Georges Frêche : les digues et les cons
Page 2 sur 5 • Partager •
Page 2 sur 5 •
1, 2, 3, 4, 5 
Re: Georges Frêche : les digues et les cons
Pour une fois qu'on a un mec de gauche qui a de grandes idées, on tient à le conserver.... 
Frisouille- Guide spirituel
Re: Georges Frêche : les digues et les cons
Frisouille, vous m'avez mal lu ! il faut tout lire.
Je sais, je n'ai pas mis l'explication de texte comme dans le L&M de ma jeunesse.
Je me cite "des discours sur les digues et la responsabilité, on nous en a bassiné
ces temps-ci ! mais nos politiques et journalistes politiquement
corrects ne nous ont pas cité Frêche !
2) et quant au discours aux cons, je n'ai pas entendu dire que le député cité soit un scandale de l'Ump"
Homo sum, humani nihil a me alienum puto
Je sais, je n'ai pas mis l'explication de texte comme dans le L&M de ma jeunesse.
Je me cite "des discours sur les digues et la responsabilité, on nous en a bassiné
ces temps-ci ! mais nos politiques et journalistes politiquement
corrects ne nous ont pas cité Frêche !
2) et quant au discours aux cons, je n'ai pas entendu dire que le député cité soit un scandale de l'Ump"
Homo sum, humani nihil a me alienum puto

Aredius- Niveau 8
Re: Georges Frêche : les digues et les cons
Je voterai Frêche mais je suis loin de le vénérer ! Il y a 6 ans, j'avais des doutes et ce sont mes amis "de gauche" qui m'ont convaincu en me disant que c'était la seule manière de virer la droite et le FN ...
Six ans plus tard , c'est l'inverse !! C'est moi qui défends le mégalo !! Car oui ,c'est un mégalo, et je lui reproche son délire sur la Septimanie et sur le changement de noms des lycées...Et finalement, c'est tout ce que je lui reproche sur son mandat...Et d'ailleurs, je rappelle que tout son exécutif a plutôt bien travaillé...Si, si, ça existe; n'en déplaise à ceux qui n'y connaissent absolument rien localement, et qui sont très, mais alors très bêtes...
Six ans plus tard , c'est l'inverse !! C'est moi qui défends le mégalo !! Car oui ,c'est un mégalo, et je lui reproche son délire sur la Septimanie et sur le changement de noms des lycées...Et finalement, c'est tout ce que je lui reproche sur son mandat...Et d'ailleurs, je rappelle que tout son exécutif a plutôt bien travaillé...Si, si, ça existe; n'en déplaise à ceux qui n'y connaissent absolument rien localement, et qui sont très, mais alors très bêtes...

Zarko- Habitué(e) du forum
Re: Georges Frêche : les digues et les cons
Comme je l'ai déjà dit sur un autre sujet, Frêche me sort(ait) un peu par les yeux, car vivant à Montpellier depuis ma naissance (1981) et jusqu'à ma venue en Martinique(2008), j'avais un certain nombre de choses à lui reprocher...
Mais s'il faut retenir quelque chose, ce seront les bonnes choses qu'il a faites pour la ville et la région (bon, l'ancienne Miss France pour vanter les produits régionaux placardée partout, perso je m'en passe.... mais bon, ça ne fait pas de mal).
J'adore ma ville, j'aime ma région, et j'aime ce type qui défend le sud avec un franc-parler qu'on souhaiterait un peu plus répandu.
Alors s'il y a des gens à qui ça ne plaît pas, tant pis.
Et Arédius, encore une fois, je ne suis certainement pas très fine, mais je n'ai pas la télé, je ne regarde pas sur le Net les différents journaux télévisés, je suis à 7000km de Montpellier et de Paris (et de Nantes), donc je ne comprends décidément pas ce que vous voulez dire.
Mais je suis certainement trop "con"...
Mais s'il faut retenir quelque chose, ce seront les bonnes choses qu'il a faites pour la ville et la région (bon, l'ancienne Miss France pour vanter les produits régionaux placardée partout, perso je m'en passe.... mais bon, ça ne fait pas de mal).
J'adore ma ville, j'aime ma région, et j'aime ce type qui défend le sud avec un franc-parler qu'on souhaiterait un peu plus répandu.
Alors s'il y a des gens à qui ça ne plaît pas, tant pis.
Et Arédius, encore une fois, je ne suis certainement pas très fine, mais je n'ai pas la télé, je ne regarde pas sur le Net les différents journaux télévisés, je suis à 7000km de Montpellier et de Paris (et de Nantes), donc je ne comprends décidément pas ce que vous voulez dire.
Mais je suis certainement trop "con"...

