Besoin de vos lumières : soupçon de plagiat (de pire en pire)
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Re: Besoin de vos lumières : soupçon de plagiat (de pire en pire)
Je trouve ça épatant de la part d'un élève de seconde (si c'est bien lui l'auteur..). De mon côté, j'ai un élève de 3ème qui m'a scotchée l'année dernière avec un texte remarquable (écrit sous mes yeux).. je n'aurai pas dit que ça venait d'un gamin de collège si j'avais eu le texte sous les yeux....
Comme il double, je le retrouve dans ma classe cette année encore... Je lui ai conseillé de continuer d'écrire, il m'a dit s'y mettre... Parce que c'est sûr, ce gamin là est un casse-pieds dans beaucoup de cours, mais il a une grande maturité (pas toujours évidente) quand il veut....
En tout cas, je cherche aussi pour ton loustic et je ne trouve pas ....
Je veux savoir !!!!
Comme il double, je le retrouve dans ma classe cette année encore... Je lui ai conseillé de continuer d'écrire, il m'a dit s'y mettre... Parce que c'est sûr, ce gamin là est un casse-pieds dans beaucoup de cours, mais il a une grande maturité (pas toujours évidente) quand il veut....
En tout cas, je cherche aussi pour ton loustic et je ne trouve pas ....
Je veux savoir !!!!
Isia- Doyen
Re: Besoin de vos lumières : soupçon de plagiat (de pire en pire)
J'ai trouvé ça : Otto, autobiographie d'un ours en peluche de Tomi Ungerer mais le résumé a pas l'air de correspondre....
Je cherche toujours !
Je cherche toujours !

Isia- Doyen
Re: Besoin de vos lumières : soupçon de plagiat (de pire en pire)
Et il n'aurait pas des cours particuliers de français peut-être? C'est sûr que c'est surprenant pour un élève de seconde. Des parents ou frères et soeurs qui pourraient avoir fait son travail? Bonne recherche... Tiens nous au courant!
Dernière édition par Mina le Mer 25 Nov - 21:19, édité 1 fois
Mina- Niveau 6
Re: Besoin de vos lumières : soupçon de plagiat (de pire en pire)
Moi j'ai une maman d'un élève de 5e qui écrit formidablement bien. Faudra que je pense à lui dire la prochaine fois que je la verrai. 

minnie- Expert spécialisé
Re: Besoin de vos lumières : soupçon de plagiat (de pire en pire)
Ceci dit, j'ai eu un texte remarquable une fois, lors d'un bac blanc.
Dommage que je ne l'aie pas sur mon ordi : vous auriez vu la tuerie !
Dommage que je ne l'aie pas sur mon ordi : vous auriez vu la tuerie !

papillonbleu- Doyen
Re: Besoin de vos lumières : soupçon de plagiat (de pire en pire)
Merci pour ton aide, marmottine.
Je cherche aussi de mon côté, sans succès.
Je cherche aussi de mon côté, sans succès.

papillonbleu- Doyen
Re: Besoin de vos lumières : soupçon de plagiat (de pire en pire)
Je trouve pour ma part qu'il est plausible que ce soit écrit par un élève avec correction d'un adulte et de nombreuses phrases inspirées de lectures diverses.
Kak- Niveau 9
Re: Besoin de vos lumières : soupçon de plagiat (de pire en pire)
ça me rappelle le début de la nouvelle d'Horacio Quiroga, Anaconda. Mais le point de vue adopté est celui d'un serpent.

