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Eloah
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par Eloah le Jeu 12 Sep 2019 - 20:39

Lire les propos de pas mal d'entre vous fait froid dans le dos quand on est parent d'un enfant atteint de l'une de ses pathologies ...
lilith888
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par lilith888 le Jeu 12 Sep 2019 - 20:46
@Eloah a écrit:
Lire les propos de pas mal d'entre vous fait froid dans le dos quand on est parent d'un enfant atteint de l'une de ses pathologies ...

Pourquoi Eloah ? Au contraire, j'ai trouvé les messages mesurés : les collègues expliquent bien que si l'enfant peut suivre en classe dans un cursus normal malgré son handicap, pas de problème. Là où ça devient ingérable c'est quand l'enfant handicapé a un handicap tellement lourd que l'inclusion est néfaste à tous les niveaux : profs, élève lui-même et l'ensemble de ses camarades.

Personnellement, je ne me suis absolument pas sentie blessée par les messages car je partage absolument ce qui est exprimé ici en tant que prof.
Eloah
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par Eloah le Jeu 12 Sep 2019 - 20:54
Je ne veux pas citer de propos exact car il n'est pour moi question d'incriminer personne (car je comprends aussi la véhémence de certains, moi aussi je suis prof !) mais je trouve ces propos assez violents à lire, pour ma part. Le ton, les mots employés sont durs, certains apportent des nuances mais ils ne sont pas majoritaires, en particulier dans la 1ère page du sujet. Sans doute cela me renvoie-t-il à ce que nous avons vécu l'année dernière quand ma fille a été radiée du jour au lendemain de son collège (alors que paradoxalement avec ses profs cela se passait bien), c'est peut-être moi qui prends tout cela trop à cœur.
Zagara
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par Zagara le Jeu 12 Sep 2019 - 21:02
Ce qui est violent c'est la manière dont l'institution traite les enfants handicapés, plutôt que le constat que font les témoins de cette violence.
Cléopatra2
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par Cléopatra2 le Jeu 12 Sep 2019 - 21:06
Ta fille peut suivre en classe, Eloah, et elle n'empêche pas les autres de suivre. Elle ne nécessite aucune adaptation particulière, mis à part une AVS. Je crois que les situations comme la sienne ne sont pas celles traitées dans ce fil.
Une PE que je connais racontait qu'une année elle avait en classe un élève qui pétait un plomb si on croisait son regard et dans d'autres circonstances. Dès qu'elle se tournait vers le tableau pour écrire, elle pleurait en silence tellement c'était affreux. Est-ce que l'inclusion de cet élève était une bonne chose pour lui, pour la classe, pour l'enseignante?
ysabel
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par ysabel le Jeu 12 Sep 2019 - 21:06
@Cléopatra2 a écrit:J'ai cette année un élève autiste Asperger qui ne se concentre pas. Il n'a que 12h d'AVS (et encore, elle est 2h sur 3 dans mon cours). Mais quand elle n'est pas là, il faut lui dire tout le temps 10 fois quoi faire, le rappeler etc.
Il est tombé des nues quand je lui ai dit que je ne mettais pas les cours sur Pronotes et qu'un camarade lui photocopierait son cahier. Il doit avoir un 1/3 temps pour composer. Comment faire???? C'est impossible. Lui multiplier sa note par un coefficient n'ira pas, clairement.
Cet élève, bien que normalement intelligent, ne peut pas suivre dans de telles conditions, il lui faudrait un prof en cours particulier et bien plus qu'un 1/3 temps.

Dans une de mes secondes aussi et il a des accès de violence incontrôlée sauf que personne n'est au courant, si on le sait, c'est qu'une collègue en a subi une, le gamin lui a expliqué ensuite et elle nous a mis au courant par mail. Pour le moment, je n'ai pas de problème avec mais il est sans cesse à l'ouest et je le laisse faire ses petits carreaux à la règle car je suppose que cela lui permet de gérer son stress.

Cette après-midi, une élève me demande si elle peut sortir (je voyais bien qu'elle se sentait mal) : elle est atteinte de crises de tétanie subites et évidemment, personne n'est au courant.


Je suis très énervée par cela car pour l'un comme pour l'autre, ce ne sont pas des pathologies qui leur sont arrivées durant cet été : on devrait le savoir dès le jour de la pré-rentrée.

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meevadeborah
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par meevadeborah le Jeu 12 Sep 2019 - 21:24
Je n'arrive pas à avoir vraiment une position claire sur le sujet. Quand j'entends parler d'enfant "normal", évidemment, je comprends le concept et je ne suis pas du genre à éviter tous les mots qui risquent de choquer (comme vieux ou mort...) mais là, ça suppose que le handicap ne ferait pas partie de la vie "normale" et c'est regrettable.
On dit que l'inclusion ne doit pas se faire au détriment des autres enfants, mais pourquoi prendre les autres enfants comme la norme ? Où faut-il placer le curseur ? Ne faut-il pas apprendre aux enfants "normaux" (du coup) à attendre ceux qui sont plus lents, à aider ceux qui ont des difficultés, à les côtoyer sans s'en exaspérer ?
Et d'un autre sens, ce n'est pas avec les conditions d'inclusion que l'on a actuellement que le regard sur les personnes handicapées sera positif. A ce titre, les AESH mutualisé(e)s vont encore détériorer les conditions d'accompagnement.
Je ne peux pas m'empêcher de penser qu'il faudrait tout de même plus de mixité.
Et puis, cela interroge sur la finalité de l'école et du collège. Est-ce un lieu d'instruction ? Car si c'est le cas, je ne donne pas cher de notre avenir. Avec les médias modernes, aurions-nous vraiment besoin d'école, ou de collège ? N'est-ce pas plutôt un lieu de sociabilisation, un lieu pour apprendre à vivre ensemble ?
Enfin, je n'oublie pas, comme Elyas le rappelait, qu'il n'y a pas si longtemps, aucun enfant autiste n'était scolarisé.
Peut-être n'est-il pas possible de scolariser tous les enfants, n'empêche que si nous avions des conditions meilleures (moins d'élèves par classe, la présence d'une enseignante spécialisée à temps plein dans la classe comme cela semble être le cas - à vérifier - dans d'autres pays comme la Belgique ou l'Italie), nous accepterions plus volontiers la présence de certains élèves. Il faudrait donc commencer par arrêter d'accepter des classes à 32 (en collège)...
C'est drôle, chaque fois que je réfléchis un tout petit peu à mon métier et à son avenir, je me sens au bord de la démission...
Mathador
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par Mathador le Jeu 12 Sep 2019 - 21:38
@meevadeborah a écrit:Et puis, cela interroge sur la finalité de l'école et du collège. Est-ce un lieu d'instruction ? Car si c'est le cas, je ne donne pas cher de notre avenir. Avec les médias modernes, aurions-nous vraiment besoin d'école, ou de collège ?
Oui, ne serait-ce que pour éviter de se faire enfumer par ce qui circule dans ces médias. Pour exercer son esprit critique dans de bonnes conditions, et donc éviter de se faire arnaquer intellectuellement sans tomber dans les théories du complot, il faut avoir des connaissances.
Si par exemple je te fournis un lien vers une page qui expose le lien entre les quaternions et les rotations dans l'espace, tu comprendras sans doute (si tu ne connais pas déjà le sujet), mais c'est parce que tu es déjà instruite en maths. Si je fournis ce même lien à un élève de 3ème ou un « pur littéraire », cela ne lui suffira pas.

@meevadeborah a écrit:N'est-ce pas plutôt un lieu de sociabilisation, un lieu pour apprendre à vivre ensemble ?
Dans ce domaine on peut difficilement faire pire compte tenu du regroupement par tranches d'âge étroites. Apprendre à vivre ensemble, c'est aussi apprendre à vivre avec des gens d'âge notablement différent.

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par Kimberlite le Jeu 12 Sep 2019 - 22:47
@meevadeborah a écrit:Je n'arrive pas à avoir vraiment une position claire sur le sujet. Quand j'entends parler d'enfant "normal", évidemment, je comprends le concept et je ne suis pas du genre à éviter tous les mots qui risquent de choquer (comme vieux ou mort...) mais là, ça suppose que le handicap ne ferait pas partie de la vie "normale" et c'est regrettable.
Tout dépend de ce qu'on entend par "handicap"...
Personnellement, je ne sais pas ce qu'est un enfant normal. Par contre, je sais ce que donne en cours un enfant qui ne peut vraiment pas s'en sortir au milieu des autres, même avec AVS. Là, on peut se dire qu'il y a quand même une limite à mettre.
C'est pareil en dehors des classes: on peut vivre avec des gens très différents, la société en rejette parfois à tort, par contre, dans certains contextes où la sécurité ou l'efficacité est en cause, on se voit obligé de mettre des limites.


On dit que l'inclusion ne doit pas se faire au détriment des autres enfants, mais pourquoi prendre les autres enfants comme la norme ? Où faut-il placer le curseur ? Ne faut-il pas apprendre aux enfants "normaux" (du coup) à attendre ceux qui sont plus lents, à aider ceux qui ont des difficultés, à les côtoyer sans s'en exaspérer ?
Certes... apprendre le respect de la différence est une bonne chose. Mais faut-il le faire au détriment des apprentissages? On est déjà descendu si bas, faut-il encore dégrader l'efficacité de notre système scolaire? Quand on n'aura plus d'ingénieurs qui tiennent la route, plus de chercheurs, plus de médecins corrects, plus de personnes capables d'écrire correctement, on fera quoi?
On ne peut balayer d'un revers de main, au nom de la diversité, la question de l'efficacité des apprentissages.
On devrait donc, dans l'idéal, trouver les meilleurs compromis, pour chaque élève. Certaines inclusions sont faites intelligemment: j'ai déjà eu un élève d'ULIS dans ma matière. Il venait seulement en SVT car il aimait cette matière, et tout se passait bien. Par contre, il aurait certainement souffert à être en inclusion totale.


Et d'un autre sens, ce n'est pas avec les conditions d'inclusion que l'on a actuellement que le regard sur les personnes handicapées sera positif. A ce titre, les AESH mutualisé(e)s vont encore détériorer les conditions d'accompagnement.
On retombe, évidemment, toujours dans la question des moyens...


Je ne peux pas m'empêcher de penser qu'il faudrait tout de même plus de mixité.
C'est de bons sentiments. Mais encore une fois, si c'est fait n'importe comment, c'est mauvais pour tous...

Et puis, cela interroge sur la finalité de l'école et du collège. Est-ce un lieu d'instruction ? Car si c'est le cas, je ne donne pas cher de notre avenir.
Tu veux que l'instruction se fasse où, sinon? Oui, l'avenir n'est pas joli (et la question de l'inclusion n'est malheureusement qu'une des variables en cause).


Avec les médias modernes, aurions-nous vraiment besoin d'école, ou de collège ?
Tu crois vraiment que les médias actuels peuvent jouer le rôle d'enseignants? Je sais bien que c'est la rengaine de certains politiques, pédagos ou médias, mais quand même, ce genre d'interrogation de la part d'un enseignant m'étonne... il suffit de voir l'usage que font nos élèves d'internet, et on comprend vite que le numérique ne nous sauvera pas (les élèves actuels sont encore plus ignares en technologies que nous ne l'étions à notre époque. A part savoir cliquer sur une souris ou tapoter sur un écran... ils ne comprennent même plus ce qu'est un fichier, un dossier...).


N'est-ce pas plutôt un lieu de sociabilisation, un lieu pour apprendre à vivre ensemble ?
Non, pitié, pas le "vivre ensemble". D'ailleurs, j'ai de gros doutes sur le "vivre ensemble". Mauvais souvenirs de l'an derniers, où dans l'horrible classe dont j'étais pp, des élèves sérieuses subissaient le chahut, me signalaient le manque de respect des autres, le manque de respect des profs (avec même du racisme à la clé). Je n'ai cessé de relayer leur message... la CPE a pensé régler les choses avec des "conseils coopératifs" (j'aurais vraiment détesté ce genre de connerie si j'avais été élève), le principal adjoint m'a renvoyée vers mes collègues (un de leurs enseignants était vraiment malmené, les élèves se plaignaient de ne pouvoir suivre... ben c'était à moi de parler au collègue, youpi!).
Enfin, bref, j'ai l'impression qu'on est en gros échec aussi de ce côté.

Enfin, je n'oublie pas, comme Elyas le rappelait, qu'il n'y a pas si longtemps, aucun enfant autiste n'était scolarisé.
Mais peut-on généraliser si facilement? L'autisme recouvre un très large spectre de symptômes... stagiaire, j'ai eu une collègue qui avait cours avec un élève autiste qui pouvait faire des crises violentes: tous les élèves de la classe étaient terrorisés, et elle-même avait peur...
Pour ma part, j'ai eu plusieurs élèves ayant des particularités autistiques, et ça s'est très bien passé (pour moi, ils étaient tout aussi normaux que pas mal d'autres élèves... on a une telle variété de personnalités, de problèmes...).


Peut-être n'est-il pas possible de scolariser tous les enfants, n'empêche que si nous avions des conditions meilleures (moins d'élèves par classe, la présence d'une enseignante spécialisée à temps plein dans la classe comme cela semble être le cas - à vérifier - dans d'autres pays comme la Belgique ou l'Italie), nous accepterions plus volontiers la présence de certains élèves. Il faudrait donc commencer par arrêter d'accepter des classes à 32 (en collège)...
C'est drôle, chaque fois que je réfléchis un tout petit peu à mon métier et à son avenir, je me sens au bord de la démission...
Le problème est toujours le même: on compte sur notre grand souci professionnel (et notre bêtise à toujours accepter plus) pour faire des économies, sur notre dos et celui des parents et élèves. Nos salaires sont en berne... et dans le cas de l'inclusion, on se mettra tout le monde à dos si on frappe du poing sur la table en disant que, non, ce n'est pas notre travail (et qu'on veut des sous, des AVS, moins d'élèves par classe...).

Evidemment, les médias ont encore bien préparé le terrain en montrant des exemples de rêves d'élèves inclus dans des conditions idéales, où tout le monde est content (c'est un peu le syndrôle Alvarez appliqué à l'inclusion). Du coup, si on n'est pas capable de s'occuper en même temps de 3 dyslexiques, un déficient visuel, un enfant hyperactif et 24 autre gamins (dont un battu par ses parents, un placé en foyer, un bon nombre de feignasses, de bavards, de gamins qui ne dorment pas assez, etc... sans oublier le précoce qui termine tout avant tout le monde et s'ennuie) on n'est qu'un vieux prof ronchon. Dès que je peux, je précise aux gens que j'ai plus de 300 élèves. Que c'est déjà une gageure de connaître les noms de tous. Oui, je fais des adaptations, mais je ne peux pas faire de miracle...

Ce métier va devenir intenable. Comment enseigner dans ces conditions jusqu'à plus de 60 ans? Mercredi, j'ai eu le bonheur d'enseigner en école de soins infirmiers. Oh, la vache, j'ai enchaîné 4 heures de cours, et je suis ressortie fraîche, heureuse...

Non, au nom de l'égalité des chances, au nom de la bienveillance, des grandes idées (que je partage, et aurais du mal à rejeter) on se fait bien avoir quand même...

En rêve, on pourrait évidemment imaginer des structures plus ouvertes, avec des moments d'exigence scolaire, mais aussi des moments "inclusifs" où, quel que soit le handicap, tous les enfants se rencontre et apprennent les uns des autres. On peut aussi envisager des choses passionnantes permettant la rencontre de personnes âgées, d'étrangers aussi... mais là, c'est un rêve, notre réalité est bien plus sordide, et l'institution ne nous laisse que peu de marge pour pouvoir exercer notre métier correctement.
K.
PS: on n'aurait pas tous les autres problèmes (salaires, retraites, parents pénibles, institution méprisante, administration inefficace et chronophage,...), je pourrais passer plus d'énergie à m'occuper efficacement de tous mes élèves, quelles que soient leurs particularités. Et j'apprécierais. Mais il va falloir qu'on apprenne aussi à dire non, et à exiger, pour le bien des enfants, que leur prise en charge soit faite correctement (ne reposant pas seulement sur nos épaules, mais aussi sur celles de personnes réellement qualifiées pour, qui s'y consacrent vraiment).

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[Marianne, rubrique Débattons] Les ravages de l'école inclusive sur les élèves en situation de handicap - Page 3 Empty Stop à la peur de l'inclusion

par Minot13 le Jeu 12 Sep 2019 - 23:34
Que doit on alors faire des ces ESH ?
N'est il pas préférable d'arrêter de s'opposer aux parents qui dans la majeure partie des cas en cas de handicap invisible ne souhaitent que la même chose: la formation et l'amélioration des statuts des enseignants. Ce n'est qu'en se battant ensemble que les conditions de travail peuvent s'améliorer. L'inclusion pourrait apporter des moyens si tant est que le combat soit au bon endroit. À l'encontre du Ministère.

Les propos employés ici sont assez orduriers.
Je ne souhaite à aucun de vous de vous retrouver en situation de devoir gérer le handicap d'un proche et encore moins d'un enfant.

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butters
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par butters le Jeu 12 Sep 2019 - 23:57
Personnellement, les élèves en inclusion ne me gênent pas (j'ai eu des ULIS) tant que c'est en bonne entente avec le prof d'ULIS qui nous permet de faire un break si l'élève sature du cours et que ce n'est plus productif. Les élèves dysquelque chose se multiplient pour sûr et en langues on a peu d'AVS puisque leurs heures sont en priorité sur Français, HG, Maths. Après tant que l'élève est volontaire pour moi ça me va.

Au final le plus rageant ce sont les élèves dit "normaux" qui perturbent/bordélisent, sont des saboteurs professionnels impunis, et qui m'empêchent par exemple d'expliquer correctement à l'élève qui a un retard de développement, ou de lui noter des phrases sur son cahier, de pouvoir passer voir pendant les activités vérifier que personne ne décroche. Oui parce que quand on fait du maintien de l'ordre à cause des élèves "normaux" qui foutent en l'air le fonctionnement correct du cours, sans vergogne, on ne peut plus prendre le temps pour ceux qui en ont cruellement besoin, ni pour ceux qui sont à l'aise et aimeraient se faire instruire correctement.

On devrait donc pouvoir accueillir un élève en inclusion, en ayant, en échange, le droit de virer un branlos de base qui bouffe du temps et ne veut rien faire, mais bon c'est sûrement trop extrême et pas politiquement correct.
Ce sont ces élèves là pour moi le problème et aucun autre.
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par Minot13 le Ven 13 Sep 2019 - 0:29
Tous ces posts me rappellent une question philosophique
Faut il sacrifier un individu pour l'intérêt général ?
Kimberlite
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par Kimberlite le Ven 13 Sep 2019 - 0:39
butters: effectivement, si on pouvait virer les emm...eurs, on aurait plus de temps ou d'énergie pour tous les élèves, handicap ou pas handicap.
Ce n'est pas vraiment du handicap (quoique, on avait quelques élèves particuliers), mais j'ai pris beaucoup de plaisir une année à enseigner quelques heures en SEGPA. J'ai adoré mes élèves, même si c'était parfois loin d'être simple. Souvent, ce qui me gênait était plutôt l'impression de ne pas savoir m'adapter (aucune formation, peu d'expérience même en classe "normale"). Mais ils étaient moins nombreux que mes autres classes: on pouvait mieux se connaître, je pouvais mieux tenir compte de chacun. On revient toujours au même point: si on nous en donne les moyens, il n'y a aucune raison de ne pas accepter en inclusion tous les élèves pour lesquels c'est possible (avec adaptations, AVS, etc...).

Quand on parle du "vivre ensemble": c'est vrai que ça ne devrait pas poser de problème, et ce serait enrichissant pour tous, et certainement peu pénalisant pour les élèves si on pouvait s'assurer que l'inclusion se fasse avec des élèves vraiment capables de "vivre ensemble", et si on sanctionnait correctement aussi les comportements inacceptables. Mais quand je vois le peu de cas qui a été fait l'an dernier de mes élèves les plus perturbateurs (malgré signalements, rencontre des parents, etc.), je ne sais pas de quoi ils seraient capables face à des élèves présentant un handicap (enfin si, pour l'un d'entre eux, dérapage assuré).

K.
PS: Minot, où sont les propos orduriers? Y a-t-il quelque chose qui t'ait choqué dans ce que j'ai écrit?


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par butters le Ven 13 Sep 2019 - 0:48
@Kimberlite a écrit:butters: effectivement, si on pouvait virer les emm...eurs, on aurait plus de temps ou d'énergie pour tous les élèves, handicap ou pas handicap.
Ce n'est pas vraiment du handicap (quoique, on avait quelques élèves particuliers), mais j'ai pris beaucoup de plaisir une année à enseigner quelques heures en SEGPA. J'ai adoré mes élèves, même si c'était parfois loin d'être simple. Souvent, ce qui me gênait était plutôt l'impression de ne pas savoir m'adapter (aucune formation, peu d'expérience même en classe "normale"). Mais ils étaient moins nombreux que mes autres classes: on pouvait mieux se connaître, je pouvais mieux tenir compte de chacun. On revient toujours au même point: si on nous en donne les moyens, il n'y a aucune raison de ne pas accepter en inclusion tous les élèves pour lesquels c'est possible (avec adaptations, AVS, etc...).

Quand on parle du "vivre ensemble": c'est vrai que ça ne devrait pas poser de problème, et ce serait enrichissant pour tous, et certainement peu pénalisant pour les élèves si on pouvait s'assurer que l'inclusion se fasse avec des élèves vraiment capables de "vivre ensemble", et si on sanctionnait correctement aussi les comportements inacceptables. Mais quand je vois le peu de cas qui a été fait l'an dernier de mes élèves les plus perturbateurs (malgré signalements, rencontre des parents, etc.), je ne sais pas de quoi ils seraient capables face à des élèves présentant un handicap (enfin si, pour l'un d'entre eux, dérapage assuré).

K.
PS: Minot, où sont les propos orduriers? Y a-t-il quelque chose qui t'ait choqué dans ce que j'ai écrit?


Même constat pour les SEGPA, hyper enthousiastes, impeccables en oraux du DNB, curieux sur les activités, niveaux souvent meilleurs que certains "normaux", car concentrés, de vraiment chouettes élèves!

Et oui même constat, les élèves perturbateurs sont le poison de nos classes et ont un boulevard d'impunité, c'est EUX qu'il faut sortir du système, mais non chaque année on doit prendre sur soit, faire des rapports, un élève est viré, un autre viré d'ailleurs arrive bref, ce problème est ignoré/tabou/ou alors je me l'imagine, de toute façon ça en fait un parmi tellement d'autres qu'il n'y a plus grand chose à faire..
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par Minot13 le Ven 13 Sep 2019 - 6:09
@kimberlite non pas sur le vôtre. Première et seconde page où les ESH et les tueurs en série semblent trop s'apparenter, où l'exclusion scolaire des ESH est demandé au lieu de meilleurs moyens financiers, où les ESH devraient être seulement entre eux pour ne pas déranger ert encore quand on 'e veut pas les parquer en psychiatrie
ipomee
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par ipomee le Ven 13 Sep 2019 - 6:38
Minot13, il n'est pire que sourd que qui ne veut entendre !

En l'occurence, personne ne rejette les handicapés, ni ne les assimile à des tueurs en série. Honte à vous pour ces propos.

Il faut lire ce que les gens disent : les profs sont tous OK pour accueillir des enfants handicapés qui peuvent suivre un cours. Ils font leur métier de prof.

Pour ce qui est d'accueillir des enfants handicapés qui ont d'autres besoins, les profs ne sont pas compétents pour ces besoins. C'est aussi simple que cela.
Dame Tartine
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par Dame Tartine le Ven 13 Sep 2019 - 6:43
@Minot13 a écrit:Tous ces posts me rappellent une question philosophique
Faut il sacrifier un individu pour l'intérêt général ?