Frisouille- Guide spirituel
Re: Georges Frêche : les digues et les cons
Bah, avec internet, tu devrais retrouver les tribulations de Frêche...Je t'envoie les meilleurs moments si tu veux...
Il n'empêche qu'Aubry se plante , mais alors se plante comme je ne l'aurais même pas imaginé...Ouais, le décalage Paris (/Lille-Province) est bien réel...
Il n'empêche qu'Aubry se plante , mais alors se plante comme je ne l'aurais même pas imaginé...Ouais, le décalage Paris (/Lille-Province) est bien réel...

Zarko- Habitué(e) du forum
Re: Georges Frêche : les digues et les cons
Zarko a écrit:Bah, avec internet, tu devrais retrouver les tribulations de Frêche...Je t'envoie les meilleurs moments si tu veux...
Il n'empêche qu'Aubry se plante , mais alors se plante comme je ne l'aurais même pas imaginé...Ouais, le décalage Paris (/Lille-Province) est bien réel...![]()

Frisouille- Guide spirituel
Re: Georges Frêche : les digues et les cons
Plutôt deux fois qu'une !
Bonne nuit !
Bonne nuit !

Frisouille- Guide spirituel
Re: Georges Frêche : les digues et les cons
En tout cas Georges Frêche a fait beaucoup pour la ville de Montpellier.
stephielucky- Niveau 7
Re: Georges Frêche : les digues et les cons
effectivement, il a fait beaucoup pour Montpellier et l'Hérault, mais pas pour la Lozère... et je peux vous dire que le mandat de Frêche, on l'a senti passer ! Juste un exemple : la dégradation des transports ferroviaires, presque plus de trains, 6 Heures pour aller à Montpellier (avec 3 changements !). J'avais déjà l'impression de vivre dans un trou paumé, mais là, c'est carrément le puits sans fonds...
Le mégalo tyrannique n'aura pas ma voix cette fois... Entre les attaques du gouvernement sur le service public et l'indifférence de la région pour mon département, nous nous dirigeons vers une mort lente dont tout le monde se contrefout, et ce n'est pas Frêche qui pourra nous aider. Juste une anecdote, son "grand projet" pour la Lozère : en faire une région de tourisme de luxe !!! Ben, il est jamais venu dans le coin pour dire une telle connerie (mais bon, il n'est pas à une connerie près...)
Le mégalo tyrannique n'aura pas ma voix cette fois... Entre les attaques du gouvernement sur le service public et l'indifférence de la région pour mon département, nous nous dirigeons vers une mort lente dont tout le monde se contrefout, et ce n'est pas Frêche qui pourra nous aider. Juste une anecdote, son "grand projet" pour la Lozère : en faire une région de tourisme de luxe !!! Ben, il est jamais venu dans le coin pour dire une telle connerie (mais bon, il n'est pas à une connerie près...)

