Ecole : les pièges de la concurrence
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Ecole : les pièges de la concurrence
http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-_cole___les_pieges_de_la_concurrence-9782707157614.html
École : les pièges de la concurrence
Comprendre le déclin de l'école française
Chroukri BEN AYED, Sylvain BROCCOLICHI, Danièle TRANCART
http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article3970
École : les pièges de la concurrence
Comprendre le déclin de l'école française
Chroukri BEN AYED, Sylvain BROCCOLICHI, Danièle TRANCART
Toujours plus d'élèves en échec, toujours plus d'enseignants démoralisés et de parents inquiets quant à l'avenir de leurs enfants. Toujours plus de palmarès d'établissements qui sèment le doute et attisent les frustrations. Est-ce réellement du choix de l'école que peut venir le salut, comme le suggèrent les récentes mesures d'assouplissement de la carte scolaire ? Est-il vrai qu'en intensifiant la concurrence entre établissements, on crée une émulation qui favorise l'élévation des performances des élèves ?
La réponse est non : c'est ce que montre cet ouvrage fondé sur une étude de grande ampleur, qui combine de façon inédite approche historique, comparaisons statistiques et enquêtes de longue durée sur différents sites (restituant la parole d'enseignants, de parents et d'élèves). Partout où la concurrence creuse les disparités entre établissements, à commencer par la région parisienne, les difficultés des élèves se multiplient ; et pas seulement dans les « ghettos ». Leur scolarité se trouve en effet perturbée par toute une série de troubles et de déstabilisations associés à l'obsession des classements et au zapping scolaire. À l'inverse, les meilleurs résultats s'observent là où des coopérations durables favorisent des continuités éducatives et des pratiques cohérentes. Grâce également à un éclairage international, ce livre aide à comprendre en quoi l'essor de la concurrence et le manque de régulation politique ont contribué au déclin de l'école française.
Collection : Cahiers libres
Parution : septembre 2010
Prix : 23 €
ISBN : 9782707157614
Dimensions : 135 * 220 mm
Façonnage : Broché
Nb de pages : 312
http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article3970
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John- Admin
Re: Ecole : les pièges de la concurrence
Je me demande dans quels école, collège ou lycée les auteurs de ce livre ont placé leurs rejetons....
procès d'intention ? oui, je sais, je sais...
procès d'intention ? oui, je sais, je sais...

