Crucifix dans les lycées : la polémique reprend
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Crucifix dans les lycées : la polémique reprend
C'est ici : http://www.liberation.fr/societe/0101638329-crucifix-dans-les-lycees-la-croix-et-la-banniere
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John- Admin
Re: Crucifix dans les lycées : la polémique reprend
Gné, il faut payer 6 euro pour ouvrir ton lien...

Finrod- Fidèle du forum
Re: Crucifix dans les lycées : la polémique reprend
Bac: polémique sur la présence de signes religieux dans des centres d'examen
(AFP) – Il y a 1 jour
PARIS — Une polémique divise l'enseignement catholique et la fédération syndicale Unsa-Education sur la présence de signes religieux dans des centres d'examen du baccalauréat situés dans des locaux d'établissements privés, a-t-on appris vendredi auprès des intéressés.
Dans un communiqué publié par son site internet, la direction du diocèse de l'Enseignement catholique de Paris rappelle que "comme chaque année, les lycées catholiques de Paris qui ont été requis pour le bac 2010 réserveront le meilleur accueil aux candidats, surveillants et examinateurs, dans le respect de leurs opinions et de leur liberté de conscience".
"Ce faisant, ils resteront des établissements scolaires catholiques, avec une histoire, une communauté éducative, un projet. Le nom de ces établissements ou un signe discret dans les salles le rappelle parfois, sans ostentation; leur dénier ce caractère n'y changerait rien", ajoute-t-il.
"Un candidat au bac est capable de l?abstraction nécessaire pour comprendre comment un signe renvoie à une réalité plus large qu'il signifie", selon le diocèse.
Le SNPDEN-Unsa, premier syndicat de chefs d'établissement de l'enseignement public, "s'étonne très vivement" de cette position. Il a demandé dans un communiqué que "les principes de laïcité et de neutralité" s'appliquent pendant les examens "quel que soit le statut de l'établissement".
Le président de l'Unsa-Education, Patrick Gonthier, dans une lettre au ministre de l'Education, réclame "que dans les salles d'examen de ces établissements, les signes religieux soient retirés afin que soient garanties la neutralité et l'égalité attendues d'un centre d'examen".
La FEEL (élèves et étudiants des établissements privés secondaires et universitaires, qui appartient au Mét' [ex-Uni]) dit "déplorer les relents laïcards d'une vision étriquée de l'éducation" et "demande que la présence discrète des crucifix soit maintenue dans les centres d'examen des établissements privés".
En juin 2009, deux examinatrices à l'oral du baccalauréat de français s'étaient plaintes de la présence de croix dans des salles d'examen du lycée privé Saint-André de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne). L'association familiale Ufal (Union des familles laïques) avait demandé que "cela ne se reproduise pas".
(AFP) – Il y a 1 jour
PARIS — Une polémique divise l'enseignement catholique et la fédération syndicale Unsa-Education sur la présence de signes religieux dans des centres d'examen du baccalauréat situés dans des locaux d'établissements privés, a-t-on appris vendredi auprès des intéressés.
Dans un communiqué publié par son site internet, la direction du diocèse de l'Enseignement catholique de Paris rappelle que "comme chaque année, les lycées catholiques de Paris qui ont été requis pour le bac 2010 réserveront le meilleur accueil aux candidats, surveillants et examinateurs, dans le respect de leurs opinions et de leur liberté de conscience".
"Ce faisant, ils resteront des établissements scolaires catholiques, avec une histoire, une communauté éducative, un projet. Le nom de ces établissements ou un signe discret dans les salles le rappelle parfois, sans ostentation; leur dénier ce caractère n'y changerait rien", ajoute-t-il.
"Un candidat au bac est capable de l?abstraction nécessaire pour comprendre comment un signe renvoie à une réalité plus large qu'il signifie", selon le diocèse.
Le SNPDEN-Unsa, premier syndicat de chefs d'établissement de l'enseignement public, "s'étonne très vivement" de cette position. Il a demandé dans un communiqué que "les principes de laïcité et de neutralité" s'appliquent pendant les examens "quel que soit le statut de l'établissement".
Le président de l'Unsa-Education, Patrick Gonthier, dans une lettre au ministre de l'Education, réclame "que dans les salles d'examen de ces établissements, les signes religieux soient retirés afin que soient garanties la neutralité et l'égalité attendues d'un centre d'examen".
La FEEL (élèves et étudiants des établissements privés secondaires et universitaires, qui appartient au Mét' [ex-Uni]) dit "déplorer les relents laïcards d'une vision étriquée de l'éducation" et "demande que la présence discrète des crucifix soit maintenue dans les centres d'examen des établissements privés".
En juin 2009, deux examinatrices à l'oral du baccalauréat de français s'étaient plaintes de la présence de croix dans des salles d'examen du lycée privé Saint-André de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne). L'association familiale Ufal (Union des familles laïques) avait demandé que "cela ne se reproduise pas".
Dernière édition par John le Sam 29 Mai 2010 - 20:06, édité 1 fois
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John- Admin
Re: Crucifix dans les lycées : la polémique reprend
