Mon futur livre confession sur l'EN : Mémoires d'une rustine. Préface en exclu

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Mon futur livre confession sur l'EN : Mémoires d'une rustine. Préface en exclu

Message par Seb le Mer 22 Sep - 23:10

Encore un énième livre de prof sur les dysfonctionnements du Mammouth, la bien nommée Education Nationale. Oui, on va encore entendre un nanti se plaindre de sa condition de privilégié, de fonctionnaire payé à vie pour avoir des vacances. Un livre ne sert pas toujours à polémiquer, il sert souvent à rétablir des vérités, voire à les faire apparaître pour que se dissipent les mensonges de l’ignorance.
Qu’est-ce qu’un TZR ? C’est un prof qui n’a pas de poste. Non pas qu’il n’en veuille pas, bien au contraire, mais il ne parvient tout simplement pas à en avoir. On lui en propose bien, mais à la cité des bois fleuris, des lilas et autres beaux euphémismes qui cachent un enfer quotidien. Il n’est pas assez vieux, pas marié, n’a pas d’enfant, n’a pas assez d’ancienneté : bref, jeune et célibataire. Mauvaise pioche. Ca sera remplaçant. Et pour longtemps. Décodons l’acronyme : T pour Titulaire (nous voilà rassuré, nous avons bien obtenu le concours), en Zone (là, ça se corse : une zone, c’est grand et bien indéfini), de remplacement (là, on ne rigole plus : on jouera le rôle de la rustine, appelée à colmater les brèches, toutes les brèches, mêmes les plus incolmatables…).
Un TZR, c’est un prof remplaçant : avant, quand il y avait des postes, on choisissait le remplacement. Moyennant un bonus de points, on rattrapait son retard sur les plus anciens et les mères de famille et on parvenait, au bout de quelques années, à obtenir un collège pas trop mal famé. Maintenant, réduction de postes oblige : la pénurie est bien là. Pas de poste, pas d’avenir. La rustine est vouée à boucher les trous pour dix voire vingt ans et peut-être pour toute sa « carrière » : on the road again again !
Une rustine est utile : elle permet au pneu de tenir un peu, encore un peu, encore un pneu ( !) avant d’éclater complètement. Le vieux pneu usé de l’Education Nationale a bien besoin de ces pansements de fortune appelés en urgence parfois la veille pour le lendemain, sommés de paraître au plus vite, menacés de sanctions par le Rectorat s’ils refusent de se lever à 4h00 du matin pour prendre le premier train en direction d’une ville située à presque cent kilomètres de son domicile. « Vous n’avez pas quelqu’un pour vous héberger sur place ? Un ami, un collègue ? Prenez une chambre d’hôtel ». Conseil du rectorat. C’est véridique.
Car le prof-rustine doit aussi s’adapter à son pneu temporaire. Poste à combler à cent kilomètres de là ? déménagez voyons. Mieux : louez une chambre d’hôtel le temps du colmatage, à vos frais, évidemment.
Dans l’inconscient collectif, le prof est souvent vieux, rondouillard, potelé et bien en chair : un bon bourgeois digne de Flaubert, empâté dans ses privilèges, et qui annone toujours le même cours depuis sa première année d’enseignement. Bien entendu, il se fout de son auditoire comme de l’an 40… Version féminine, c’est la bonne bourgeoise en tailleur de marque, parfum surdosé Chanel (on sait vivre quand on est un prof, donc un riche), peau ridée de vieille acariâtre et mains osseuses de harpie, crispées sur ses copies mal notées et raturées de rouge. Elle engueule fatalement les gamins apeurés qui n’osent même pas lever les yeux sur celle qui pourrait avoir l’âge de leur grand-mère.
Mais les temps ont changé : voici l’ère du prof-rustine, qui bouche les trous aussi vite que son ombre, qui doit improviser ses cours, partir dans l’inconnu mais sans rien trouver de nouveau, Rimbaud sans génie catapulté dans un monde chaotique, envoyé en mission casse-cou, chair à canon jetée aux fauves qui ont déjà digéré quelques profs en arrêt maladie avant lui. Résistera-t-il ? Telle est la question que se posent le proviseur, les collègues, les parents et…. les élèves qui en ont déjà vu défiler pas mal et qui rêvent d’avoir quelques jours de plus peinards….
Un TZR, c’est donc un saltimbanque de l’Education Nationale, mais qui ne fait pas rire, qui ne rit pas, dont les instruments sont désaccordés, dont le public est hostile, qui n’a choisi ni ses collègues, ni ses classes, ni son emploi du temps, ni son établissement, ni le lieu où il va alunir avec pertes et fracas pour son plus grand désarroi.
Voici quelques épisodes de ce vagabondage d’un professeur de français, rustine à tout pneu. Que son expérience apprenne aux non-initiés ce qu’est la vie d’un nanti des années 2000.

