Coup de gueule d'une jeune romancière fille de...

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Coup de gueule d'une jeune romancière fille de...

Message par jehanne le Sam 28 Aoû 2010 - 19:46

J'ai trouvé cette mise au point exaspérée de la fille d'Éric Besson, fatiguée que, malgré son pseudo, on la ramène sans cesse à son père, pleine de force ; sa susceptibilité sur le sujet me semble justifiée... - je n'ai par ailleurs rien lu d'elle, doutant qu'on puisse être vraiment génial à quinze ans, surtout dans le domaine du roman! Mais cette jeune personne semble intéressante. Cela me ramène aussi à toutes les erreurs que j'ai pu faire, en tant que prof (et en tant que mère...) en ramenant, comparant, un cadet à un ainé...

http://aiglures.over-blog.com/article-never-explain-never-complain-ah-si-seulement-55336935.html


Dernière édition par jehanne le Sam 28 Aoû 2010 - 21:08, édité 1 fois

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Re: Coup de gueule d'une jeune romancière fille de...

Message par doublecasquette le Sam 28 Aoû 2010 - 20:00

Et pourquoi a-t-elle fait l'ENS Ulm, cette grande bêtasse ? Elle n'avait qu'à aller en Lettres Modernes ou Classiques sur sa fac de secteur, comme aurait fait n'importe quel gosse d'ouvrier qui aimait les Lettres !
Forcément, après, on vient pleurnicher, alors qu'on est salement connotée.
Je ne l'ai pas mis sur son blog, à la petite minette, vu que je n'ai pas vu de possibilités de laisser un message.

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Re: Coup de gueule d'une jeune romancière fille de...

Message par jehanne le Sam 28 Aoû 2010 - 20:02

Pour le coup, ce serait la double peine: être la fille d'Éric Besson, et aller à la fac!

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Re: Coup de gueule d'une jeune romancière fille de...

Message par Lornet le Sam 28 Aoû 2010 - 20:08

doublecasquette a écrit: Et pourquoi a-t-elle fait l'ENS Ulm, cette grande bêtasse ? Elle n'avait qu'à aller en Lettres Modernes ou Classiques sur sa fac de secteur, comme aurait fait n'importe quel gosse d'ouvrier qui aimait les Lettres !
Forcément, après, on vient pleurnicher, alors qu'on est salement connotée.
Je ne l'ai pas mis sur son blog, à la petite minette, vu que je n'ai pas vu de possibilités de laisser un message.


Elle est aussi la fille de Sylvie Brunel.
http://www2.academieroyale.be/academie/documents/BRUNEL6691.pdf

Elle aimerait être connotée par rapport à sa mère, son seul véritable support et piston, et pas par rapport à son père.

Lornet
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Re: Coup de gueule d'une jeune romancière fille de...

Message par jehanne le Sam 28 Aoû 2010 - 21:12

Lornet a écrit:
Elle est aussi la fille de Sylvie Brunel.
http://www2.academieroyale.be/academie/documents/BRUNEL6691.pdf


Sans rapport avec le sujet de départ, mais je suis soufflée qu'on puisse ainsi trouver sur Internet un CV complet, avec des éléments assez personnels: dates, adresses...

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Re: Coup de gueule d'une jeune romancière fille de...

Message par Lornet le Dim 29 Aoû 2010 - 0:06

Elle a dû le mettre.

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Re: Coup de gueule d'une jeune romancière fille de...

Message par Provence le Dim 29 Aoû 2010 - 1:55

On m'avait offert Dieu est une femme. Aucun intérêt.

Cette personne s'écoute visiblement beaucoup parler.

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Re: Coup de gueule d'une jeune romancière fille de...