Odalisq- Fidèle du forum
Re: Besoin de vos lumières : soupçon de plagiat (de pire en pire)
Autre texte suspect :
Personne ne saura jamais comment il faudrait raconter cette histoire.
Même pas moi, car je passerais sûrement pour un fou.
Samedi dernier, nous sommes allés, mes parents, mon petit frère et moi, à l’animalerie car je souhaitais un poisson pour mon anniversaire.
J’aime les poissons, surtout les petits rouges.
J’en voulais un rien que pour moi, avoir une présence dans ma chambre, un être à part, différent des autres, dont je pourrais m’occuper.
Je voulais créer un lien particulier avec ce poisson, l’observer chaque jour, le nourrir, faire en sorte qu’il me reconnaisse… Je lui donnais un nom : Clamecy.
Je rêvais parfois que Clamecy et moi communiquions par télépathie et je faisais croire à mon petit frère que je connaissais chaque pensée de mon poisson.
Une nuit, réveillé par des lueurs intenses, je me suis levé pour me rendre compte que mon poisson était aussi illuminé qu’un sapin de Noël. Intrigué, je me suis approché. J’avais l’impression que mon poisson voulait réellement me parler.
Soudain, il fit trois fois le tour de son bocal, puis sauta hors de l’eau. Les lumières disparurent d’un coup, alors qu’il replongeait dans son bocal.
Je n’en croyais pas mes yeux.
Avais-je rêvé ?
Je ne parlais à personne de cette histoire.
Le lendemain soir, j’allais me coucher tôt.
Une fois tout le monde endormi, je me relevais afin d’observer Clamecy.
Mais rien ne se passait.
Le temps s’unit à la fatigue pour me plonger dans un sommeil opaque et profond comme l’océan.
Soudain, les mêmes lueurs que la nuit précédente me réveillèrent.
Je vis Clamecy briller de mille feux et sauter hors de son bocal.
Je tendis la main et il sauta dedans.
Aussitôt, je fus envahi par une lumière intense qui m’enveloppa et, alors que je rouvrais les yeux, je m’aperçus que j’étais dans le bocal à la place de Clamecy.
Comment était-ce possible ?
Etais-je encore en train de rêver ?
Clamecy avait pris ma place et se tenait face au bocal. Il me regardait et me faisait signe de la main. Quoi, une main ? Mais moi j’ai … des nageoires ! Impossible, c’est un cauchemar !
Clamecy a non seulement pris ma place mais aussi mon apparence. Tout comme moi, il a les cheveux bruns, les yeux marron foncés, un petit nez rond et une bouche fine qui me sourit.
Voulant crier, seules des bulles sortirent de ma bouche.
Manquant de m’étouffer, je me mis à tournoyer dans le bocal.
Mon petit frère m’appelait souvent « le siphonné du bocal » et voilà que j’en étais un !
Allais-je finir ma vie ainsi ?
Soudain, je vis arriver mon petit frère.
Les yeux embrumés, il se pencha vers le bocal et prononça des mots que je n’entendis pas.
Il posa la main sur l’épaule de Clamecy, pensant que c’était moi.
C’est alors que je me sentis comme foudroyé.
Un cri s’étrangla dans ma gorge.
Mon petit frère était devant moi, en pyjama, plié de rire et trop content de m’avoir fait très peur. Il s’en vanterait pendant plusieurs jours.
En fait, j’étais terrifié par l’idée de finir ma vie comme Clamecy.
Mais j’étais à nouveau dans mon corps. C’est tout ce qui comptait.
Mon petit frère alla se recoucher et je fis de même.
Le lendemain matin, après le petit déjeuner, j’emmenais Clamecy au lac et je lui rendis sa liberté. Car j’avais compris que la vie dans un bocal n’était pas une vie. Même si je prenais soin de lui, Clamecy avait un rêve : nager libre.
Heureux, je vis qu’il retrouvait dans le lac plusieurs de ses semblables.
Puis je le vis me faire un signe de la nageoire… ou était-ce mon imagination ?
En rentrant à la maison, mes parents et mon petit frère ne comprirent pas pourquoi j’avais fait ça. Mais moi, je savais que j’avais fait une bonne action.
Clamecy finirait ses jours heureux … et moi aussi !
Jamais plus je n’achèterai un animal de compagnie, qui resterait toute la journée à attendre, enfermé dans sa solitude.
Personne ne saura jamais comment il faudrait raconter cette histoire.
Même pas moi, car je passerais sûrement pour un fou.
Samedi dernier, nous sommes allés, mes parents, mon petit frère et moi, à l’animalerie car je souhaitais un poisson pour mon anniversaire.
J’aime les poissons, surtout les petits rouges.
J’en voulais un rien que pour moi, avoir une présence dans ma chambre, un être à part, différent des autres, dont je pourrais m’occuper.
Je voulais créer un lien particulier avec ce poisson, l’observer chaque jour, le nourrir, faire en sorte qu’il me reconnaisse… Je lui donnais un nom : Clamecy.
Je rêvais parfois que Clamecy et moi communiquions par télépathie et je faisais croire à mon petit frère que je connaissais chaque pensée de mon poisson.
Une nuit, réveillé par des lueurs intenses, je me suis levé pour me rendre compte que mon poisson était aussi illuminé qu’un sapin de Noël. Intrigué, je me suis approché. J’avais l’impression que mon poisson voulait réellement me parler.
Soudain, il fit trois fois le tour de son bocal, puis sauta hors de l’eau. Les lumières disparurent d’un coup, alors qu’il replongeait dans son bocal.
Je n’en croyais pas mes yeux.
Avais-je rêvé ?
Je ne parlais à personne de cette histoire.
Le lendemain soir, j’allais me coucher tôt.
Une fois tout le monde endormi, je me relevais afin d’observer Clamecy.
Mais rien ne se passait.
Le temps s’unit à la fatigue pour me plonger dans un sommeil opaque et profond comme l’océan.
Soudain, les mêmes lueurs que la nuit précédente me réveillèrent.
Je vis Clamecy briller de mille feux et sauter hors de son bocal.
Je tendis la main et il sauta dedans.
Aussitôt, je fus envahi par une lumière intense qui m’enveloppa et, alors que je rouvrais les yeux, je m’aperçus que j’étais dans le bocal à la place de Clamecy.
Comment était-ce possible ?
Etais-je encore en train de rêver ?
Clamecy avait pris ma place et se tenait face au bocal. Il me regardait et me faisait signe de la main. Quoi, une main ? Mais moi j’ai … des nageoires ! Impossible, c’est un cauchemar !
Clamecy a non seulement pris ma place mais aussi mon apparence. Tout comme moi, il a les cheveux bruns, les yeux marron foncés, un petit nez rond et une bouche fine qui me sourit.
Voulant crier, seules des bulles sortirent de ma bouche.
Manquant de m’étouffer, je me mis à tournoyer dans le bocal.
Mon petit frère m’appelait souvent « le siphonné du bocal » et voilà que j’en étais un !
Allais-je finir ma vie ainsi ?
Soudain, je vis arriver mon petit frère.
Les yeux embrumés, il se pencha vers le bocal et prononça des mots que je n’entendis pas.
Il posa la main sur l’épaule de Clamecy, pensant que c’était moi.
C’est alors que je me sentis comme foudroyé.
Un cri s’étrangla dans ma gorge.
Mon petit frère était devant moi, en pyjama, plié de rire et trop content de m’avoir fait très peur. Il s’en vanterait pendant plusieurs jours.
En fait, j’étais terrifié par l’idée de finir ma vie comme Clamecy.
Mais j’étais à nouveau dans mon corps. C’est tout ce qui comptait.
Mon petit frère alla se recoucher et je fis de même.
Le lendemain matin, après le petit déjeuner, j’emmenais Clamecy au lac et je lui rendis sa liberté. Car j’avais compris que la vie dans un bocal n’était pas une vie. Même si je prenais soin de lui, Clamecy avait un rêve : nager libre.
Heureux, je vis qu’il retrouvait dans le lac plusieurs de ses semblables.
Puis je le vis me faire un signe de la nageoire… ou était-ce mon imagination ?
En rentrant à la maison, mes parents et mon petit frère ne comprirent pas pourquoi j’avais fait ça. Mais moi, je savais que j’avais fait une bonne action.
Clamecy finirait ses jours heureux … et moi aussi !
Jamais plus je n’achèterai un animal de compagnie, qui resterait toute la journée à attendre, enfermé dans sa solitude.

