Insécurité : le Sud, c'était pourtant bien...

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Re: Insécurité : le Sud, c'était pourtant bien...

Message par guillaume.ransinan le Dim 01 Aoû 2010, 01:49

moi aussi dodo, il faudra attendre demain, ou à mon prochain retour de la campagne sauvage

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Re: Insécurité : le Sud, c'était pourtant bien...

Message par Audrey le Dim 01 Aoû 2010, 01:52

guillaume.ransinan a écrit:Astartée, veux tu dire que comme la plupart d'entre nous, ils ( les cas "difficiles") ne parlent pas grec, et que ça n'a rien de choquant ?


veneration

J'adoooore... Wink

Audrey
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Re: Insécurité : le Sud, c'était pourtant bien...

Message par lilith888 le Dim 01 Aoû 2010, 01:53

Astartee a écrit: La société est composée d'individus, et les jugements portés sur ce topic à l'encontre des agresseurs se sont basés sur des exemples individuels pour dévier vers une globalisation...
Je ne suis pas sure que tout soit considéré de manière globale donc... et j'ajouterai, heureusement


ceci sera ma dernière intervention pour ce soir, car je tombe de fatigue.
Les jugements portés sur ce topic ne sont pas forcément basés sur des exemples individuels (ça, c'était l'argument que je t'avais donné quand tu as dit que tout partait de ces deux articles à sensation, je t'ai donné mon exemple, je ne parle pas pour les autres).
Je pense qu'ils sont tout simplement basés sur le BON SENS et la faculté de distinguer le BIEN du MAL. Tuer ou harceler une autre personne, c'est mal. Point. On peut donc juger que cette action est mauvaise, en tant qu'individu d'une société donnée.
On ne dévie pas de l'individuel vers la globalisation : c'est forcément global dès le départ. Pas besoin de couper les cheveux en douze.
Faire du mal à quelqu'un, c'est mal, que ce soit envers moi, toi, le voisin, un inconnu.

Et je persiste et signe : le sentiment d'impunité est un formidable vecteur de violence.
Combien d'individus "lambda" se permettent d'alimenter le tourisme sexuel en toute impunité ? Puis ils reviennent chez eux et continuent tranquillement leur petite vie normale, comme si de rien n'était.

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Re: Insécurité : le Sud, c'était pourtant bien...

Message par Audrey le Dim 01 Aoû 2010, 01:54

beh oui tiens... ma voisine qui m'a pourri toute ma soirée par son tapage nocturne... elle ne risque pas grand chose.. alors dès le flic parti, elle recommençait...

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Re: Insécurité : le Sud, c'était pourtant bien...

Message par Reine Margot le Dim 01 Aoû 2010, 08:16

Thalie a écrit:
marquisedemerteuil a écrit: Je suis à moitié d'accord pour le discours "le système donne à tous sa chance". d'un côté certes on ne peut pas céder à 'langélisme et enlever à chacun ses responsabilités. de l'autre je constate qu'il y a de grandes inégalités selon les populations entre élèves, et entre catégories socio-professionnelles; on n'a pas réussi à les résoudre. ça joue énormément on ne peut le nier, même si je reconnais que les élèves se laissent trop vivre le plus souvent.
Tu peux préciser, je ne vois pas à quoi tu fais allusion, l'école française est pourtant nationale ? Shocked Je ne vois pas comment l'école serait responsable et devrait résoudre les différences socio-pro des parents. Au contraire c'est parce qu'il offre la même école à tous ces enfants que le système français permet à des enfants pauvres de réussir.


je suis TZR depuis 7 ans et je peux te dire qu'entre des élèves bobo de centre-ville et des gamins de ZEP le niveau n'est pas le même...certains enfants ont des parents diplômés, qui peuvent les aider le soir et leur apportent à la maison la même culture qu'à l'école, ils sont d'emblée dans un bain culturel. D'autres ont des parents au chômage, qui ne lisent pas, et sont éduqués par la télé...on ne peut pas dire, même si les collèges sont les mêmes, que ces enfants partent avec les mêmes chances. Quand je faisais un rempla dans un collège bobo du centre ville de ma ville, tous les élèves ou presque allaient dans le lycée coté de cette ville, en voie générale. dans une petite ville d'à côté, avec des gamins issus de milieu défavorisé, la majorité de mes 3e allaient en voie professionnelle. CQFD.
je suis d'accord avec toi pour dire qu'on peut être pauvre et motivé pour l'école et que l'école ne peut pas tout. mais l'origine sociale joue, j'en suis témoin tous les jours. et oui, c'est notre rôle que d'atténuer cette inégalité.

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Re: Insécurité : le Sud, c'était pourtant bien...

Message par Reine Margot le Dim 01 Aoû 2010, 08:18

Astartee a écrit:ma mère est psychologue en lien avec la PJJ. Autant dire que les cas difficiles, elle connait.
Ce qui m'a toujours fasciné, c'est son optimisme sans fin et sa confiance en chacun des gamins qu'elle a croisés. Une qualité que pas mal d'enseignants devraient garder à l'esprit, surtout dans ce genre de situation. On ne résout rien avec de la rancune et de la peur, encore moins dans un climat de tensions exacerbées d'un côté comme de l'autre.

Apparemment, Marquise s'est faite agresser, et elle arrive toujours a réfléchir de façon objective à la question. Sans faire de l'angélisme, il n'est pas non plus nécessaire de diaboliser.

quant au figaro, j'admire leur prose qui provoque de toute façon l'empathie avec les pauvres familles cloitrées dans leurs toilettes et agressées par des "barbares". Oh quel joli mot


non, parfois des insultes, mais pas d'agression. et j'ai très envie de quitter ce boulot.

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Re: Insécurité : le Sud, c'était pourtant bien...

Message par Reine Margot le Dim 01 Aoû 2010, 08:22

Astartee a écrit:
guillaume.ransinan a écrit:Astartée, veux tu dire que comme la plupart d'entre nous, ils ( les cas "difficiles") ne parlent pas grec, et que ça n'a rien de choquant ?


je veux dire que, "cas difficiles" ou non, ces gens sont des personnes à part entière, comme n'importe qui, et qu'ils ont, comme tout le monde, une histoire personnelle que l'on ne connait pas, et qu'il faut donc éviter les jugements du type A + B = Y qui sont sans doute rassurants mais ne résolvent rien.

Je veux aussi dire que, si ces cas difficiles se retrouvent dans nos classes, certes nous sommes aussi des humains, mais nous avons choisi ce métier et nous avons donc un rôle d'ENSEIGNANT à jouer.
Que nous ne sommes pas seuls face à ce genre de difficulté.
Et que les balancer dans une catégorie hermétique voile quelque peu les subtilités du problème



mais justement nous nous retrouvons le plus souvent seuls et c'est bien le problème, et avec une administration qui ne veut rien savoir. et le temps que nous passons à gérer ces cas difficiles nous prend du temps sur le cours. c'est pourquoi je pense que ces cas n'ont pas leur place dans une classe "classique", qu'il faudrait d'autres structures. parce que les mettre avec les autres c'est sacrifier le plus grand nombre à qques uns.

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Re: Insécurité : le Sud, c'était pourtant bien...

Message par Reine Margot le Dim 01 Aoû 2010, 08:27

Astartee a écrit:

@ Celeborn: je réagissais à certaines réactions du forum qui me paraissent très dures et qui amalgament ce qui s'est passé dans la rue avec les comportements difficiles rencontrés à l'école. Je rappelais que nous avons choisi ce métier, et que nous sommes justement en première ligne pour influer sur ces gamins... qu'on le veuille ou non.


le problème dans ce que tu dis c'est que ça change complètement le sens de notre métier; on n'est plus là pour transmettre des savoirs mais combler les manques de la société (parents, pb sociaux...), et du coup ça dévalorise notre enseignement. c'est la principale raison pour laquelle notre métier n'a plus de valeur et que nous ne sommes plus respectés. nous sommes amenés à gérer des pb qui nous dépassent et que nous devrions renvoyer à la société. ce n'est pas aux enseignants de guérir la souffrance des cas difficiles, ce n'est pas notre boulot.
malheureusement notre conscience professionnelle nous perd car la plupart des collègues considèrent que ça fait maintenant partie du boulot.

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Re: Insécurité : le Sud, c'était pourtant bien...

Message par Celeborn le Dim 01 Aoû 2010, 08:37

marquisedemerteuil a écrit:
le problème dans ce que tu dis c'est que ça change complètement le sens de notre métier; on n'est plus là pour transmettre des savoirs mais combler les manques de la société (parents, pb sociaux...), et du coup ça dévalorise notre enseignement. c'est la principale raison pour laquelle notre métier n'a plus de valeur et que nous ne sommes plus respectés. nous sommes amenés à gérer des pb qui nous dépassent et que nous devrions renvoyer à la société. ce n'est pas aux enseignants de guérir la souffrance des cas difficiles, ce n'est pas notre boulot.


Entièrement d'accord avec Marquise.

Celeborn
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Re: Insécurité : le Sud, c'était pourtant bien...

Message par Docteur OX le Dim 01 Aoû 2010, 08:53

Celeborn a écrit:
marquisedemerteuil a écrit:
le problème dans ce que tu dis c'est que ça change complètement le sens de notre métier; on n'est plus là pour transmettre des savoirs mais combler les manques de la société (parents, pb sociaux...), et du coup ça dévalorise notre enseignement. c'est la principale raison pour laquelle notre métier n'a plus de valeur et que nous ne sommes plus respectés. nous sommes amenés à gérer des pb qui nous dépassent et que nous devrions renvoyer à la société. ce n'est pas aux enseignants de guérir la souffrance des cas difficiles, ce n'est pas notre boulot.