Message par John le Dim 29 Aoû 2010 - 2:17

Chère Jessica,
J'ai pris l'habitude de ne plus répondre aux commentaires désobligeants, sauf si vraiment je pense qu'il y a un malentendu. Là, je crois que c'est le cas, et j'aimerais que tu prennes deux minutes pour lire ma réponse.
Déjà, je suis de la campagne. Pourquoi crois-tu que j'ai été invitée à Lussan ? Ils n'auraient pas pensé à moi si j'avais été parisienne, et je n'aurais sans doute pas fait 4 heures de train pour m'y rendre si ça avait été le cas. J'ai été invitée à Lussan parce que j'habite à environ une heure de routes tortilleuses de là, dans la Drôme provençale. Et, libre à toi de ne pas me croire, de prendre cette affirmation pour de la démagogie de citadine cynique, mais je suis une vraie fille de la campagne. Ma mère élève des chevaux, je vis dans une ferme, et je passe plus de trois heures chaque jour les pieds dans la terre (actuellement, avec les pluies de ces derniers jours, boue infâme serait plus précis) à m'occuper des animaux. Je suis l'experte des coliques du cheval, des diarrhées du chat, des plaies purulentes du chien et autres délices. Et j'ai passé toute mon enfance dans une petite ville de la Drôme et, même si parfois, c'est vrai, je me suis sentie à l'étroit dans une atmosphère un peu Clochemerle, les feux de la St Jean, le loto communal, le marché le samedi matin, les fêtes de village, ça a été ma vie toutes ces années. Une de mes amies les plus proches est fille de paysans, ceux qui galèrent avec leur petite exploitation bio dans les Baronnies, et je peux te dire que je suis à dix mille lieues d'avoir la moindre espèce de mépris pour elle.
D'ailleurs, si tu regardes l'article précédent celui qui t'a choqué, tu verras que je précise, quand je décris Lussan : "Chez moi, quoi". Je suis d'ici.
Et c'est justement parce que je suis d'ici que j'ai une longue expérience des manifestations littéraires dans ces endroits de hameaux reculés. Et je peux te dire, pour y avoir souvent participé, que c'est souvent la catastrophe. Tout simplement parce qu'il y a peu d'habitants, peu de communication faite autour de l'événement (souvent une petite annonce dans le Dauphiné Libéré, et encore faut-il le lire), peu de gens intéressés - et je ne les blâme pas. Je sais bien que mes livres peuvent être loin des préoccupations d'une grand-mère ardéchoise. Il se trouve que le salon de Lussan était génial. La description d'autres événements ratés permettait de souligner le contraste.
Sache aussi que je ne gagne rien à aller dans un salon du livre - si ce n'est être en contact avec les lecteurs. Tu ne me crois pas ? Alors, laisse moi te le démontrer. Je gagne un peu plus d'un euro sur chaque livre vendu - pas plus, le reste va au libraire et à la maison d'édition. J'ai vendu environ vingt livres à Lussan. J'ai donc gagné un peu plus de 20 euros, disons, 22. Selon Map24, il y a entre Lussan et chez moi 55 kilomètres. Donc, j'en parcours 110 en tout. De plus, ce sont des routes tortueuses et souvent en pente forte, la consommation d'essence va donc être assez élevée. Je vais donc devoir faire un plein - environ soixante euros. Enfin, cela nous prend une journée de travail - ce qui, je l'accorde, est plus valable pour ma mère que pour moi. Mais il faut prendre en compte le temps passé. Bref, au final, je perds bien plus d'argent que je n'en gagne. Et pourtant, je n'hésite jamais à me rendre dans un salon du livre, pour peu que mon emploi du temps me le permette. Pour me faire lustrer les bottes, comme tu le dis ? Pour la gloire ? Je n'ai pas eu (et n'en attendais pas !) d'articles de presse ou de communications radio à l'occasion de ma présence à Lussan. Il reste donc une seule hypothèse : je veux rencontrer des lecteurs, et d'autres auteurs. Car, comme tu peux le lire, j'ai acheté beaucoup de livres à Lussan. Ca non plus, ce n'est pas très rentable, ni pour mon compte en banque ni pour ma gloire. Peut-être, donc, que j'aime sincèrement la littérature et le contact avec les gens ?
Ce que je déteste, dans les salons du livres foireux, c'est qu'il n'y a PERSONNE. Tu dis que je prends le public des salons pour des gueux, mais n'as-tu pas vu que ce dont je me plains, ce ne sont pas les gens présents, mais bien au contraire l'absence de monde ! Un salon du livre devient agréable dès qu'il est fréquenté. Un salon du livre vide, c'est l'enfer. Qu'on soit dans le Gard ou à Paris. Et je ne vois pas ce qui te fait dire que "les gens ne sont pas dignes de mon oeuvre". Ma position est totalement inverse : un auteur sur un salon, c'est un mendiant d'affection, qui prie avec un air de chiot affligé qu'on daigne s'intéresser à lui et qui est immensément heureux et flatté quand c'est le cas.
Jessica, si je méprisais mon public, pourquoi est-ce que je tiendrais un blog ? Pourquoi est-ce que je répondrais à tous les commentaires ? Pourquoi prendrais-je le temps de t'écrire une si longue réponse ? Ton accusation m'est insupportable, car je crois faire, depuis des mois, tout ce qui est en mon pouvoir pour montrer à mes lecteurs que je me soucie d'eux, de leur regard sur mes livres, de l'échange avec eux, de leur soutien, de leurs critiques.
Enfin, ne vois-tu pas que ma description du salon du livre raté a un but premier, celui de faire rire ? Je crois que, si par bonheur quelqu'un rit en lisant mes livres, c'est grâce à cet humour qui n'épargne personne, surtout pas moi-même, qui adore l'outrance, qui grossit les traits pour provoquer le rire. J'ai envie de vous faire rire. Je suis le fou du lecteur. Et je t'assure que cela, ce n'est pas de la condescendance, bien au contraire. C'est moi qui me contorsionne et m'incline pour vous tirer un sourire. Moi, je suis déçue de te voir manquer d'humour - j'ai échoué !
Chère Jessica, je serais heureuse si tu voulais bien répondre à ma défense. Je te le demande très humblement - comme toujours l'auteur face aux lecteurs dont il dépend absolument.
Bien à toi,
Ariane


Je ne sais pas si elle est sincère dans sa déclaration d'humilité (je lui accorde le bénéfice du doute), mais elle est très drôle quand elle parle des paysans Very Happy

Voilà une jeune fille qui devrait faire porter ses travaux de recherches sur le Sartre des Mains sales, elle aurait sans doute beaucoup à y trouver.