papillonbleu- Doyen
Re: Besoin de vos lumières : soupçon de plagiat (de pire en pire)
Contrairement à l'histoire de l'ours qui avait un goût de "déjà vu", celle-ci ne m'évoque rien. Et puis, les erreurs de temps me gènent pour un texte "inspiré".
Bon courage pour tes corrections !
Bon courage pour tes corrections !

miss terious- Modérateur
Re: Besoin de vos lumières : soupçon de plagiat (de pire en pire)
pour la première copie : l'histoire de l'ours ressemble un peu à un mix entre "la demeure d'Astérion" de Borges (avec l'épisode où les habitants s'enfuient devant le narrateur, avant que l'on comprenne que ce dernier n'est pas un homme, mais le Minotaure). et le début m'évoque la nouvelle "je suis d'ailleurs" de Lovecraft... Mais après, le reste ne me rappelle rien, et pourtant c'est bien (trop) écrit !

aposiopèse- Modérateur
Re: Besoin de vos lumières : soupçon de plagiat (de pire en pire)
Le premier texte pourrait être inspiré de Brun l'ours, de Samivel. Peut-être un résumé, une sorte de quatrième de couverture ? Ou une ressucée en langage moderne ?
En tout cas, c'est certainement un livre pour enfant jeune lecteur, d'où le fait qu'on ne le trouve pas sur Google.
En tout cas, c'est certainement un livre pour enfant jeune lecteur, d'où le fait qu'on ne le trouve pas sur Google.

