Emilie Sapielak : la Passionaria des délires éducatifs
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Re: Emilie Sapielak : la Passionaria des délires éducatifs
bon dites au moins la Libye
(chacun a les énervements qu'il peut)
Bon,j'ai pas tout lu,mais crier à la dictature pour un carnet de correspondance c'est peut-être un peu exagéré.
Bon,j'ai pas tout lu,mais crier à la dictature pour un carnet de correspondance c'est peut-être un peu exagéré.
iphigénie- Sage
Re: Emilie Sapielak : la Passionaria des délires éducatifs
iphigénie a écrit:bon dites au moins la Libye(chacun a les énervements qu'il peut)
Bon,j'ai pas tout lu,mais crier à la dictature pour un carnet de correspondance c'est peut-être un peu exagéré.
+100000!

Reine Margot- Prophète
Re: Emilie Sapielak : la Passionaria des délires éducatifs
iphigénie a écrit:bon dites au moins la Libye(chacun a les énervements qu'il peut)
D'ailleurs ce mot aurait bien sa place dans le topic orthographe.

JPhMM- Modérateur
Re: Emilie Sapielak : la Passionaria des délires éducatifs
llaima a écrit:[quote="marquisedemerteuil]
oui il faut un environnement correct et décent (toilettes propres par ex) pour accueillir les élèves mais ce n'est pas à nous de leur apprendre l'hygiène! Tu te réfères à une époque où il n'y avait pas de douches et d'eau courante chez tout le monde...mais pendant ce temps, quand va-t-on ENSEIGNER?
[\quote]
Je suis d'accord que ce n'est pas aux enseignants forcément de la faire, surtout aux professeurs de lettres... Par contre dans le cadre des sciences nat. quand on parle bactéries pourquoi pas?
Quand même les profs font la différence entre un élève tête en l'air qui 'na pas son carnet et un perturbateur...et justement l'école apprend aux gentils têtes en l'air à faire attention, c'est la vie en société. Et puis imagine les réaction des élèves: un perturbateur notoire n'a pas son carnet, on le punit. Un gentil tête en l'air ne l'a pas, il ne récolte pas de sanction. Est-ce juste? la loi est la même pour tout le monde, à l'école comme dans la société, même un gentil tête en l'air peut être arrêté s'il n'a pas les papiers de sa voiture oubliés chez lui.
C'est pour ça que je suis contre le fait de sanctionner le simple fait d'oublier son carnet si on ne fait rien de mal. Après si on fait une connerie et qu'en plus on a oublié son carnet OK mais ne pas sanctionner l'oublie. D'ailleurs cette pratique de sanction systématique se pratique dans les zones violentes et pas dans les établissements calmes! Donc ce type de mesure c'est répondre à la violence... par une violence supplémentaire, par des sanctions etc. Il faut casser ce cercle vicieux!
J'ai enseigné dans des établissements calmes, où les sanctions étaient aussi appliquées pour l'oubli de carnet. Peut-être du reste est-ce pour cela qu'ils étaient calmes... Et j'ai vu des établissements anciennement calmes partir à vau-l'eau en deux années scolaires suite au laxisme dans les sanctions (en fait, plus du tout mises en œuvre !) imposé par l'administration.
Il y a un règlement. On l'explique à l'élève, il le connaît. Il doit le respecter. C'est du reste ça aussi apprendre à vivre en société : se plier aux règles générales qui certes empiètent sur ma liberté personnelle, mais en contrepartie m'assurent aussi le respect de mes droits. Et apprendre aussi la frustration : non je ne peux pas faire tout ce que je veux, comme je veux, si je veux. Et la "peur du gendarme" comme aiguillon si nécessaire. Ce n'est pas de la violence, c'est apprendre à vivre en collectivité, dans laquelle, au final, l'intérêt du général doit primer sur celui de l'individu. On sort du cercle familial où on était peut-être le centre de l'univers. C'est parfois douloureux, mais indispensable.
La vraie violence faite aux élèves, si tu veux mon avis, ce n'est pas d'être puni parce qu'on a oublié ses affaires : c'est d'être contraint de travailler dans un environnement pourri, de subir dans sa classe des élèves ingérables qui empêchent d'apprendre correctement, qui monopolisent l'attention du professeur (pour quel résultat ?), qui gâchent sciemment tout, qui font que la partie cours de chaque heure se réduit comme peau de chagrin et que le programme ne sera pas fini en fin d'année. Les élèves qui ont le malheur d'être dans des classes comme ça, ils n'ont rien fait pour mériter qu'on laisse gâcher leur scolarité. Là est la vraie violence institutionnelle je trouve, dans cet abandon des "gentils" élèves (je ne parle pas des bons, le niveau n'a rien à voir). C'est ce cercle-là qu'il faut briser, et pas celui des punitions pour oubli de matériel ou chewing-gum en classe !

