intermédiaires. Dans moins de 10 ans ce sera le tour des agrégés.Et alors, le déclassement sera total. Plus de jaloux, le gouvernement Macron III en 2029 pourra déclarer le métier d'enseignant-animateur officiellement comme profession intermédiaire de catégorie B empêchant ainsi toute revendication salariale(2029... je suis optimiste Smile ) . Nous aurons ainsi rejoint le statut des enseignants aux Etats-Unis

À la DGFiP et à la DGDDI les informaticiens de catégorie B ont déjà rattrapé les agrégés au niveau de la paye.

Aurais-tu des éléments chiffrés et sourcés à me communiquer en MP?

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Cette insigne faveur que votre coeur réclame
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Ascagne
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par Ascagne le Sam 19 Jan - 12:25
@Ponocrates a écrit:Disons que je trouve fort de café de dire des enseignants de LC qu'ils sont censés être trivalents- ils ne sont pas censés, ils le sont
Je ne pense pas autrement. J'ai écrit vite, sans songer au fait que "censé" pouvait gêner ici. Je rappelle que je suis enseignant de LC.
Elyas
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Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat - Page 12 Empty Re: Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat

par Elyas le Sam 19 Jan - 12:39
@gauvain31 a écrit:
@Mathador a écrit:
@gauvain31 a écrit:Mais dans les faits, les PE , mais aussi les certifiés et les PLP entrent d'un point de vue strictement salarial dans la catégorie des professions intermédiaires. Dans moins de 10 ans ce sera le tour des agrégés.Et alors, le déclassement sera total. Plus de jaloux, le gouvernement Macron III en 2029 pourra déclarer le métier d'enseignant-animateur officiellement comme profession intermédiaire de catégorie B empêchant ainsi toute revendication salariale(2029... je suis optimiste Smile ) . Nous aurons ainsi rejoint le statut des enseignants aux Etats-Unis

À la DGFiP et à la DGDDI les informaticiens de catégorie B ont déjà rattrapé les agrégés au niveau de la paye.

Ben voilà , ça commence..... mais tous les fonctionnaire de catégories B n'ont pas rejoint les agrégés, ça ne saurait donc tarder....

Cela dépend des Ministères. Ma femme, catégorie B dans la fonction publique hospitalière, touche 1600 euros nets après 11 ans de carrière, primes incluses. Aucune espérance de promotion. Les rangs de ses camarades sont décimés par les arrêts maladie pour épuisement professionnel et burn-out. Elle gérait 200 dossiers de retraités en EPAHD à elle seule, tous d'anciens SDF. Et elle devait donner du résultat (rapporter du fric). Le truc impossible. Elle a eu 6 chefs différents en onze ans et onze changements d'objectifs. Une année, jusqu'au 31 décembre, elle devait remplir l'EPAHD de nouveaux résidents. Le 1er janvier, on l'a disputée d'avoir fait rentrer des résidents. Les objectifs avaient changé en un jour.
Toutes les catégories B ne sont pas au même niveau. A noter que pour son diplôme qui demande 3 ans d'études, l'Etat recruteur ne le reconnaît que comme un bac +2 pour éviter le passage dans la catégorie A (Ahah! La bonne blague !).
Ma femme a fait un burn-out ultra-violent qui a fait s'effondrer les revenus de la famille. Heureusement que j'étais enseignant avec des possibilités de revenus supplémentaires sinon c'était la pauvreté pour nous tous (j'ai réussi à monter mon salaire à 3300 euros mensuels pendant douze mois mais je l'ai payé physiquement et moralement très cher).