Entièrement d'accord avec Marquise.


Moi aussi, belle Marquise

Docteur OX
Habitué(e) du forum


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Re: Insécurité : le Sud, c'était pourtant bien...

Message par Thalie le Dim 01 Aoû 2010, 09:30

marquisedemerteuil a écrit:
Thalie a écrit:
marquisedemerteuil a écrit: Je suis à moitié d'accord pour le discours "le système donne à tous sa chance". d'un côté certes on ne peut pas céder à 'langélisme et enlever à chacun ses responsabilités. de l'autre je constate qu'il y a de grandes inégalités selon les populations entre élèves, et entre catégories socio-professionnelles; on n'a pas réussi à les résoudre. ça joue énormément on ne peut le nier, même si je reconnais que les élèves se laissent trop vivre le plus souvent.
Tu peux préciser, je ne vois pas à quoi tu fais allusion, l'école française est pourtant nationale ? Shocked Je ne vois pas comment l'école serait responsable et devrait résoudre les différences socio-pro des parents. Au contraire c'est parce qu'il offre la même école à tous ces enfants que le système français permet à des enfants pauvres de réussir.


je suis TZR depuis 7 ans et je peux te dire qu'entre des élèves bobo de centre-ville et des gamins de ZEP le niveau n'est pas le même...certains enfants ont des parents diplômés, qui peuvent les aider le soir et leur apportent à la maison la même culture qu'à l'école, ils sont d'emblée dans un bain culturel. D'autres ont des parents au chômage, qui ne lisent pas, et sont éduqués par la télé...on ne peut pas dire, même si les collèges sont les mêmes, que ces enfants partent avec les mêmes chances. Quand je faisais un rempla dans un collège bobo du centre ville de ma ville, tous les élèves ou presque allaient dans le lycée coté de cette ville, en voie générale. dans une petite ville d'à côté, avec des gamins issus de milieu défavorisé, la majorité de mes 3e allaient en voie professionnelle. CQFD.
je suis d'accord avec toi pour dire qu'on peut être pauvre et motivé pour l'école et que l'école ne peut pas tout. mais l'origine sociale joue, j'en suis témoin tous les jours. et oui, c'est notre rôle que d'atténuer cette inégalité.

Je suis entièrement d'accord avec toi, Marquise. J'ai fait ma première année de néo-tit dans le 93 et cela n'a strictement rien à voir avec les collèges de petites villes de province où je suis maintenant. Même si désormais les comportements d'incivilité et les agressions se développent partout. Mais, il est complètement illusoire de penser que l'école peut effacer ces disparités, les atténuer oui c'est sa mission.
Les enfants arrivent de milieux différents et l'école les accueille de la même façon avec les mêmes programmes, les familles devraient saisir cette chance et faire confiance à l'école.
Si l'enfant a de grandes capacités, il peut aujourd'hui suivre des programmes de propédeutiques tels qu'en proposent nos bons lycées aujourd'hui (par ex Abraxas à Marseille) pour tenter de combler ces lacunes culturelles.
Pour les autres, ils peuvent suivre un bon enseignement s'ils s'en donnent les moyens en ne saccageant pas les cours. Pourquoi l'enseignement dans le 93 est-il plus difficile qu'ailleurs ? Parce qu'il ne va pas de soi, l'école est l'ennemi, évidemment avec cette façon de penser la réussite est plus difficile à atteindre.

Thalie
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Re: Insécurité : le Sud, c'était pourtant bien...

Message par ysabel le Dim 01 Aoû 2010, 09:44

lilith888 a écrit:
Astartee a écrit: La société est composée d'individus, et les jugements portés sur ce topic à l'encontre des agresseurs se sont basés sur des exemples individuels pour dévier vers une globalisation...
Je ne suis pas sure que tout soit considéré de manière globale donc... et j'ajouterai, heureusement


ceci sera ma dernière intervention pour ce soir, car je tombe de fatigue.
Les jugements portés sur ce topic ne sont pas forcément basés sur des exemples individuels (ça, c'était l'argument que je t'avais donné quand tu as dit que tout partait de ces deux articles à sensation, je t'ai donné mon exemple, je ne parle pas pour les autres).
Je pense qu'ils sont tout simplement basés sur le BON SENS et la faculté de distinguer le BIEN du MAL. Tuer ou harceler une autre personne, c'est mal. Point. On peut donc juger que cette action est mauvaise, en tant qu'individu d'une société donnée.
On ne dévie pas de l'individuel vers la globalisation : c'est forcément global dès le départ. Pas besoin de couper les cheveux en douze.
Faire du mal à quelqu'un, c'est mal, que ce soit envers moi, toi, le voisin, un inconnu.

Et je persiste et signe : le sentiment d'impunité est un formidable vecteur de violence.
Combien d'individus "lambda" se permettent d'alimenter le tourisme sexuel en toute impunité ? Puis ils reviennent chez eux et continuent tranquillement leur petite vie normale, comme si de rien n'était.


absolument d'accord avec toi.
Pourquoi s'arrêter quand on sait qu'on ne risque rien...


Dernière édition par ysabel le Dim 01 Aoû 2010, 10:59, édité 1 fois

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Re: Insécurité : le Sud, c'était pourtant bien...

Message par Violet le Dim 01 Aoû 2010, 09:54

+ 1

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Re: Insécurité : le Sud, c'était pourtant bien...

Message par Thalie le Dim 01 Aoû 2010, 10:24

(erreur, je viens de taper un long message et mon ordi a planté, le message est perdu.)


Dernière édition par Thalie le Dim 01 Aoû 2010, 10:26, édité 1 fois

Thalie
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Re: Insécurité : le Sud, c'était pourtant bien...

Message par Thalie le Dim 01 Aoû 2010, 10:25

marquisedemerteuil a écrit:
Astartee a écrit:
guillaume.ransinan a écrit:Astartée, veux tu dire que comme la plupart d'entre nous, ils ( les cas "difficiles") ne parlent pas grec, et que ça n'a rien de choquant ?


je veux dire que, "cas difficiles" ou non, ces gens sont des personnes à part entière, comme n'importe qui, et qu'ils ont, comme tout le monde, une histoire personnelle que l'on ne connait pas, et qu'il faut donc éviter les jugements du type A + B = Y qui sont sans doute rassurants mais ne résolvent rien.

Je veux aussi dire que, si ces cas difficiles se retrouvent dans nos classes, certes nous sommes aussi des humains, mais nous avons choisi ce métier et nous avons donc un rôle d'ENSEIGNANT à jouer.
Que nous ne sommes pas seuls face à ce genre de difficulté.
Et que les balancer dans une catégorie hermétique voile quelque peu les subtilités du problème

mais justement nous nous retrouvons le plus souvent seuls et c'est bien le problème, et avec une administration qui ne veut rien savoir. et le temps que nous passons à gérer ces cas difficiles nous prend du temps sur le cours. c'est pourquoi je pense que ces cas n'ont pas leur place dans une classe "classique", qu'il faudrait d'autres structures. parce que les mettre avec les autres c'est sacrifier le plus grand nombre à qques uns.

+1000.

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Re: Insécurité : le Sud, c'était pourtant bien...

Message par mel93 le Dim 01 Aoû 2010, 10:35

Thalie a écrit:[
Les enfants arrivent de milieux différents et l'école les accueille de la même façon avec les mêmes programmes, les familles devraient saisir cette chance et faire confiance à l'école.
Si l'enfant a de grandes capacités, il peut aujourd'hui suivre des programmes de propédeutiques tels qu'en proposent nos bons lycées aujourd'hui (par ex Abraxas à Marseille) pour tenter de combler ces lacunes culturelles.
Pour les autres, ils peuvent suivre un bon enseignement s'ils s'en donnent les moyens en ne saccageant pas les cours. Pourquoi l'enseignement dans le 93 est-il plus difficile qu'ailleurs ? Parce qu'il ne va pas de soi, l'école est l'ennemi, évidemment avec cette façon de penser la réussite est plus difficile à atteindre.


Pas d'accord sur ces deux points : l'école n'est pas la même : profs moins expérimentés, pas de fédé de parents d'élèves donc remplacements moins bien assurés, quant aux programmes, on ne peut pas las aborder de la même manière quand les trois quarts d'une classe n'a pas le français comme langue vernaculaire.

Sur l'école ennemi, j'ai l'expérience exactement inverse, mon collège était l'un des derniers représentants du service public, c'était un refuge pour beaucoup de gamins, un endroit où leur sécurité était assurée, contrairement à la rue, et les parents, peu instruits pour la plupart, regardaient les enseignants avec admiration.

Marquise, c'est vrai que la société a changé et que donc notre métier a changé, on peut le déplorer, mais dans un métier qui prend l'humain en compte, on ne peut pas faire abstraction de ce qui se passe autour de l'humain en question. C'est la même chose d'en les autres professions "humanistes", je pense aux médecins, penses-tu qu'il soit dans les attributions des Urgentistes de désaouler les SDF ? Notre société est de plus en plus individualiste, le manque de lien fait que les gens précaires (économiquement, socialement, affectivement), comme le sont parfois nos élèves, n'ont plus souvent que l'Etat vers qui se tourner, et nous sommes l'Etat.

mel93
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