Mobilisation contre les stages en responsabilité Master
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Mobilisation contre les stages en responsabilité Master
Motions de la 5e Coordination Nationale de la Formation Des Enseignants
Appel à la mobilisation
La CNFDE, réunie à l’Université Paris 3, le 24 octobre 2009 réaffirme que, de la maternelle à l’université, enseigner est un métier qui s’apprend.
Elle exige le retrait des décrets du 28 juillet 2009 et de la circulaire d’organisation des stages du 27 août 2009, qui conduit à ce que des étudiants deviennent des moyens d’enseignement, assumant des responsabilités qui devraient n’être confiées qu’à des fonctionnaires.
Elle dénonce une réforme qui obéit à une logique de réduction des coûts et de sélection sociale en ne rémunérant plus l’année de formation professionnelle. Elle vise à normaliser le recours à des personnels précaires, en dehors du statut de fonctionnaire d'État.
Elle appelle les personnels des IUFM et des UFR à ne pas participer à la mise en place des stages en responsabilité pour les étudiants préparant les concours de recrutement et à tout mettre en œuvre pour l’empêcher.
Elle appelle les enseignants, dans les écoles et les établissements du second degré, à ne pas participer à l’accueil, l’encadrement et l’évaluation des étudiants dans le cadre de ces stages.
Elle s’associe à l’inquiétude des parents d’élèves et les appelle à dénoncer la mise en place de ces stages.
Elle réaffirme son attachement au service public d'État d’enseignement et à une voie unique de recrutement et d’embauche, les concours nationaux. La formation, pour toute la profession, premier comme second degré, requiert une coopération étroite entre UFR, IUFM et formateurs de terrain.
Elle réaffirme que la réforme de la formation et du recrutement des enseignants, dite de la « mastérisation », détruit la formation initiale et continue des enseignants et contribue à détruire le service public de l’éducation nationale.
En conséquence, la CNFDE appelle les étudiants, stagiaires et collègues et parents d’élèves à se mobiliser dans les écoles, les établissements du second degré, les universités, les IUFM. En particulier, elle appelle à la journée de mobilisation du 17 novembre et à la grève du 24 novembre.
Motion
La réforme du recrutement et de la formation des enseignants contribue au démantèlement du service public d'État. Le désengagement de l'État se poursuit, avec une explosion des suppressions de postes, avec la fin d’une institution universitaire et laïque assurant une formation unique pour tous les enseignants à l’échelle du territoire national. Désormais, l'Éducation nationale serait la seule fonction publique sans école de formation : la porte est ainsi ouverte aux officines privées qui vendent de la formation d’enseignants.
Cette réforme fait courir de nombreux dangers au service public d’éducation :
une dégradation de la formation initiale,
un affaiblissement de la formation continue,
la suppression de la formation en alternance rémunérée, avec le statut de fonctionnaire stagiaire, suppression qui porte atteinte à la démocratisation du métier d’enseignant,
la dévolution de l’organisation de la formation post-concours aux seuls Rectorats et/ou Inspections Académiques,
le renforcement du recrutement d’enseignants hors concours et/ou précaires, qui remet en cause, à terme, le statut de la fonction publique d'État.
La circulaire sur l’« organisation de stages pour les étudiants en master se destinant aux métiers de l'enseignement » :
prépare la suppression de l’année de formation en alternance des fonctionnaires stagiaires,
réduit le temps de préparation au concours pour les étudiants et compromet leurs chances de réussite,
conduit à ce que des étudiants deviennent des moyens d’enseignement, assumant des responsabilités qui devraient n’être confiées qu’à des fonctionnaires,
introduit 50 000 nouveaux contrats précaires dans l'Éducation nationale,
sacrifie l’apprentissage des élèves pour pallier les difficultés de remplacement des enseignants et ne garantit pas la sécurité des enfants.
En conséquence, la coordination exige :
le retrait de la réforme des concours et du recrutement des enseignants,
le retrait des décrets du 28 juillet 2009,
le retrait de la circulaire d’organisation des stages,
le maintien de la formation en alternance rémunérée après le concours, avec le statut de fonctionnaire stagiaire, et avec une décharge des deux tiers pour la formation didactique et pédagogique,
le maintien des IUFM, en tant qu’écoles professionnelles, et de leur potentiel de formation et de recherche, en termes de personnels, de moyens et de lieux de formation,
un recrutement de fonctionnaires statutaires, de la maternelle à l’université, par concours et à la hauteur des besoins, selon un plan pluriannuel de recrutement,
le maintien d’un cadrage national et de programmes nationaux pour les épreuves des concours.
Elle s’élève contre le passage en force des ministères en demandant :
le maintien de la formation en alternance avec le statut de fonctionnaire stagiaire pour les lauréats du concours 2010, dans les mêmes conditions que pour les lauréats des concours 2009,
que tous les étudiants qui passent le concours 2010 puissent se présenter au concours 2011 et devenir fonctionnaires stagiaires.
En conséquence, la CNFDE appelle les étudiants, stagiaires et collègues à se mobiliser dans les écoles, les établissements du second degré, les universités, les IUFM. En particulier, elle appelle à la journée de mobilisation du 17 novembre et à la grève du 24 novembre.
Elle appelle à une nouvelle réunion de la CNFDE le samedi 28 novembre et décide de créer une commission de travail qui élaborera des contre-propositions, qui seront soumise à la CNFDE lors de la prochaine assemblée générale.
Textes adoptés à l'unanimité.
Site de la CNFDE : http://coordination-fde.org/
Liste de diffusion : cnfde@googlegroups.com
Appel à la mobilisation
La CNFDE, réunie à l’Université Paris 3, le 24 octobre 2009 réaffirme que, de la maternelle à l’université, enseigner est un métier qui s’apprend.
Elle exige le retrait des décrets du 28 juillet 2009 et de la circulaire d’organisation des stages du 27 août 2009, qui conduit à ce que des étudiants deviennent des moyens d’enseignement, assumant des responsabilités qui devraient n’être confiées qu’à des fonctionnaires.
Elle dénonce une réforme qui obéit à une logique de réduction des coûts et de sélection sociale en ne rémunérant plus l’année de formation professionnelle. Elle vise à normaliser le recours à des personnels précaires, en dehors du statut de fonctionnaire d'État.
Elle appelle les personnels des IUFM et des UFR à ne pas participer à la mise en place des stages en responsabilité pour les étudiants préparant les concours de recrutement et à tout mettre en œuvre pour l’empêcher.
Elle appelle les enseignants, dans les écoles et les établissements du second degré, à ne pas participer à l’accueil, l’encadrement et l’évaluation des étudiants dans le cadre de ces stages.