PS : il faut absolument qu'elle change de voiture : elle a tout de même un véhicule qui nécessite un plein tous les 100km ! Alors là, ça pulvérise les records de toutes les marques connues ! Sa voiture lui coûte, selon ses propres calculs, deux euros par kilomètre ! aaq Ca veut dire qu'au bout de 5000km, elle a dépensé, rien qu'en essence, de quoi s'en racheter une neuve !

PPS : ce qui est drôle, c'est que même lorsqu'elle dit "il" à la fin de son message, elle arrive à parler d'elle. Je n'ai aucune antipathie envers elle, mais elle est très amusante.

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Re: Coup de gueule d'une jeune romancière fille de...

Message par Reine Margot le Dim 29 Aoû 2010 - 7:13

sa mère, Sylvie Brunel, avait écrit un bouquin sur sa rupture avec Besson après 30 ans de mariage...le jour du mariage, Besson aurait déclaré: "la fidélité? ah non, là je ne promets rien" Suspect

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Re: Coup de gueule d'une jeune romancière fille de...

Message par Invité le Dim 29 Aoû 2010 - 7:24

jehanne a écrit:
Lornet a écrit:
Elle est aussi la fille de Sylvie Brunel.
http://www2.academieroyale.be/academie/documents/BRUNEL6691.pdf


Sans rapport avec le sujet de départ, mais je suis soufflée qu'on puisse ainsi trouver sur Internet un CV complet, avec des éléments assez personnels: dates, adresses...

Je suis sûre tout comme Lornet, qu'elle même l'a mis sur le net.
D'ailleurs beaucoup le font, mon mari a mis son cv en ligne aussi.
Il est loin d'être aussi détaillé, ni aussi fourni, mais la dame a tellement de mérite Razz
Je connaissais un Brunel à la Sorbonne mais il était prof de littérature comparée et l'auteur de plusieurs bouquins sur les symboles, je me demande s'il est de sa famille.

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Re: Coup de gueule d'une jeune romancière fille de...

Message par Invité le Dim 29 Aoû 2010 - 7:26

marquisedemerteuil a écrit:sa mère, Sylvie Brunel, avait écrit un bouquin sur sa rupture avec Besson après 30 ans de mariage...le jour du mariage, Besson aurait déclaré: "la fidélité? ah non, là je ne promets rien" Suspect


Ben au moins il lui a montré la couleur dès le début, on ne peut pas lui reprocher de ne pas avoir été franc. Il parait que Diego Riviera avait dit la même chose (en pire: "je ne serai jamais fidèle") à Frida Khalo... y a des hommes comme ça.

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Re: Coup de gueule d'une jeune romancière fille de...

Message par Reine Margot le Dim 29 Aoû 2010 - 7:31

Oui, en effet, après quand on choisit un homme comme ça on assume...

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Re: Coup de gueule d'une jeune romancière fille de...

Message par Invité le Dim 29 Aoû 2010 - 8:03

C'est encore pire que ce que tu écrivais, le jour du mariage avec madame Brunel :
15 octobre 1983. Mairie de Saint-Didier-au-Mont-d'Or, Rhône. Le maire énonce les principes bien connus du Code civil : "Les époux se doivent mutuellement fidélité, secours, assistance..." Eric l'interrompt alors d'une voix claire : "Secours, assistance, oui. Fidélité, non." Stupeur de l'assistance. Quelques rires, dont celui de ma mère. Jaune.

Ou encore
Quand il apprit que divorcer ne prendrait que quelques semaines, Eric s'est exclamé : "Je n'en reviens pas que l'autoroute se soit dégagée si rapidement après trente ans d'embouteillages !" Trente ans d'embouteillages, façon charmante de résumer un mariage, un couple, trois enfants, toute une vie, croyais-je, partagée. Un mois après, nous étions divorcés.


Beurk, un tel cynisme...

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Re: Coup de gueule d'une jeune romancière fille de...

Message par Reine Margot le Dim 29 Aoû 2010 - 8:06

Voila...enfin avec un homme comme ça je suppose qu'elle avait encore l'avantage d'être la "femme de".
et il a quitté sa femme pour une minette de 22 ans...

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