Le débat sur le niqab a fini par déraper sur les crucifix. A l'approche du bac, une polémique est en train de naître autour des établissements catholiques qui accueillent des épreuves avec des croix au mur. Pour le camp laïc, c'est la preuve du deux poids deux mesures de l'Etat. L'enseignement catholique réplique que la loi ne l'oblige en rien à dénuder ses murs et qu'il s'agit d'un mauvais procès.
Tout a commencé avec la question posée à l'Assemblée nationale, le 4 mai, par le député socialiste du Nord Christian Bataille. S'inquiétant du fait que pour la première fois dans l'académie de Lille, des établissements privés vont être des centres d'examens, il interroge le ministre de l'Education : «Quelles dispositions entendez-vous prendre pour que les signes religieux soient retirés ou recouverts pendant le déroulement des épreuves du bac ?» Luc Chatel répond que «le recteur veillera au respect du principe de neutralité», rappelant que «les épreuves écrites et orales doivent se dérouler dans des salles où aucun signe religieux extérieur ostentatoire ne doit être mis en avant».
L'affaire aurait pu en rester là. Depuis une quinzaine d'années, les écoles privées sous contrat, à 90% catholiques, organisent le bac car on manque de place dans les lycées publics. Des incidents éclatent de temps en temps, avec des examinateurs que cela dérange d'interroger des élèves sous des croix. Mais généralement, le problème se règle dans la discrétion. En juin 2009, une affaire a toutefois fait du bruit : deux enseignantes de français, refusant de faire passer des oraux avec des crucifix au mur, ont été remplacées du jour au lendemain.
En fait, il existe une ambiguïté sur laquelle surfe le camp privé. La loi de 2004 interdisant les signes religieux ostentatoires ne concerne que les établissements publics. «Nous répondons à une sollicitation pour organiser le bac, explique Eric de Labarre, secrétaire général de l'Enseignement catholique, Nous le faisons volontiers, mais dans le cadre de la loi qui garantit notre "caractère spécifique". Nous n'allons tout de même pas démonter les croix que nous avons au fronton de nos établissements.»
Mais avec les débats sur l'identité nationale et sur le voile, les positions se crispent sur toutes ces questions. Le 21 mai, l'adjoint au directeur diocésain de l'enseignement catholique de Paris a dénoncé dans un communiqué «la volonté de certains laïcistes» de faire retirer les crucifix, revendiquant la présence de signes «discrets» et «sans ostentation» dans les salles d'examens. Interrogé par l'agence de presse AEF, le ministère a alors esquissé un pas en arrière, ne parlant plus que de recteurs «devant veiller au bon déroulement des épreuves». Vendredi, le syndicat majoritaire des chefs d'établissements publics, le SNPDEN, a protesté contre l'atteinte à la laïcité, ainsi que plusieurs syndicats.
Tout a commencé avec la question posée à l'Assemblée nationale, le 4 mai, par le député socialiste du Nord Christian Bataille. S'inquiétant du fait que pour la première fois dans l'académie de Lille, des établissements privés vont être des centres d'examens, il interroge le ministre de l'Education : «Quelles dispositions entendez-vous prendre pour que les signes religieux soient retirés ou recouverts pendant le déroulement des épreuves du bac ?» Luc Chatel répond que «le recteur veillera au respect du principe de neutralité», rappelant que «les épreuves écrites et orales doivent se dérouler dans des salles où aucun signe religieux extérieur ostentatoire ne doit être mis en avant».
L'affaire aurait pu en rester là. Depuis une quinzaine d'années, les écoles privées sous contrat, à 90% catholiques, organisent le bac car on manque de place dans les lycées publics. Des incidents éclatent de temps en temps, avec des examinateurs que cela dérange d'interroger des élèves sous des croix. Mais généralement, le problème se règle dans la discrétion. En juin 2009, une affaire a toutefois fait du bruit : deux enseignantes de français, refusant de faire passer des oraux avec des crucifix au mur, ont été remplacées du jour au lendemain.
En fait, il existe une ambiguïté sur laquelle surfe le camp privé. La loi de 2004 interdisant les signes religieux ostentatoires ne concerne que les établissements publics. «Nous répondons à une sollicitation pour organiser le bac, explique Eric de Labarre, secrétaire général de l'Enseignement catholique, Nous le faisons volontiers, mais dans le cadre de la loi qui garantit notre "caractère spécifique". Nous n'allons tout de même pas démonter les croix que nous avons au fronton de nos établissements.»
Mais avec les débats sur l'identité nationale et sur le voile, les positions se crispent sur toutes ces questions. Le 21 mai, l'adjoint au directeur diocésain de l'enseignement catholique de Paris a dénoncé dans un communiqué «la volonté de certains laïcistes» de faire retirer les crucifix, revendiquant la présence de signes «discrets» et «sans ostentation» dans les salles d'examens. Interrogé par l'agence de presse AEF, le ministère a alors esquissé un pas en arrière, ne parlant plus que de recteurs «devant veiller au bon déroulement des épreuves». Vendredi, le syndicat majoritaire des chefs d'établissements publics, le SNPDEN, a protesté contre l'atteinte à la laïcité, ainsi que plusieurs syndicats.
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John- Admin
Re: Crucifix dans les lycées : la polémique reprend
Pour le camp laïc, c'est la preuve du deux poids deux mesures de l'Etat.
+1 !

