ce que vous dites (et pensez) des classes prépa littéraires

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Re: ce que vous dites (et pensez) des classes prépa littéraires

Message par Ruthven le Sam 2 Jan - 20:32

neo a écrit: Et pour ceux qui avaient un projet hors Fonction Publique, toujours la menace de devoir rembourser les salaires perçus si l'engagement décennal n'était pas respecté.


La scolarité est payée par l'Etat, il est normal que l'Etat attende un retour sur investissement pour profiter des élites qu'il a formées.

neo a écrit: Bref, la prépa ouvre des portes, c'est indéniable, mais le fait d'intégrer une ENS en ferme pas mal aussi (quasi-impossible de ne pas passer l'agrég, etc), au moins dans un premier temps.


Hum, tu vas me faire m'étouffer ; je me fais systématiquement griller sur tous les postes où j'ai candidaté par des normaliens... Alors à choisir entre l'être ou ne pas l'être, il vaut mieux l'être si on veut enseigner à terme sur des postes plus sympas. Quand on choisit l'ENS, on sait très bien que la majorité des carrières se fait dans l'enseignement (sinon, si on veut faire le guignol, on fait HEC ou Sciences Po).


neo a écrit: Et on en voit chaque année qui tombent de haut lorsqu'ils reçoivent leur affectation (notamment les normaliens philosophes, qui n'imaginent pas pouvoir vivre en dehors de Paris...)


Très honnêtement, les profils sont très diversifiés, et la réticence à l'égard du secondaire n'est pas toujours si affirmée chez les stagiaires normaliens de mon académie (en revanche, ce sont surtout les conditions de travail (tézédariat ou service complet en lycée technique (pour la philo, c'est l'enfer) qui les font souffrir). Quant à la peur de la province, chez les normaliens philosophes, elle ne vient pas du fait qu'ils sont normaliens, mais du fait qu'ils sont philosophes . Je n'ai jamais compris pourquoi la vie devait être parisienne ou ne pas être chez nombre de mes collègues (mais je suis un provincial pur jus, donc je ne comprendrai jamais).

Ruthven
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Re: ce que vous dites (et pensez) des classes prépa littéraires

Message par Reine Margot le Sam 2 Jan - 20:36

Abraxas a écrit:Bah, j'ai fait 7 ans de collège rural au sortir de l'ENS, puis 12 ans de ZEP en grande banlieue. Non seulement je n'en suis pas mort, mais j'y ai appris ce que je sais — et ce que je suis. Aurais-je écrit un seul livre sans ça — je me demande, parfois…


une amie normalienne a eu la chance d'avoir de suite un poste ATER, me disait qu'après avoir fait toutes ces études, ces efforts et sacrifices elle trouverait dommage de se retrouver dans le secondaire, ce que je comprends.

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Re: ce que vous dites (et pensez) des classes prépa littéraires

Message par Ruthven le Sam 2 Jan - 20:44

marquisedemerteuil a écrit:
une amie normalienne a eu la chance d'avoir de suite un poste ATER, me disait qu'après avoir fait toutes ces études, ces efforts et sacrifices elle trouverait dommage de se retrouver dans le secondaire, ce que je comprends.


Le poste d'ATER ne prémunit pas contre un retour dans le secondaire ; c'est un poste temporaire et précaire.

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Re: ce que vous dites (et pensez) des classes prépa littéraires

Message par Adri le Sam 2 Jan - 21:24

L'ENS ne prémunit pas non plus contre les postes pourris dans le secondaire ... TZR en collèges par exemple

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Re: ce que vous dites (et pensez) des classes prépa littéraires

Message par mel93 le Dim 3 Jan - 2:45

Je conseillerais aux élèves de tenter l'aventure de la classe prépa : une formation exigeante et généraliste à la fois qui m' a été plus qu'utile.

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Re: ce que vous dites (et pensez) des classes prépa littéraires

Message par doctor who le Dim 3 Jan - 11:24

Pour mon cas, après une déprime post-agrèg pendant l'année d'IUFM, et une grave crise de non vocation, je m'investis enfin dans mon boulot. Il y en a d'autres dans ce cas, sans doute.

doctor who
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