stages 108 heures : témoignages !
Page 1 sur 1 • Partager •
stages 108 heures : témoignages !
Seine-St-Denis: des écoles protestent contre l'arrivée d'étudiants remplaçants
Plusieurs écoles de Seine-Saint-Denis pourraient être en grève la semaine prochaine, pour protester contre l'arrivée d'étudiants non formés pour effectuer des remplacements en classe, a prévenu la CGT Educ'action dans un communiqué vendredi.
"Des enseignants ont décidé de débrayer et de bloquer leurs écoles", indique le syndicat, qui a précisé à l'AFP qu'entre "10 à 20 écoles" pourraient être en "grève reconductible" de lundi à jeudi prochain, tandis qu'un autre appel à la grève a été lancé, par ailleurs, pour mardi et jeudi dans le département.
Ils entendent protester contre l'arrivée de 80 étudiants (de niveau licence) "sans formation pédagogique, recrutés par l'Inspection académique de Seine-Saint-Denis pour effectuer des remplacements du 15 au 19 février et du 8 au 12 mars".
"Ces étudiants, non formés, vont prendre une classe entière au pied levé, seuls, après une formation de trois heures !", a expliqué une responsable du syndicat. La semaine est payée 750 euros.
Interrogé, l'inspecteur d'académie Daniel Auverlot a affirmé qu'il s'agissait "d'offrir un terrain de stage à 80 étudiants admissibles aux concours enseignants l'an dernier, dont certains sont en première année à l'IUFM (institut de formation des maîtres, ndlr) cette année, tandis que d'autres sont assistants d'éducation" (surveillants notamment).
Selon le SNUipp-FSU, premier syndicat du primaire, hormis deux tentatives il y a deux ans dans d'autres départements, c'est la première fois que des vacataires seront recrutés dans le premier degré (écoles primaires).
Récusant le terme de "vacataire", M. Auverlot a ajouté qu'il s'agissait de "donner à ces étudiants le plus de chances possible aux concours de cette année, en particulier pour l'épreuve professionnalisante".
Pendant le remplacement, le professeur des écoles titulaire va pouvoir suivre de la formation continue, a-t-il ajouté.
source : vousnousils.fr
Plusieurs écoles de Seine-Saint-Denis pourraient être en grève la semaine prochaine, pour protester contre l'arrivée d'étudiants non formés pour effectuer des remplacements en classe, a prévenu la CGT Educ'action dans un communiqué vendredi.
"Des enseignants ont décidé de débrayer et de bloquer leurs écoles", indique le syndicat, qui a précisé à l'AFP qu'entre "10 à 20 écoles" pourraient être en "grève reconductible" de lundi à jeudi prochain, tandis qu'un autre appel à la grève a été lancé, par ailleurs, pour mardi et jeudi dans le département.
Ils entendent protester contre l'arrivée de 80 étudiants (de niveau licence) "sans formation pédagogique, recrutés par l'Inspection académique de Seine-Saint-Denis pour effectuer des remplacements du 15 au 19 février et du 8 au 12 mars".
"Ces étudiants, non formés, vont prendre une classe entière au pied levé, seuls, après une formation de trois heures !", a expliqué une responsable du syndicat. La semaine est payée 750 euros.
Interrogé, l'inspecteur d'académie Daniel Auverlot a affirmé qu'il s'agissait "d'offrir un terrain de stage à 80 étudiants admissibles aux concours enseignants l'an dernier, dont certains sont en première année à l'IUFM (institut de formation des maîtres, ndlr) cette année, tandis que d'autres sont assistants d'éducation" (surveillants notamment).
Selon le SNUipp-FSU, premier syndicat du primaire, hormis deux tentatives il y a deux ans dans d'autres départements, c'est la première fois que des vacataires seront recrutés dans le premier degré (écoles primaires).
Récusant le terme de "vacataire", M. Auverlot a ajouté qu'il s'agissait de "donner à ces étudiants le plus de chances possible aux concours de cette année, en particulier pour l'épreuve professionnalisante".