Docteur OX- Fidèle du forum
Re: Ecole : les pièges de la concurrence
Si l'on en juge d'après la présentation de l'ouvrage, il s'agirait d'une "vraie remise en question". Vraiment ? Hélas, non. Cela semble plutôt être une énième mouture des théories post-bourdieusiennes les plus convenues (cela fait bien 30 ans que chaque année on en retrouve une version "réactualisée", avec toujours les mêmes complaintes égalitaristes, donc rien de nouveau sous le soleil ). Visiblement, il faut faire tourner le business !
On y trouve, pêle-mêle :
- la mise en avant du prétendu mythe finlandais, véritable marqueur d'une certaine "orthodoxie" en sociologie de l'éducation (dit plus abruptement : plus tarte à la crème tu meurs !
),
- une focalisation exclusive - et excessive - sur l'origine sociale des élèves plutôt que sur le fond : leurs performances scolaires et leur développement personnel et culturel,
- les chercheurs mesurent la réussite sur des données prêtant pour le moins à discussion. En effet, de nos jours, en dehors des établissements-ghettos, le taux de réussite au brevet ne veut plus dire grand chose sur le niveau réel de l'établissement, quand on connaît "de l'intérieur" la manière dont ce diplôme s'obtient et l'indigence toujours croissante des exigences requises. Le taux de mentions TB serait à cet égard un indicateur bien plus fiable. Par ailleurs, on sait très bien que les départements plutôt ruraux, très valorisés par l'étude, présentent un public certes plus homogène et moins "problématique", mais pas forcément plus brillant ou plus cultivé (une fois de plus, un élève moyen obtient actuellement le brevet ou le bac "les doigts dans le nez" suite à la dévalorisation extrême de ces diplômes). Les conclusions de l'étude ainsi faussées appellent donc plus ou moins explicitement à "démocratiser" (traduisez : niveler par le bas, encore et toujours :colere: ...), notre système scolaire.
- un recours aux mêmes statistiques, études et "classements internationaux" ne voulant rien dire (difficile de comparer ce qui n'est pas comparable !), ex. le cas de la coquille vide qu'est PISA.
- stigmatisation plus ou moins implicite mais systématique de "l'élitisme" et de toute forme d'émulation entre les élèves sous couvert de dénonciation de la "compétition" aussi bien entre les élèves qu'entre les établissements,
- promotion systématique des "nouvelles pédagogies", des "partenariats", de "l'accompagnement", etc. au détriment du travail scolaire lui-même,
La conclusion enfonce avec fracas des portes... ouvertes : "Il faudrait veiller à ce qu’existent de bonnes conditions de scolarisation partout". Bravo !!! Reste à se pencher sur les solutions pour y arriver, et là... j'ai bien peur que la focalisation - ô combien rituelle - sur les "moyens" et les suppressions de postes (le problème est évidemment bien réel mais il y a tellement à faire par ailleurs...) ne suffise pas à trouver les solutions efficaces.
Bref, Nathalie Bulle peut dormir tranquille sur ses deux oreilles...
On y trouve, pêle-mêle :
- la mise en avant du prétendu mythe finlandais, véritable marqueur d'une certaine "orthodoxie" en sociologie de l'éducation (dit plus abruptement : plus tarte à la crème tu meurs !
- une focalisation exclusive - et excessive - sur l'origine sociale des élèves plutôt que sur le fond : leurs performances scolaires et leur développement personnel et culturel,
- les chercheurs mesurent la réussite sur des données prêtant pour le moins à discussion. En effet, de nos jours, en dehors des établissements-ghettos, le taux de réussite au brevet ne veut plus dire grand chose sur le niveau réel de l'établissement, quand on connaît "de l'intérieur" la manière dont ce diplôme s'obtient et l'indigence toujours croissante des exigences requises. Le taux de mentions TB serait à cet égard un indicateur bien plus fiable. Par ailleurs, on sait très bien que les départements plutôt ruraux, très valorisés par l'étude, présentent un public certes plus homogène et moins "problématique", mais pas forcément plus brillant ou plus cultivé (une fois de plus, un élève moyen obtient actuellement le brevet ou le bac "les doigts dans le nez" suite à la dévalorisation extrême de ces diplômes). Les conclusions de l'étude ainsi faussées appellent donc plus ou moins explicitement à "démocratiser" (traduisez : niveler par le bas, encore et toujours :colere: ...), notre système scolaire.
- un recours aux mêmes statistiques, études et "classements internationaux" ne voulant rien dire (difficile de comparer ce qui n'est pas comparable !), ex. le cas de la coquille vide qu'est PISA.
- stigmatisation plus ou moins implicite mais systématique de "l'élitisme" et de toute forme d'émulation entre les élèves sous couvert de dénonciation de la "compétition" aussi bien entre les élèves qu'entre les établissements,
- promotion systématique des "nouvelles pédagogies", des "partenariats", de "l'accompagnement", etc. au détriment du travail scolaire lui-même,
La conclusion enfonce avec fracas des portes... ouvertes : "Il faudrait veiller à ce qu’existent de bonnes conditions de scolarisation partout". Bravo !!! Reste à se pencher sur les solutions pour y arriver, et là... j'ai bien peur que la focalisation - ô combien rituelle - sur les "moyens" et les suppressions de postes (le problème est évidemment bien réel mais il y a tellement à faire par ailleurs...) ne suffise pas à trouver les solutions efficaces.
Bref, Nathalie Bulle peut dormir tranquille sur ses deux oreilles...