doublecasquette- Guide spirituel
Re: Besoin de vos lumières : soupçon de plagiat (de pire en pire)
Il y a des nouvelles que je pense "authentiques" qui ne sont pas mal faites du tout, comme celle-ci (écrite par une jeune fille d'origine arménienne, excellente élève) ; la fin est glaçante, je trouve :
----------------------
Le paquebot flottait mollement sur les eaux lisses comme une méduse à l’abandon. C’était le 6 septembre 1947. Plus de 3600 Arméniens avaient embarqué sur le Rossia le matin même.
Levon et Hourie Tchekedjian s’étaient établis en France depuis les années vingt, juste après le génocide. Ils avaient refait leur vie à Marseille où ils s’étaient installés en débarquant du bateau. On les remarquait à leurs yeux et leurs cheveux bruns. Hourie les nouait en nattes et laissait sa frange ondulé. Ils avaient la peau hâlée par le soleil se leur Pays. Ils étaient tous les deux grands et beaux, physiquement, mais aussi mentalement. Ils ouvraient leur cœur à quiconque qui en avait besoin. Ils étaient courageux ; ils avaient réussis à rebâtir leur vie en France malgré toutes les difficultés qui s’étaient mises à travers leur chemin.
Ils avaient fuis leur Pays, leur terre natale « L’Arménie », après le drame ; les massacres ! Seuls Hourie, Levon et l’un de ses frères avaient eu la vie sauve. Ils avaient emménagés dans l’un des quartiers de Marseille où logeaient des immigrés Italiens, Espagnols et Arméniens. L’ambiance chaleureuse du voisinage permettait d’oublier les odeurs, les saveurs et les sensations du Pays. Luciné, Gayané, Vasken et Mesrob vinrent égayer leur vie. Ces années de travail et de bonheur passèrent au rythme de l’histoire française. En 1940, Levon s’engagea dans l’armée. Il revint marqué par d’autres souvenirs douloureux.
Cette année 1947 était difficile pour tous les Français. Ils manquaient de tout. Staline profita de ce moment pour lancer un appel solennel aux expatriés et leur promis un avenir radieux sur leur terre d’origine. Beaucoup d’amis et voisins de Levon et Hourie se demandèrent s’il fallait retourner au pays : retrouver ses racines, la famille restée au village, les amis qui attendaient depuis si longtemps. Revoir tous ces survivants. Les montagnes arides, le Mont Ararat. Retrouver la chaleur Arménienne. Et, surtout pour Levon retrouver son frère.
Après réflexions, discussions, délibérations, certains refusèrent de quitter la France. Désormais, leur vie était ici. Il y avait ceux qui craignaient les censures, le manque de liberté. Car depuis des années, les filtraient, mais il y en avait très peu ; personne n’était reparti en Arménie et personne n’était venu d’Arménie.
Levon et Hourie hésitèrent longtemps. Quitter ce qu’ils avaient construit ? Emmener les enfants qui avaient grandi en France ? Les expatrier à leur tour ? Qu’allaient-ils devenir ? Pourtant l’appel de la terre fut le plus fort malgré les doutes et les peurs. Mais sans les enfants. Peu de temps avant leur départ, ils leur dirent :
« Si nous jugeons que tout peut recommencer là-bas, nous vous le ferons savoir et vous viendrez nous rejoindre. »
Levon et Hourie savaient qu’ils couraient certains risques. Avant le départ ils expliquèrent à leurs enfants un code qu’ils utiliseraient dans une lettre, afin de leur donner des nouvelles et leur faire savoir s’ils devaient venir les rejoindre.
« Si nous écrivons à l’encre bleu, tout ce qui sera écrit est vrai ; si nous écrivons à l’encre rouge, il faudra comprendre l’inverse. »
Après un long voyage, Levon et Hourie accostèrent à Batoum où il leur fallut prendre le train jusqu’à Erevan. Et, enfin arrivés au terminus, dans la gare, c’est la cohue; des larmes, des rires, des embrassades. Les autorités, les papiers. Des familles divisées. Mais l’immense joie d’être là. L’enfance sui revient. Ils avaient tous rêvé, espéré revenir un jour, sur cette terre qui les avaient vus naître. Ils finirent avec difficulté par retrouver le frère de Levon. Ils s’installèrent chez lui et écrivirent à leurs enfants une lettre écrite à l’encre bleu :
« Très chers enfants,
Nous sommes arrivés à Erevan après un très agréable voyage. Nous Y avons retrouvé votre oncle. C’est une ville claire, fleurie, aux monuments magnifiques. Ici nous ne manquons de rien. Notre appartement est splendide ; entouré d’un grand jardin et avec de grandes fenêtres. Nous avons l’électricité. Il y a même l’eau courante ! Et il y aura du chauffage pendant l’hiver. Le retour est une joie, tout le monde est gentil et agréable. Nous vivons vraiment très bien et nous ne regrettons absolument pas d’être revenus. C’est un rêve. Nous avons acheter des vêtements de belle qualité. Papa a été engagé dans une usine où son travail est très agréable et avec de bons chefs.
Nous allons pouvoir vous accueillir bientôt ; nous vous attendons avec impatience pour nous retrouver tous en famille. Ce sera un moment merveilleux.