henriette- Sage
Re: Emilie Sapielak : la Passionaria des délires éducatifs
henriette a écrit:llaima a écrit:[quote="marquisedemerteuil]
oui il faut un environnement correct et décent (toilettes propres par ex) pour accueillir les élèves mais ce n'est pas à nous de leur apprendre l'hygiène! Tu te réfères à une époque où il n'y avait pas de douches et d'eau courante chez tout le monde...mais pendant ce temps, quand va-t-on ENSEIGNER?
[\quote]
Je suis d'accord que ce n'est pas aux enseignants forcément de la faire, surtout aux professeurs de lettres... Par contre dans le cadre des sciences nat. quand on parle bactéries pourquoi pas?
Quand même les profs font la différence entre un élève tête en l'air qui 'na pas son carnet et un perturbateur...et justement l'école apprend aux gentils têtes en l'air à faire attention, c'est la vie en société. Et puis imagine les réaction des élèves: un perturbateur notoire n'a pas son carnet, on le punit. Un gentil tête en l'air ne l'a pas, il ne récolte pas de sanction. Est-ce juste? la loi est la même pour tout le monde, à l'école comme dans la société, même un gentil tête en l'air peut être arrêté s'il n'a pas les papiers de sa voiture oubliés chez lui.
C'est pour ça que je suis contre le fait de sanctionner le simple fait d'oublier son carnet si on ne fait rien de mal. Après si on fait une connerie et qu'en plus on a oublié son carnet OK mais ne pas sanctionner l'oublie. D'ailleurs cette pratique de sanction systématique se pratique dans les zones violentes et pas dans les établissements calmes! Donc ce type de mesure c'est répondre à la violence... par une violence supplémentaire, par des sanctions etc. Il faut casser ce cercle vicieux!
J'ai enseigné dans des établissements calmes, où les sanctions étaient aussi appliquées pour l'oubli de carnet. Peut-être du reste est-ce pour cela qu'ils étaient calmes... Et j'ai vu des établissements anciennement calmes partir à vau-l'eau en deux années scolaires suite au laxisme dans les sanctions (en fait, plus du tout mises en œuvre !) imposé par l'administration.
Il y a un règlement. On l'explique à l'élève, il le connaît. Il doit le respecter. C'est du reste ça aussi apprendre à vivre en société : se plier aux règles générales qui certes empiètent sur ma liberté personnelle, mais en contrepartie m'assurent aussi le respect de mes droits. Et apprendre aussi la frustration : non je ne peut pas faire tout ce que je veux, comme je veux, si je veux. Et la "peur du gendarme" comme aiguillon si nécessaire. Ce n'est pas de la violence, c'est apprendre à vivre en collectivité, dans laquelle, au final, l'intérêt du général doit primer sur celui de l'individu. On sort du cercle familial où on était peut-être le centre de l'univers. C'est parfois douloureux, mais indispensable.
La vraie violence faite aux élèves, si tu veux mon avis, ce n'est pas d'être puni parce qu'on a oublié ses affaires : c'est d'être contraint de travailler dans un environnement pourri, de subir dans sa classe des élèves ingérables qui empêchent d'apprendre correctement, qui monopolisent l'attention du professeur (pour quel résultat ?), qui gâchent sciemment tout, qui font que la partie cours de chaque heure se réduit comme peau de chagrin et que le programme ne sera pas fini en fin d'année. Les élèves qui ont le malheur d'être dans des classes comme ça, ils n'ont rien fait pour mériter qu'on laisse gâcher leur scolarité. Là est la vraie violence institutionnelle je trouve, dans cet abandon des "gentils" élèves (je ne parle pas des bons, le niveau n'a rien à voir). C'est ce cercle-là qu'il faut briser, et pas celui des punitions pour oubli de matériel ou chewing-gum en classe !
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Reine Margot- Prophète
Re: Emilie Sapielak : la Passionaria des délires éducatifs
henriette a écrit:llaima a écrit:[quote="marquisedemerteuil]