Elle s’associe à l’inquiétude des parents d’élèves et les appelle à dénoncer la mise en place de ces stages.
Elle réaffirme son attachement au service public d'État d’enseignement et à une voie unique de recrutement et d’embauche, les concours nationaux. La formation, pour toute la profession, premier comme second degré, requiert une coopération étroite entre UFR, IUFM et formateurs de terrain.
Elle réaffirme que la réforme de la formation et du recrutement des enseignants, dite de la « mastérisation », détruit la formation initiale et continue des enseignants et contribue à détruire le service public de l’éducation nationale.
En conséquence, la CNFDE appelle les étudiants, stagiaires et collègues et parents d’élèves à se mobiliser dans les écoles, les établissements du second degré, les universités, les IUFM. En particulier, elle appelle à la journée de mobilisation du 17 novembre et à la grève du 24 novembre.
Motion
La réforme du recrutement et de la formation des enseignants contribue au démantèlement du service public d'État. Le désengagement de l'État se poursuit, avec une explosion des suppressions de postes, avec la fin d’une institution universitaire et laïque assurant une formation unique pour tous les enseignants à l’échelle du territoire national. Désormais, l'Éducation nationale serait la seule fonction publique sans école de formation : la porte est ainsi ouverte aux officines privées qui vendent de la formation d’enseignants.
Cette réforme fait courir de nombreux dangers au service public d’éducation :
une dégradation de la formation initiale,
un affaiblissement de la formation continue,
la suppression de la formation en alternance rémunérée, avec le statut de fonctionnaire stagiaire, suppression qui porte atteinte à la démocratisation du métier d’enseignant,
la dévolution de l’organisation de la formation post-concours aux seuls Rectorats et/ou Inspections Académiques,
le renforcement du recrutement d’enseignants hors concours et/ou précaires, qui remet en cause, à terme, le statut de la fonction publique d'État.
La circulaire sur l’« organisation de stages pour les étudiants en master se destinant aux métiers de l'enseignement » :
prépare la suppression de l’année de formation en alternance des fonctionnaires stagiaires,
réduit le temps de préparation au concours pour les étudiants et compromet leurs chances de réussite,
conduit à ce que des étudiants deviennent des moyens d’enseignement, assumant des responsabilités qui devraient n’être confiées qu’à des fonctionnaires,
introduit 50 000 nouveaux contrats précaires dans l'Éducation nationale,
sacrifie l’apprentissage des élèves pour pallier les difficultés de remplacement des enseignants et ne garantit pas la sécurité des enfants.
En conséquence, la coordination exige :
le retrait de la réforme des concours et du recrutement des enseignants,
le retrait des décrets du 28 juillet 2009,
le retrait de la circulaire d’organisation des stages,
le maintien de la formation en alternance rémunérée après le concours, avec le statut de fonctionnaire stagiaire, et avec une décharge des deux tiers pour la formation didactique et pédagogique,
le maintien des IUFM, en tant qu’écoles professionnelles, et de leur potentiel de formation et de recherche, en termes de personnels, de moyens et de lieux de formation,
un recrutement de fonctionnaires statutaires, de la maternelle à l’université, par concours et à la hauteur des besoins, selon un plan pluriannuel de recrutement,
le maintien d’un cadrage national et de programmes nationaux pour les épreuves des concours.
Elle s’élève contre le passage en force des ministères en demandant :
le maintien de la formation en alternance avec le statut de fonctionnaire stagiaire pour les lauréats du concours 2010, dans les mêmes conditions que pour les lauréats des concours 2009,
que tous les étudiants qui passent le concours 2010 puissent se présenter au concours 2011 et devenir fonctionnaires stagiaires.
En conséquence, la CNFDE appelle les étudiants, stagiaires et collègues à se mobiliser dans les écoles, les établissements du second degré, les universités, les IUFM. En particulier, elle appelle à la journée de mobilisation du 17 novembre et à la grève du 24 novembre.
Elle appelle à une nouvelle réunion de la CNFDE le samedi 28 novembre et décide de créer une commission de travail qui élaborera des contre-propositions, qui seront soumise à la CNFDE lors de la prochaine assemblée générale.
Textes adoptés à l'unanimité.
Site de la CNFDE : http://coordination-fde.org/
Liste de diffusion : cnfde@googlegroups.com

neo- Expert spécialisé
Re: Mobilisation contre les stages en responsabilité Master
Mail envoyé par le SNES de Lille à tous les syndiqués le 24 septembre :
http://www.lille.snes.edu/spip.php?article1693
Formation des enseignants : alerte !
Les étudiants ne doivent pas devenir des moyens d’enseignement
Le recteur est en train de recenser les établissements susceptibles d’accueillir des étudiants passant les concours de recrutements (PLC1) ainsi que les maîtres de stage volontaires.
Le SNES de Lille vous invite à refuser de vous engager dans ce dispositif qui met gravement en péril la formation professionnelle des futurs enseignants : il s’agit en effet de mettre en responsabilité au cours de l’année des étudiants non formés, avant qu’ils aient réussi le concours, avec l’intention de les utiliser comme moyens de remplacement, le terrain tenant lieu de seule formation.
Autre régression : le recensement des établissements et des tuteurs se fait indépendamment de l’IUFM et des inspecteurs, dans une logique administrative et comptable, sans égard pour les enjeux pédagogiques, ni pour des étudiants en pleine préparation d’un concours exigeant.
Cerise sur le gâteau : les stages PLC1 ne seraient pas rémunérés pour les maîtres de stage !
Il est donc urgent d’informer vos collègues pour que le refus soit massif et pour réclamer une véritable formation professionnelle après le concours, alternant stage en situation et réflexion sur le métier.
http://www.lille.snes.edu/spip.php?article1693
Formation des enseignants : alerte !
Les étudiants ne doivent pas devenir des moyens d’enseignement
Le recteur est en train de recenser les établissements susceptibles d’accueillir des étudiants passant les concours de recrutements (PLC1) ainsi que les maîtres de stage volontaires.
Le SNES de Lille vous invite à refuser de vous engager dans ce dispositif qui met gravement en péril la formation professionnelle des futurs enseignants : il s’agit en effet de mettre en responsabilité au cours de l’année des étudiants non formés, avant qu’ils aient réussi le concours, avec l’intention de les utiliser comme moyens de remplacement, le terrain tenant lieu de seule formation.
Autre régression : le recensement des établissements et des tuteurs se fait indépendamment de l’IUFM et des inspecteurs, dans une logique administrative et comptable, sans égard pour les enjeux pédagogiques, ni pour des étudiants en pleine préparation d’un concours exigeant.