Pendant le remplacement, le professeur des écoles titulaire va pouvoir suivre de la formation continue, a-t-il ajouté.
source : vousnousils.fr
oreiller- Niveau 10
Re: stages 108 heures : témoignages !
A diffuser, auprès des collègues et des parents.
"Surtout ne dites pas aux parents que vous n'êtes pas profs"...
Anna prépare le concours de professeur des écoles. Juste avant de partir en stage seule face à une classe, elle a reçu cette étrange recommandation de sa prof: "surtout ne dites pas aux parents que vous êtes en formation. Dites plutôt que vous êtes profs titulaires. Les parents pourraient faire des histoires et puis vous serez plus crédibles". Heureusement Anna n'a pas eu à mentir, aucun parent ne lui ayant demandé quoi que ce soit. Mais elle est révoltée. Le "conseil" a été donné tout à fait ouvertement par une maitre-formatrice de l'IUFM (Institut universitaire de formation des maîtres) où elle prépare son concours, en Région parisienne. Cette prof faisait un cours sur la législation scolaire juste avant que les étudiants partent en stage. "On nous dit de mentir alors que l'on est appelé à former des citoyens. Et puis si l'on veut cacher quelque chose, c'est bien que c'est mal". La réforme de la formation des enseignants ("masterisation"), toujours très contestée, doit entrer en application à la rentrée. Mais cette année est une année de transition où certaines "nouveautés" s'appliquent déjà. Comme le fait d'envoyer des étudiants qui n'ont pas encore passé le concours en "stage en responsabilité". Ils se retrouvent alors seuls devant des classes où ils remplacent des enseignants alors qu'ils n'ont pratiquement pas été formés. "Le premier jour, le lundi matin, les élèves étaient calmes, raconte Anna. Ils ne me connaissaient pas. Mais ils ont très vite compris que j'étais débutante. Et l'après-midi, c'était terrible. Je me suis retrouvée face à 26 élèves agités, une classe à double niveau - la moyenne et la grande section de maternelle - avec en plus un élève avec de grosses difficultés qui avait une AVS (auxiliaire de vie scolaire) le matin mais personne l'après-midi. En plus comme j'avais été prévenue tard de la classe que j'aurai, je n'avais pas pu bien me préparer. Comme je n'arrivais pas à joindre la prof que je remplaçais, j'ai même dû chercher des idées pour faire des ateliers sur internet". Dès le deuxième jour, Anna se sent dépassée. Elle s'énerve, se met à crier, ce qui n'arrange rien. "Je suis encore aphone. L'équipe était très sympa avec moi. Mais la directrice a dû reconnaître que l'élève en difficultés était plus agressif qu'habituellement. Il poussait des cris, crachait sur les autres. Le quatrième et dernier jour, j'étais carrément toute seule toute la journée. L'atsem - personnel qui aide les instits en maternelle - était malade et l'AVS avait une réunion." Anna a un sentiment de gâchis. Elle n'a rien appris et les enfants ont perdu leur temps. "Du coup, je culpabilise. On nous balance dans des classes comme ça". Pour toute préparation, les étudiants ont eu un cours de trois heures où ils ont fait signer leurs conventions de stage et posé des questions au prof. Ils ont aussi effectué un "stage accompagné", suivant un prof dans sa classe, d'une semaine au premier trimestre. Mais comme ils passent leur concours fin avril - les écrits, les oraux étant fin mai -, ils se consacrent surtout à réviser. "Et encore moi je n'ai eu un stage que de quatre jours, poursuit Anna, car je suis en formation aménagée, c'est-à-dire que je travaille à côté. Je suis assistante d'éducation dans le secondaire. Mais les autres ont fait quinze jours de stage. Cela a dû être du gardiennage. Et pour ceux qui étaient dans des écoles sensibles, je n'ose pas imaginer". "Beaucoup sont contre comme moi. Mais ils n'osent pas protester. Et puis pour ces stages, on nous promet de beaux salaires sans doute pour nous amadouer: 700 euros bruts pour mes quatre jours, autour de 1400 euros pour les deux semaines". Cette mesure fait pratiquement l'unanimité contre elle: syndicats enseignants - comme le Snes, la CGT Educ' 93 -, parents d'élèves - la FCPE - protestent contre une formation au rabais et ses conséquences pour les élèves. Dans certains IUFM, les étudiants rejettent ces stages en bloc. Ou les profs refusent de les organiser. Plusieurs camarades d'Anna ont lâché au beau milieu. Ils ne savaient plus quoi faire avec les enfants.
