La séduction en classe
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La séduction en classe
By JPB
http://www.marianne2.fr/Enseigner,-c-est-seduire_a189651.html
http://www.marianne2.fr/Enseigner,-c-est-seduire_a189651.html

Carabas- Grand sage
Re: La séduction en classe
Intéressant, mais j'ai eu trop de contre-exemples dans ma scolarité pour voir dans cet article LA vérité.

Carabas- Grand sage
Re: La séduction en classe
Pour ma part, j'adhère (bien que ce discours-là ne s'arrête pas aux seuls murs d'une classe mais peut s'appliquer à bien des domaines).
C'est bel & bien la présence, le charisme qui attirent d'abord les élèves. Et c'est ce qui peut leur faire aimer la matière.
Bref, je me reconnais là-dedans.
C'est bel & bien la présence, le charisme qui attirent d'abord les élèves. Et c'est ce qui peut leur faire aimer la matière.
Bref, je me reconnais là-dedans.

Nell- Esprit sacré
Re: La séduction en classe
J'aime le passage où il parle de la nécessité d'aller chercher à chaque nouvelle heure de classe les élèves...

Frisouille- Guide spirituel
Re: La séduction en classe
Nell a écrit:Pour ma part, j'adhère (bien que ce discours-là ne s'arrête pas aux seuls murs d'une classe mais peut s'appliquer à bien des domaines).
C'est bel & bien la présence, le charisme qui attirent d'abord les élèves. Et c'est ce qui peut leur faire aimer la matière.
Bref, je me reconnais là-dedans.
+1
Excellent article.

ysabel- Guide spirituel
Re: La séduction en classe
J'en parlais au téléphone il y a quelques minutes à mon amie, prof elle aussi, de la séduction. Sans le savoir, nous étions d'accord avec JPB (je lui transmets l'article, d'ailleurs).

Jane- Grand sage
Re: La séduction en classe
Je vais un peu dénoter...Il y a quelque chose qui me gêne dans cet article , qui me met mal à l'aise même : cette idée d'une sorte de charisme , de séduction immédiats et que comme ça , on "a" ou pas une classe...comme si la durée , le contenu ne changeaient rien..Il m'est arrivé d'"avoir" une classe à l'usure, sur la durée.Et je trouve que ce jeu de séduction peut parfois se révéler dangereux si on ne se base que là-dessus.

roxanne- Monarque
Re: La séduction en classe
roxanne a écrit:Je vais un peu dénoter...Il y a quelque chose qui me gêne dans cet article , qui me met mal à l'aise même : cette idée d'une sorte de charisme , de séduction immédiats et que comme ça , on "a" ou pas une classe...
C'est clair que ça ne suffit pas, mais quand même, j'ai une copine que les élèves n'ont globalement pas envie de faire ch...
Pourtant, elle n'est pas effrayante, ses cours sont globalement bien mais sincèrement pas éblouissants non plus (ce n'est pas de la méchanceté ni de la jalousie de ma part. J'ai assisté à un cours, vu globalement ce qu'elle fait et certes c'est intéressant, mais j'ai eu des profs infiniment meilleurs, ce qui est normal, puisqu'elle débutait), elle n'est pas non pus hyper ferme, bien qu'elle les casse parfois et globalement, les élèves l'écoutent et font ce qu'elle dit, même s'il y a des hauts et des bas. Moi quand j'entrais dans la classe, c'est comme si j'étais transparente : ils continuaient leur conversation tranquillou. Jamais réussi à casser ça. Comment expliquer? Le charisme ou autre chose? Cela se corrige peut-être mais je n'ai jamais su comment.

Carabas- Grand sage
Re: La séduction en classe
Ben , moi ce n'est pas si simple : il y a des classes où les gosses continuent de taper la discut (c'est pas le gros bordel mais bon , ce n'est pas une ambiance de travail non plus ) et d'autres où ça se passe bien et pourtant je suis bien la même ...

roxanne- Monarque
Re: La séduction en classe
Moi ce qui me dérange c'est que ce modèle ne peut pas être celui d'une éducation de masse avec des centaines de milliers d'enseignants.
Il fait le grand professeur qui marque des générations mais qui ont aussi toujours masqué que lesdites générations se sont essentiellement construites avec des enseignants ordinaires au charisme modeste et au pouvoir de séduction bien faible.
L'instituteur de nos parent n'était pas toujours loin s'en faut celui qui est idéalisé par la mémoire ou le roman.
C'est pourquoi il me semble beaucoup plus important de considérer qu'enseigner est un métier qui s'apprend. Certes, de mon point de vue, qui s'apprend assez loin des délires des sciences de l'éducation, plutôt comme un artisanat, en développant ses qualités naturelles et en essayant de limiter ses défauts, mais tout de même en appliquant des techniques qui ont faites leurs preuves. De là à devenir un grand séducteur (sévère mais juste... ça me fait un peu rigoler quand même), il y a une sacré marche.
Bref, je crois que JPB est un peu dans le fantasme d'un monde enseignant qui non seulement n'existera jamais, mais n'a tout simplement jamais existé.
Il fait le grand professeur qui marque des générations mais qui ont aussi toujours masqué que lesdites générations se sont essentiellement construites avec des enseignants ordinaires au charisme modeste et au pouvoir de séduction bien faible.
L'instituteur de nos parent n'était pas toujours loin s'en faut celui qui est idéalisé par la mémoire ou le roman.
C'est pourquoi il me semble beaucoup plus important de considérer qu'enseigner est un métier qui s'apprend. Certes, de mon point de vue, qui s'apprend assez loin des délires des sciences de l'éducation, plutôt comme un artisanat, en développant ses qualités naturelles et en essayant de limiter ses défauts, mais tout de même en appliquant des techniques qui ont faites leurs preuves. De là à devenir un grand séducteur (sévère mais juste... ça me fait un peu rigoler quand même), il y a une sacré marche.
Bref, je crois que JPB est un peu dans le fantasme d'un monde enseignant qui non seulement n'existera jamais, mais n'a tout simplement jamais existé.

fgers- Niveau 9
Re: La séduction en classe
mais la séduction est qqch qui s'apprend et tout le monde ne séduira pas ses classes de la même manière.

ysabel- Guide spirituel
Re: La séduction en classe
Tout dépend de quoi on parle. Il n'existe pas un enseignant qui ne soit dans un rapport de séduction réciproque avec sa classe. C'est même un truisme des rapports humains. De là a fonder l'enseignement sur le charisme... Je doute.
Ce qui s'apprend ce sont des techniques pour faire passer des connaissances. Si on veut appeler cela séduction, pourquoi pas?
Je ne comprends pas bien l'opposition au "grand air de la professionnalisation" alors que toute la fin de l'article parle de professionnalisation. cette partie qui prend le modèle du théâtre est somme toute très classique. Enlevez théâtralisation et vous avez les techniques de base du métier, celles qu'il faut bien apprendre et qu'en tout cas j'ai apprises dans ma formation: poser sa voix, maîtriser sa gestuelle, etc. Si la professionnalisation ce n'est pas cela, qu'est-ce que c'est?
Ce qui me gène, c'est qu'au delà de ces vérités l'article est sous-tendu par la figure du "bon prof" sans que l'on sache vraiment s'il est une référence qui ne peut être généralisée ou si avec un autre système l'enseignement pourrait n'être fait que par les "bons profs", ceux qui on du charisme? la question est même posée: "Mais si nous imposons aux futurs enseignants d’avoir tous du charisme
(et cela se sent, quand on fait passer un concours de recrutement — tout comme son absence se détecte immédiatement), aurons-nous encore des candidats, alors même que nous en manquons ? La réponse tombe, évidente: non. Encore eut-il fallu l'écrire.
Je maintiens que si on ne veut pas vivre dans le fantasme on doit accepter que l'enseignement se fait d'abord avec des profs ordinaires, ceux qui sont dans le ventre de la courbe de gauss. On remporte certaines victoires avec les troupes d'élites mais on gagne les guerres avec le soldat et l'officier de base. On gagne quand ils savent pourquoi ils se battent et lorsqu'ils sont formés correctement, à hauteur de leurs capacités. Tout les soldats n'ont pas Charles de Gaulle comme officier et lui et quelques autres n'ont pas empêché la défaite de 1940 (programme de littérature 2010-2011
) . C'est bien que les choses se jouent ailleurs.
Je ne me retrouve tout simplement pas dans cette opposition "professionnalisation" / "vraies compétences". Elle renvoit surement à des débats théoriques mais elle me semble assez éloignée de ce que vivent, pratiquent et pensent la majorité des collègues.
Ce qui s'apprend ce sont des techniques pour faire passer des connaissances. Si on veut appeler cela séduction, pourquoi pas?
Je ne comprends pas bien l'opposition au "grand air de la professionnalisation" alors que toute la fin de l'article parle de professionnalisation. cette partie qui prend le modèle du théâtre est somme toute très classique. Enlevez théâtralisation et vous avez les techniques de base du métier, celles qu'il faut bien apprendre et qu'en tout cas j'ai apprises dans ma formation: poser sa voix, maîtriser sa gestuelle, etc. Si la professionnalisation ce n'est pas cela, qu'est-ce que c'est?
Ce qui me gène, c'est qu'au delà de ces vérités l'article est sous-tendu par la figure du "bon prof" sans que l'on sache vraiment s'il est une référence qui ne peut être généralisée ou si avec un autre système l'enseignement pourrait n'être fait que par les "bons profs", ceux qui on du charisme? la question est même posée: "Mais si nous imposons aux futurs enseignants d’avoir tous du charisme
(et cela se sent, quand on fait passer un concours de recrutement — tout comme son absence se détecte immédiatement), aurons-nous encore des candidats, alors même que nous en manquons ? La réponse tombe, évidente: non. Encore eut-il fallu l'écrire.
Je maintiens que si on ne veut pas vivre dans le fantasme on doit accepter que l'enseignement se fait d'abord avec des profs ordinaires, ceux qui sont dans le ventre de la courbe de gauss. On remporte certaines victoires avec les troupes d'élites mais on gagne les guerres avec le soldat et l'officier de base. On gagne quand ils savent pourquoi ils se battent et lorsqu'ils sont formés correctement, à hauteur de leurs capacités. Tout les soldats n'ont pas Charles de Gaulle comme officier et lui et quelques autres n'ont pas empêché la défaite de 1940 (programme de littérature 2010-2011
) . C'est bien que les choses se jouent ailleurs.Je ne me retrouve tout simplement pas dans cette opposition "professionnalisation" / "vraies compétences". Elle renvoit surement à des débats théoriques mais elle me semble assez éloignée de ce que vivent, pratiquent et pensent la majorité des collègues.

fgers- Niveau 9
Re: La séduction en classe
Je pense que tout cela est affaire de personnalité.
Que JPB fonctionne à la séduction, ça, c'est pas une découverte.
Ceci dit, il y a bien des manières d'établir la relation avec les élèves.
Personnellement, je préfère parler d'enthousiasme que de séduction. On est meilleur quand on est possédé par son sujet, qu'on a "le feu de dieu". Mais ça non plus, ça n'est pas une découverte - et ça n'est jamais acquis ni constant pour personne.
Que JPB fonctionne à la séduction, ça, c'est pas une découverte.
Ceci dit, il y a bien des manières d'établir la relation avec les élèves.
Personnellement, je préfère parler d'enthousiasme que de séduction. On est meilleur quand on est possédé par son sujet, qu'on a "le feu de dieu". Mais ça non plus, ça n'est pas une découverte - et ça n'est jamais acquis ni constant pour personne.

V.Marchais- Vénérable
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