Un extrait du livre à paraître de Cécile Reveret : "La sagesse du professeur de français".
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Re: Un extrait du livre à paraître de Cécile Reveret : "La sagesse du professeur de français".
Nous sommes d'accord, Marquise. Vive la liberté !
V.Marchais- Grand Maître
Re: Un extrait du livre à paraître de Cécile Reveret : "La sagesse du professeur de français".
Hé bien moi, je suis enchantée de ces nouveaux programmes mais pour autant je ne jette pas au feu ceux de 96. Il y avait des choses intéressantes à prendre et à garder. Par ex, l'enseignement chronologique des textes en relation avec le programme d'Histoire.
L'enseignement en séquences pratiqué avec beaucoup de raison et d'intelligence est bien intéressant (surtout pour le professeur qui admire tous les liens et les passerelles qu'il a crées, il me semble
). J'y étais très à l'aise et je faisais de vrais cours de grammaire décrochés MAIS je n'avais pas de progression grammaticale et donc je ne revenais jamais sur ce qui avait été fait et qui n'était pas franchement acquis cqfd je n'avais pas de progression intelligente.
Ainsi, pour moi, l'idéal est de prendre des deux et de les croiser avec intelligence.
En début d'année par exemple, installer les natures de mots, les modes et les temps etc. Je ne vois pas comment je peux le relier à mes études de textes.
Bref, cette année mes deux progressions parallèles me ravissent et quand elles se croisent, j'en suis enchantée mais je ne cours pas après.
D'ailleurs, je me souviens d'un manuel très moderne, il me semble, dans ces approches grammaticales (cela ne me conviendrait plus vraiment) qui prônait une vraie progression grammaticale qui induirait la progression littéraire, il s'agit du M.A.G. chez Didier, vous connaissez ?
L'enseignement en séquences pratiqué avec beaucoup de raison et d'intelligence est bien intéressant (surtout pour le professeur qui admire tous les liens et les passerelles qu'il a crées, il me semble
). J'y étais très à l'aise et je faisais de vrais cours de grammaire décrochés MAIS je n'avais pas de progression grammaticale et donc je ne revenais jamais sur ce qui avait été fait et qui n'était pas franchement acquis cqfd je n'avais pas de progression intelligente. Ainsi, pour moi, l'idéal est de prendre des deux et de les croiser avec intelligence.
En début d'année par exemple, installer les natures de mots, les modes et les temps etc. Je ne vois pas comment je peux le relier à mes études de textes.
Bref, cette année mes deux progressions parallèles me ravissent et quand elles se croisent, j'en suis enchantée mais je ne cours pas après.
D'ailleurs, je me souviens d'un manuel très moderne, il me semble, dans ces approches grammaticales (cela ne me conviendrait plus vraiment) qui prônait une vraie progression grammaticale qui induirait la progression littéraire, il s'agit du M.A.G. chez Didier, vous connaissez ?

Thalie- Sage
Re: Un extrait du livre à paraître de Cécile Reveret : "La sagesse du professeur de français".
Mais Thalie, tous les professeurs qui travaillent en "grammaire décrochée" se réjouissent comme toi des liens qu'ils peuvent établir entre leurs deux progressions, et ces liens sont d'ailleurs incessants. Il ne faut pas tomber dans la caricature du cours cloisonné : cela n'existe pas. Refuser le dogme de la séquence, ce n'est pas s'interdire ces liens, tout naturels, c'est refuser d'en faire une obligation immédiate (on peut faire un cours décroché sur le COD et réinvestir cette notion dans les texte peu après), c'est refuser de faire prévaloir le lien entre les cours sur les cours eux-mêmes. Tu dis : "cette année mes deux progressions parallèles me ravissent et quand
elles se croisent, j'en suis enchantée mais je ne cours pas après." Mais justement, ce que je reproche aux programmes de 1996, c'est qu'ils nous obligeaient à courir après. Ca, c'est intolérable.
Par contre, je suis d'accord avec toi sur la critique du remaniement de la chronologie. Le programme de 5e est devenu beaucoup trop lourd eu égard à nos pauvres 4 heures officielles, quant à celui de 3e, je me demande bien quelles oeuvres patrimoniales du XXIe siècle je vais pouvoir proposer à mes élèves. Vous en connaissez beaucoup, vous ?
Mais justement, ce remaniement a été fait pour coller davantage au programme d'Histoire : le siècle de Louis XIV est passé en 5e et le programme de 4e commence désormais avec "les révolutions en Europe au XVIIIe et au XIXe siècle" (sic); par ailleurs, le XIXe, qui était au programme de 3e en Français (et c'est chouette de pouvoir étudier Balzac ou Zola avec des élèves un peu matures) n'a jamais été au programme d'Histoire, lequel commençait avec la première Guerre Mondiale. Là encore, on prouve qu'à vouloir trop systématiser le décloisonnement (Français / Histoire), on fait des bêtises.
Les nouveaux programmes ne sont pas parfaits, ce n'est pas mon propos. Je ne me remets pas de la disparition des Lumières. Et si on se penche de près sur les progressions grammaticales, il y a beaucoup à redire (il y en a beaucoup parmi vous qui étudient la proposition subordonnée interrogative avant le discours indirect ?). Mais ceux qui critiquent ces nouveaux programmes en se proclamant "Résistants" (voir l'article d'Abraxas sur le sujet) ont pour projet de les faire disparaître purement et simplement pour retourner aux programmes de 1996. Il faut être prudent, travailler à améliorer ce qui peut l'être, mais ne pas donner de grain à moudre à ces individus.
elles se croisent, j'en suis enchantée mais je ne cours pas après." Mais justement, ce que je reproche aux programmes de 1996, c'est qu'ils nous obligeaient à courir après. Ca, c'est intolérable.
Par contre, je suis d'accord avec toi sur la critique du remaniement de la chronologie. Le programme de 5e est devenu beaucoup trop lourd eu égard à nos pauvres 4 heures officielles, quant à celui de 3e, je me demande bien quelles oeuvres patrimoniales du XXIe siècle je vais pouvoir proposer à mes élèves. Vous en connaissez beaucoup, vous ?
Les nouveaux programmes ne sont pas parfaits, ce n'est pas mon propos. Je ne me remets pas de la disparition des Lumières. Et si on se penche de près sur les progressions grammaticales, il y a beaucoup à redire (il y en a beaucoup parmi vous qui étudient la proposition subordonnée interrogative avant le discours indirect ?). Mais ceux qui critiquent ces nouveaux programmes en se proclamant "Résistants" (voir l'article d'Abraxas sur le sujet) ont pour projet de les faire disparaître purement et simplement pour retourner aux programmes de 1996. Il faut être prudent, travailler à améliorer ce qui peut l'être, mais ne pas donner de grain à moudre à ces individus.

V.Marchais- Grand Maître
Re: Un extrait du livre à paraître de Cécile Reveret : "La sagesse du professeur de français".
Thalie a écrit:Hé bien moi, je suis enchantée de ces nouveaux programmes mais pour autant je ne jette pas au feu ceux de 96. Il y avait des choses intéressantes à prendre et à garder. Par ex, l'enseignement chronologique des textes en relation avec le programme d'Histoire.
L'enseignement en séquences pratiqué avec beaucoup de raison et d'intelligence est bien intéressant (surtout pour le professeur qui admire tous les liens et les passerelles qu'il a crées, il me semble). J'y étais très à l'aise et je faisais de vrais cours de grammaire décrochés MAIS je n'avais pas de progression grammaticale et donc je ne revenais jamais sur ce qui avait été fait et qui n'était pas franchement acquis cqfd je n'avais pas de progression intelligente.
Ainsi, pour moi, l'idéal est de prendre des deux et de les croiser avec intelligence.
En début d'année par exemple, installer les natures de mots, les modes et les temps etc. Je ne vois pas comment je peux le relier à mes études de textes.
Bref, cette année mes deux progressions parallèles me ravissent et quand elles se croisent, j'en suis enchantée mais je ne cours pas après.![]()
D'ailleurs, je me souviens d'un manuel très moderne, il me semble, dans ces approches grammaticales (cela ne me conviendrait plus vraiment) qui prônait une vraie progression grammaticale qui induirait la progression littéraire, il s'agit du M.A.G. chez Didier, vous connaissez ?
Entièrement d'accord avec ce que tu dis. On peut quand même faire des séquences intelligentes sans vendre son âme au diable.
Et je rejoins aussi Véronique quant aux apports indéniables des nouveaux programmes : l'abandon de la notion de discours, le retour de la grammaire de phrase et de l'enseignement du vocabulaire.
On peut quand même étudier l'argumentation sans passer par la notion de discours argumentatif et sans tout réduire à l'argumentation.
La grammaire de phrase, j'en ai toujours fait mais avec le problème soulevé par Thalie.
Quant au vocabulaire, c'est mon grand point faible et j'attends beaucoup des manuels.
Pour le mot SEQUENCE, j'ai quand même l'impression que s'il a disparu c'est parce que c'était un gros mot d'où la liberté qui nous est donnée de le remplacer par une autre appellation moins porteuse de pédagogisme.

MS- Neoprof expérimenté
Re: Un extrait du livre à paraître de Cécile Reveret : "La sagesse du professeur de français".
MS a écrit:Thalie a écrit:L'enseignement en séquences pratiqué avec beaucoup de raison et d'intelligence est bien intéressant (surtout pour le professeur qui admire tous les liens et les passerelles qu'il a crées, il me semble). J'y étais très à l'aise et je faisais de vrais cours de grammaire décrochés MAIS je n'avais pas de progression grammaticale et donc je ne revenais jamais sur ce qui avait été fait et qui n'était pas franchement acquis cqfd je n'avais pas de progression intelligente.
La grammaire de phrase, j'en ai toujours fait mais avec le problème soulevé par Thalie.
Tout est dans ce "MAIS", les filles.
Le travail en séquence tel qu'il a été élaboré dans les années 90 relève d'une bonne intention (on sait que l'enfer en est pavé) autant que d'une vision caricaturale de l'enseignement dit cloisonné. On a tenu pour négligeables les liens qui se font toujours entre les différents domaines du Français, à la faveur des lectures ou de la rédaction, et voulu les systématiser, les forcer. Le résultat est celui que vous décrivez : l'absence de réinvestissement et de fixation des connaissances. Mais dites-moi, ce n'est tout de même pas un détail ? C'est toute l'efficacité de notre enseignement qui est en cause. On va attendre encore combien de temps avant d'en prendre acte ?
Sur un autre fil, une collègue se plaint de ce que ses élèves ne retiennent rien, n'apprennent rien. Les causes en sont certainement diverses et la mauvaise interprétation du texte sur les devoirs est lourd de conséquences. Mais il faut aussi bien admettre que quand les élèves étudient les expansions du nom en novembre de l'année de 5e puis n'entendent plus jamais parler de complément du nom ni de relative avant la 4e, même époque à peu près, il est normal qu'ils n'aient plus qu'un souvenir très nébuleux de la leçon. On accuse souvent les élèves de mauvaise foi parce qu'ils sont capables de jurer que, non de non, le COD, ils ne l'ont pas étudié l'année dernière. Mais ce n'est pas de la mauvaise foi, je ne crois pas : ils ne se souviennent véritablement plus de l'avoir fait.
Bien sûr, le travail personnel des élèves est en cause, mais pas seulement. Et de toute façon, ça ne sert à rien de se lamenter sur des dimensions sur lesquelles nous ne pouvons pas agir. Par contre, nous pouvons agir sur l'organisation de nos cours, de nos exercices, de manière à réinvestir sans cesse ce qui a été étudié. On a étudié les natures de mots ? Pour chaque fonction étudiée, on devra en analyser les natures. On a étudié le sujet ? On fera des exercices mêlant analyse du sujet et du COD/COI, puis l'attribut, puis... et de l'analyse grammaticale et logique régulière. Mes élèves sont les mêmes que les vôtres - pas méchants, mais vraiment pas bosseurs - pourtant, je rabâche si bien les classes grammaticales et les principales fonctions, martelées tout au long de l'année, qu'ils finissent par acquérir ces bases. A mes yeux, c'est la seule chose qui compte. Mon attachement à une progression de grammaire autonome n'est pas une question de principe ou d'idéologie, mais une conséquence des effets constatés des deux méthodes, que j'ai essayées l'une et l'autre.

V.Marchais- Grand Maître
Re: Un extrait du livre à paraître de Cécile Reveret : "La sagesse du professeur de français".
MS, pour le vocabulaire, si déjà tu travailles systématiquement celui des textes, ça fait une bonne base. Au moins, c'est régulier (pas trop d'un coup). Pas besoin d'aller chercher midi à quatorze heures.

V.Marchais- Grand Maître
Re: Un extrait du livre à paraître de Cécile Reveret : "La sagesse du professeur de français".
Cette année j'ai décidé de faire à chaque séquence un contrôle que j'appelle de langue française, dans lequel je vais grosso modo poser les mêmes questions : analyse des temps verbaux, natures et fonctions... Je viens de corriger le premier, il est catastrophique, mais tant pis, je continue et j'espère que le deuxième sera meilleur.
Et je profite de chaque moment ( 10 minutes en fin d'heure parce qu'on a fini plus tôt) pour faire de l'analyse grammaticale. Il faut juste que j'aie sous la main une batterie de phrases car j'ai du mal à les improviser. On verra en fin d'année ce qu'il en est.
Et je profite de chaque moment ( 10 minutes en fin d'heure parce qu'on a fini plus tôt) pour faire de l'analyse grammaticale. Il faut juste que j'aie sous la main une batterie de phrases car j'ai du mal à les improviser. On verra en fin d'année ce qu'il en est.

MS- Neoprof expérimenté
Re: Un extrait du livre à paraître de Cécile Reveret : "La sagesse du professeur de français".
Je rejoins ce qui est dit. Je fais le même constat de notions grammaticales pas acquises car pas revues régulièrement. cependant je ne suis pas passée au cloisonnement pour une raison: je ne vois pas comment faire une progression grammaticale séparée sans faire des cours de grammaire spécifiques : par exemple grammaire le lundi, lecture le mardi...et je serais incapable de m'y tenir.
Comment refaire des notions grammaticales en soi sans compétement les détacher du reste?
Comment refaire des notions grammaticales en soi sans compétement les détacher du reste?

Reine Margot- Prophète
Re: Un extrait du livre à paraître de Cécile Reveret : "La sagesse du professeur de français".
Marquise, dans mes années de collège, je prenais un texte de dictée assez complexe (celle de Mérimée, par exemple) que je gardais comme fil conducteur des mois durant, analysant chacun des problèmes grammaticaux qu'il posait (et une bonne dictée les pose à peu près tous). Jusqu'à ce qu'il le sahe par cœur — et les problèmes adjacents itou.
Ridicule pour ridicule, mon modèle mental, c'était un film de guerre intitulé "les douze salopards", où l'instructeur (Lee Marvin) fait avaler par cœur à ses hommes (plutôt sous-doués), avec multiples répétitions et exercices sur le terrain, le déroulement très complexe d'une opération. La métaphore vaut ce qu'elle vaut, mais nos élèves sont dans la même situation : nous sommes les instructeurs, ils n'ont pas le choix, et nous devons les préparer à être lâchés sur le terrain, en sachant que ceux qui n'auront pas assimilé la leçon seront éliminés tout de suite. Et sans offrir de garantie que ceux qui l'auront intégrée ne seront pas éliminés aussi.
Ridicule pour ridicule, mon modèle mental, c'était un film de guerre intitulé "les douze salopards", où l'instructeur (Lee Marvin) fait avaler par cœur à ses hommes (plutôt sous-doués), avec multiples répétitions et exercices sur le terrain, le déroulement très complexe d'une opération. La métaphore vaut ce qu'elle vaut, mais nos élèves sont dans la même situation : nous sommes les instructeurs, ils n'ont pas le choix, et nous devons les préparer à être lâchés sur le terrain, en sachant que ceux qui n'auront pas assimilé la leçon seront éliminés tout de suite. Et sans offrir de garantie que ceux qui l'auront intégrée ne seront pas éliminés aussi.

Abraxas- Grand sage
Re: Un extrait du livre à paraître de Cécile Reveret : "La sagesse du professeur de français".
Pendant des mois? Déja qu'ils râlent quand on étudie une oeuvre pendant 3 semaines... 

Reine Margot- Prophète
Re: Un extrait du livre à paraître de Cécile Reveret : "La sagesse du professeur de français".
Jusqu'à ce qu'ils la sachent par cœur (je la connais bien par cœur moi-même…).

Abraxas- Grand sage
Re: Un extrait du livre à paraître de Cécile Reveret : "La sagesse du professeur de français".
V.Marchais a écrit:Mais Thalie, tous les professeurs qui travaillent en "grammaire décrochée" se réjouissent comme toi des liens qu'ils peuvent établir entre leurs deux progressions, et ces liens sont d'ailleurs incessants. Il ne faut pas tomber dans la caricature du cours cloisonné : cela n'existe pas. Refuser le dogme de la séquence, ce n'est pas s'interdire ces liens, tout naturels, c'est refuser d'en faire une obligation immédiate (on peut faire un cours décroché sur le COD et réinvestir cette notion dans les texte peu après), c'est refuser de faire prévaloir le lien entre les cours sur les cours eux-mêmes. Tu dis : "cette année mes deux progressions parallèles me ravissent et quand
elles se croisent, j'en suis enchantée mais je ne cours pas après." Mais justement, ce que je reproche aux programmes de 1996, c'est qu'ils nous obligeaient à courir après. Ca, c'est intolérable.
Par contre, je suis d'accord avec toi sur la critique du remaniement de la chronologie. Le programme de 5e est devenu beaucoup trop lourd eu égard à nos pauvres 4 heures officielles, quant à celui de 3e, je me demande bien quelles oeuvres patrimoniales du XXIe siècle je vais pouvoir proposer à mes élèves. Vous en connaissez beaucoup, vous ?Mais justement, ce remaniement a été fait pour coller davantage au programme d'Histoire : le siècle de Louis XIV est passé en 5e et le programme de 4e commence désormais avec "les révolutions en Europe au XVIIIe et au XIXe siècle" (sic); par ailleurs, le XIXe, qui était au programme de 3e en Français (et c'est chouette de pouvoir étudier Balzac ou Zola avec des élèves un peu matures) n'a jamais été au programme d'Histoire, lequel commençait avec la première Guerre Mondiale. Là encore, on prouve qu'à vouloir trop systématiser le décloisonnement (Français / Histoire), on fait des bêtises.
Les nouveaux programmes ne sont pas parfaits, ce n'est pas mon propos. Je ne me remets pas de la disparition des Lumières. Et si on se penche de près sur les progressions grammaticales, il y a beaucoup à redire (il y en a beaucoup parmi vous qui étudient la proposition subordonnée interrogative avant le discours indirect ?). Mais ceux qui critiquent ces nouveaux programmes en se proclamant "Résistants" (voir l'article d'Abraxas sur le sujet) ont pour projet de les faire disparaître purement et simplement pour retourner aux programmes de 1996. Il faut être prudent, travailler à améliorer ce qui peut l'être, mais ne pas donner de grain à moudre à ces individus.
Je me suis peut-être mal exprimé car je suis en tous points d'accord avec toi.
Je suis d'ailleurs très heureuse d'apprendre que ton manuel va être complété par une partie grammaire car ce n'est vraiment pas facile de travailler seul cette progression grammaticale logique, nous ne savons plus faire... Véronique, pourquoi ne pas investir les IUFM ou ce qu'il en reste et faire des vidéos, des DVD tout comme Sébastien Clerc, cela serait abracadrabantesque, n'est-ce pas ?
(dernière question : Nathan ne va-t-il pas réduire la part des textes pour faire un manuel unique ?

Thalie- Sage
Re: Un extrait du livre à paraître de Cécile Reveret : "La sagesse du professeur de français".
Thalie, les IUFM, c'est la chasse-gardée des IPR et autres formateurs : on n'y entre que par cooptation et là, c'est sûr, j'ai pas la cote. Mais je ne suis pas sûre de le regretter...
Pour les textes, la tentation première de l'éditeur, c'était de réduire la partie texte pour produire un manuel unique à coût constant. Bien sûr, nous, auteurs, avons argumenté en sens inverse. Finalement, nous avons trouvé un modus vivendi dans la suppression d'une petite dizaine de pages de textes - il faut bien faire des concessions - pour avoir une partie grammaire suffisamment substantielle sans déshabiller totalement l'anthologie.
Pour la vidéo, je laisse cette partie du combat à Abraxas qui fait ça comme personne.
Pour les textes, la tentation première de l'éditeur, c'était de réduire la partie texte pour produire un manuel unique à coût constant. Bien sûr, nous, auteurs, avons argumenté en sens inverse. Finalement, nous avons trouvé un modus vivendi dans la suppression d'une petite dizaine de pages de textes - il faut bien faire des concessions - pour avoir une partie grammaire suffisamment substantielle sans déshabiller totalement l'anthologie.
Pour la vidéo, je laisse cette partie du combat à Abraxas qui fait ça comme personne.

V.Marchais- Grand Maître
Re: Un extrait du livre à paraître de Cécile Reveret : "La sagesse du professeur de français".
Oui, c'était bien ce que je pensais pour la partie grammaire.
Quant aux IUFM, ma foi, on peut toujours rêver !
Pour la vidéo, je ne suis pas d'accord, tout le monde s'accorde à dire que tu étais très convaincante dans la vidéo qui présentait ton manuel.
Quant aux IUFM, ma foi, on peut toujours rêver !
Pour la vidéo, je ne suis pas d'accord, tout le monde s'accorde à dire que tu étais très convaincante dans la vidéo qui présentait ton manuel.

Thalie- Sage
Re: Un extrait du livre à paraître de Cécile Reveret : "La sagesse du professeur de français".
Comme bp, j'ai choisi depuis deux ans l'enseignement cloisonné et progressif de la grammaire (Thalie, Véronique, je souscris à tout ce que vous dites, comme d'habitude sur ce sujet).
Justement Marquise, je suis passée cette année au cloisonnement de ma semaine, et c'est étrange, je me bp plus libre, à l'aise, j'ai l'impression d'avoir plus de temps, je traite enfin mes leçons à fond, j'ai le temps de faire des textes, de la grammaire, du voc, ... C'est bp plus confortable pour moi (je sais chaque jour ce que je fais), et pour les élèves. Ca permet aussi de donner les devoirs d'une semaine sur l'autre. Je pensais cette façon de faire archaïque, j'en suis ravie !
marquisedemerteuil a écrit:cependant je ne suis pas passée au cloisonnement pour une raison: je ne vois pas comment faire une progression grammaticale séparée sans faire des cours de grammaire spécifiques : par exemple grammaire le lundi, lecture le mardi...et je serais incapable de m'y tenir.
Justement Marquise, je suis passée cette année au cloisonnement de ma semaine, et c'est étrange, je me bp plus libre, à l'aise, j'ai l'impression d'avoir plus de temps, je traite enfin mes leçons à fond, j'ai le temps de faire des textes, de la grammaire, du voc, ... C'est bp plus confortable pour moi (je sais chaque jour ce que je fais), et pour les élèves. Ca permet aussi de donner les devoirs d'une semaine sur l'autre. Je pensais cette façon de faire archaïque, j'en suis ravie !

sérafina- Expert
Re: Un extrait du livre à paraître de Cécile Reveret : "La sagesse du professeur de français".
Coucou Sérafina, je te suis en tous points. Tu te souviens que cet été, j'hésitais moi aussi, Marquise, comme toi, à programmer ma semaine car je pensais ne jamais m'y tenir.
Hé bien, comme le dit Sérafina, on se sent finalement beaucoup plus libre et j'ai l'impression d'avoir fait beaucoup plus de choses (des révisions surtout pour mes 3e).
Pour l'instant, je tâtonne et je ne voulais pas imposer un emploi du temps à mes élèves sans le suivre par la suite donc je fais du cloisonné/semaine à l'insu de leur plein gré.
En fait, j'ai fait un cours de conjugaison par semaine voire deux et un petit contrôle de conjugaison tous les mercredis quasiment depuis le début de l'année, ce qui permet en effet de donner des devoirs avec une semaine de délai.
Ensuite, quand je commence une lecture, je suis plus souple, je peux faire deux h. à la suite sur un texte.
Disons que pour l'instant, je m'astreins à faire chaque semaine de la lecture, de la grammaire/conjugaison. J'y arrive et cela me convient bien.
C'est plus difficile, pour moi, comme d'hab de faire de l'écriture chaque semaine, j'imagine à chaque fois que c'est la grande artillerie à présenter et je ne le fais pas souvent. Comment faites-vous pour les rédactions ?
Pour le vocabulaire, à part celui du textes, c'est plus difficile. Je ne me force pas à leur demander un réinvestissement.
Quoiqu'avec les 3e, j'ai réussi à leur demander d'intégrer le vocabulaire vu lors des séances de lecture dans leur rédaction.
Hé bien, comme le dit Sérafina, on se sent finalement beaucoup plus libre et j'ai l'impression d'avoir fait beaucoup plus de choses (des révisions surtout pour mes 3e).
Pour l'instant, je tâtonne et je ne voulais pas imposer un emploi du temps à mes élèves sans le suivre par la suite donc je fais du cloisonné/semaine à l'insu de leur plein gré.
En fait, j'ai fait un cours de conjugaison par semaine voire deux et un petit contrôle de conjugaison tous les mercredis quasiment depuis le début de l'année, ce qui permet en effet de donner des devoirs avec une semaine de délai.
Ensuite, quand je commence une lecture, je suis plus souple, je peux faire deux h. à la suite sur un texte.
Disons que pour l'instant, je m'astreins à faire chaque semaine de la lecture, de la grammaire/conjugaison. J'y arrive et cela me convient bien.
C'est plus difficile, pour moi, comme d'hab de faire de l'écriture chaque semaine, j'imagine à chaque fois que c'est la grande artillerie à présenter et je ne le fais pas souvent. Comment faites-vous pour les rédactions ?
Pour le vocabulaire, à part celui du textes, c'est plus difficile. Je ne me force pas à leur demander un réinvestissement.
Quoiqu'avec les 3e, j'ai réussi à leur demander d'intégrer le vocabulaire vu lors des séances de lecture dans leur rédaction.
Dernière édition par Thalie le Mar 3 Nov - 10:32, édité 1 fois

Thalie- Sage
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