Source : http://classes.blogs.liberation.fr/soule/2010/02/surtout-ne-dites-pas-aux-parents-que-vous-nêtes-pas-profs.html
"Surtout ne dites pas aux parents que vous n'êtes pas profs"...
Anna prépare le concours de professeur des écoles. Juste avant de partir en stage seule face à une classe, elle a reçu cette étrange recommandation de sa prof: "surtout ne dites pas aux parents que vous êtes en formation. Dites plutôt que vous êtes profs titulaires. Les parents pourraient faire des histoires et puis vous serez plus crédibles". Heureusement Anna n'a pas eu à mentir, aucun parent ne lui ayant demandé quoi que ce soit. Mais elle est révoltée. Le "conseil" a été donné tout à fait ouvertement par une maitre-formatrice de l'IUFM (Institut universitaire de formation des maîtres) où elle prépare son concours, en Région parisienne. Cette prof faisait un cours sur la législation scolaire juste avant que les étudiants partent en stage. "On nous dit de mentir alors que l'on est appelé à former des citoyens. Et puis si l'on veut cacher quelque chose, c'est bien que c'est mal". La réforme de la formation des enseignants ("masterisation"), toujours très contestée, doit entrer en application à la rentrée. Mais cette année est une année de transition où certaines "nouveautés" s'appliquent déjà. Comme le fait d'envoyer des étudiants qui n'ont pas encore passé le concours en "stage en responsabilité". Ils se retrouvent alors seuls devant des classes où ils remplacent des enseignants alors qu'ils n'ont pratiquement pas été formés. "Le premier jour, le lundi matin, les élèves étaient calmes, raconte Anna. Ils ne me connaissaient pas. Mais ils ont très vite compris que j'étais débutante. Et l'après-midi, c'était terrible. Je me suis retrouvée face à 26 élèves agités, une classe à double niveau - la moyenne et la grande section de maternelle - avec en plus un élève avec de grosses difficultés qui avait une AVS (auxiliaire de vie scolaire) le matin mais personne l'après-midi. En plus comme j'avais été prévenue tard de la classe que j'aurai, je n'avais pas pu bien me préparer. Comme je n'arrivais pas à joindre la prof que je remplaçais, j'ai même dû chercher des idées pour faire des ateliers sur internet". Dès le deuxième jour, Anna se sent dépassée. Elle s'énerve, se met à crier, ce qui n'arrange rien. "Je suis encore aphone. L'équipe était très sympa avec moi. Mais la directrice a dû reconnaître que l'élève en difficultés était plus agressif qu'habituellement. Il poussait des cris, crachait sur les autres. Le quatrième et dernier jour, j'étais carrément toute seule toute la journée. L'atsem - personnel qui aide les instits en maternelle - était malade et l'AVS avait une réunion." Anna a un sentiment de gâchis. Elle n'a rien appris et les enfants ont perdu leur temps. "Du coup, je culpabilise. On nous balance dans des classes comme ça". Pour toute préparation, les étudiants ont eu un cours de trois heures où ils ont fait signer leurs conventions de stage et posé des questions au prof. Ils ont aussi effectué un "stage accompagné", suivant un prof dans sa classe, d'une semaine au premier trimestre. Mais comme ils passent leur concours fin avril - les écrits, les oraux étant fin mai -, ils se consacrent surtout à réviser. "Et encore moi je n'ai eu un stage que de quatre jours, poursuit Anna, car je suis en formation aménagée, c'est-à-dire que je travaille à côté. Je suis assistante d'éducation dans le secondaire. Mais les autres ont fait quinze jours de stage. Cela a dû être du gardiennage. Et pour ceux qui étaient dans des écoles sensibles, je n'ose pas imaginer". "Beaucoup sont contre comme moi. Mais ils n'osent pas protester. Et puis pour ces stages, on nous promet de beaux salaires sans doute pour nous amadouer: 700 euros bruts pour mes quatre jours, autour de 1400 euros pour les deux semaines". Cette mesure fait pratiquement l'unanimité contre elle: syndicats enseignants - comme le Snes, la CGT Educ' 93 -, parents d'élèves - la FCPE - protestent contre une formation au rabais et ses conséquences pour les élèves. Dans certains IUFM, les étudiants rejettent ces stages en bloc. Ou les profs refusent de les organiser. Plusieurs camarades d'Anna ont lâché au beau milieu. Ils ne savaient plus quoi faire avec les enfants.