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Message par Isia le Mer 22 Sep - 23:26

t'as un éditeur ?

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Re: Mon futur livre confession sur l'EN : Mémoires d'une rustine. Préface en exclu

Message par Daphné le Jeu 23 Sep - 6:34

Seb a écrit:Encore un énième livre de prof sur les dysfonctionnements du Mammouth, la bien nommée Education Nationale. Oui, on va encore entendre un nanti se plaindre de sa condition de privilégié, de fonctionnaire payé à vie pour avoir des vacances. Un livre ne sert pas toujours à polémiquer, il sert souvent à rétablir des vérités, voire à les faire apparaître pour que se dissipent les mensonges de l’ignorance.
Qu’est-ce qu’un TZR ? C’est un prof qui n’a pas de poste.
[b]Faux : une ZR est un poste, non pas fixe en établissement mais il est titulaire de sa ZR avec une mission différente[/b]
Non pas qu’il n’en veuille pas, bien au contraire, mais il ne parvient tout simplement pas à en avoir. On lui en propose bien, mais à la cité des bois fleuris, des lilas et autres beaux euphémismes qui cachent un enfer quotidien. Il n’est pas assez vieux, pas marié, n’a pas d’enfant,

Faux : il y a plein de TZR avec conjoint et enfant(s) Laughing

[b]n’a pas assez d’ancienneté : bref, jeune et célibataire. Mauvaise pioche. Ca sera remplaçant. Et pour longtemps. Décodons l’acronyme : T pour Titulaire (nous voilà rassuré, nous avons bien obtenu le concours), en Zone (là, ça se corse : une zone, c’est grand et bien indéfini), de remplacement (là, on ne rigole plus : on jouera le rôle de la rustine, appelée à colmater les brèches, toutes les brèches, mêmes les plus incolmatables…).[/b] prendre le premier train en direction d’une ville située à presque cent kilomètres de son domicile. « Vous n’avez pas quelqu’un pour vous héberger sur place ? Un ami, un collègue ? Prenez une chambre d’hôtel ». Conseil du rectorat. C’est véridique.
Car le prof-rustine doit aussi s’adapter à son pneu temporaire. Poste à combler à cent kilomètres de là ? déménagez voyons. Mieux : louez une chambre d’hôtel le temps du colmatage, à vos frais, évidemment.
Dans l’inconscient collectif, le prof est souvent vieux, rondouillard, potelé et bien en chair : un bon bourgeois digne de Flaubert, empâté dans ses privilèges, et qui annone toujours le même cours depuis sa première année d’enseignement. Bien entendu, il se fout de son auditoire comme de l’an 40… Version féminine, c’est la bonne bourgeoise en tailleur de marque, parfum surdosé Chanel (on sait vivre quand on est un prof, donc un riche), peau ridée de vieille acariâtre et mains osseuses de harpie, crispées sur ses copies mal notées et raturées de rouge. Elle engueule fatalement les gamins apeurés qui n’osent même pas lever les yeux sur celle qui pourrait avoir l’âge de leur grand-mère. Descartes

Ça fait combien d etemps que tu n'as pas mis les pieds en salle des profs ??

Mais les temps ont changé : voici l’ère du prof-rustine, qui bouche les trous aussi vite que son ombre, qui doit improviser ses cours, partir dans l’inconnu mais sans rien trouver de nouveau, Rimbaud sans génie catapulté dans un monde chaotique, envoyé en mission casse-cou, chair à canon jetée aux fauves qui ont déjà digéré quelques profs en arrêt maladie avant lui. Résistera-t-il ? Telle est la question que se posent le proviseur, les collègues, les parents et…. les élèves qui en ont déjà vu défiler pas mal et qui rêvent d’avoir quelques jours de plus peinards….
Un TZR, c’est donc un saltimbanque de l’Education Nationale, mais qui ne fait pas rire, qui ne rit pas, dont les instruments sont désaccordés, dont le public est hostile, qui n’a choisi ni ses collègues, ni ses classes, ni son emploi du temps, ni son établissement, ni le lieu où il va alunir avec pertes et fracas pour son plus grand désarroi.