Aurore- Expert
Re: Ecole : les pièges de la concurrence
Aurore a écrit:Si l'on en juge d'après la présentation de l'ouvrage, il s'agirait d'une "vraie remise en question". Vraiment ? Hélas, non. Cela semble plutôt être une énième mouture des théories post-bourdieusiennes les plus convenues (cela fait bien 30 ans que chaque année on en retrouve une version "réactualisée", avec toujours les mêmes complaintes égalitaristes, donc rien de nouveau sous le soleil ). Visiblement, il faut faire tourner le business !![]()
On y trouve, pêle-mêle :
- la mise en avant du prétendu mythe finlandais, véritable marqueur d'une certaine "orthodoxie" en sociologie de l'éducation (dit plus abruptement : plus tarte à la crème tu meurs !),
- une focalisation exclusive - et excessive - sur l'origine sociale des élèves plutôt que sur le fond : leurs performances scolaires et leur développement personnel et culturel,
- les chercheurs mesurent la réussite sur des données prêtant pour le moins à discussion. En effet, de nos jours, en dehors des établissements-ghettos, le taux de réussite au brevet ne veut plus dire grand chose sur le niveau réel de l'établissement, quand on connaît "de l'intérieur" la manière dont ce diplôme s'obtient et l'indigence toujours croissante des exigences requises. Le taux de mentions TB serait à cet égard un indicateur bien plus fiable. Par ailleurs, on sait très bien que les départements plutôt ruraux, très valorisés par l'étude, présentent un public certes plus homogène et moins "problématique", mais pas forcément plus brillant ou plus cultivé (une fois de plus, un élève moyen obtient actuellement le brevet ou le bac "les doigts dans le nez" suite à la dévalorisation extrême de ces diplômes). Les conclusions de l'étude ainsi faussées appellent donc plus ou moins explicitement à "démocratiser" (traduisez : niveler par le bas, encore et toujours :colere: ...), notre système scolaire.
- un recours aux mêmes statistiques, études et "classements internationaux" ne voulant rien dire (difficile de comparer ce qui n'est pas comparable !), ex. le cas de la coquille vide qu'est PISA.
- stigmatisation plus ou moins implicite mais systématique de "l'élitisme" et de toute forme d'émulation entre les élèves sous couvert de dénonciation de la "compétition" aussi bien entre les élèves qu'entre les établissements,
- promotion systématique des "nouvelles pédagogies", des "partenariats", de "l'accompagnement", etc. au détriment du travail scolaire lui-même,
La conclusion enfonce avec fracas des portes... ouvertes : "Il faudrait veiller à ce qu’existent de bonnes conditions de scolarisation partout". Bravo !!! Reste à se pencher sur les solutions pour y arriver, et là... j'ai bien peur que la focalisation - ô combien rituelle - sur les "moyens" et les suppressions de postes (le problème est évidemment bien réel mais il y a tellement à faire par ailleurs...) ne suffise pas à trouver les solutions efficaces.
Bref, Nathalie Bulle peut dormir tranquille sur ses deux oreilles...![]()
Merci Aurore, tu dis avec talent tout ce que je pense de ces fameux travaux novateurs de nos merveilleux chercheurs français.

Docteur OX- Fidèle du forum
Re: Ecole : les pièges de la concurrence
Merci à toi, Docteur OX !
Ces opuscules pseudo-scientifiques s'arrogeant le monopole de l'objectivité et qui prolifèrent en circuit fermé - regardez donc le parcours de leurs auteurs, la consanguinité est édifiante ! - illustrent à merveille ce qu'on pourrait appeler la finlandisation de la sociologie française !!!
Ces opuscules pseudo-scientifiques s'arrogeant le monopole de l'objectivité et qui prolifèrent en circuit fermé - regardez donc le parcours de leurs auteurs, la consanguinité est édifiante ! - illustrent à merveille ce qu'on pourrait appeler la finlandisation de la sociologie française !!!

Aurore- Expert
Re: Ecole : les pièges de la concurrence
Aurore a écrit:Merci à toi, Docteur OX !![]()
Ces opuscules pseudo-scientifiques s'arrogeant le monopole de l'objectivité et qui prolifèrent en circuit fermé - regardez donc le parcours de leurs auteurs, la consanguinité est édifiante ! - illustrent à merveille ce qu'on pourrait appeler la finlandisation de la sociologie française !!!![]()
Oui, c'est ce qu'on appelle "l'instant finlandais"

Docteur OX- Fidèle du forum
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