oui il faut un environnement correct et décent (toilettes propres par ex) pour accueillir les élèves mais ce n'est pas à nous de leur apprendre l'hygiène! Tu te réfères à une époque où il n'y avait pas de douches et d'eau courante chez tout le monde...mais pendant ce temps, quand va-t-on ENSEIGNER?
[\quote]
Je suis d'accord que ce n'est pas aux enseignants forcément de la faire, surtout aux professeurs de lettres... Par contre dans le cadre des sciences nat. quand on parle bactéries pourquoi pas?
Quand même les profs font la différence entre un élève tête en l'air qui 'na pas son carnet et un perturbateur...et justement l'école apprend aux gentils têtes en l'air à faire attention, c'est la vie en société. Et puis imagine les réaction des élèves: un perturbateur notoire n'a pas son carnet, on le punit. Un gentil tête en l'air ne l'a pas, il ne récolte pas de sanction. Est-ce juste? la loi est la même pour tout le monde, à l'école comme dans la société, même un gentil tête en l'air peut être arrêté s'il n'a pas les papiers de sa voiture oubliés chez lui.
C'est pour ça que je suis contre le fait de sanctionner le simple fait d'oublier son carnet si on ne fait rien de mal. Après si on fait une connerie et qu'en plus on a oublié son carnet OK mais ne pas sanctionner l'oublie. D'ailleurs cette pratique de sanction systématique se pratique dans les zones violentes et pas dans les établissements calmes! Donc ce type de mesure c'est répondre à la violence... par une violence supplémentaire, par des sanctions etc. Il faut casser ce cercle vicieux!
J'ai enseigné dans des établissements calmes, où les sanctions étaient aussi appliquées pour l'oubli de carnet. Peut-être du reste est-ce pour cela qu'ils étaient calmes... Et j'ai vu des établissements anciennement calmes partir à vau-l'eau en deux années scolaires suite au laxisme dans les sanctions (en fait, plus du tout mises en œuvre !) imposé par l'administration.
Il y a un règlement. On l'explique à l'élève, il le connaît. Il doit le respecter. C'est du reste ça aussi apprendre à vivre en société : se plier aux règles générales qui certes empiètent sur ma liberté personnelle, mais en contrepartie m'assurent aussi le respect de mes droits. Et apprendre aussi la frustration : non je ne peux pas faire tout ce que je veux, comme je veux, si je veux. Et la "peur du gendarme" comme aiguillon si nécessaire. Ce n'est pas de la violence, c'est apprendre à vivre en collectivité, dans laquelle, au final, l'intérêt du général doit primer sur celui de l'individu. On sort du cercle familial où on était peut-être le centre de l'univers. C'est parfois douloureux, mais indispensable.
La vraie violence faite aux élèves, si tu veux mon avis, ce n'est pas d'être puni parce qu'on a oublié ses affaires : c'est d'être contraint de travailler dans un environnement pourri, de subir dans sa classe des élèves ingérables qui empêchent d'apprendre correctement, qui monopolisent l'attention du professeur (pour quel résultat ?), qui gâchent sciemment tout, qui font que la partie cours de chaque heure se réduit comme peau de chagrin et que le programme ne sera pas fini en fin d'année. Les élèves qui ont le malheur d'être dans des classes comme ça, ils n'ont rien fait pour mériter qu'on laisse gâcher leur scolarité. Là est la vraie violence institutionnelle je trouve, dans cet abandon des "gentils" élèves (je ne parle pas des bons, le niveau n'a rien à voir). C'est ce cercle-là qu'il faut briser, et pas celui des punitions pour oubli de matériel ou chewing-gum en classe !
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Docteur OX- Habitué(e) du forum
Re: Emilie Sapielak : la Passionaria des délires éducatifs
Docteur OX a écrit:oui moi aussi, je préférais vivre en Lybie, en Chine ou au Pakistan. [...] Moi en te lisant, moi aussi je veux me révolter et tout casser en croyant qu'on est tous frères et qu'on se fera des calins ( et + peut-être) toute la journée.
Ah, il y a un y à Libydo ?