Source : http://classes.blogs.liberation.fr/soule/2010/02/surtout-ne-dites-pas-aux-parents-que-vous-nêtes-pas-profs.html
oreiller- Niveau 10
Re: stages 108 heures : témoignages !
Je ne le trouve vraiment pas terrible l'article du blog de Libération, et plutôt contre-productif. Les stagiaires IUFM sont aussi balancés sans préparation dans leurs classes, je ne parle même pas des vacataires ; il y a un moment où il faut se lancer. Il évite les vraies questions (sur la structure du master) tout en laissant penser que la forme actuelle est convenable.
Là où cela va être coton, c'est plutôt pour les fonctionnaires stagiaires à l'année à 18h...
Là où cela va être coton, c'est plutôt pour les fonctionnaires stagiaires à l'année à 18h...

Ruthven- Doyen
Re: stages 108 heures : témoignages !
Dans les deux cas il semble s'agir de "stages 4 jours" mis en place dans la période transitoire. L'an prochain, 108 heures d'un coup, et il sera plus difficile pour les établissements de refuser puisque le stagiaire remplira un vide: celui laissé par le néoprof en formation à ce moment-là.
Il me semble (sauf nouvelles contraires?) que le stage 108 heures n'est pas prévu pour être rémunéré.
Il me semble (sauf nouvelles contraires?) que le stage 108 heures n'est pas prévu pour être rémunéré.
barèges- Niveau 9
Re: stages 108 heures : témoignages !
barèges a écrit:Dans les deux cas il semble s'agir de "stages 4 jours" mis en place dans la période transitoire. L'an prochain, 108 heures d'un coup, et il sera plus difficile pour les établissements de refuser puisque le stagiaire remplira un vide: celui laissé par le néoprof en formation à ce moment-là.
Il me semble (sauf nouvelles contraires?) que le stage 108 heures n'est pas prévu pour être rémunéré.
Il me semble que ce stage de 108h maximum sera rémunéré en vacation (autour de 3000 euros). Je vois mal les étudiants accepter de faire des stages gratuitement alors que ces stages sont facultatifs. Mais il faut dire qu'il y a une telle pagaille en ce moment que c'est difficile de s'y retrouver.

Ruthven- Doyen
Re: stages 108 heures : témoignages !
Mais les maîtres ne sont ils pas obligés de laisser les travaux prêts pour la semaine du stagiaire ? Je pensais qu'il en était ainsi dans le primaire

Thalie- Sage
Re: stages 108 heures : témoignages !
Ruthven a écrit:barèges a écrit:Dans les deux cas il semble s'agir de "stages 4 jours" mis en place dans la période transitoire. L'an prochain, 108 heures d'un coup, et il sera plus difficile pour les établissements de refuser puisque le stagiaire remplira un vide: celui laissé par le néoprof en formation à ce moment-là.
Il me semble (sauf nouvelles contraires?) que le stage 108 heures n'est pas prévu pour être rémunéré.
Il me semble que ce stage de 108h maximum sera rémunéré en vacation (autour de 3000 euros). Je vois mal les étudiants accepter de faire des stages gratuitement alors que ces stages sont facultatifs. Mais il faut dire qu'il y a une telle pagaille en ce moment que c'est difficile de s'y retrouver.
Le stage 108h sera rémunéré environ 34€ de l'heure.

Jane- Doyen
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum