Se défendre face aux IPR

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Re: Se défendre face aux IPR

Message par V.Marchais le Lun 23 Nov - 10:31

Un petit mot sur les rapports avec la direction. Ce que je vais dire est loin d'être valable partout, avec tous les chefs, mais ça peut être utile. A chacun d'évaluer les rapports qu'il a avec sa hiérarchie.

Il n'est jamais agréable d'apprendre qu'on s'est fait démolir auprès de son chef par son IPR. Surtout qu'une fois que le mal est fait, qu'on est en position de devoir se justifier, c'est très difficile : il y a une sorte de suspicion qui pèse sur notre personne. Nos chers IPR savent très bien appliquer le mot de Goebbels : "Dites du mal de quelqu'un, il en restera toujours quelque chose".

Alors je préfère prendre les devants. Il y a quelques années, j'ai demandé un entretien à ma chef, je lui ai expliqué comment je travaillais, pourquoi ce choix, et dans quelle mesure cela me mettait en porte-à-faux avec les programmes, non quant aux contenus mais quant aux méthodes. Croyez-moi, je sais être très convaincante sur la nécessité d'enseigner méthodiquement la grammaire aux enfants, ainsi que le vocabulaire. Dans le même temps, j'ai fait une info aux parents. En substance : ne vous inquiétez pas, même si ma méthode est un peu différente de celle de mes collègues, vos enfants feront le programme normalement et je suis à votre disposition pour toute question. Au début, ma chef était un peu inquiète : c'est quoi cet OVNI ? Mais les parents (enfin, ceux qui ont un avis sur la question, c'est-à-dire ceux qu'on retrouve dans les associations, au CA...) ont fortement plébiscité "ma" méthode, très classique, donc compréhensible pour eux, et ma chef a été rassurée. Ca marche, les parents sont d'accord, donc on valide. Dans le même temps, je me suis bougée : mise en place d'une liaison CM2-6e axée sur l'enrichissement du lexique...
Bref, quand l'IPR a débarqué dans le bureau de la chef, cette dernière savait ce qu'elle allait entendre, mais son opinion sur mon travail était faite. Et dans la foulée de mon rapport, elle a sensiblement augmenté ma note administrative pour compenser.

Cette année, nouveau chef. Rebelotte. Ce monsieur a des enfants scolarisé au Primaire : il a jugé mon discours sur l'enseignement de la langue des plus raisonnables.

Mon IPR aussi m'a dit qu'elle reviendrait : pas de problème. Je l'attends. Le terrain est balisé.

V.Marchais
Monarque


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Re: Se défendre face aux IPR

Message par romain le Lun 23 Nov - 12:52

Dr Housette, je pense savoir de qui tu parles. Cette personne est redoutée dans l'académie.

romain
Niveau 5


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Re: Se défendre face aux IPR

Message par ysabel le Lun 23 Nov - 13:05

Dr Housette a écrit:L'année dernière, j'ai été inspectée. Je suis dans l'académie de Lille.

Elle est venue dans ma classe de 1ère S. J'avais décidé de travailler la méthode de l'écriture d'invention, en rappelant les attentes des correcteurs. Nous avons analysé un sujet tombé au bac il y a quelques années.

Je souhaitais amener les élèves à identifier les contraintes implicites et explicites du libellé en dégageant le genre (un dialogue théâtral. Qu'entend-t-on alors par dialogue théâtral?), le registre dominant (polémique. donc quels procédés d'écriture sont attendus?) etc etc...

Après quoi, nous avons analysé une production d'élève et nous avons tenté de voir les défaillances de la copie et d'envisager les différents moyens pouvant améliorer cette dernière.

Bilan. L'IPR estime et affirme de façon péremptoire "qu'il n'y a pas à travailler la méthode et qu'il n' y a pas de méthode. Pas plus pour l'edi que pour la dissert ou le commentaire". c'est INNE Elle nous l'a redit lors de la réunion régroupant tous les collègues et, dans ses lettres annuelles, on voit bien le fait qu'on n'a plus rien à attendre/exiger des élèves. (John, je t'envoie le truc cette semaine!!!).

Pendant une heure, elle m'a démolie. De ses propos je retiendrai:

-avez-vous songé à travailler ces 5 dernières années? Comment? Vous travaillez? C'est encore plus grave que ce que je pensais.

- Si on devait vous reclasser, vous déplacer, je ne sais même pas où l'on pourrait vous mettre.

- Au regard de votre classement au concours,vous n'avez rien à dire.

- Vous pouvez remercier les collègues qui récupèrent vos élèves en première et ceux qui les préparent en seconde.

- Vous êtes très maligne. Vous savez que vous les menez droit dans le mur mais vous faites comme si de rien n'était.

- Je reviendrai vous voir. Parce que, là, c'est vraiment inquiétant.


je n'ai jamais été aussi humiliée de toute ma vie. Elle m'a clairement signifié que j'étais une fainéante, que je profitais du système, que j'avais eu mon concours on-ne-sait-comment, que j'tais vicieuse et j'en passe. J'ai mis trois mois pour m'en remettre..... vraiment. Avec une boule au ventre à l'idée d'affronter les élèves, de leur faire des cours de merde....


Ton IPR ressemble vachement à la mienne !

ysabel
Guide spirituel


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Re: Se défendre face aux IPR

Message par Daphné le Lun 23 Nov - 14:05

On en a des comme ça aussi en LV !

Daphné
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Re: Se défendre face aux IPR

Message par cath5660 le Lun 23 Nov - 14:19

Il faudrait lui demander de mettre tout ça par écrit...

cath5660
Esprit éclairé


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Re: Se défendre face aux IPR

Message par V.Marchais le Lun 23 Nov - 14:59

Il ne le fera jamais : il sait bien qu'il outrepasse par ses propos les limites de sa fonction.
Les pratiques décrites relèvent davantage du harcèlement que de la pédagogie.

V.Marchais
Monarque


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Re: Se défendre face aux IPR

Message par henriette le Lun 23 Nov - 15:03

Mais quel recours a-t-on alors face à cela : aucun ? Car c'est ce qui détruit le plus le prof, s'entendre sortir de pareilles horreurs !

henriette
Grand sage


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Re: Se défendre face aux IPR

Message par V.Marchais le Lun 23 Nov - 15:18

C'est pour cela que je crois que nous avons besoin d'un post comme celui-ci, Henriette. Parce que "ces gens-là" savent très bien la limite à ne pas franchir et ne se mettront pas en défaut. Ils n'empêche qu'en attendant, comme tu le dis, ils font du mal. Il faut apprendre à répondre, à interrompre l'IPR et à l'interpeller sur la violence de ses propos.
Je crois que si un inspecteur se permettait ce genre de choses avec moi :
1°) Je l'interromprais en lui demandant : "Vous vous rendez compte de ce que vous dites ? Au nom de quoi vous permettez-vous un jugement aussi définitif ? Est-ce là votre idée du conseil et de la pédagogie ? Que diriez-vous si je me conduisais de cette manière avec mes élèves ?"
2°) J'exigerais que la suite de l'entretien se passe en présence d'un témoin, par exemple le chef d'établissement. Lors de ma dernière inspection, connaissant la bête, j'avais demandé à ma chef de se tenir dans le bureau juste à côté, prête à intervenir en cas de nécessité. Mais si mon IPR était bornée sur le plan des méthodes, elle n'a pas dérapé à ce point, pas donné dans l'attaque de la personne.

V.Marchais
Monarque


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Re: Se défendre face aux IPR

Message par thrasybule le Lun 23 Nov - 15:39

Je suis abasourdi par tout ce que vous racontez... C'est du harcèlement pur et simple, n'y aurait-il pas un recours? Quels sont les textes qui nous protègent face à de tels procédés? Docteur Housette, je ne sais pas comme tu as fait, moi je ne m'en serais pas remis: cette femme a manifestement besoin d'un bon thérapeute

thrasybule
Esprit sacré


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Re: Se défendre face aux IPR

Message par Daphné le Lun 23 Nov - 15:48

Le problème c'est que ce ne sont souvent que des propos tenus oralement, jamais par écrit, difficile donc de réagir si ce n'est pendant l'entretien.