Pierre_au_carré- Guide spirituel
Re: Emilie Sapielak : la Passionaria des délires éducatifs
Pierre_au_carré a écrit:Docteur OX a écrit:oui moi aussi, je préférais vivre en Lybie, en Chine ou au Pakistan. [...] Moi en te lisant, moi aussi je veux me révolter et tout casser en croyant qu'on est tous frères et qu'on se fera des calins ( et + peut-être) toute la journée.
Ah, il y a un y à Libydo ?![]()
T'es allé la chercher loin, celle-là!

Carabas- Grand sage
Re: Emilie Sapielak : la Passionaria des délires éducatifs
Elle n'a pas tout compris ou justement fait semblant de ne pas avoir compris pour q son bouquin se vende...
Il est certain qu'il y a un malaise et de l'indiscipline ds bcp de classe mais de là à dire que c'est de notre faute !! On ne sanctionne pas n'importe quoi puisqu'il arrive souvent que des élèves jouent justement des failles du système...
Quant à demander son carnet à un élève, ben voui Melle, c'est pour éviter qu'il invente qu'il ne l'a pas...et en profite pour embêter le monde...
Enfin, si elle a eu du chahut parce qu'elle fait les énoncés ancrés ou coupés, c'est de sa faute ! On est maître de ce qu'on fait en classe et un bon pédagogue sait sélectionner et simplifier ses cours...
Il est certain qu'il y a un malaise et de l'indiscipline ds bcp de classe mais de là à dire que c'est de notre faute !! On ne sanctionne pas n'importe quoi puisqu'il arrive souvent que des élèves jouent justement des failles du système...
Quant à demander son carnet à un élève, ben voui Melle, c'est pour éviter qu'il invente qu'il ne l'a pas...et en profite pour embêter le monde...
Enfin, si elle a eu du chahut parce qu'elle fait les énoncés ancrés ou coupés, c'est de sa faute ! On est maître de ce qu'on fait en classe et un bon pédagogue sait sélectionner et simplifier ses cours...

Emeraldia- Neoprof expérimenté
Re: Emilie Sapielak : la Passionaria des délires éducatifs
marquisedemerteuil a écrit:j'ai trouvé ça sur notre nouvelle Hannah Arendt:
"Émilie Sapielak est professeur de français certifié, néo-titulaire, sans poste fixe, remplaçante exerçant au collège, dans une banlieue au nord-ouest de Paris. Un travailleur parmi d’autres qui hait les dimanches et qui, le lundi revenu, descend silencieusement dans la mine où croupissent les travailleurs de demain. Après avoir enseigné trois ans, elle quitte l’Éducation nationale."
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sinon, elle sera ce midi sur RMC dans les grandes gueules.![]()
Quelqu'un l'a comparée à Arendt ??????

Ruthven- Doyen
Re: Emilie Sapielak : la Passionaria des délires éducatifs
non, là c'était moi et c'était de l'ironie, hein...

Reine Margot- Prophète
Re: Emilie Sapielak : la Passionaria des délires éducatifs
Henriette, tes propos sont pleins de sagesse !

sand- Guide spirituel
Re: Emilie Sapielak : la Passionaria des délires éducatifs
Emeraldia a écrit:Enfin, si elle a eu du chahut parce qu'elle fait les énoncés ancrés ou coupés, c'est de sa faute ! On est maître de ce qu'on fait en classe et un bon pédagogue sait sélectionner et simplifier ses cours...
Oui. Il y a une part de responsabilité dans la manière dont nous appliquons nos programmes. Ils sont souvent loin d'être géniaux et cohérents, mais il y a une part incompressible de liberté pédagogique qui fait que nous avons de grandes marges dans nos modes de transmission (c'est d'ailleurs ce qui est scandaleux dans les enseignements d'exploration, puisqu'ils déterminent une méthode d'enseignement plus qu'un contenu).
On ne parle pas assez aussi du rôle du manuel et des documents d'accompagnement dans le formatage implicite de nos manières de faire.
Quant à la discipline, le problème n'est pas seulement scolaire mais social dans la destruction de la capacité d'attention de nos élèves (la recherche de l'excitation permanente ne caractérise plus les perturbateurs traditionnels, mais la majorité des élèves et en permanence).

Ruthven- Doyen
Re: Emilie Sapielak : la Passionaria des délires éducatifs
marquisedemerteuil a écrit:non, là c'était moi et c'était de l'ironie, hein...![]()
![]()
Ouf, tu m'as fait peur !

Ruthven- Doyen
Re: Emilie Sapielak : la Passionaria des délires éducatifs
Ruthven a écrit:Emeraldia a écrit:Enfin, si elle a eu du chahut parce qu'elle fait les énoncés ancrés ou coupés, c'est de sa faute ! On est maître de ce qu'on fait en classe et un bon pédagogue sait sélectionner et simplifier ses cours...
Oui. Il y a une part de responsabilité dans la manière dont nous appliquons nos programmes. Ils sont souvent loin d'être géniaux et cohérents, mais il y a une part incompressible de liberté pédagogique qui fait que nous avons de grandes marges dans nos modes de transmission (c'est d'ailleurs ce qui est scandaleux dans les enseignements d'exploration, puisqu'ils déterminent une méthode d'enseignement plus qu'un contenu).
On ne parle pas assez aussi du rôle du manuel et des documents d'accompagnement dans le formatage implicite de nos manières de faire.
Quant à la discipline, le problème n'est pas seulement scolaire mais social dans la destruction de la capacité d'attention de nos élèves (la recherche de l'excitation permanente ne caractérise plus les perturbateurs traditionnels, mais la majorité des élèves et en permanence).
+1

Emeraldia- Neoprof expérimenté
Re: Emilie Sapielak : la Passionaria des délires éducatifs
Emilie Sapielak, dans ses premières lignes, a écrit:
Aux portes de l'enfance, les sages ne viendront pas frapper. Us savent que les souvenirs charmants et vagues de cette époque révolue sont précieux mais fragiles, exaltés. Ils se méfient du parfum des ruines qui finit toujours par avoir raison des plus beaux mythes du passé. Les hommes sages laissent à d'autres le soin d'entériner la perte du paradis.
Les téméraires aussi ont depuis longtemps pris la poudre d'escampette et délaissé la scène de crime où tant de larmes ont coulé. La Fortune leur a dit : Va ! Et tous sont partis.
L'éducation suit le cours de nos vies avec un seul objectif : nous conduire hors du monde de l'enfance. Elle nous entraîne immanquablement à faire tomber les murs de l'école.
Pourquoi donc s'enterrer à nouveau dans ce cimetière où sédimentent les peaux desséchées de nos mues successives, les miasmes de la jeunesse et de la bêtise, les colères étouffées et les premières humiliations ? L'adolescence n'est pas belle. Regardez-la troubler les eaux douces de l'existence à grands coups de talons. La voilà qui emploie des mots qu'elle préférera oublier, adopte des attitudes dont elle se souviendra en rougissant. On ne devient adulte qu'une fois guéri de l'âge terrible, une fois les ponts définitivement coupés, une fois qu'on ne sera plus, ou le moins possible, cet adolescent-là.
Ouffff....
Ça fait peur...
cath5660- Expert
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