Alarica- Habitué(e) du forum
Re: Georges Frêche : les digues et les cons
Pourtant la région Languedoc Roussillon grâce à Georges Frêche est une région très dynamique (culture, transports, emplois...). Moi j'ai plaisir à revenir dans ma région d'origine que je trouve magnifique. Heureusement qu'il est là car c'est un homme d'action c'est rare aujourd'hui
stephielucky- Niveau 7
Re: Georges Frêche : les digues et les cons
Alarica a écrit:effectivement, il a fait beaucoup pour Montpellier et l'Hérault, mais pas pour la Lozère... et je peux vous dire que le mandat de Frêche, on l'a senti passer ! Juste un exemple : la dégradation des transports ferroviaires, presque plus de trains, 6 Heures pour aller à Montpellier (avec 3 changements !). J'avais déjà l'impression de vivre dans un trou paumé, mais là, c'est carrément le puits sans fonds...
Le mégalo tyrannique n'aura pas ma voix cette fois... Entre les attaques du gouvernement sur le service public et l'indifférence de la région pour mon département, nous nous dirigeons vers une mort lente dont tout le monde se contrefout, et ce n'est pas Frêche qui pourra nous aider. Juste une anecdote, son "grand projet" pour la Lozère : en faire une région de tourisme de luxe !!! Ben, il est jamais venu dans le coin pour dire une telle connerie (mais bon, il n'est pas à une connerie près...)
Peut-être...Jacques Blanc est Lozérien, sans doute que ça peut jouer inconsciemment ou pas...Pour les transports (ferroviaires), c'est assez complexe; les régions ne décident pas seules et c'est l'Etat (RFF) qui a le dernier mot...

Zarko- Habitué(e) du forum
Re: Georges Frêche : les digues et les cons
certes, mais ça ne fait pas partie des priorités de notre actuel président de la région... pour d'autres, en revanches, la conscience de l'enclavement d'une partie de la région est présente dans les programmes !

Alarica- Habitué(e) du forum
Re: Georges Frêche : les digues et les cons
Il est félé et mégalo, mais au moins il a la carrure et les compétences. Je ne pense pas voter pour lui au premier tour, mais franchement, les autres font pâle figure à côté. J'ai dû supporter un de ses discours totalement barrés, c'est assez incroyable en fait, mais bon, c'est le tempéramment grande gueule méditerranéen peut-être qui fait qu'on s'en accommode. Mieux vaut un fada qu'on connaît qu'un taré qui s'ignore.

Mélu- Guide spirituel
Re: Georges Frêche : les digues et les cons
Bah, de toute manière, il suffit de jeter un coup d'oeil sur les différents programmes...Celui de Mandroux reprend celui de Frêche (en changeant qq mots et en ajoutant qq fioritures pour éviter d'être accusée de plagiat !)

Zarko- Habitué(e) du forum
Re: Georges Frêche : les digues et les cons
Je suis stupéfait par ce personnage manipulateur et claudiquant. On le croirait sorti des Mémoires de Saint Simon. Il se permet toutes les audaces verbales, les délires outranciers et les injures les plus énormes et ils s'attirent la sympathie des gens. Pourtant, c'est clair que sous un autre régime, on parlerait de dictateur. Il en a tous les tics langagiers (et les pratiques ?). Le plus inquiétant, c'est que des gens intelligents et cultivés, se laissent séduire par ce type, alors qu'ils jugeraient inadmissibles ces propos, s'ils étaient énoncés par X ou Y. Pour le défendre, on parle de son franc-parler et on dit qu'il est sincère. Vos raisonnements font peur. Je suis moins étonné qu'un Le Pen réussisse encore si bien, malgré toutes ses démagogies et sa réputation. Dans le genre, vieux politique qui apprécie les blagues douteuses, on n'est pas loin.