Cerise sur le gâteau : les stages PLC1 ne seraient pas rémunérés pour les maîtres de stage !
Il est donc urgent d’informer vos collègues pour que le refus soit massif et pour réclamer une véritable formation professionnelle après le concours, alternant stage en situation et réflexion sur le métier.

neo- Expert spécialisé
Re: Mobilisation contre les stages en responsabilité Master
Quelle forme va prendre la journée de mobilisation du 17?
Et une fois encore, ce ne sera qu'une grève d'un jour le 24, dont tout le monde ou presque sent déjà l'inutilité...
Et une fois encore, ce ne sera qu'une grève d'un jour le 24, dont tout le monde ou presque sent déjà l'inutilité...

stench- Esprit éclairé
Re: Mobilisation contre les stages en responsabilité Master
Communiqué SNES
http://www.snes.edu/Stages-en-master-une-circulaire.html
Stages en master : une circulaire inacceptable !
23 septembre 2009
Le ministère a publié le 20 août, sans concertation, une circulaire inacceptable concernant l’organisation des stages pour les étudiants de master préparant les concours.
Le ministère de l’éducation nationale a publié une circulaire le 20 août 2009 sur l’organisation des stages et l’accueil des étudiants de master dans les classes, à compter de cette année.
Rédigée sans concertation et au mépris des discussions qui ont eu lieu l’année dernière, cette circulaire pose de nombreux problèmes – simples « malentendus » selon le Ministre.
Si il s’agit de « malentendus », ces derniers doivent être levés et le Ministre doit ouvrir immédiatement des discussions afin de réécrire cette circulaire.
En premier lieu, elle fixe l’organisation des stages en responsabilité pour les étudiants de M2. En d’autres termes, l’étudiant – qui n’est pas encore admis au concours – prend la classe d’un enseignant en pleine responsabilité et se charge de l’enseignement pendant une durée de 108 h. En outre – et contre les engagements du précédent Ministre – les étudiants pourront assurer un service de 18 h hebdomadaire et être ainsi utilisés comme moyens de remplacement.
La mise en application par les recteurs ne s’est pas fait attendre. Dans l’académie de Montpellier, les collègues ont appris qu’ils devraient accueillir des stagiaires dès le 19 octobre. Lors des stages en responsabilité, les enseignants titulaires des classes sont laissés à la disposition des établissements, pour assurer une multitude de tâches, définies par les chefs d’établissement. Ce sont également ces derniers qui, au mépris de toutes considérations pédagogiques, seront chargés du « pilotage » des emplois du temps, des relations avec les équipes pédagogiques… Aucune réflexion sur le rôle des conseillers pédagogiques tant au niveau du conseil que de l’évaluation de ces stages n’a été entamée.
En second lieu, elle fixe, pour tous les étudiants de M1 des stages d’observation et de pratique accompagnée.
Si dans le cadre de la pré-professionnalisation que le SNES revendique, il peut y avoir de tels stages au cours du cursus universitaire, ceux-ci doivent être en lien avec l’ensemble des contenus de masters. La rédaction de la circulaire ne peut donc pas être déconnectée des contenus de masters et de l’organisation de l’année universitaire.
Le SNES appelle donc à la plus grande vigilance les collègues quant à l’organisation de ses stages. Il exige du Ministre qu’il lève les « malentendus » et modifie sa circulaire en conséquence.
Le SNES demande l’ouverture immédiate de discussions sur les points suivants :
— organisation de l’année de fonctionnaire stagiaire
— cadrage des maquettes de masters
— pré-recrutements
— rôle des IUFM
Le conseil national du SNES demande le retrait de la circulaire sur l’organisation des stages et appelle les personnels à s’opposer collectivement à l’organisation de stage qui conduirait à utiliser les stagiaires ou les tuteurs comme moyen de remplacement ou d’enseignement.
http://www.snes.edu/Stages-en-master-une-circulaire.html
Stages en master : une circulaire inacceptable !
23 septembre 2009
Le ministère a publié le 20 août, sans concertation, une circulaire inacceptable concernant l’organisation des stages pour les étudiants de master préparant les concours.
Le ministère de l’éducation nationale a publié une circulaire le 20 août 2009 sur l’organisation des stages et l’accueil des étudiants de master dans les classes, à compter de cette année.
Rédigée sans concertation et au mépris des discussions qui ont eu lieu l’année dernière, cette circulaire pose de nombreux problèmes – simples « malentendus » selon le Ministre.
Si il s’agit de « malentendus », ces derniers doivent être levés et le Ministre doit ouvrir immédiatement des discussions afin de réécrire cette circulaire.
En premier lieu, elle fixe l’organisation des stages en responsabilité pour les étudiants de M2. En d’autres termes, l’étudiant – qui n’est pas encore admis au concours – prend la classe d’un enseignant en pleine responsabilité et se charge de l’enseignement pendant une durée de 108 h. En outre – et contre les engagements du précédent Ministre – les étudiants pourront assurer un service de 18 h hebdomadaire et être ainsi utilisés comme moyens de remplacement.
La mise en application par les recteurs ne s’est pas fait attendre. Dans l’académie de Montpellier, les collègues ont appris qu’ils devraient accueillir des stagiaires dès le 19 octobre. Lors des stages en responsabilité, les enseignants titulaires des classes sont laissés à la disposition des établissements, pour assurer une multitude de tâches, définies par les chefs d’établissement. Ce sont également ces derniers qui, au mépris de toutes considérations pédagogiques, seront chargés du « pilotage » des emplois du temps, des relations avec les équipes pédagogiques… Aucune réflexion sur le rôle des conseillers pédagogiques tant au niveau du conseil que de l’évaluation de ces stages n’a été entamée.
En second lieu, elle fixe, pour tous les étudiants de M1 des stages d’observation et de pratique accompagnée.
Si dans le cadre de la pré-professionnalisation que le SNES revendique, il peut y avoir de tels stages au cours du cursus universitaire, ceux-ci doivent être en lien avec l’ensemble des contenus de masters. La rédaction de la circulaire ne peut donc pas être déconnectée des contenus de masters et de l’organisation de l’année universitaire.
Le SNES appelle donc à la plus grande vigilance les collègues quant à l’organisation de ses stages. Il exige du Ministre qu’il lève les « malentendus » et modifie sa circulaire en conséquence.
Le SNES demande l’ouverture immédiate de discussions sur les points suivants :
— organisation de l’année de fonctionnaire stagiaire
— cadrage des maquettes de masters
— pré-recrutements
— rôle des IUFM
Le conseil national du SNES demande le retrait de la circulaire sur l’organisation des stages et appelle les personnels à s’opposer collectivement à l’organisation de stage qui conduirait à utiliser les stagiaires ou les tuteurs comme moyen de remplacement ou d’enseignement.