Affectueusement
Papa et Maman qui vous aiment
Levon et Hourie
Post-scriptum : Nous trouvons vraiment de tous, ici, sauf de l’encre rouge. »
----------------------
Le paquebot flottait mollement sur les eaux lisses comme une méduse à l’abandon. C’était le 6 septembre 1947. Plus de 3600 Arméniens avaient embarqué sur le Rossia le matin même.
Levon et Hourie Tchekedjian s’étaient établis en France depuis les années vingt, juste après le génocide. Ils avaient refait leur vie à Marseille où ils s’étaient installés en débarquant du bateau. On les remarquait à leurs yeux et leurs cheveux bruns. Hourie les nouait en nattes et laissait sa frange ondulé. Ils avaient la peau hâlée par le soleil se leur Pays. Ils étaient tous les deux grands et beaux, physiquement, mais aussi mentalement. Ils ouvraient leur cœur à quiconque qui en avait besoin. Ils étaient courageux ; ils avaient réussis à rebâtir leur vie en France malgré toutes les difficultés qui s’étaient mises à travers leur chemin.
Ils avaient fuis leur Pays, leur terre natale « L’Arménie », après le drame ; les massacres ! Seuls Hourie, Levon et l’un de ses frères avaient eu la vie sauve. Ils avaient emménagés dans l’un des quartiers de Marseille où logeaient des immigrés Italiens, Espagnols et Arméniens. L’ambiance chaleureuse du voisinage permettait d’oublier les odeurs, les saveurs et les sensations du Pays. Luciné, Gayané, Vasken et Mesrob vinrent égayer leur vie. Ces années de travail et de bonheur passèrent au rythme de l’histoire française. En 1940, Levon s’engagea dans l’armée. Il revint marqué par d’autres souvenirs douloureux.
Cette année 1947 était difficile pour tous les Français. Ils manquaient de tout. Staline profita de ce moment pour lancer un appel solennel aux expatriés et leur promis un avenir radieux sur leur terre d’origine. Beaucoup d’amis et voisins de Levon et Hourie se demandèrent s’il fallait retourner au pays : retrouver ses racines, la famille restée au village, les amis qui attendaient depuis si longtemps. Revoir tous ces survivants. Les montagnes arides, le Mont Ararat. Retrouver la chaleur Arménienne. Et, surtout pour Levon retrouver son frère.
Après réflexions, discussions, délibérations, certains refusèrent de quitter la France. Désormais, leur vie était ici. Il y avait ceux qui craignaient les censures, le manque de liberté. Car depuis des années, les filtraient, mais il y en avait très peu ; personne n’était reparti en Arménie et personne n’était venu d’Arménie.
Levon et Hourie hésitèrent longtemps. Quitter ce qu’ils avaient construit ? Emmener les enfants qui avaient grandi en France ? Les expatrier à leur tour ? Qu’allaient-ils devenir ? Pourtant l’appel de la terre fut le plus fort malgré les doutes et les peurs. Mais sans les enfants. Peu de temps avant leur départ, ils leur dirent :
« Si nous jugeons que tout peut recommencer là-bas, nous vous le ferons savoir et vous viendrez nous rejoindre. »
Levon et Hourie savaient qu’ils couraient certains risques. Avant le départ ils expliquèrent à leurs enfants un code qu’ils utiliseraient dans une lettre, afin de leur donner des nouvelles et leur faire savoir s’ils devaient venir les rejoindre.
« Si nous écrivons à l’encre bleu, tout ce qui sera écrit est vrai ; si nous écrivons à l’encre rouge, il faudra comprendre l’inverse. »
Après un long voyage, Levon et Hourie accostèrent à Batoum où il leur fallut prendre le train jusqu’à Erevan. Et, enfin arrivés au terminus, dans la gare, c’est la cohue; des larmes, des rires, des embrassades. Les autorités, les papiers. Des familles divisées. Mais l’immense joie d’être là. L’enfance sui revient. Ils avaient tous rêvé, espéré revenir un jour, sur cette terre qui les avaient vus naître. Ils finirent avec difficulté par retrouver le frère de Levon. Ils s’installèrent chez lui et écrivirent à leurs enfants une lettre écrite à l’encre bleu :
« Très chers enfants,
Nous sommes arrivés à Erevan après un très agréable voyage. Nous Y avons retrouvé votre oncle. C’est une ville claire, fleurie, aux monuments magnifiques. Ici nous ne manquons de rien. Notre appartement est splendide ; entouré d’un grand jardin et avec de grandes fenêtres. Nous avons l’électricité. Il y a même l’eau courante ! Et il y aura du chauffage pendant l’hiver. Le retour est une joie, tout le monde est gentil et agréable. Nous vivons vraiment très bien et nous ne regrettons absolument pas d’être revenus. C’est un rêve. Nous avons acheter des vêtements de belle qualité. Papa a été engagé dans une usine où son travail est très agréable et avec de bons chefs.
Nous allons pouvoir vous accueillir bientôt ; nous vous attendons avec impatience pour nous retrouver tous en famille. Ce sera un moment merveilleux.
Affectueusement
Papa et Maman qui vous aiment
Levon et Hourie
Post-scriptum : Nous trouvons vraiment de tous, ici, sauf de l’encre rouge. »

papillonbleu- Doyen
Re: Besoin de vos lumières : soupçon de plagiat (de pire en pire)
Le deuxième texte me semble crédible, peut-être avec un adulte ou un grand frère qui est passé par derrière pour ponctuer, corriger quelques fautes et rétablir deux ou trois phrases bancales. Sinon, pour l'imaginaire, ça fait bien ado de quinze à seize ans.
J'ai au fond de mon ordi un sujet d'invention de mon fils au même âge, si vous voulez vous faire une idée. Ecrit absolument seul, un jour " avec ", par un élève qui n'avait pas l'habitude d'être tête de classe.
J'ai au fond de mon ordi un sujet d'invention de mon fils au même âge, si vous voulez vous faire une idée. Ecrit absolument seul, un jour " avec ", par un élève qui n'avait pas l'habitude d'être tête de classe.

doublecasquette- Guide spirituel
Re: Besoin de vos lumières : soupçon de plagiat (de pire en pire)
Le deuxième texte me semble crédible, peut-être avec un adulte ou un grand frère qui est passé par derrière pour ponctuer, corriger quelques fautes et rétablir deux ou trois phrases bancales.
C'est sûr, vu le niveau catastrophique de l'élève en question.

papillonbleu- Doyen
Re: Besoin de vos lumières : soupçon de plagiat (de pire en pire)
myfarenier a écrit:Le deuxième texte me semble crédible, peut-être avec un adulte ou un grand frère qui est passé par derrière pour ponctuer, corriger quelques fautes et rétablir deux ou trois phrases bancales.
C'est sûr, vu le niveau catastrophique de l'élève en question.
A ce compte là, c'est écrit par un copain, un grand frère ou une grande sœur mais ce n'est probablement pas un plagiat.

doublecasquette- Guide spirituel
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