Leclochard- Sage
Re: Georges Frêche : les digues et les cons
Georges Frêche, né le 9 juillet 1938 à Puylaurens (Tarn), est un homme politique français.
Spécialiste du droit romain, il est professeur honoraire d'histoire de droit romain à l'université Montpellier 1, après des enseignements de l'histoire du droit et des idées politiques à l'UFR Droit et à l'UFR Sciences économiques.
Conseiller municipal de Montpellier, il préside le conseil régional de Languedoc-Roussillon (depuis 2004) et la communauté d'agglomération de Montpellier. Il fut député de l'Hérault (1973-1978, 1981-1993 et 1997-2002) et maire de Montpellier (1977-2004). Il est actuellement candidat à sa réélection comme conseiller régional de Languedoc-Roussillon1.
À sa sortie d'HEC, il rejoint la Faculté de droit de Paris et l'Institut de Géographie. Il milite alors contre la guerre d'Algérie, position très minoritaire à la Faculté de droit.
Le 13 février 1962, il fait partie d'un groupe qui tente d'occuper la Faculté de droit de Paris. Ce groupe est passé à tabac dans la cour d’honneur de la faculté par les étudiants de la « Corpo de droit », partisans de l’OAS. Ramassés par la police du Ve arrondissement de Paris, nombre de ces étudiants de gauche, parmi lesquels Georges Frêche, se retrouvent quelques heures durant au commissariat du Ve. Son engagement anticolonialiste dure jusqu’à la fin de la guerre d’Algérie.
Georges Frêche adhère alors à la Fédération des cercles marxistes-léninistes, organisation maoïste, en 1964, où il signe Georges Lierre ses articles pour L'Humanité nouvelle2. Exclu à l'automne 1965 pour avoir voulu « fomenter une dissidence » contre l'appareil de la FCML, il rejoint un temps le Centre marxiste-léniniste de France issu du « groupe de Clichy », proche de Patrick Prado et Claude Beaulieu3. Une fois nommé à la Faculté de Droit de Montpellier en 1969, il s’engage à la SFIO.
Au niveau régional, sa carrière politique est marquée par une opposition conflictuelle avec Jacques Blanc (UDF, puis UMP), président du conseil régional du Languedoc-Roussillon. Frêche échoue à devenir président de Région en 1998 après l'alliance entre les conseillers régionaux de droite et ceux du Front national lors de l'élection du président du conseil régional, Jacques Blanc. Cependant, en mars 2004, sa liste d'union de la gauche arrive première au second tour de l'élection régionale en Languedoc-Roussillon. Pour éviter le cumul des mandats, il laisse la mairie de Montpellier à une de ses proches, Hélène Mandroux-Colas.
L'accession à la présidence du conseil régional de Georges Frêche marque une nouvelle étape dans son parcours politique : animer la politique d'une région, entouré d'élus forts où les politiques sont menées en partenariat avec d'autres collectivités n'a rien à voir avec la gestion d'une ville ou d'une agglomération. Georges Frêche doit convaincre l'opinion et les élus régionaux de sa capacité à gérer la région. Des conflits avec l'opposition régionale de droite éclatent rapidement, à propos d'annulations de subventions et de la volonté de M. Frêche d'ajouter le nom de la région historique Septimanie au nom de la région.
Le taux d'évolution moyen des impôts régionaux en Languedoc-Roussillon affiche la plus forte hausse au niveau national : une hausse de 90 % entre l'accession au pouvoir de Frêche et 20099.
Pour cette nouvelle politique régionale, Georges Frêche a décidé d'augmenter les impôts pour pouvoir lever un budget de 765 millions d'euros (contre 554 millions en 2004) pour financer une rénovation des trains régionaux, entretenir ou construire des lycées, consolider les digues du Rhône qui ont montré leurs faiblesses pendant l'hiver 2003, aider au financement des logements sociaux et étudiants, et aider les personnes âgées et handicapées. En avril 2005, le président de l'UMP Nicolas Sarkozy décerne « la palme nationale de l'augmentation des impôts » à Georges Frêche. Et ce dernier de l'affubler du sobriquet de « grand Mamamouchi aux talons compensés ». Au sujet de l'augmentation de la fiscalité locale, il répond : « … n’est-ce pas le B-A-BA de la politique ? Deux ans d’impopularité, deux ans de calme, deux ans favorables avec des fleurs et des petits oiseaux, et vous êtes réélu : tout cela est d’une facilité déconcertante. »10.
Les premières décisions votées par le conseil régional sont :
La gratuité des livres et des équipements pour tous les lycéens et les apprentis
La revalorisation des indemnités des stagiaires
Le lancement d'une politique à destination de la jeunesse : forums Septimania 15-25 ans dans les grandes villes de la région, portail internet, Conseil régional de la Jeunesse. 11
Le 14 avril 2005, suite au rejet populaire du terme Septimanie pour rebaptiser la région, il transforme le projet en marque commerciale « Septimanie, la griffe du soleil », et lance une grande campagne publicitaire pour promouvoir ce nom et les produits de la région. Le 23 septembre 2005, il annonce renoncer définitivement à rebaptiser la région car « 95 % des gens sont pris d'un fol amour pour le (nom) Languedoc-Roussillon »12 Il lance alors une marque ombrelle « Sud de France » pour promouvoir les produits agroalimentaires, les fruits et légumes et les vins du Languedoc-Roussillon au niveau national et à l'international.
En 2007, avec la présidence de la Communauté de travail des Pyrénées (CTP), il participe à de nombreux sommets européens, notamment à Saragosse où il s'affiche comme un porte-parole du Sud de la France.
En 2008, la Région Languedoc-Roussillon soutient la réussite du projet national campus pour les universités de Montpellier, la création d'Aqua Domitia, réseau hydraulique régional, le financement de la ligne à grande vitesse Perpignan-Nîmes.
Georges Frêche a une habitude de la recherche du bon mot cynique en public. Il commente la vie politique régionale et nationale sur le même ton lors des réunions des conseils élus. Ces séances sont plus souvent animées de polémiques avec l'opposition, qui vote généralement toutes les affaires des différentes conseils, que de débats sur les questions délibérées.
Le 11 février 2006, à l'occasion d'un dépôt de gerbe devant la stèle de Jacques Roseau, porte-parole d'un mouvement pied-noir assassiné en 1993, il est pris à partie par un groupe de harkis récemment passé à l'UMP et répond à ce groupe :
« Vous êtes vraiment d’une incurie incroyable. Vous ne connaissez pas l’histoire. Ah, vous êtes allés avec les gaullistes… Vous faites partie des harkis qui ont vocation à être cocus toute leur vie… Faut-il vous rappeler que 80 000 harkis se sont fait égorger comme des porcs parce que l'armée française les a laissés ? Moi qui vous ai donné votre boulot de pompier, gardez-le et fermez votre gueule ! Je vous ai trouvé un toit et je suis bien remercié. Arrêtez-vous ! Arrêtez-vous ! Allez avec les gaullistes ! Allez avec les gaullistes à Palavas. Vous y serez très bien ! Ils ont massacré les vôtres en Algérie et vous allez leur lécher les bottes ! Mais vous n’avez rien du tout ! Vous êtes des sous-hommes ! Rien du tout ! Il faut que quelqu’un vous le dise ! Vous êtes sans honneur. Vous n’êtes pas capables de défendre les vôtres ! Voilà, voilà… Allez, dégagez ! »15.
Dans un document largement diffusé par les médias, on l'entend traiter des harkis sympathisants UMP de sous-hommes. Selon lui, ceux-ci se seraient rendus à une cérémonie organisée par le maire UMP de Palavas. Le discours était enregistré par un journaliste de L'Hérault du Jour 16, aux côtés de Jack Lang qui affirme n'avoir « pas entendu » ces propos. Cette polémique intervient dans un double contexte de débat au niveau national sur la loi française du 23 février 2005 (dont Georges Frêche a pris la défense) et au niveau local l'élection cantonale partielle du sixième canton dans lequel l'électorat « rapatrié » et, à moindre titre harki, est déterminante.
J'ai connu pire comme dictateur...

Spécialiste du droit romain, il est professeur honoraire d'histoire de droit romain à l'université Montpellier 1, après des enseignements de l'histoire du droit et des idées politiques à l'UFR Droit et à l'UFR Sciences économiques.
Conseiller municipal de Montpellier, il préside le conseil régional de Languedoc-Roussillon (depuis 2004) et la communauté d'agglomération de Montpellier. Il fut député de l'Hérault (1973-1978, 1981-1993 et 1997-2002) et maire de Montpellier (1977-2004). Il est actuellement candidat à sa réélection comme conseiller régional de Languedoc-Roussillon1.
À sa sortie d'HEC, il rejoint la Faculté de droit de Paris et l'Institut de Géographie. Il milite alors contre la guerre d'Algérie, position très minoritaire à la Faculté de droit.
Le 13 février 1962, il fait partie d'un groupe qui tente d'occuper la Faculté de droit de Paris. Ce groupe est passé à tabac dans la cour d’honneur de la faculté par les étudiants de la « Corpo de droit », partisans de l’OAS. Ramassés par la police du Ve arrondissement de Paris, nombre de ces étudiants de gauche, parmi lesquels Georges Frêche, se retrouvent quelques heures durant au commissariat du Ve. Son engagement anticolonialiste dure jusqu’à la fin de la guerre d’Algérie.
Georges Frêche adhère alors à la Fédération des cercles marxistes-léninistes, organisation maoïste, en 1964, où il signe Georges Lierre ses articles pour L'Humanité nouvelle2. Exclu à l'automne 1965 pour avoir voulu « fomenter une dissidence » contre l'appareil de la FCML, il rejoint un temps le Centre marxiste-léniniste de France issu du « groupe de Clichy », proche de Patrick Prado et Claude Beaulieu3. Une fois nommé à la Faculté de Droit de Montpellier en 1969, il s’engage à la SFIO.
Au niveau régional, sa carrière politique est marquée par une opposition conflictuelle avec Jacques Blanc (UDF, puis UMP), président du conseil régional du Languedoc-Roussillon. Frêche échoue à devenir président de Région en 1998 après l'alliance entre les conseillers régionaux de droite et ceux du Front national lors de l'élection du président du conseil régional, Jacques Blanc. Cependant, en mars 2004, sa liste d'union de la gauche arrive première au second tour de l'élection régionale en Languedoc-Roussillon. Pour éviter le cumul des mandats, il laisse la mairie de Montpellier à une de ses proches, Hélène Mandroux-Colas.
L'accession à la présidence du conseil régional de Georges Frêche marque une nouvelle étape dans son parcours politique : animer la politique d'une région, entouré d'élus forts où les politiques sont menées en partenariat avec d'autres collectivités n'a rien à voir avec la gestion d'une ville ou d'une agglomération. Georges Frêche doit convaincre l'opinion et les élus régionaux de sa capacité à gérer la région. Des conflits avec l'opposition régionale de droite éclatent rapidement, à propos d'annulations de subventions et de la volonté de M. Frêche d'ajouter le nom de la région historique Septimanie au nom de la région.
Le taux d'évolution moyen des impôts régionaux en Languedoc-Roussillon affiche la plus forte hausse au niveau national : une hausse de 90 % entre l'accession au pouvoir de Frêche et 20099.
Pour cette nouvelle politique régionale, Georges Frêche a décidé d'augmenter les impôts pour pouvoir lever un budget de 765 millions d'euros (contre 554 millions en 2004) pour financer une rénovation des trains régionaux, entretenir ou construire des lycées, consolider les digues du Rhône qui ont montré leurs faiblesses pendant l'hiver 2003, aider au financement des logements sociaux et étudiants, et aider les personnes âgées et handicapées. En avril 2005, le président de l'UMP Nicolas Sarkozy décerne « la palme nationale de l'augmentation des impôts » à Georges Frêche. Et ce dernier de l'affubler du sobriquet de « grand Mamamouchi aux talons compensés ». Au sujet de l'augmentation de la fiscalité locale, il répond : « … n’est-ce pas le B-A-BA de la politique ? Deux ans d’impopularité, deux ans de calme, deux ans favorables avec des fleurs et des petits oiseaux, et vous êtes réélu : tout cela est d’une facilité déconcertante. »10.