Daphné
Devin


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Re: Se défendre face aux IPR

Message par henriette le Lun 23 Nov - 15:53

Peut-on demander à être accompagné d'un représentant syndical lors du fameux entretien, comme on peut le faire quand on est convoqué chez le CDE par exemple ?

henriette
Grand sage


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Re: Se défendre face aux IPR

Message par pallas le Lun 23 Nov - 21:08

Alors, j'ai donc été inspectée mardi dernier par un chargé d'inspection. Je suis en collège zep rurale et je suis titulaire depuis deux mois. Vous savez quelles sont les conditions de travail dans ce type d'établissement.
J'ai proposé une étude de texte, avec compréhension, vocabulaire, et étude centrée sur le sens du texte, le personnage, l'atmosphère, bon quelque chose de "classique".
Ensuite l'entretien : alors je ne peux pas dire qu'il a été agressif ou quoi que ce soit (les propos qui ont été rapportés plus haut sont ultra violents), mais voilà en gros ce qu'il m'a dit :
- qu'il fallait que je change totalement de pratiques, c'est la première chose qu'il a dite, déjà j'ai tout de suite vu que ça n'allait pas à ses yeux
- qu'il était
hors de question de les laisser seuls lire le texte, que ça plombait le
cours, que ça ne servait à rien (mais comment font-ils quand ils sont
seuls justement ? et en évaluation ?), je précise que j'ai ensuite fait
lire le texte et que moi-même je l'ai relu un peu plus tard dans la
séance.
- qu'il était hors de question de noter des mots de
vocabulaire (que ça ne servait à rien non plus parce qu'ils ne les
retiendront pas ou alors qu'il faut tout de suite les faire écrire, du
style tiens "inventez une histoire à partir de ces mots fétide,
physionomie, proéminente" et que là ça aurait été plus rigolo)
-
qu'il était hors de question de terminer le cours sur une leçon (une
synthèse), qu'ils étaient là pour être en activité et que c'est
seulement par l'activité qu'ils apprendront des choses et pas en les
copiant.
- donc ce qui compte c'est l'interaction
lecture/écriture, on donne le début et hop ils doivent écrire la suite
et hop on donne la suite et puis voilà, ils font la synthèse eux-mêmes.

Bref mon cours était bien trop structuré (ça il l'a dit clairement), chiant (pardon, il a dit "pas intéressant", les élèves l'ont entendu le dire au principal pendant l'entretien et me l'ont rapporté, ainsi que d'autres détails qu'elles n'ont pu inventer) et il faut absolument faire de l'écriture à tous les cours.
Quand il a vu que je faisais de la conjugaison (cahier de textes), horreur ô horreur et surtout des exercices, non il faut faire écrire.
De même, pas besoin de connaître les natures de mots ! Mon dieu ! Ecrire et ça viendra les natures ensuite.
Bref, tout,
je pense, était joué d'avance, je n'ai jamais pu me justifier,
proposer, expliquer, montrer quoi que ce soit d'autre, muselée quand il
s'agissait d'évoquer les conditions de travail, alors que je pensais
pouvoir exposer mon point de vue. Il voulait que je dise oui oui je
suis la petite jeune, je n'y connais rien, oui vous avez raison. Mais
il ne faut pas se décourager ma p'tite dame.
J'ai essayé à plusieurs reprises de lui dire que premièrement de l'écriture j'en faisais, je lui ai montré la séance précédente qui était justement une séance avec de l'écriture (oui bon ben c'est bien, mais je ne veux pas le savoir moi je m'appuie sur ce que j'ai vu). Deuxièmement, j'ai essayé de glisser (j'aurais dû insister) que la grammaire, l'apprentissage du vocabulaire, et la structure pouvaient être bénéfique et faire progresser mes élèves. Pas de réponse. Revenons à la séance.
L'entretien s'est terminé sur : qu'envisagez-vous par la suite ? Mutation. Ah bon ? Et j'ai ajouté, de plus, si on veut m'imposer une méthode en laquelle je ne crois pas, changer de métier. Et c'est là qu'il a été choquée. Il est retourné voir le principal (ce sont des collègues qui me l'ont dit, car le principal leur a demandé si j'allais bien en général) dire qu'il s'inquiétait, que j'allais faire une dépression, que je n'étais pas à l'aise avec ma pédagogie. (euh c'est lui qui n'est pas à l'aise avec la mienne plutôt !)
Je n'ai pas encore le rapport, je vous tiendrai au courant.
Très bonne idée que ce topic, car j'avoue que j'ai eu du mal à me défendre et peut-être que si j'avais un peu mieux préparé cela, j'aurais pu davantage m'imposer. Avec un argumentaire et plus d'expérience (bon ça ça viendra forcément, je suis jeune, c'est vrai), j'aurais pu sortir de cet entretien moins "cassée" que je ne l'ai été.

pallas
Niveau 8


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Re: Se défendre face aux IPR

Message par V.Marchais le Lun 23 Nov - 21:51

Avec quelle classe as-tu été inspectée, Pallas ?

Dans ce que dit ton IPR, il y a des choses recevables (je ne vais pas me lancer dans le détail, ce n'est pas le sujet, mais je trouve effectivement plus efficace de lire soi-même aux élèves le texte à étudier) mais tout est question de manière de dire les choses : si c'est un conseil bienveillant au milieu d'un bilan équitable, qui souligne aussi tes points forts, pas de problème ; si c'est une charge supplémentaire au milieu d'un réquisitoire en règle, la même remarque ne passe plus du tout.

Ce que reflète ce discours, c'est l'idéologie constructiviste dévoyée, celle qui prévaut hélas largement.

"être en activité", ça veut dire quoi ? Un élève qui écoute, participe, réfléchit, répond aux questions, copie sans faute (ce qui suppose une attention soutenue) une synthèse, apprend une leçon, du vocabulaire, il n'est pas actif, peut-être ? On confond activité et agitation permanente. Ce qu'on refuse ainsi, c'est le pas de côté qui permet de lever la tête du guidon et d'y voir clair (ma métaphore est un peu hasardeuse mais tant pis, j'ai la flemme de corriger), c'est la prise de distance nécessaire à toute réelle réflexion. Des générations d'élèves nous ont prouvé qu'on peut répondre à des questions comme on buzze sur le champignon dans certains jeux télévisés, à toute allure et sans réfléchir, et écrire de même : on noircit des kilomètres de papier sans même penser à ce qu'on va dire. On improvise, on écrit comme on cause, et après, au professeur de se débrouiller avec ces trucs sans queue ni tête là, je suis sûre que vous avz de souvenirs de correction très précis...). Les exercices abstraits et rébarbatifs de la grammaire obligent à la discipline, la concentration, la réflexion. Ils obligent à ce détour, à cette sortie de l'immédiateté, et c'est une bonne chose. En les interdisant, c'est la pensée que l'on confisque, au profit d'une perpétuelle "activité". Rappelons que l'activisme est une forme de terrorisme !

Quant au refus de l'apprentissage du vocabulaire (ou des conugaisons, ou des définitions grammaticales), cela fait un moment que ça dure, et on en voit les résultats : les facs obligées de faire des cours de langue, des élèves en déficit lexical grave, incapables de se faire comprendre, même au lycée. Ce qui n'est pas noté, donc jamais revu, est très vite oublié. Ne pas noter le vocabulaire, c'est comme ne pas en faire. Or ça, c'est contraire aux programmes.

Il faut cesser d'opposer apprentissage par coeur et réflexion, comme si l'un excluait l'autre. C'est le contraire : réfléchir suppose d'avoir en mémoire des connaissance que l'on puisse mobiliser, confronter, mettre en relation (c'est cela, l'intelligence). On ne peut pas raisonner sans connaissance en mémoire. La pensée se fait avec des mots. Le manque de vocabulaire induit une pensée nébuleuse et incapable de s'exprimer. Ma phrase préférée, quand on me le sort, le coup du par coeur soi-disant aliénant et inutile : le contraire d'une tête bien pleine, c'est pas une tête bien faite, c'est une tête bien vide. Le réinvestissement immédiat ne suffit pas à fixer des connaissances dans la durée. Votre inspecteur a passé des concours difficiles et, pour mettre toutes les chances de son côté, il y a fort à parier qu'il a fait des fiches d'Histoire littéraire, de notes, de citations, qu'il a apprises par coeur, par qu'il ne feignait pas alors d'ignorer que c'est le meilleur moyen pour retenir les choses. Celle-là aussi, j'aime bien la rappeler, de temps en temps.

Voilà quelques réponses possibles en vrac. Mais si je te demande avec quelle classe tu as été inspectée, Pallas, c'est qu'avec les nouveaux programmes, nous avons tout de même certains points sur lesquels nous appuyer. Ces programmes insistent sur le fait que l'intégration de faits de langue passe aussi par "la mémorisation" (page 2). C'est dans la partie "orthographe" mais ce qui est valable pour acquérir les règles d'orthographe l'est a fortiori pour acquérir du lexique.
Pour les conjugaisons, il est écrit noir sur blanc qu'on doit les étudier de façon systématique (programme de Sixième, p. 10 : "étude systématique avec décomposition des formes en éléments").

La première défense, les filles, c'est de connaître très bien les textes pour savoir sur quoi s'appuyer.

Allez, courage, Pallas. Continue de travailler, de faire du voca, des conjugaisons. C'est important pour tes élèves. Tu le sais, toi, que ça les fait progresser. Et c'est vrai qu'avec le temps, on apprend à répondre à un IPR. Calmement mais fermement. Point par point. Ce qui peut aider : prendre des notes quand il cause et reprendre ensuite tout ce qu'on voulait reprendre pour discuter, car évidemment, on ne peut pas se permettre de couper sans cesse la parole à son interlocuteur, surtout quand il s'agit d'un supérieur. Et puis c'est assez jubilatoire de voir la tête de l'IPR quand il comprend que les notes, ce n'était pas pour boire scrupuleusement ses paroles, mais pour pouvoir les réfuter ensuite sans rien oublier...

Eventuellement, tu nous tiendras au courant quand tu recevras ton rapport - enfin, seulement si tu le souhaites.

V.Marchais
Monarque


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Re: Se défendre face aux IPR

Message par doublecasquette le Lun 23 Nov - 22:07

pallas a écrit:-Bref mon cours était bien trop structuré (ça il l'a dit clairement), chiant (pardon, il a dit "pas intéressant", les élèves l'ont entendu le dire au principal pendant l'entretien et me l'ont rapporté, ainsi que d'autres détails qu'elles n'ont pu inventer) et il faut absolument faire de l'écriture à tous les cours.
.


En tant qu'inspectrice, si je l'étais, voilà un "elles" qui me choquerait bien plus que tout le reste !!! Serait-ce un exceptionnel collège non mixte ?
Et puis, que viennent faire là ces gamines qui épient l'entretien et sont "à tu et à toi " avec le professeur de français au point de lui en faire compte-rendu audible?
Ça, ce n'est pas bon du tout !

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Re: Se défendre face aux IPR

Message par doublecasquette le Lun 23 Nov - 22:11

V.Marchais a écrit:Avec quelle classe as-tu été inspectée, Pallas ?

.


Je prends le pari sur des Quatrième ou Troisième.
Si ce sont des sixièmes qui sont ses copines, j'en bouffe ma casquette !

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Re: Se défendre face aux IPR

Message par V.Marchais le Lun 23 Nov - 22:11

Ce qui est choquant, dans la situation décrite, c'est surtout qu'un IPR ne soit pas fichu de préserver la confidentialité d'un entretien d'inspection. Il y a là un manquement grave de la part d'un IPR.

V.Marchais
Monarque


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