neo- Expert spécialisé
Re: Crucifix dans les lycées : la polémique reprend
C'est une chose qui me débecquette aussi : chez les musulmans, les juifs, les boudhistes, tout signe est réprimé au nom de la sacro-sainte laïcité... Une croix ... Ah mais non, ça c'est différent bien sûr ... ça fait partie de notre culture, ce n'est pas pareil.
La "laïcité" est faite pour respecter les sensibilités de chacun mais dans les faits elle est souvent perçue par certains comme un moyen de "protéger" le catholicisme ( pardon, notre culture religieuse française) et de le placer au-dessus des autres religions, faut croire ...
On a en effet souvent deux poids et deux mesures
Dernière édition par Serge le Dim 30 Mai 2010 - 12:12, édité 2 fois
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Serge- Médiateur
Re: Crucifix dans les lycées : la polémique reprend
C'est même pire. On a voulu écrire une loi contre les signes religieux distinctif.
Comment peut on seulement imaginer ne pas l'appliquer ? Il y a sans doute ambiguïté dans la formulation de l'article de loi; mais l'intention était très claire.
Au pire, il y a aura jurisprudence en faveur des laïc.
Comment peut on seulement imaginer ne pas l'appliquer ? Il y a sans doute ambiguïté dans la formulation de l'article de loi; mais l'intention était très claire.
Au pire, il y a aura jurisprudence en faveur des laïc.

Finrod- Fidèle du forum
Re: Crucifix dans les lycées : la polémique reprend
Serge a écrit:C'est une chose qui me débecquette aussi
Tu dis débecquetter, toi ?
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John- Admin
Re: Crucifix dans les lycées : la polémique reprend
Oulà, je dis plein d'autres choses aussi qui ne devraient jamais sortir de la bouche d'un prof de lettres 

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Serge- Médiateur
Re: Crucifix dans les lycées : la polémique reprend
En même temps, moi, je comprends :on les réquisitionne, je suppose qu'ils n'ont rien demandé, parce que ça em* tout le monde d'être centre d'examen. Rien n'oblige l'État à choisir ces lieux pour faire passer les examens si la configuration des lieux n'est pas adéquate. Après, que les candidats se plaignent, c'est autre chose, mais c'est plutôt contre l'État qu'il faudrait se retourner. S'ils décident de réquisitionner des églises, il faudra aussi enlever tout le mobilier ?

lene75- Grand sage
Re: Crucifix dans les lycées : la polémique reprend
Les prie-Dieu sont rarement dans la salle d'examen quand même.
A moins qu'ils ne passent le bac dans l'Eglise elle-même.
Il est facile de rendre une simple salle "neutre", non ?
Il me semble en outre que le "service" rendue à L'Etat est une mince contreparties aux aides financières que celui-ci apporte aux Eglises

A moins qu'ils ne passent le bac dans l'Eglise elle-même.

Il est facile de rendre une simple salle "neutre", non ?

Il me semble en outre que le "service" rendue à L'Etat est une mince contreparties aux aides financières que celui-ci apporte aux Eglises
Dernière édition par Serge le Dim 30 Mai 2010 - 19:43, édité 1 fois
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Serge- Médiateur
Re: Crucifix dans les lycées : la polémique reprend
Et si vous passez votre exam au lycée Notre Dame de... ou St Trucmuche, vous exigez que le bahut soit renommé aussi? Ou qu'on cache son nom sons un un drap noir? (ah non, ça connotera le niqab, on a pas le droit...)

totoro- Grand sage
Re: Crucifix dans les lycées : la polémique reprend
Rien à voir avec la salle elle-même où se déroule l'épreuve, qui se doit d'être un peu neutre et sobre de ce point de vue.
De même le respect de la laïcité à l'école pour un musulman n'implique pas qu'il change son prénom si c'est Mohamed. Faut arrêter les caricatures quand il s'agit juste d'une mesure raisonnable, simple et de bon sens.
De même le respect de la laïcité à l'école pour un musulman n'implique pas qu'il change son prénom si c'est Mohamed. Faut arrêter les caricatures quand il s'agit juste d'une mesure raisonnable, simple et de bon sens.
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Serge- Médiateur
Re: Crucifix dans les lycées : la polémique reprend
Pourquoi réquisitionner les bahuts catho? le bon sens exigerait que si l'on veut que ce soit vraiment laïc (sans aucune connotation religieuse), les établissements catholiques ne soient pas déclarés centre d'examen.
je suis pour la laïcité, mais je suis aussi pour le respect de la religion. Si vous voulez un pays parfaitement laïc, exigez aussi la suppression de toutes les fêtes catho du calendrier, Noël compris.
je suis pour la laïcité, mais je suis aussi pour le respect de la religion. Si vous voulez un pays parfaitement laïc, exigez aussi la suppression de toutes les fêtes catho du calendrier, Noël compris.

totoro- Grand sage
Re: Crucifix dans les lycées : la polémique reprend
totoro a écrit:Pourquoi réquisitionner les bahuts catho? le bon sens exigerait que si l'on veut que ce soit vraiment laïc (sans aucune connotation religieuse), les établissements catholiques ne soient pas déclarés centre d'examen.
je suis pour la laïcité, mais je suis aussi pour le respect de la religion. Si vous voulez un pays parfaitement laïc, exigez aussi la suppression de toutes les fêtes catho du calendrier, Noël compris.
+ 1 000.
Merci d'avoir exprimé aussi clairement tout ce qui tournait dans ma p'tite tête.

leyade- Vénérable
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