Dernière édition par Elyas le Sam 19 Jan - 13:27, édité 2 fois
Mathador
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Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat - Page 12 Empty Re: Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat

par Mathador le Sam 19 Jan - 12:41
@VicomteDeValmont a écrit:
@Mathador a écrit:
@gauvain31 a écrit:Mais dans les faits, les PE , mais aussi les certifiés et les PLP entrent d'un point de vue strictement salarial dans la catégorie des professions intermédiaires. Dans moins de 10 ans ce sera le tour des agrégés.Et alors, le déclassement sera total. Plus de jaloux, le gouvernement Macron III en 2029 pourra déclarer le métier d'enseignant-animateur officiellement comme profession intermédiaire de catégorie B empêchant ainsi toute revendication salariale(2029... je suis optimiste Smile ) . Nous aurons ainsi rejoint le statut des enseignants aux Etats-Unis

À la DGFiP et à la DGDDI les informaticiens de catégorie B ont déjà rattrapé les agrégés au niveau de la paye.

Aurais-tu des éléments chiffrés et sourcés à me communiquer en MP?

Contrôleur programmeur de la DGFiP néo-titulaire en IDF: 24350 EUR nets annuels d'après la page présentant le concours.
Et aussi, gardien de la paix néo-titulaire en IDF: 1940 EUR nets par mois.

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thierry75
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Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat - Page 12 Empty Re: Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat

par thierry75 le Sam 19 Jan - 13:10


Vivement qu'il concerne ceux qui ont atteint l'échelon spécial de la classe exceptionnelle, alors. Nos salaires vont bondir.[/quote]
Dans la vraie vie, sur 5 collègues partis en retraite cette année, seul 1 était HC les autres étaient au 11ème échelon.[/quote]

Je vous crois volontiers, mais j'avoue mon étonnement (léger).

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Pourquoi 3,14159
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Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat - Page 12 Empty Re: Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat

par Pourquoi 3,14159 le Sam 19 Jan - 13:21
@thierry75 a écrit:Je vous crois volontiers, mais j'avoue mon étonnement (léger)
En tant que PLP, rares sont ceux qui ont fait une carrière entière en tant que professeur. C'est vrai que j'ai même enjolivé car en réalité seuls 2 sont partis avec le 11ème échelon, puisqu'un était au 10ème et le dernier au 9ème avec une carrière plus courte. Ils sont tous partis à l'âge de 62 ans avec décote !

Les deux prochains ont respectivement 60 (actuellement au 11ème sans espoir de HC) et 57 ans (5ème HC). Pour pouvoir prétendre à une pension sans décote ils doivent tous les deux tenir jusqu'à 65 ans. Cependant aucun doute qu'ils partiront aussi à 62 ans avec décote.

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thierry75
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Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat - Page 12 Empty Re: Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat

par thierry75 le Sam 19 Jan - 13:29
Merci de vos explications Wink , c'est intéressant.

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gp20
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Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat - Page 12 Empty Re: Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat

par gp20 le Sam 19 Jan - 13:48
@Jenny a écrit:Si j’exclus les jeunes collègues, la plupart de mes collègues habitent à Paris ou en très proche banlieue.

JaneB : ça me déprime cette émission. Razz
C'est évident que les gens sont sélectionnés selon le budget qu'ils peuvent y mettre... Voir Ginette et Robert chercher un bien dans une grande ville avec un budget de 50k€, ça fait rêver personne (surtout la visite du-dit bien)Razz
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User23080
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Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat - Page 12 Empty Re: Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat

par User23080 le Sam 19 Jan - 13:59
@Mathador a écrit:Contrôleur programmeur de la DGFiP néo-titulaire en IDF: 24350 EUR nets annuels d'après la page présentant le concours.
Et aussi, gardien de la paix néo-titulaire en IDF: 1940 EUR nets par mois.
Il y a encore mieux pour les catégories B informaticien du Minefi : il y a chef programmateur (prime de 400 euros bruts mensuels) mais surtout les primes PSE (réseau, CRA et généraliste) qui montent à 516 euros bruts mensuels (et tous les mois par seulement de octobre à juin hein ^^). Les primes pour les informaticiens du MINEFI datent des années 50 ou 60 à une époque où la fonction publique avait du mal à retenir ses informaticiens.

Ce document liste les primes TAI obtenues au Minefi (liées au point d'indice) qui s'ajoutent aux primes classiques des agents du Minefi :

http://archives.solidairesfinancespubliques.fr/agt_adh/gestion/remu/2015/151022_prime_TAI.pdf

Elles sont liées à la réussite d'un examen professionnel (mais tu profites d'un temps de formation (rémunéré à ton salaire normal) pour le préparer. De mémoire c'est 3 mois pour programmeur, 6 mois pour Analyste et 1 mois pour PSE). Et niveau vacances c'était aussi le bon plan. Par exemple pour Analyste, tu as 6 mois de formation mais pendant ces 6 mois, l'institut ferme (pour cause de vacances des formateurs) 1 semaine à la Toussaint et 10 jours pour Noël et jour de l'an. Du coup, tu ne poses pas de vacances mais tu n'as pas cours donc tu es chez toi sans utiliser tes jours de vacances. Il n'y a qu'à l'EN où on parle de former les profs pendant leurs vacances....

Les primes TAI c'est vraiment le bon  plan. Ceci dit, tous les catégories B n'ont pas accès à ce type de postes (c'est à la tronche du client)
Celadon
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Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat - Page 12 Empty Re: Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat

par Celadon le Sam 19 Jan - 14:18
Bolas a écrit:
@Mathador a écrit:Contrôleur programmeur de la DGFiP néo-titulaire en IDF: 24350 EUR nets annuels d'après la page présentant le concours.
Et aussi, gardien de la paix néo-titulaire en IDF: 1940 EUR nets par mois.
Il y a encore mieux pour les catégories B informaticien du Minefi : il y a chef programmateur (prime de 400 euros bruts mensuels) mais surtout les primes PSE (réseau, CRA et généraliste) qui montent à 516 euros bruts mensuels (et tous les mois par seulement de octobre à juin hein ^^). Les primes pour les informaticiens du MINEFI datent des années 50 ou 60 à une époque où la fonction publique avait du mal à retenir ses informaticiens.

Ce document liste les primes TAI obtenues au Minefi (liées au point d'indice) qui s'ajoutent aux primes classiques des agents du Minefi :

http://archives.solidairesfinancespubliques.fr/agt_adh/gestion/remu/2015/151022_prime_TAI.pdf

Elles sont liées à la réussite d'un examen professionnel (mais tu profites d'un temps de formation (rémunéré à ton salaire normal) pour le préparer. De mémoire c'est 3 mois pour programmeur, 6 mois pour Analyste et 1 mois pour PSE). Et niveau vacances c'était aussi le bon plan. Par exemple pour Analyste, tu as 6 mois de formation mais pendant ces 6 mois, l'institut ferme (pour cause de vacances des formateurs) 1 semaine à la Toussaint et 10 jours pour Noël et jour de l'an. Du coup, tu ne poses pas de vacances mais tu n'as pas cours donc tu es chez toi sans utiliser tes jours de vacances. Il n'y a qu'à l'EN où on parle de former les profs pendant leurs vacances....

Les primes TAI c'est vraiment le bon  plan. Ceci dit, tous les catégories B n'ont pas accès à ce type de postes (c'est à la tronche du client)
Les syndicats devraient être au courant et refuser toute formation EN pendant les vacances en arguant de ce fait.
Aliceinwonderland
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Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat - Page 12 Empty Re: Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat

par Aliceinwonderland le Sam 19 Jan - 14:30
Le salaire des infirmières ou de certains personnels hospitaliers ou en institution sont en effet indignes, ce n'est pas une raison pour considérer que les PE ou que les certifiés sont des nantis pour autant. Il me semble aussi que les instituteurs avaient des compensations à leur bas salaire : parfois un  logement de fonction, et  la retraite plus tôt. Leur statut n'était pas le même non plus (dans les villages l'instit était vraiment un notable). Désormais ces avantages ont disparu et ils n'ont plus du tout la même importance.
maikreeeesse
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Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat - Page 12 Empty Re: Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat

par maikreeeesse le Sam 19 Jan - 14:36
Je tiens pourtant à mon poulet du vendredi et aux cageots de patate de mes parents d'élèves !
Auparavant l'instituteur choisissait soit le logement de fonction, soit une indemnité. Selon la ville ou le village dans lequel il enseignait, l'un ou l'autre était intéressant.
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lisa81
Niveau 6

Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat - Page 12 Empty Re: Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat

par lisa81 le Sam 19 Jan - 14:45
Bolas a écrit:
Il y a encore mieux pour les catégories B informaticien du Minefi : il y a chef programmateur (prime de 400 euros bruts mensuels) mais surtout les primes PSE (réseau, CRA et généraliste) qui montent à 516 euros bruts mensuels (et tous les mois par seulement de octobre à juin hein ^^). Les primes pour les informaticiens du MINEFI datent des années 50 ou 60 à une époque où la fonction publique avait du mal à retenir ses informaticiens.

C'est sans doute toujours le cas.... abi
Lefteris
Lefteris
Empereur

Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat - Page 12 Empty Re: Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat

par Lefteris le Sam 19 Jan - 14:54
Quelques jours d"'absence, et je constate qu'on revient dans le travers du cas personnel, de la comparaison dans l'absolu ( "y a plus malheureux ailleurs...") de l'exposition de détails qui peuvent touts être contestés pied à pied etc. A ce compte, je suis illégitime pour exprimer quoi que ce soit, puisque je suis plutôt en fin de carrière, propriétaire d'un logement car acheté au bon moment (mais avant d'être enseignant aussi).
Or, avec cette histoire salariale, de déclassement (organisé, je pense) des enseignants , depuis les années 90 avec un effet d'accélérateur dans les dernières années, on est dans un problème de société : il n'y a plus aucun intérêt à passer ces concours, c'est devenu une évidence. Les 20% manquant à l'appel chaque année sont là pour nous le rappeler, ainsi qu'un bon nombre de recrutés bon an mal an avec un niveau en berne.

Il est évident que la plupart des autres corps ont perdu par érosion, comme tout le monde, mais que beaucoup ont été revalorisés par d'autre biais : changement de catégorie administrative, raccourcissement de la carrière (soit moins d'échelons, soit moins de grades), débouchés hors-grille. J'ai fait partie d'un ces corps, au départ moins payé qu'un certifié, désormais au-dessus d'un agrégé. Je n'en suis parti que sous des contraintes violentes,que je n'exposerai pas ici, mais quand j'ai par tous les moyens cherché à réintégrer, pas la peine...
Ca aussi il faut en tenir compte quand on devient enseignant : la nasse se referme, dans ce sens là.

Parallèlement à la dégringolade relative, le métier ne présente plus d'attraits pouvant compenser. On fait les poches des enseignants directement et indirectement en leur imposant de plus en plus de corvées parallèles, en baissant toutes les compensations en catimini, les inspecteurs et formateurs écrasent les stagiaires et jeunes collègues d'injonctions comme s'il ne se passait rien dans le métier (allez écouter un discours d'arrivée en Espé, juste pour rire...) , et les seules perspectives futures agitées par les politiciens qui se succèdent résident dans des mesures anxiogènes qui se réalisemtn au fur et à mesure : évaluation managériale, temps supplémentaire en établissements, annualisation les services, HS imposées, sans compter qu'il est de plus en plus dur, surtout pour un jeune, de lutter par l'inertie contre les projets et autres foutaises biophages qui s'insinuent dans les établissements.

@Fires of Pompeii a écrit:Oui mais enfin si on commence à dire "en gros les gens de lettres n'ont que ça comme métier alors que les matheux ont le choix", autant dire tout de suite au gouvernement : "augmentez les matheux, on doit les attirer, les autres seront bien obligés de faire sans."...
Ca a été pensé par plusieurs de nos ministres, dont évidemment Chatel. C'est là qu'on voit d'ailleurs le raisonnement à court terme : dans un premier temps, ça marche, dans un second temps, plus personne ne fait des lettres puisque ça amène à un sous-métier. Déjà, en lettres, on ne peut pas dire que le niveau se porte à merveille, et on va voir le retour de flamme, avec le petit décalage temporel que ça implique.

@Leclochard a écrit:
C'est un peu logique dans le cadre de l'émission puisque le principe, c'est de mettre en scène des gens (très) aisés dont les aspirations immobilières ne peuvent être assouvies facilement. Avec un demi-million, on n'a pas un immense appart à Paris, à Limoges, si, mais ceux qui ont ce budget ne veulent pas de Limoges, c'est pas de chance pour eux, c'en est une pour la chaîne.
Regarder ça, c'est forcément déprimant. C'est l'image de la spéculation indécente, banalisée et rendue acceptable par les images, de la richesse gâchée dans l'ordinaire devenu luxueux et prétentieux sous la magie des chiffres car à bien regarder, ce studio ou cet appart vendu des centaines de milliers d'euros n'en vaudrait pas le quart ailleurs.
C'est évidemment d'une violence inouïe pour les gens modestes de voir qu'on emploie une telle masse de fric pour se loger dans si peu de surface;
Tout à fait d'accord . On ne regarde pas les choses sereinement en matière d'immobilier, mais par rapport à des engouements, à des situations locales. Je peux témoigner, parce que lorsque j'ai acheté dans la quartier le moins cher, le moins bien équipé, un appartement à retaper dans un immeuble tout gris car pas encore ravalé, on me demandait avec tristesse ce que j'allais faire là. Même pas d'éclairage public partout, des parkings sauvages sur des chaussées dégradées, aucun commerce à moins de 500 m. Peu après, des travaux ont commencé, une piste cyclable, de l'aménagement urbain, casse progressive des "friches", squats, logements insalubres. Et ça a amené peu à peu , des crèches, des bistros au point que non seulement c'est devenu plus que potable, mais même branché Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat - Page 12 2950807625 . Le prix du logement est en voie de quadruplement, ce qui ne saurait tarder après la série de travaux individuels et surtout collectifs qu'il a subi ou va subir. Certaines personnes qui passent sont ébahies de ce palace, qui est pourtant une petite surface, la misère à côté de ce que je vois en province, même dans des villes relativement coûteuses. Je résume : on paie cher quand même dans des quartiers alors déclassés, on bosse pour retaper, on a quand même petit, et en plus on se tape la vie dans la capitale. J'ose même plus rien dire, pour ne pas avoir l'air de cracher dans la soupe.J'attends le jour où en plus on va me reprocher ça, alors que je n'ai rien demandé, je voulais juste échapper aux loyers exorbitants. Le fait est que l'on voit, par le conseil syndical la sociologie des habitants changer au fil des ans : les plus vieux, retraités ex- employés, ouvriers, petits artisans. Un peu moins vieux, encore en activité,des cadres moyens de l’administration, techniciens, des enseignants, instituteurs ou prof des écoles compris. Les nouveaux arrivants : architectes, gens bossant dans le marketing. Je schématise, mais on va vers ça, et une agence immobilière me l'a confirmé.

@Luigi_B a écrit: j'ai découvert qu'en plus de la grossière faute de copie dans les chiffres affichés, il faut prendre en compte le récent, subtil et très discret changement de méthodologie de l'OCDE pour définir les salaires "en haut de l'échelle"
J'ai toujours dit et je persiste que les chiffres de l'OCDE sont à citer pour mémoire, mais l'OCDE étant le pompier pyromane et l'un des facteurs de la déchéance de l'école, que bon nombre de ses mentors verraient bien privée d'ailleurs (l'OCDE fait les yeux doux à teach for France...). L'OCDE, ce sont les tests PISA bien orientés, c'est l'appui aux réformes genre collège 2016 et lycée 2019, c'est le soutien au management local des ensiegnants, etc.
De plus, même si des chiffres certains pouvaient sortir, les comparaisons avec d'autres pays nous entraînent dans des débats entre gros-boutistes et petits-boutistes, puisque la rémunération ne veut rien dire sans connaître les niveaux de vie des pays concernés, les obligations des enseignants, le traitement moyen des fonctionnaires à recrutement équivalent, etc. C'est d'ailleurs le genre de débat dans lequel on adore nous entraîner, car il permet de longs palabres journalistiques, parfaits pour éviter le fond du problème : le décrochage par rapport à l'essentiel de la Fonction Publique. Ces débats permettent de noyer le poisson, tout comme les campagnes de dénigrement ou les "petites phrases" permettent de faire accepter des enseignants sous-payés et de tuer dans l'oeuf les revendications. Ca devient tellement gros, cette stratégie, que ça n'échappe plus à grands monde, et même sur ce forum on commence à le sentir depuis quelque temps.


@gauvain31 a écrit:oui autrefois  Enseignants : les vingt dernières années de perte de pouvoir d'achat - Page 12 2289946511 pour devenir instituteur il fallait le brevet, puis le bac , puis un DEUG , puis une licence... quelque soit la période, il fallait un diplôme universitaire inférieur à celui nécessaire pour devenir professeurs dans le secondaire, justifiant la distinction cadre /profession intermédiaire. Ce n'est plus le cas désormais, puisque tout le monde est indistinctement (de PE à agrégé) à bac +5.... On peut comprendre le maintien des PE dans cette catégorie pour ne pas biaiser les statistiques.

Mais dans les faits, les PE , mais aussi les certifiés et les PLP entrent d'un point de vue strictement salarial dans la catégorie des professions intermédiaires. Dans moins de 10 ans ce sera le tour des agrégés.Et alors, le déclassement sera total. Plus de jaloux, le gouvernement Macron III en 2029 pourra déclarer le métier d'enseignant-animateur officiellement comme profession intermédiaire de catégorie B empêchant ainsi toute revendication salariale(2029... je suis optimiste Smile ) . Nous aurons ainsi rejoint le statut des enseignants aux Etats-Unis
La classification est ambiguë en effet, mais n'oublions pas qu'il reste des instituteurs, et même des professeurs de collège. Ces corps sont en extinction, mais les survivants sont encore là. De plus il n'est pas tout à fait exact que les enseignants sont recrutés à bac + 5. C'est le niveau ouvrant droit au concours externe qui classe un corps, à échelle indiciaire correspondante. Or le diplôme exigé pour le capes est la licence, exactement comme avant. Le reste, c'est le diplôme correspondant à l'année de préparation. On peut arguer que c'est bac + 4 du fait qu'il faut un master 1 pour intégrer effectivement les rangs des stagiaires, mais il fallait déjà dans les faits "perdre' un an de plus avant le cas avant. Les fonctionnaires de catégorie A devaient avoir la licence en poche au jour de leur intégration comme stagiaire (ceux qui passaient les concours la même année avaient intérêt à éviter la session de licence de septembre Laughing , et encore parfois même pas car il y avait des écoles qui démarraient en cours d'année, comme les défunts PTT). Il ne reste que les agrégés dans les fait à BAC +5.
A ce sujet, les agrégés ont été opportunément sortis de la catégorie A+ sur le rapport fonction publique et versés avec les certifiés, la moyenne de traitements indiquée venant des deux corps. Il n'y a plus que sur l'INSEE qu'ils sont professions intellectuelles supérieures. Ah oui, et pour les reconversions : là on nous dit bien qu'on ne peut pas postuler sur un A "type". Twisted Evil

De toute manière, le métier d'enseignant va être sciemment déclassé, sans le dire à la population bien évidemment, dans le but de ne plus recruter beaucoup de titulaires. Dans les perspectives de l'OCDE, il faut un enseignement concret, pas très haut, pour 80 % de la population, pour garantir l'employabilité (traduire : faire tout et n'importe quoi dans les "métiers de demain", flexibles et mobiles) et 20 du reste pour encadrer tout ça ou exercer les métiers où un bon bagage est indispensable et où les erreurs se paient cash (pilote, médecin, juriste de haut vol...) . Mais je crois bien que tout le reste est voué au mépris le plus absolu, et ça passe par des matières "inutiles". Il ne faut pas remonter bien loin pour entendre des charges publiques et télévisées d'hommes politiques contre le grec ancien "payé par le contribuable" (c'st vrai que ça doit coûter un pognon de dingue, toutes ces heures mises bout à bout, au moins le salaire d'un chargé d'une commission Théodule).

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"La réforme [...] c'est un ensemble de décrets qui s'emboîtent les uns dans les autres, qui ne prennent leur sens que quand on les voit tous ensemble". La stratégie du puzzle, expliquée sans détours par F. Robine.

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par Seifer le Sam 19 Jan - 14:59
@cassiopella a écrit:
@Lefteris a écrit:
Oui, raison de plus , près de 19 enseignants sur 20 ne sont pas agrégés, alors qu'est-ce que ça doit être. Sachant qu'il faut disposer d'un revenu trois fois supérieur au loyer, et que le moindre studio est à 700-800 €  minimum... Rolling Eyes
Je me suis toujours posée la question, comment font les néo-titulaires en IdF quand ils y sont affectés? Par exemple une personne a un poste à Créteil. Cette personne n'a pas de conjoint riche, ni de logement. Elle doit louer donc. Il faut débourser au moins 1000/mois. Heu.... J'imagine qu'elle ne peut pas dire à l'employeur "je ne peux pas prendre ce poste parce que je n'ai pas d'argent pour déménager en IdF"? Alors, que faire?

Après là-dessus, faut quand même être pragmatique. Un 30m² à presque 1k, c'est ridicule.

Je suis en colocation dans une grande maison, ce qui fait que je paie 450 euros par mois de loyer. Avant avec mon ex on vivait dans un 80m² et c'était 500 euros chacun. Ce qui est vraiment difficile, c'est de vivre seul.e. Etudiant je payais plus de 600 euros pour un pauvre 20m², plus jamais.

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par User23080 le Sam 19 Jan - 15:10
@Lefteris a écrit:C'est le niveau ouvrant droit au concours externe  qui classe un corps, à échelle indiciaire correspondante. Or le diplôme exigé pour le capes est la licence, exactement comme avant. Le reste, c'est le diplôme correspondant à l'année de préparation.  On peut arguer que c'est bac + 4 du fait qu'il  faut un master 1 pour intégrer effectivement les rangs des stagiaires, mais  il fallait déjà dans les faits "perdre' un an de plus avant le cas avant. Les fonctionnaires de catégorie A devaient avoir la licence en poche au jour de leur intégration comme stagiaire (ceux qui passaient les concours la même année avaient intérêt à éviter la session de licence de  septembre Laughing , et encore parfois même pas car il y avait des écoles qui démarraient en cours d'année, comme les défunts PTT). Il ne reste que les agrégés dans les fait à BAC +5.
Je ne suis pas sûr que ce soit exactement ça. Je comprends ton propos pour dire que CAPES c'est bac +3 mais on exige une inscription en bac+4 tout de même qu'il faut valider pour devenir un stagiaire, c'est plus contraignant qu'avant.
Autre exemple : les attachés statisticiens de l'INSEE sont des catégories A mais recrute à Bac +2 (ils ont 2 à 3 ans de formation pour devenir des BAC +4). Les administrateurs de l'INSEE catégories A+ exigent une licence donc BAC+3 (ils ont 2 ans de formation pour devenir des BAC +5) alors que les agrégés doivent être BAC +5.
Les concours pour devenir enseignant de l'EN, sauf cas non portés à ma connaissance, sont les plus exigeants en terme de diplômes.
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