Les premières décisions votées par le conseil régional sont :
La gratuité des livres et des équipements pour tous les lycéens et les apprentis
La revalorisation des indemnités des stagiaires
Le lancement d'une politique à destination de la jeunesse : forums Septimania 15-25 ans dans les grandes villes de la région, portail internet, Conseil régional de la Jeunesse. 11
Le 14 avril 2005, suite au rejet populaire du terme Septimanie pour rebaptiser la région, il transforme le projet en marque commerciale « Septimanie, la griffe du soleil », et lance une grande campagne publicitaire pour promouvoir ce nom et les produits de la région. Le 23 septembre 2005, il annonce renoncer définitivement à rebaptiser la région car « 95 % des gens sont pris d'un fol amour pour le (nom) Languedoc-Roussillon »12 Il lance alors une marque ombrelle « Sud de France » pour promouvoir les produits agroalimentaires, les fruits et légumes et les vins du Languedoc-Roussillon au niveau national et à l'international.
En 2007, avec la présidence de la Communauté de travail des Pyrénées (CTP), il participe à de nombreux sommets européens, notamment à Saragosse où il s'affiche comme un porte-parole du Sud de la France.
En 2008, la Région Languedoc-Roussillon soutient la réussite du projet national campus pour les universités de Montpellier, la création d'Aqua Domitia, réseau hydraulique régional, le financement de la ligne à grande vitesse Perpignan-Nîmes.
Georges Frêche a une habitude de la recherche du bon mot cynique en public. Il commente la vie politique régionale et nationale sur le même ton lors des réunions des conseils élus. Ces séances sont plus souvent animées de polémiques avec l'opposition, qui vote généralement toutes les affaires des différentes conseils, que de débats sur les questions délibérées.
Le 11 février 2006, à l'occasion d'un dépôt de gerbe devant la stèle de Jacques Roseau, porte-parole d'un mouvement pied-noir assassiné en 1993, il est pris à partie par un groupe de harkis récemment passé à l'UMP et répond à ce groupe :
« Vous êtes vraiment d’une incurie incroyable. Vous ne connaissez pas l’histoire. Ah, vous êtes allés avec les gaullistes… Vous faites partie des harkis qui ont vocation à être cocus toute leur vie… Faut-il vous rappeler que 80 000 harkis se sont fait égorger comme des porcs parce que l'armée française les a laissés ? Moi qui vous ai donné votre boulot de pompier, gardez-le et fermez votre gueule ! Je vous ai trouvé un toit et je suis bien remercié. Arrêtez-vous ! Arrêtez-vous ! Allez avec les gaullistes ! Allez avec les gaullistes à Palavas. Vous y serez très bien ! Ils ont massacré les vôtres en Algérie et vous allez leur lécher les bottes ! Mais vous n’avez rien du tout ! Vous êtes des sous-hommes ! Rien du tout ! Il faut que quelqu’un vous le dise ! Vous êtes sans honneur. Vous n’êtes pas capables de défendre les vôtres ! Voilà, voilà… Allez, dégagez ! »15.
Dans un document largement diffusé par les médias, on l'entend traiter des harkis sympathisants UMP de sous-hommes. Selon lui, ceux-ci se seraient rendus à une cérémonie organisée par le maire UMP de Palavas. Le discours était enregistré par un journaliste de L'Hérault du Jour 16, aux côtés de Jack Lang qui affirme n'avoir « pas entendu » ces propos. Cette polémique intervient dans un double contexte de débat au niveau national sur la loi française du 23 février 2005 (dont Georges Frêche a pris la défense) et au niveau local l'élection cantonale partielle du sixième canton dans lequel l'électorat « rapatrié » et, à moindre titre harki, est déterminante.
J'ai connu pire comme dictateur...


Zarko- Habitué(e) du forum
Page 2 sur 5 •
1, 2, 3, 4, 5 
Page 2 sur 5
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum