Auriez-vous un texte de Friot ?

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Auriez-vous un texte de Friot ?

Message par Nouka le Mar 30 Sep 2008 - 18:38

Salut !
Sachant que mon précédent message n'a pas eu de succès, je vais poser ma question différemment ou du moins repenser mon travail final sur les Histoires pressées de Friot. Je dois me faire une 2ème évaluation finale car j'ai 2 classes de 6ème et hormis les textes qui sont dans la séquence de Fabienne sur la BDD je n'en connais pas d'autres qui me serviraient de support pour mon éval.
En auriez-vous d'autres que ceux que j'ai travaillés : Recette de cuisine, Moustique, Loup garou, Rencontre, Histoire d'histoires et Façons de parler ?

Merci bien !

Peggy

Nouka
Neoprof expérimenté


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Re: Auriez-vous un texte de Friot ?

Message par Invité le Mar 30 Sep 2008 - 18:38

Rédaction, ça t'irait ?

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Re: Auriez-vous un texte de Friot ?

Message par Nouka le Mar 30 Sep 2008 - 18:39

Ah non désolée, j'en ai déjà donné une... mais je veux bien voir ce que tu proposes pour la prochaine fois si tu veux bien !

Nouka
Neoprof expérimenté


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Re: Auriez-vous un texte de Friot ?

Message par Invité le Mar 30 Sep 2008 - 18:40

C'est le titre de la nouvelle.

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Re: Auriez-vous un texte de Friot ?

Message par touby le Mar 30 Sep 2008 - 18:41

Histoire policière

Une puce se promène sur le bras d’un fauteuil. Elle rencontre un long cheveu blond qui se regarde dans un miroir de poche.
- Hé ! Fait le cheveu, faites donc attention où vous marchez. Surtout, ne me touchez pas, ne me déplacez pas : je suis un indice !
- Un indice, qu’est-ce que c’est que ça ?
- Figurez-vous qu’un crime a été commis ici, dans cette pièce. On a découvert la victime sur le fauteuil d’en face, une balle en plein cœur. L’enquête a prouvé que l’assassin était assis sur le fauteuil où nous nous trouvons. Alors, voyez-vous, je suis extrêmement important : quand les policiers me découvriront, ils chercheront d’où je viens et, grâce à moi, ils démasqueront l’assassin ! Tout le monde parlera de moi, les journaux, la télé, je vais devenir célèbre !
- Si je comprends bien, dit la puce, on a intérêt à être chauve quand on veut trucider quelqu’un : ces bavards de cheveux sont toujours prêts à vous trahir, rien que pour se faire mousser !
Alors elle jeta la perruque bouclée qu’elle portait ce jour-là et abattit froidement le long cheveu blond d’un coup de revolver tiré en plein cœur.

Bernard Friot, Histoires pressées.

touby
Esprit éclairé


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Re: Auriez-vous un texte de Friot ?

Message par Nouka le Mar 30 Sep 2008 - 18:42

Embarassed Ah... ben oui je vous ai dit que je ne connaissais pas les autres !!!!!!!!!!

Embarassed

Alors oui pourquoi pas !!!! yesyes

Nouka
Neoprof expérimenté


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Re: Auriez-vous un texte de Friot ?

Message par Invité le Mar 30 Sep 2008 - 18:43

Tous les lundis, c'est pareil. On a rédaction. « Racontez votre dimanche. » C'est embêtant, parce que, chez moi, le dimanche, il ne se passe rien : on va chez mes grands-parents, on fait rien, on mange, on refait rien, on remange, et c'est fini.
Quand j'ai raconté ça, la première fois, la maîtresse a marqué: « Insuffisant. » La deuxième fois, j'ai même eu un zéro.
Heureusement, un dimanche, ma mère s'est coupé le doigt en tran¬chant le gigot. Il y avait plein de sang sur la nappe. C'était dégoûtant. Le lendemain, j'ai tout raconté dans ma rédaction, et j'ai eu «Très bien».
J'avais compris : il fallait qu'il se passe quelque chose le dimanche.
Alors, la fois suivante, j'ai poussé ma sœur dans l'escalier. Il a fallu l'emmener à l'hôpital. J'ai eu 9/10 à ma rédac.
Après, j'ai mis de la poudre à laver dans la boîte de lait en poudre. Ça a très bien marché : mon père a failli mourir empoisonné. J'ai eu 9,5/10.
Mais 7/10 seulement le jour où j'ai détraqué la machine à laver et inondé l'appartement des voisins du dessous.
Dimanche dernier, j'ai eu une bonne idée pour ma rédaction. J'ai mis un pot de fleurs en équilibre sur le rebord de la fenêtre. Je me suis dit avec un peu de chance, il tombera sur la tête d'un passant, et j'aurai quelque chose à raconter.
C'est ce qui est arrivé. Le pot est tombé. J'ai entendu un grand cri, mais comme j'étais aux W-C. je n'ai pas pu arriver à temps. J'ai juste vu qu'on transportait la victime (c'était une dame) chez le concierge. Après, l'ambulance est arrivée.
Ça n'a quand même servi à rien. On n'a pas fait la rédaction. Le lendemain, à l'école, on avait une remplaçante.
- Votre maîtresse est à l'hôpital, nous a-t-elle annoncé. Fracture du crâne. Ça m'était égal. On a eu conjugaison à la place. La conjugaison, c'est plus facile que la rédaction. Il n'y a pas besoin d'inventer.

Bernard Friot, « Rédaction » in Encore des histoires pressées (1997) Éd. Milan, 2001.

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Re: Auriez-vous un texte de Friot ?

Message par Nouka le Mar 30 Sep 2008 - 18:44

Super, merci beaucoup !! sunny

Nouka
Neoprof expérimenté


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Re: Auriez-vous un texte de Friot ?

Message par Viou le Mar 30 Sep 2008 - 23:18

Lettre à l’auteur







Monsieur,



Je vous écris pour
vous dire que j’ai beaucoup aimé votre livre.
Et je ne suis pas la seule : à la maison, tout le monde l’a adoré. Surtout
Anita, ma petite sœur. Elle le traîne partout avec elle. Elle couche même avec.
Et quand elle prend un bain, elle le jette dans la baignoire. Elle dit que
c’est un sous-marin.



Mes parents, eux,
l’ont trouvé tellement bien qu’ils en ont acheté chacun une dizaine d’exemplaires. Ils se les envoient à la figure quand
ils ont une scène de ménage. Ils disent que c’est bien mieux que des assiettes,
parce que ça ne casse pas et que ça peut resservir plusieurs fois.



Moi, dans votre livre, ce que je préfère, c’est la page 142. C’est là que j’élève mes asticots pour la
pêche. J’ai tartiné toute la page avec du
camembert et j’ai attendu que ça moisisse. Les asticots adorent.



Finalement, il n‘y
a que mon grand-père qui n’aime pas votre livre. C’est de sa faute aussi :
il l’a lu. Quelle drôle d’idée !



Avec toute mon admiration.



Élodie

Viou
Niveau 7


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Re: Auriez-vous un texte de Friot ?

Message par Bibiou le Mer 1 Oct 2008 - 15:04

LA SORCIERE AMOUREUSE

C’était une vieille, très vieille sorcière. Elle habitait une maisonnette au fond des bois, près de la source des trois rochers.
Un jour, un jeune homme passa devant sa fenêtre. Il était beau. Plus beau que les princes des contes de fées. Et bien plus beau que les cow-boys des publicités télévisées.
La vieille sorcière fut émue, tout d’abord, puis troublée, et enfin amoureuse. Plus amoureuse qu’elle ne l’avait jamais été.
Naturellement, elle ne ferma pas l’œil de la nuit. Elle feuilleta toutes sortes de vieux grimoires remplis de formules magiques, elle courut les bois à la recherche d’ingrédients mystérieux, elle coupa, hacha, mixa, mélangea, pesa, ajouta, remua, goûta… Et au petit matin, elle mit en bouteilles un plein chaudron d’élixir pour rajeunir.
Au début de l’après-midi, elle avala une bouteille d’élixir. Comme c’était amer, elle procédait ainsi : un verre d’élixir, un carré de chocolat, un verre d’élixir, un bonbon à la fraise. Et ainsi de suite. Après le dernier verre, elle était redevenue jeune et jolie. Si jolie qu’elle aurait pu faire carrière au cinéma. Ou devenir institutrice.
Avec deux toiles d’araignées, un peu de poudre de crapaud et une formule magique découpée dans le journal de mode des sorcières, elle confectionna une merveilleuse robe décolletée, garnie de dentelles. Dans son jardin, elle cueillit une rose blanche, la trempa dans un philtre d’amour et l’épingla à son corsage.
Ensuite, elle s’assit sur un banc, devant la porte, et attendit. Elle n’attendit pas longtemps. Sur le chemin apparut le beau jeune homme, vêtu d’un riche costume brodé d’or, une fleur blanche à la boutonnière.
Le jeune homme salua la sorcière, la conversation s’engagea et, comme la sorcière était pressée, au bout d’un quart d’heure, le jeune homme était fou amoureux. Cinq minutes après, ils échangeaient leur premier baiser.
Puis brusquement, la sorcière se leva et dit très vite :
- A demain, mon bel amour !
Et elle s’enferma à double tour dans sa maisonnette.
Il était temps ! Quelques secondes plus tard, la belle jeune fille était redevenue une vielle, très vieille sorcière : l’élixir avait cessé d’agir.
Et ce fut ainsi tous les jours. Une bouteille d’élixir pour rajeunir, des mots d’amour murmurés, quelques baisers échangés, puis vite, très vite, des adieux pressés.

Le beau jeune homme ne se plaignait jamais. Il disait en souriant : « Adieu ma belle ! », et il partait sans même se retourner.
Après quelques semaines, par un bel après-midi d’été, la sorcière déclara à son jeune homme qu’elle voulait l’épouser. Le jeune homme baissa les yeux en rougissant, et ils fixèrent le mariage au lendemain.
Le lendemain, donc, la vieille sorcière avala trois grande bouteilles d’élixir pour rajeunir. Ca lui donna d’atroces douleurs d’estomac, mais il fallait bien en passer par là.
Les deux amoureux se marièrent au village voisin. Puis ils s’en retournèrent bien vite jusqu’à la maisonnette au fond des bois.
Dès qu’ils furent entrés, la sorcière ferma la porte à double tour : dans la cuisine, elle prépara une tisane pour son jeune époux, puis alla chercher dans la salle à manger les gâteaux aux pattes de mouche qu’elle faisait elle-même.
Mais l’élixir avait cessé d’agir. Quand elle revint à la cuisine, elle était redevenue une vieille, très vieille sorcière, au nez crochu, aux dents gâtées et à la peau plus ridée que du papier froissé.
Lorsqu’il la vit ainsi, son jeune mari la fixa un long moment sans rien dire. Puis, soudain, il éclata de rire :
- Vieille sorcière, ton élixir pour rajeunir ne vaut pas grand-chose ! Mais rassure-toi, le mien n’est pas meilleur.
Et, secoué d’un grand fou rire, le beau jeune homme se transforma peu à peu en un vieux, très vieux sorcier, au nez crochu, aux dents gâtées et à la peau plus ridée que du papier froissé.

Bibiou
Niveau 9


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Re: Auriez-vous un texte de Friot ?

Message par Bibiou le Mer 1 Oct 2008 - 15:04

JE T’HAINE

Les autres, ils ont des petites amies. Mais moi, j’ai une grande ennemie. Elle s’appelle Virginie. Je la connais depuis la maternelle, mais avant, c’était comme si elle n’existait pas. Maintenant, c’est tout le contraire. Je pense à elle sans arrête. Même la nuit quand je dors.
Je la déteste. Je la trouve moche, archilaide, affreuse à faire peur, avec ses cheveux blonds bouclés et ses grands yeux bleus, comme le produit qu’on verse dans les waters.
Tous les jours, je lui envoie des petits mots. Mais pas des mots doux, des mots durs : « Grosse soupière, reste dans tu buffet. » Ou bien. « Sale limace, arrête de baver sur mes salades. » Elle me répond sur du papier à lettres vert épinard, parfumé à l’eau de Javel et décoré de têtes de mort.
Quand on est en rang, je me mets derrière elle pour lui faire des croche-pieds dans l’escalier. Elle, elle me pince les mollets en tournant trois fois. Ca fait mal.
C’est la première fille que je déteste comme ça. Je la détesterai toute ma vie, j’en suis sûr, même dans dix ans, quand je serai grand. Mais elle, est-ce qu’elle pensera encore à moi ? Jeudi dernier, à la récré, elle s’est bagarrée avec Frédéric. Elle lui a tordu le nez en criant, devant tout le monde : « Je te déteste ! Je te déteste ! »
J’étais mort de jalousie, mais j’ai fait semblant de ne rien entendre. Elle aurait été trop contente. Pour me venger, je l’ai laissée tranquille quand on est rentrés en classe. Je lui ai même souri, pour lui faire croire que je ne la détestais plus. Et pendant le cours de math, j’ai envoyé un billet à Rachel, la fille qui est à côté d’elle. J’ai écrit : « Rachel poubelle, tu es la reine des ordures ! » J’ai fait exprès de mal viser et le billet est tombé sur la table de Virginie. Quand elle l’a vu, elle est devenue toute pâle.
A la sortie, elle m’a couru après. J’ai couru aussi, mais elle m’a attrapé par le bras et elle m’a enfoncé ses ongles dans la main. Je ne me suis pas défendu. Ca l’a rendu folle de jalousie. Elle a crié :
- Dis-le moi, dis-le-moi que tu me détestes !
Mais j’ai hurlé plus fort qu’elle :
- Moi ? Mais je ne t’ai jamais détesté ! Au contraire, je t’aime, je t’aime ! Elle ne m’a pas répondu. Elle m’a tourné le dos. J’ai bien vu qu’elle pleurait. Alors je lui ai donné un coup de pied dans les fesses.
Pour la consoler.

Bibiou
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