Faut-il sacrifier une classe entière et l'enseignant pour un individu ? Un élève avec de graves troubles psy et des accès de violence par exemple ?

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Rendash
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par Rendash le Ven 13 Sep 2019 - 6:46
Ha, nous y voilà : "Comment ?! Vous n'êtes pas pour l'inclusion ?! Mais vous êtes donc pour l'exclusion ! affraid "

C'était décidément un coup de com' génial que de baptiser inclusion le largage sans conditions ni moyens de tous les élèves dans le même tonneau, pour que vogue la galère (mais le moins cher possible, hein, faut pas déconner).

Mais j'attends toujours qu'on m'explique comment je dois me démerder quand j'ai dans une même classe de REP+ quatre élèves relevant de l'ULIS, cinq dys-quelque-chose, trois allophones, un autiste sans son AVS dans mon cours, deux emmerdeurs, sans parler des six élèves en grande difficulté (mais ceux-là, on s'en fout, ce n'est pas vendeur).
Tu fais comment, toi, concrètement ? Je serai ravi de lire tes propositions concrètes (concrètes, hein. parce que le "il faut tout se battre dans le même sens", toussah, c'est bien joli, mais en attendant j'ai des élèves en souffrance, moi), juste après ta présentation.

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[Marianne, rubrique Débattons] Les ravages de l'école inclusive sur les élèves en situation de handicap - Page 3 1498064902



"Ce serait un bien bel homme s’il n’était pas laid ; il est grand, bâti en Hercule, mais a un teint africain ; des yeux vifs, pleins d’esprit à la vérité, mais qui annoncent toujours la susceptibilité, l’inquiétude ou la rancune, lui donnent un peu l’air féroce, plus facile à être mis en colère qu’en gaieté. Il rit peu, mais il fait rire. [...] Il est sensible et reconnaissant ; mais pour peu qu’on lui déplaise, il est méchant, hargneux et détestable."
Rendash
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par Rendash le Ven 13 Sep 2019 - 6:47
@ipomee a écrit:

Il faut lire ce que les gens disent : les profs sont tous OK pour accueillir des enfants handicapés qui peuvent suivre un cours. Ils font leur métier de prof.

Pour ce qui est d'accueillir des enfants handicapés qui ont d'autres besoins, les profs ne sont pas compétents pour ces besoins. C'est aussi simple que cela.


Keuwaaah ?! affraid Mais tu es pour l'exclusion ! Scandale !! [Marianne, rubrique Débattons] Les ravages de l'école inclusive sur les élèves en situation de handicap - Page 3 2932675289

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"Ce serait un bien bel homme s’il n’était pas laid ; il est grand, bâti en Hercule, mais a un teint africain ; des yeux vifs, pleins d’esprit à la vérité, mais qui annoncent toujours la susceptibilité, l’inquiétude ou la rancune, lui donnent un peu l’air féroce, plus facile à être mis en colère qu’en gaieté. Il rit peu, mais il fait rire. [...] Il est sensible et reconnaissant ; mais pour peu qu’on lui déplaise, il est méchant, hargneux et détestable."
ipomee
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Vénérable

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par ipomee le Ven 13 Sep 2019 - 7:00
@Rendash a écrit:Ha, nous y voilà : "Comment ?! Vous n'êtes pas pour l'inclusion ?! Mais vous êtes donc pour l'exclusion ! affraid "

C'était décidément un coup de com' génial que de baptiser inclusion le largage sans conditions ni moyens de tous les élèves dans le même tonneau, pour que vogue la galère (mais le moins cher possible, hein, faut pas déconner).

Mais j'attends toujours qu'on m'explique comment je dois me démerder quand j'ai dans une même classe de REP+ quatre élèves relevant de l'ULIS, cinq dys-quelque-chose, trois allophones, un autiste sans son AVS dans mon cours, deux emmerdeurs, sans parler des six élèves en grande difficulté (mais ceux-là, on s'en fout, ce n'est pas vendeur).
Tu fais comment, toi, concrètement ? Je serai ravi de lire tes propositions concrètes (concrètes, hein. parce que le "il faut tout se battre dans le même sens", toussah, c'est bien joli, mais en attendant j'ai des élèves en souffrance, moi), juste après ta présentation.

Tu es donc pour l'exclusion ! C'est pas bien !
Rendash
Rendash
Enchanteur

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par Rendash le Ven 13 Sep 2019 - 7:05
Embarassed

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"Ce serait un bien bel homme s’il n’était pas laid ; il est grand, bâti en Hercule, mais a un teint africain ; des yeux vifs, pleins d’esprit à la vérité, mais qui annoncent toujours la susceptibilité, l’inquiétude ou la rancune, lui donnent un peu l’air féroce, plus facile à être mis en colère qu’en gaieté. Il rit peu, mais il fait rire. [...] Il est sensible et reconnaissant ; mais pour peu qu’on lui déplaise, il est méchant, hargneux et détestable."
Minot13
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par Minot13 le Ven 13 Sep 2019 - 7:05
J'ai en effet une proposition, nous associer pour défendre les conditions de travail dignes. Prôner des effectifs amoindris et s'en prendre aux vrais responsables soit l'institution éducation nationale. Il faut également revoir nos réflexion sur les intelligences différenciées qui n'ont pas leur place en psychiatrie. Il faut que les profs soient intégrés et non les derniers dans les décisions et les processus. Parent d'un enfant autiste, je vois peut être davantage les 2 cotés du problème.
De plus, les outils aidant les ESH sont des aides pour les enfants en difficultés.
Cléopatra2
Cléopatra2
Expert

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par Cléopatra2 le Ven 13 Sep 2019 - 7:08
Mais honnêtement, même avec 12 élèves, je ne vois pas comment accueillir un élève qui ne lit pas ou n'écrit pas en 6e, ou qui peut être violent, ou qui hurle 35 minutes sur 1 heure de cours. Ce n'est pas mon travail. Et je ne pourrais pas faire d'histoire-géo avec eux.
Thalia de G
Thalia de G
Médiateur

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par Thalia de G le Ven 13 Sep 2019 - 7:37
Minot13, il semble que vous ne soyez pas enseignante pour méconnaître ainsi les difficultés des collègues pour "inclure" les élèves en situation de handicap, et ce, quels que soient leur bonne volonté et leur dévouement.

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Le printemps a le parfum poignant de la nostalgie, et l'été un goût de cendres.
Soleil noir de mes mélancolies.
Minot13
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Niveau 1

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par Minot13 le Ven 13 Sep 2019 - 8:10
Je n'ai pas dit que c'était facile. Je dis que les profs sont confrontés à des difficultés telles quil est plus facile de rejeter une inclusion subie que de se révolter sur les conditions de travail et de suivi possible. L'inclusion doit pouvoir se faire dans de bonnes conditions et cela nécessite d'y mettre les moyens c'est tout ce que je dis.
Et je ne parle pas du cadre de travail qui est délabré des classes sans chauffage ou avec le plafond qui s'effondre
Zagara
Zagara
Guide spirituel

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par Zagara le Ven 13 Sep 2019 - 8:13
@Minot13 a écrit:Je n'ai pas dit que c'était facile. Je dis que les profs sont confrontés à des difficultés telles quil est plus facile de rejeter une inclusion subie que de se révolter sur les conditions de travail et de suivi possible. L'inclusion doit pouvoir se faire dans de bonnes conditions et cela nécessite d'y mettre les moyens c'est tout ce que je dis.
Et je ne parle pas du cadre de travail qui est délabré des classes sans chauffage ou avec le plafond qui s'effondre

Désolée mais il y a une vérité médicale : certains élèves sont impossibles à inclure. Quand la pathologie est telle que l'élève risque de tabasser des gens en cours ou de hurler aléatoirement plusieurs fois par heure, c'est impossible de l'intégrer à un climat scolaire normal. C'est pour ça qu'il existait des structures médicalo-pédagogiques spécialisées.
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