Poèmes
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Re: Poèmes
Et la mer et l'amour de Marbeuf ?
Des extraits du lac de Lamartine et de la consolation à M. du Périer de Malherbe ?
Un extrait de l'art poétique de Boileau et n'importe quel poème de Hugo et Verlaine ?
Un extrait des Trophées de Hérédia ?
S'ils sont insensibles à tout ça, ce sera peine perdue !
Des extraits du lac de Lamartine et de la consolation à M. du Périer de Malherbe ?
Un extrait de l'art poétique de Boileau et n'importe quel poème de Hugo et Verlaine ?
Un extrait des Trophées de Hérédia ?
S'ils sont insensibles à tout ça, ce sera peine perdue !
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John- Admin
Re: Poèmes
Les Fleurs du mal ("Harmonie du soir", "Mœsta et errabunda", "L'Horloge", "À une passante", etc.)
Apollinaire me semble aussi un bon choix (faut sélectionner, là, dans Alcools)
Sinon, un beau sonnet de Ronsard.
Apollinaire me semble aussi un bon choix (faut sélectionner, là, dans Alcools)
Sinon, un beau sonnet de Ronsard.
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"On va bien lentement dans ton pays ! Ici, vois-tu, on est obligé de courir tant qu'on peut pour rester au même endroit. Si on veut aller ailleurs, il faut courir au moins deux fois plus vite que ça !" (Lewis Carroll)
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Celeborn- Médiateur
Re: Poèmes
Celeborn a écrit:
Apollinaire me semble aussi un bon choix (faut sélectionner, là, dans Alcools)
"Clotilde", il est magnifique.

deroute- Expert spécialisé
Re: Poèmes
deroute a écrit:Celeborn a écrit:
Apollinaire me semble aussi un bon choix (faut sélectionner, là, dans Alcools)
"Clotilde", il est magnifique.
Je plussoie. Hormis celui-là et les célèbres "Colchiques" et "Pont Mirabeau" (au demeurant sublimes), dans Alcools, pourquoi ne pas lire "Marizibill", "La Tzigane", "Automne", "Rhénanes" ("Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire") et évidemment "La Loreley" ?
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"On va bien lentement dans ton pays ! Ici, vois-tu, on est obligé de courir tant qu'on peut pour rester au même endroit. Si on veut aller ailleurs, il faut courir au moins deux fois plus vite que ça !" (Lewis Carroll)
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Celeborn- Médiateur
Re: Poèmes
Une belle anthologie ? Ca peut déjà donner des idées. Sinon, pour moi, c'était Alcools d'Apollinaire, Poésies de Rimbaud, ainsi que les Fleurs du mal.
J'aime aussi maintenant les haïkus.
J'aime aussi maintenant les haïkus.

Passerose- Expert
Re: Poèmes
Et rajoutez Desnos, "J'ai tant rêvé de toi"…
Et nous avions proposé ici même plusieurs trados du poème sublime de Auden, "Stop all the cloks"… Suis infichu d'y remettre la main dessus.
Et nous avions proposé ici même plusieurs trados du poème sublime de Auden, "Stop all the cloks"… Suis infichu d'y remettre la main dessus.

Abraxas- Grand sage
Re: Poèmes
Abraxas le demandait...
http://www.neoprofs.org/loisirs-divers-et-petites-annonces-f6/decesbesoin-de-textes-t18586-15.htm?highlight=d%E9c%E8s
http://www.neoprofs.org/loisirs-divers-et-petites-annonces-f6/decesbesoin-de-textes-t18586-15.htm?highlight=d%E9c%E8s

Audrey- Bon génie
Re: Poèmes
Et ce poème d'Aragon...
Je traîne après moi trop d'échecs et de mécomptes
J'ai la méchanceté d'un homme qui se noie
Toute l'amertume de la mer me remonte
Il me faut me prouver toujours je ne sais quoi
Et tant pis qui j'écrase et tant pis qui je broie
Il me faut prendre ma revanche sur la honte
Ne puis-je donner de la douleur Tourmenter
N'ai-je pas à mon tour le droit d'être féroce
N'ai-je pas à mon tour droit à la cruauté
Ah faire un mal pareil aux brisures de l'os
Ne puis-je avoir sur autrui ce pouvoir atroce
N'ai-je pas assez souffert assez sangloté
Je suis le prisonnier des choses interdites
Le fait qu'elles le soient me jette à leur marais
Toute ma liberté quand je vois ses limites
Tient à ce pas de plus qui la démontrerait
Et c'est comme à la guerre il faut que je sois prêt
D'aller où le défi de l'ennemi m'invite
Toute idée a besoin pour moi d'un contrepied
Je ne puis supporter les vérités admises
Je remets l'évidence elle-même en chantier
Je refuse midi quand il sonne à l'église
Et si j'entends en lui des paroles apprises
Je déchire mon coeur de mes mains sans pitié
Je ne sais plus dormir lorsque les autres dorment
Et tout ce que je pense est dans mon insomnie
Une ombre gigantesque au mur où se déforme
Le monde tel qu'il est que follement je nie
Mes rêves éveillés semblent des Saint Denis
Qui la tête à la main marchent contre la norme
Inexorablement je porte mon passé
Ce que je fus demeure à jamais mon partage
C'est comme si les mots pensés ou prononcés
Exerçaient pour toujours un pouvoir de chantage
Qui leur donne sur moi ce terrible avantage
Que je ne puisse pas de la main les chasser
Cette cage des mots il faudra que j'en sorte
Et j'ai le coeur en sang d'en chercher la sortie
Ce monde blanc et noir où donc en est la porte
Je brûle à ses barreaux mes doigts comme aux orties
Je bats avec mes poings ces murs qui m'ont menti
Des mots des mots autour de ma jeunesse morte
Je traîne après moi trop d'échecs et de mécomptes
J'ai la méchanceté d'un homme qui se noie
Toute l'amertume de la mer me remonte
Il me faut me prouver toujours je ne sais quoi
Et tant pis qui j'écrase et tant pis qui je broie
Il me faut prendre ma revanche sur la honte
Ne puis-je donner de la douleur Tourmenter
N'ai-je pas à mon tour le droit d'être féroce
N'ai-je pas à mon tour droit à la cruauté
Ah faire un mal pareil aux brisures de l'os
Ne puis-je avoir sur autrui ce pouvoir atroce
N'ai-je pas assez souffert assez sangloté
Je suis le prisonnier des choses interdites
Le fait qu'elles le soient me jette à leur marais
Toute ma liberté quand je vois ses limites
Tient à ce pas de plus qui la démontrerait
Et c'est comme à la guerre il faut que je sois prêt
D'aller où le défi de l'ennemi m'invite
Toute idée a besoin pour moi d'un contrepied
Je ne puis supporter les vérités admises
Je remets l'évidence elle-même en chantier
Je refuse midi quand il sonne à l'église
Et si j'entends en lui des paroles apprises
Je déchire mon coeur de mes mains sans pitié
Je ne sais plus dormir lorsque les autres dorment
Et tout ce que je pense est dans mon insomnie
Une ombre gigantesque au mur où se déforme
Le monde tel qu'il est que follement je nie
Mes rêves éveillés semblent des Saint Denis
Qui la tête à la main marchent contre la norme
Inexorablement je porte mon passé
Ce que je fus demeure à jamais mon partage
C'est comme si les mots pensés ou prononcés
Exerçaient pour toujours un pouvoir de chantage
Qui leur donne sur moi ce terrible avantage
Que je ne puisse pas de la main les chasser
Cette cage des mots il faudra que j'en sorte
Et j'ai le coeur en sang d'en chercher la sortie
Ce monde blanc et noir où donc en est la porte
Je brûle à ses barreaux mes doigts comme aux orties
Je bats avec mes poings ces murs qui m'ont menti
Des mots des mots autour de ma jeunesse morte

Audrey- Bon génie
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