neo- Expert spécialisé
Re: Mobilisation contre les stages en responsabilité Master
SNES de Lille
http://www.lille.snes.edu/spip.php?breve667
Stages PLC1
mercredi 4 novembre 2009
Devant l’ampleur du refus des collègues à prendre des étudiants PLC1 pouvant être mis en responsabilité dans leurs classes, le rectorat et l’IUFM ont voulu jouer la montre en envoyant le jour des vacances des ordres de mission pour l’accueil des étudiants (y compris à des maîtres de stage potentiels qui l’avaient refusé à l’avance), en fermant la direction de l’IUFM pendant ces mêmes vacances pour éviter toute réclamation, et en prévoyant le début du stage le jour de la rentrée, espérant que les collègues ne persisteront pas dans leur refus en étant mis devant le fait accompli. Dans le cas où ils persisteraient quand même, la solution est renvoyée au local : autrement dit, le chef d’établissement a les mains libres pour trouver à tout prix un maître de stage, exit l’IUFM et les inspecteurs. Et l’on voudrait nous faire croire qu’il s’agit d’une formation ?
http://www.lille.snes.edu/spip.php?breve667
Stages PLC1
mercredi 4 novembre 2009
Devant l’ampleur du refus des collègues à prendre des étudiants PLC1 pouvant être mis en responsabilité dans leurs classes, le rectorat et l’IUFM ont voulu jouer la montre en envoyant le jour des vacances des ordres de mission pour l’accueil des étudiants (y compris à des maîtres de stage potentiels qui l’avaient refusé à l’avance), en fermant la direction de l’IUFM pendant ces mêmes vacances pour éviter toute réclamation, et en prévoyant le début du stage le jour de la rentrée, espérant que les collègues ne persisteront pas dans leur refus en étant mis devant le fait accompli. Dans le cas où ils persisteraient quand même, la solution est renvoyée au local : autrement dit, le chef d’établissement a les mains libres pour trouver à tout prix un maître de stage, exit l’IUFM et les inspecteurs. Et l’on voudrait nous faire croire qu’il s’agit d’une formation ?

neo- Expert spécialisé
Re: Mobilisation contre les stages en responsabilité Master
neo a écrit:SNES de Lille
http://www.lille.snes.edu/spip.php?breve667
Stages PLC1
mercredi 4 novembre 2009
Devant l’ampleur du refus des collègues à prendre des étudiants PLC1 pouvant être mis en responsabilité dans leurs classes, le rectorat et l’IUFM ont voulu jouer la montre en envoyant le jour des vacances des ordres de mission pour l’accueil des étudiants (y compris à des maîtres de stage potentiels qui l’avaient refusé à l’avance), en fermant la direction de l’IUFM pendant ces mêmes vacances pour éviter toute réclamation, et en prévoyant le début du stage le jour de la rentrée, espérant que les collègues ne persisteront pas dans leur refus en étant mis devant le fait accompli. Dans le cas où ils persisteraient quand même, la solution est renvoyée au local : autrement dit, le chef d’établissement a les mains libres pour trouver à tout prix un maître de stage, exit l’IUFM et les inspecteurs. Et l’on voudrait nous faire croire qu’il s’agit d’une formation ?
Mais quelle bande d'enfoirés !

PFC- Niveau 9
Re: Mobilisation contre les stages en responsabilité Master
PFC a écrit:
Mais quelle bande d'enfoirés !
Ben ouais !
Dans mon collège, sur les 5 maîtres de stage désignés la veille des vacances, nous sommes 3 à refuser et à maintenir le refus à la rentrée (malgré une convocation à un "stage pour les maîtres de stage" (!) reçue hier) ; le principal renonce à trouver d'autres tuteurs "en interne", comme le demande pourtant le rectorat, et a envoyé un mail à l'IUFM pour réitérer notre refus et l'informer que nous ne participerons pas au stage à destination des tuteurs.

neo- Expert spécialisé
Re: Mobilisation contre les stages en responsabilité Master
Un article qui éclaire plutôt bien la manière dont les stagiaires devraient être utilisés dans les années à venir :
http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article3107
Stages : pourquoi 108 heures ? Analyse de Jean-Didier Zanos (U. de Rouen), 12 octobre 2009
(L’analyse porte exclusivement sur le second degré, avec le seul CAPES, sans prendre en compte l’année actuelle dite “de transition”)
La circulaire ministérielle n°2009-109 du 20 août 2009 (publiée au B.O. le 27 août) prévoit, pour les étudiants se destinant à l’enseignement, la mise en place chaque année d’au moins 50.000 stages en responsabilité. Ces étudiants devront ainsi prendre en charge, seuls, une classe pour une durée de 108 heures maximum sur l’année.
Mais pourquoi 108 heures ?
1) Il s’agit d’abord d’utiliser directement les étudiants comme moyens d’enseignement ; et en particulier, de couvrir à l’année les décharges des fonctionnaires-stagiaires en formation
Dans le nouveau système que voudrait mettre en place le gouvernement, les fonctionnaires- stagiaires du second degré bénéficieront, au cours de leur première année d’exercice, d’une décharge pour formation d’un tiers de service (au lieu de deux tiers aujourd’hui), soit 6 heures hebdomadaires pour un certifié. À point nommé, la circulaire ministérielle du 20 août 2009 précise que les stages en responsabilité effectués par les étudiants “pourront intervenir en particulier lorsque des enseignants suivent des formations”. Le rapport du recteur MAROIS, remis au ministre le 17 juillet 2009, prévoit explicitement que les stages en responsabilité devront couvrir l’ensemble de ces décharges de 6 heures : “Dans l’équilibre du système, il est prévu que l’intervention des étudiants M2 [sous forme de stages en responsabilité] compense globalement la décharge de formation des professeurs stagiaires”. MAROIS précise : “pour le second degré, l’apport d’un étudiant M2 est a priori de 108 h maximum soit 3 h par semaine ouvrée maximum” ; et il ajoute : “pour presque toutes les disciplines, on peut trouver des classes ayant un enseignement de la discipline pour 3h par semaine ou moins”.
Selon cette logique, deux étudiants permettent de compenser la décharge de 6 heures hebdomadaires d’un enseignant du second degré qui vient d’être recruté par concours : il suffit que chaque étudiant en responsabilité enseigne 3 heures par semaine toute l’année. La durée annuelle de référence dans le second degré étant de 36 semaines ouvrées maximum, ces trois heures hebdomadaires en responsabilité correspondent, sous une forme annualisée, à 3h x 36 semaines = 108 heures.
Ce qui permet à MAROIS de conclure, selon qu’un étudiant stagiaire fera 3 heures ou bien seulement 2 heures par semaine en responsabilité [les parenthèses dans la phrase suivante, lourdes mais éclairantes, sont dans le texte original de MAROIS] : “On peut affecter 2 (2x3h) ou 3 (3x2h) étudiants M2 pour couvrir sur l’ensemble de l’année (36 semaines) la décharge du professeur certifié (6h) “. Les étudiants ne seront donc pas “utilisés” seulement pour assurer des remplacements temporaires, ce qui serait déjà en soi totalement inadmissible. Avec 108 heures maximum, l’objectif est explicitement de permettre, de façon massive, des prises en charge de classes durant toute l’année. Le plus souvent, ces étudiants ne remplaceront donc aucun enseignant en particulier, mais seront transformés en véritables moyens d’enseignement.
Toujours selon la circulaire ministérielle : “ dans le second degré ils [les stages en responsabilité] pourront aussi contribuer à enrichir l’offre de formation”. Autrement dit, là encore, les étudiants prendront en charge des classes à l’année dans les lycées et collèges, ce que la future réforme des lycées devrait rendre techniquement plus facile (une même discipline, avec éventuellement des enseignants différents, serait en effet découpée à terme en deux ou trois segments, avec notamment un “accompagnement individualisé” en demi-groupe ou en petit groupe). La circulaire en précisant “ au moins 50.000 stages en responsabilité” semble même envisager une montée en puissance du dispositif.
2) Il s’agit ensuite de précariser avant même un éventuel recrutement et de supprimer environ 8. 500 postes dans le secondaire Ces stages en responsabilité ne sont donc que des vacations permettant la prise en charge à l’année de classes entières. Ainsi, la précarisation et la contractualisation débuteraient avant même le recrutement, avec des étudiants vacataires non volontaires de surcroit, puisque les stages en responsabilité seront une condition obligatoire pour obtenir un master professionnel (mention ou parcours enseignement).
Comme s’il fallait prendre tout de suite les “bonnes” habitudes (annualisation comprise) ! Avec au minimum 25.000 stages en responsabilité, les 25 000 autres concernant le primaire, un peu plus de 4.000 postes statutaires pourront être supprimés dans le secondaire puisqu’ils auront été couverts par ces étudiants contractuels qui seront des vacataires à l’année. En outre, en portant le service effectif des fonctionnaires-stagiaires à 12 heures lors de leur première année d’exercice, au lieu de 6 heures actuellement, c’est également un peu plus de 4.000 autres postes de fonctionnaires qui pourront être supprimés. Soit environ 8.500 postes dans le secondaire !
3) Il s’agit enfin et surtout de légitimer le recrutement massif d’enseignants non- fonctionnaires. L’introduction massive de stages en responsabilité effectués par des étudiants, qui est au cœur de la mastérisation, ne vise pas seulement une “économie” immédiate, fût-elle d’une dizaine de milliers de postes de fonctionnaires (suppression déjà absolument considérable, mais qui n’est pas reproductible d’une année sur l’autre). L’enjeu principal est de rendre légitime (en apparence) le recrutement, sans concours, d’enseignants non-fonctionnaires. Le diplôme de master professionnel (enseignement) garantirait par lui-même - notamment avec le stage en responsabilité - que tout diplômé de ce type serait à même d’enseigner, immédiatement et de façon “légitime”. Ces diplômés seraient alors recrutés sur contrat par le rectorat, voire directement par chaque établissement, ce qui permettrait de supprimer progressivement, voire brutalement, des postes de fonctionnaires, mais, cette fois, à une toute autre échelle.
Reçus ou non au concours, ces étudiants ayant obtenu un master professionnel n’auront-ils pas tous un même diplôme, avec les mêmes stages pratiques, diplôme réputé correspondre pour le secondaire à une sorte de certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré ? Et qui se souciera encore de l’effacement du caractère disciplinaire de la formation des enseignants du second degré, effacement disciplinaire que le format du nouveau concours servira à imposer et qui sera source de déqualification, de dévalorisation accrue de la fonction enseignante et d’un affaiblissement considérable du service public d’éducation (sans compter la quasi-disparition de la formation pratique après le recrutement) ?
Nous devons continuer à repousser cette “professionnalisation-mastérisation”, notamment en refusant de remonter les maquettes de master (enseignement) et en demandant le retrait des décrets sur la mastérisation et le retrait de la circulaire sur les stages.
http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article3107
Stages : pourquoi 108 heures ? Analyse de Jean-Didier Zanos (U. de Rouen), 12 octobre 2009
(L’analyse porte exclusivement sur le second degré, avec le seul CAPES, sans prendre en compte l’année actuelle dite “de transition”)
La circulaire ministérielle n°2009-109 du 20 août 2009 (publiée au B.O. le 27 août) prévoit, pour les étudiants se destinant à l’enseignement, la mise en place chaque année d’au moins 50.000 stages en responsabilité. Ces étudiants devront ainsi prendre en charge, seuls, une classe pour une durée de 108 heures maximum sur l’année.
Mais pourquoi 108 heures ?
1) Il s’agit d’abord d’utiliser directement les étudiants comme moyens d’enseignement ; et en particulier, de couvrir à l’année les décharges des fonctionnaires-stagiaires en formation
Dans le nouveau système que voudrait mettre en place le gouvernement, les fonctionnaires- stagiaires du second degré bénéficieront, au cours de leur première année d’exercice, d’une décharge pour formation d’un tiers de service (au lieu de deux tiers aujourd’hui), soit 6 heures hebdomadaires pour un certifié. À point nommé, la circulaire ministérielle du 20 août 2009 précise que les stages en responsabilité effectués par les étudiants “pourront intervenir en particulier lorsque des enseignants suivent des formations”. Le rapport du recteur MAROIS, remis au ministre le 17 juillet 2009, prévoit explicitement que les stages en responsabilité devront couvrir l’ensemble de ces décharges de 6 heures : “Dans l’équilibre du système, il est prévu que l’intervention des étudiants M2 [sous forme de stages en responsabilité] compense globalement la décharge de formation des professeurs stagiaires”. MAROIS précise : “pour le second degré, l’apport d’un étudiant M2 est a priori de 108 h maximum soit 3 h par semaine ouvrée maximum” ; et il ajoute : “pour presque toutes les disciplines, on peut trouver des classes ayant un enseignement de la discipline pour 3h par semaine ou moins”.
Selon cette logique, deux étudiants permettent de compenser la décharge de 6 heures hebdomadaires d’un enseignant du second degré qui vient d’être recruté par concours : il suffit que chaque étudiant en responsabilité enseigne 3 heures par semaine toute l’année. La durée annuelle de référence dans le second degré étant de 36 semaines ouvrées maximum, ces trois heures hebdomadaires en responsabilité correspondent, sous une forme annualisée, à 3h x 36 semaines = 108 heures.
Ce qui permet à MAROIS de conclure, selon qu’un étudiant stagiaire fera 3 heures ou bien seulement 2 heures par semaine en responsabilité [les parenthèses dans la phrase suivante, lourdes mais éclairantes, sont dans le texte original de MAROIS] : “On peut affecter 2 (2x3h) ou 3 (3x2h) étudiants M2 pour couvrir sur l’ensemble de l’année (36 semaines) la décharge du professeur certifié (6h) “. Les étudiants ne seront donc pas “utilisés” seulement pour assurer des remplacements temporaires, ce qui serait déjà en soi totalement inadmissible. Avec 108 heures maximum, l’objectif est explicitement de permettre, de façon massive, des prises en charge de classes durant toute l’année. Le plus souvent, ces étudiants ne remplaceront donc aucun enseignant en particulier, mais seront transformés en véritables moyens d’enseignement.
Toujours selon la circulaire ministérielle : “ dans le second degré ils [les stages en responsabilité] pourront aussi contribuer à enrichir l’offre de formation”. Autrement dit, là encore, les étudiants prendront en charge des classes à l’année dans les lycées et collèges, ce que la future réforme des lycées devrait rendre techniquement plus facile (une même discipline, avec éventuellement des enseignants différents, serait en effet découpée à terme en deux ou trois segments, avec notamment un “accompagnement individualisé” en demi-groupe ou en petit groupe). La circulaire en précisant “ au moins 50.000 stages en responsabilité” semble même envisager une montée en puissance du dispositif.
2) Il s’agit ensuite de précariser avant même un éventuel recrutement et de supprimer environ 8. 500 postes dans le secondaire Ces stages en responsabilité ne sont donc que des vacations permettant la prise en charge à l’année de classes entières. Ainsi, la précarisation et la contractualisation débuteraient avant même le recrutement, avec des étudiants vacataires non volontaires de surcroit, puisque les stages en responsabilité seront une condition obligatoire pour obtenir un master professionnel (mention ou parcours enseignement).
Comme s’il fallait prendre tout de suite les “bonnes” habitudes (annualisation comprise) ! Avec au minimum 25.000 stages en responsabilité, les 25 000 autres concernant le primaire, un peu plus de 4.000 postes statutaires pourront être supprimés dans le secondaire puisqu’ils auront été couverts par ces étudiants contractuels qui seront des vacataires à l’année. En outre, en portant le service effectif des fonctionnaires-stagiaires à 12 heures lors de leur première année d’exercice, au lieu de 6 heures actuellement, c’est également un peu plus de 4.000 autres postes de fonctionnaires qui pourront être supprimés. Soit environ 8.500 postes dans le secondaire !
3) Il s’agit enfin et surtout de légitimer le recrutement massif d’enseignants non- fonctionnaires. L’introduction massive de stages en responsabilité effectués par des étudiants, qui est au cœur de la mastérisation, ne vise pas seulement une “économie” immédiate, fût-elle d’une dizaine de milliers de postes de fonctionnaires (suppression déjà absolument considérable, mais qui n’est pas reproductible d’une année sur l’autre). L’enjeu principal est de rendre légitime (en apparence) le recrutement, sans concours, d’enseignants non-fonctionnaires. Le diplôme de master professionnel (enseignement) garantirait par lui-même - notamment avec le stage en responsabilité - que tout diplômé de ce type serait à même d’enseigner, immédiatement et de façon “légitime”. Ces diplômés seraient alors recrutés sur contrat par le rectorat, voire directement par chaque établissement, ce qui permettrait de supprimer progressivement, voire brutalement, des postes de fonctionnaires, mais, cette fois, à une toute autre échelle.
Reçus ou non au concours, ces étudiants ayant obtenu un master professionnel n’auront-ils pas tous un même diplôme, avec les mêmes stages pratiques, diplôme réputé correspondre pour le secondaire à une sorte de certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré ? Et qui se souciera encore de l’effacement du caractère disciplinaire de la formation des enseignants du second degré, effacement disciplinaire que le format du nouveau concours servira à imposer et qui sera source de déqualification, de dévalorisation accrue de la fonction enseignante et d’un affaiblissement considérable du service public d’éducation (sans compter la quasi-disparition de la formation pratique après le recrutement) ?
Nous devons continuer à repousser cette “professionnalisation-mastérisation”, notamment en refusant de remonter les maquettes de master (enseignement) et en demandant le retrait des décrets sur la mastérisation et le retrait de la circulaire sur les stages.

Ruthven- Doyen
Re: Mobilisation contre les stages en responsabilité Master
Bon allez, je me lance pour être l'avocat du diable :
Dans la prochaine réforme du lycée, il y aura des enseignements "d'exploration" (découverte d'une LV3, initiation aux SES, etc.) et de l'aide individualisée du genre soutien... Si les stagiaires M2 étaient affectés à ces enseignements-là, ce ne serait pas totalement absurde ?
Moi, ce que je ne comprends pas, c'est qu'on ne fasse pas des stages de pratique accompagnée : ça ne coûte pas très cher, et c'est bien plus efficace : observation + enseignement dans la classe du tuteur à raison de trois heures par semaine sur un trimestre.
Dans la prochaine réforme du lycée, il y aura des enseignements "d'exploration" (découverte d'une LV3, initiation aux SES, etc.) et de l'aide individualisée du genre soutien... Si les stagiaires M2 étaient affectés à ces enseignements-là, ce ne serait pas totalement absurde ?
Moi, ce que je ne comprends pas, c'est qu'on ne fasse pas des stages de pratique accompagnée : ça ne coûte pas très cher, et c'est bien plus efficace : observation + enseignement dans la classe du tuteur à raison de trois heures par semaine sur un trimestre.
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John- Admin
Re: Mobilisation contre les stages en responsabilité Master
John a écrit:Bon allez, je me lance pour être l'avocat du diable :
Dans la prochaine réforme du lycée, il y aura des enseignements "d'exploration" (découverte d'une LV3, initiation aux SES, etc.) et de l'aide individualisée du genre soutien... Si les stagiaires M2 étaient affectés à ces enseignements-là, ce ne serait pas totalement absurde ?
Moi, ce que je ne comprends pas, c'est qu'on ne fasse pas des stages de pratique [b]accompagnée : ça ne coûte pas très cher, et c'est bien plus efficace : observation + enseignement dans la classe du tuteur à raison de trois heures par semaine sur un trimestre.[/b]
Oui mais cela ne permet pas de faire des économies de postes ...


Loise- Vénérable
Re: Mobilisation contre les stages en responsabilité Master
J'avais déjà posté sur le même sujet il y a peu.
Sans grandes réactions de la part des lecteurs.
Il serait intéressant que les maîtres de stages (ou les autres) PLC2 cette année demandent à leur CDE les modalités pour 2010-2011.
Pour l'instant même les CDE sont dans le flou!
Le mien (acad. de Lille) l'était en octobre.
Il n'avait pas compris comme moi que:
2010-2011:
j'ai 18 heures-postes en AGL
je px soit créer un support définitif (ou reconduire) et dans ce cas UN POSTE certifié passe au mouvement.
Jusque là, rien de neuf!
Autre et nouvelle possibilité:
Je propose de prendre un reçu 2010 et je lui donne 12 heures à faire. Les 6 heures qui restent seront données à des étudiants en M1 (et plus tard, dès 2010-2011: à des reçus-collés (M2 avec CAPES ou vice versa).
Réalisez-vous les incidences sur les mut. à l'intra? Rien qu'à Lille, + ou - 80 PLC2 à affecter = 80 postes fixes en moins qui passent au mouvement!!!
Déjà qu'en AGL, à Lille, il n'y a plus assez de TZR... Alors QUI VA PRENDRE EN CHARGE les 6-8heures anciennement dévolues aux PLC2? Deviendront-ils des BMP pour les TZR? J'en doute, puisque de TZR disponibles, à LILLE, il n'y a plus en anglais.
Ou alors, on en trouvera, mais qui assureront un service sur 3 bahuts! GENIAL!
Je ne vous parle même pas des remplacements de courte durée! (vocation première des TZR! Quand j'ai commencé en 95: il y avait les TA (affectation à l'année) et les TR (remplacements de courte et moyenne durée)
ET OH, les gens!
Faudrait qu'on se réveille!!!!
Je suis pas TZR, ni contractuel: j'ai la chance d'avoir un poste fixe (et un pas trop mal) mais bon, c'est pas une raison!!! Dans mon bahut, les collègues s'en FOUTENT tout simplement!
Je ne suis pas syndiqué, mais la logique comptable et destructive de nos statuts / de l'EDUCATION NATIONALE est palpable, là? Ou suis-je le seul à l'y voir?
SW5
Sans grandes réactions de la part des lecteurs.
Il serait intéressant que les maîtres de stages (ou les autres) PLC2 cette année demandent à leur CDE les modalités pour 2010-2011.
Pour l'instant même les CDE sont dans le flou!
Le mien (acad. de Lille) l'était en octobre.
Il n'avait pas compris comme moi que:
2010-2011:
j'ai 18 heures-postes en AGL
je px soit créer un support définitif (ou reconduire) et dans ce cas UN POSTE certifié passe au mouvement.
Jusque là, rien de neuf!
Autre et nouvelle possibilité:
Je propose de prendre un reçu 2010 et je lui donne 12 heures à faire. Les 6 heures qui restent seront données à des étudiants en M1 (et plus tard, dès 2010-2011: à des reçus-collés (M2 avec CAPES ou vice versa).
Réalisez-vous les incidences sur les mut. à l'intra? Rien qu'à Lille, + ou - 80 PLC2 à affecter = 80 postes fixes en moins qui passent au mouvement!!!
Déjà qu'en AGL, à Lille, il n'y a plus assez de TZR... Alors QUI VA PRENDRE EN CHARGE les 6-8heures anciennement dévolues aux PLC2? Deviendront-ils des BMP pour les TZR? J'en doute, puisque de TZR disponibles, à LILLE, il n'y a plus en anglais.
Ou alors, on en trouvera, mais qui assureront un service sur 3 bahuts! GENIAL!
Je ne vous parle même pas des remplacements de courte durée! (vocation première des TZR! Quand j'ai commencé en 95: il y avait les TA (affectation à l'année) et les TR (remplacements de courte et moyenne durée)
ET OH, les gens!
Faudrait qu'on se réveille!!!!
Je suis pas TZR, ni contractuel: j'ai la chance d'avoir un poste fixe (et un pas trop mal) mais bon, c'est pas une raison!!! Dans mon bahut, les collègues s'en FOUTENT tout simplement!
Je ne suis pas syndiqué, mais la logique comptable et destructive de nos statuts / de l'EDUCATION NATIONALE est palpable, là? Ou suis-je le seul à l'y voir?
SW5

SW5 n roos' valley- Niveau 5
Re: Mobilisation contre les stages en responsabilité Master
SW5 n roos' valley a écrit:
Il serait intéressant que les maîtres de stages (ou les autres) PLC2 cette année demandent à leur CDE les modalités pour 2010-2011.
Pour l'instant même les CDE sont dans le flou!
Le mien (acad. de Lille) l'était en octobre.
Je suis à Lille aussi.
Les CDE ne sont au courant de rien et s'en plaignent eux-mêmes : chez nous le principal a d'abord organisé une consultation des collègues pour savoir qui ne souhaitait pas recevoir d'étudiants stagiaires PLC1. Il a ensuite fait remonter une liste au rectorat, de maîtres de stage potentiels. Or, la liste de maîtres de stage élaborée au final par le rectorat et envoyé dans les établissements la veille des vacances ne correspond pas du tout à la liste qu'avait élaborée le chef : sur les 5 tuteurs désignés, nous sommesà 3 à refuser ; d'autres qui étaient sur la liste du chef ne sont pas sur la liste du rectorat au final... Une perte de temps et d'énergie pour tous !
Tu as raison sur la pagaille qui va commencer à se présenter dès le CA sur la DHG, à mon avis : comment placer les lauréats des concours 2010 sur des blocs de 12h désormais ?? Faudra-t-il supprimer des postes définitifs 18h pour placer des lauréats de concours 12h ? Va-t-on envoyer des collègues faire de compléments de service pour pouvoir réserver des blocs de 12h ?
puisque de TZR disponibles, à LILLE, il n'y a plus en anglais.
Leur nombre a été divisé par 2 en 3 ans, alors que la discipline était déjà déficitaire il y a 3 ans...
ET OH, les gens!
Faudrait qu'on se réveille!!!!
Je suis pas TZR, ni contractuel: j'ai la chance d'avoir un poste fixe (et un pas trop mal) mais bon, c'est pas une raison!!! Dans mon bahut, les collègues s'en FOUTENT tout simplement!
Oui, faut qu'on se bouge !!
Le SNES a déjà appelé à refuser collectivement cette nouvelle organisation des stages. Dans mon collège, vu la façon dont cela s'est passé pour la désignation des maîtres de stages PLC1, il y a eu pas mal de réactions ; au moment de la consultation du principal pour savoir qui souhaitait ou non recevoir des stagiaires, beaucoup ont répondu qu'ils refusaient (un des arguments avancés : cette réforme va saboter la formation des nouveaux recrutés, et en plus ces étudiants ne sont ni qualifiés, ni rémunérés, contrairement aux stagiaires PLC2).
J'ai moi-même refusé d'être tuteur de PLC1, alors que j'étais désigné par le rectorat, et dans le même temps j'accepte d'être tuteur de pratique accompagnée pour un PLC2 (elle est effarée de voir que des PLC1 vont faire eux aussi des stages de pratique accompagnée, mais non rémunérés, et surtout des stages en responsabilité, seuls dans la classe sans tuteur, alors qu'ils sont juste étudiants).
Nous avons un CA à la fin du mois, je vais réfléchir à une motion que le CA pourrait présenter au Rectorat et à l'IA, si en heure d'info syndicale les collègues sont d'accord. En insistant en particulier sur l'opposition aux stages en responsabilité (hors de question que des étudiants sans le capes (et rémunérés comme vacataires) prennent nos classes en mai-juin sans la présence d'un tuteur dans la classe , et que le recours aux vacataires soit ainsi systématisé et officialisé par cette réforme du recrutement). L'idéal serait que les parents se joignent à cette motion si on la présente, je pense que c'est faisable chez nous.
On en parlera déjà à l'heure d'info syndicale pour la grève du mardi 24.

neo- Expert spécialisé
Re: Mobilisation contre les stages en responsabilité Master
Motion sur les stages de master adoptée par la CAA (commission administrative académique) du SNES de Lille :
http://www.lille.snes.edu/IMG/pdf_version_definitive_motion_formation_des_maitres_CAA_13_nov_2009.pdf
CAA de Lille vendredi 13 nov 2009
Motion IUFM de Douai / Stages PLC1
La CAA du SNES se félicite que le président de l'université d'Artois ait renoncé à sa décision arbitraire de fermeture du centre IUFM de Douai dès cette rentrée, d'abord pour les personnels directement concernés, mais aussi car cela a permis de remettre la question de la formation des maîtres au centre des débats. La fermeture des centres de formation n'est en effet pas seulement une question de défense de l'emploi local, mais bien une des conséquences directes de la réforme imposée par les ministres Darcos et Châtel, permise par la loi LRU Pécresse et que nous combattons.
Pour autant, nous refusons que ce débat ne se déroule qu'entre le recteur et les 6 universités, de même que nous refusons que le point de départ de la réforme soit un alourdissement de la durée du stage (2/3 temps) permettant des suppressions de postes à la rentrée 2010. La FSU et le SNES sont porteurs d'autres ambitions pour la formation des enseignants et CPE qui doit alterner enseignement universitaire et formation professionnelle théorique et sur le terrain.
Les tentatives du rectorat de mettre en responsabilité des étudiants admissibles aux concours en mai juin 2010, sans formateur ou tuteur, n'est donc pas acceptable. La CAA dénonce le passage en force organisé par le recteur (envoi d'un courrier à la veille des vacances, impossibilité de joindre l'IUFM pendant cette période, mise devant le fait accompli le jeudi de la rentrée, renvoi à des solutions à l'interne en cas de refus, le chef d'établissement devenant l'organisateur de la formation) ; elle appelle les maîtres de stage à refuser les stages en responsabilité et la mise en vacations des étudiants en fin de période, au risque qu'ils échouent à leurs oraux. Ce n'est pas ainsi que l'on forme de futurs professionnels.
http://www.lille.snes.edu/IMG/pdf_version_definitive_motion_formation_des_maitres_CAA_13_nov_2009.pdf
CAA de Lille vendredi 13 nov 2009
Motion IUFM de Douai / Stages PLC1
La CAA du SNES se félicite que le président de l'université d'Artois ait renoncé à sa décision arbitraire de fermeture du centre IUFM de Douai dès cette rentrée, d'abord pour les personnels directement concernés, mais aussi car cela a permis de remettre la question de la formation des maîtres au centre des débats. La fermeture des centres de formation n'est en effet pas seulement une question de défense de l'emploi local, mais bien une des conséquences directes de la réforme imposée par les ministres Darcos et Châtel, permise par la loi LRU Pécresse et que nous combattons.
Pour autant, nous refusons que ce débat ne se déroule qu'entre le recteur et les 6 universités, de même que nous refusons que le point de départ de la réforme soit un alourdissement de la durée du stage (2/3 temps) permettant des suppressions de postes à la rentrée 2010. La FSU et le SNES sont porteurs d'autres ambitions pour la formation des enseignants et CPE qui doit alterner enseignement universitaire et formation professionnelle théorique et sur le terrain.
Les tentatives du rectorat de mettre en responsabilité des étudiants admissibles aux concours en mai juin 2010, sans formateur ou tuteur, n'est donc pas acceptable. La CAA dénonce le passage en force organisé par le recteur (envoi d'un courrier à la veille des vacances, impossibilité de joindre l'IUFM pendant cette période, mise devant le fait accompli le jeudi de la rentrée, renvoi à des solutions à l'interne en cas de refus, le chef d'établissement devenant l'organisateur de la formation) ; elle appelle les maîtres de stage à refuser les stages en responsabilité et la mise en vacations des étudiants en fin de période, au risque qu'ils échouent à leurs oraux. Ce n'est pas ainsi que l'on forme de futurs professionnels.

neo- Expert spécialisé
Re: Mobilisation contre les stages en responsabilité Master
John a écrit:Bon allez, je me lance pour être l'avocat du diable :
Dans la prochaine réforme du lycée, il y aura des enseignements "d'exploration" (découverte d'une LV3, initiation aux SES, etc.) et de l'aide individualisée du genre soutien... Si les stagiaires M2 étaient affectés à ces enseignements-là, ce ne serait pas totalement absurde ?
Moi, ce que je ne comprends pas, c'est qu'on ne fasse pas des stages de pratique accompagnée : ça ne coûte pas très cher, et c'est bien plus efficace : observation + enseignement dans la classe du tuteur à raison de trois heures par semaine sur un trimestre.
le problème c'est que ça se fait en même temps que l'année du concours, pendant la période des oraux. Ce genre de stage doit se faire APRES le concours.

Reine Margot- Oracle
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