Tu crois que c'est réservé aux TZR yesyes

Voici quelques épisodes de ce vagabondage d’un professeur de français, rustine à tout pneu. Que son expérience a[b][b]Un TZR, c’est un prof remplaçant : avant, quand il y avait des postes, on choisissait le remplacement. Moyennant un bonus de points, on rattrapait son retard sur les plus anciens et les mères de famille et on parvenait, au bout de quelques années, à obtenir un collège pas trop mal famé. Maintenant, réduction de postes oblige : la pénurie est bien là. Pas de poste, pas d’avenir. La rustine est vouée à boucher les trous pour dix voire vingt ans et peut-être pour toute sa « carrière » : on the road again again !
Une rustine est utile : elle permet au pneu de tenir un peu, encore un peu, encore un pneu ( !) avant d’éclater complètement. Le vieux pneu usé de l’Education Nationale a bien besoin de ces pansements de fortune appelés en urgence parfois la veille pour le lendemain, sommés de paraître au plus vite, menacés de sanctions par le Rectorat s’ils refusent de se lever à 4h00 du matin pour
pprenne aux non-initiés ce qu’est la vie d’un nanti des années 2000.[/b][/b]


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Re: Mon futur livre confession sur l'EN : Mémoires d'une rustine. Préface en exclu

Message par Reine Margot le Jeu 23 Sep - 6:43

je nuancerais quand même: il y a énormément d'inconvénients, mais TZR c'est aussi:

-qques avantages financiers: quand on fait de la route on est remboursé, ça m'est arrivé de doubler mon salaire quand je faisais 125 km par jour.
- la possibilité de connaître les bahuts et donc de savoir quels postes demander à l'intra, et lesquels éviter!
- savoir qu'on part quand on tombe dans un bahut craignos, alors que les collègues en poste fixe, eux, restent.
- une vraie occasion d'apprendre le métier, on connaît tous les niveaux, tous les types d'étb, de la zep au collège bobo de centre ville, on n'est pas encrouté.
- on a l'occasion de remplacer des gens qui sont parfois dans des postes en or qu'on mettrait 30 ans à obtenir en poste fixe (et encore)
- on accumule les points de mut (dans mon aca en tout cas)


mais bien sûr tout ce que tu décris est vrai aussi.

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Re: Mon futur livre confession sur l'EN : Mémoires d'une rustine. Préface en exclu

Message par Seb le Jeu 23 Sep - 7:57

Non je n'ai pas d'éditeur. Je l'écris pour attester d'une vérité... On verra après quand tout sera écrit. Pour l'instant ça reste un témoignage pseudo-privé.
Daphné, je vois que tu es très impartiale. Une ZR pour moi, c'est pas un poste, c'est du foutage de gueule. Un poste, c'est fixe, on n'en bouge pas. Je sais, il y a la carte scolaire, mais elle garantit un poste tout de même en remplacement de celui qu'on a perdu. J'ai pas l'impression que tu aies beaucoup galéré toi dans l'EN pour tenir de tels propos, je me trompe? Wink
Quand à la salle des profs, je l'ai fréquentée très très très souvent tu vois et très récemment encore. Pas de leçons à me donner de ce côté là. De l'expérience, j'en ai et des établissements, j'en ai vu en dix ans plus qu'un prof en poste fixe n'en verra jamais dans toute sa carrière... Et je ne comptais pas donner une vision objective des choses, mais coller aux stéréotypes des gens sur les profs. Il faut savoir bien lire parfois...
Les avantages financiers, Marquise, sont un moindre mal et encore, il faut insister, vérifier sans cesse pour que les ISSR soient bien versées.Une amie s'est vue ainsi escroquer de manière odieuse avec un antidatage du rectorat au 1er septembre alors qu'elle avait commencé le 4 : résultat poste à l'année (à cent kilomètres) SANS ISSR. Tout ça parce qu'elle était jeune, nouvelle prof et ne connaissait pas les subtilités des dates et les roueries du rectorat... Alors je ne trouve pas ça bien avantageux. C'est un moindre mal. On peut aussi rester dans un bahut qui plait. Ca arrive encore. Combien de fois je suis passé en coup de vent dans un bahut super, avec des collègues sympas, un proviseur ou principal compétent, des élèves sympas et qui voulaient même faire une pétition pour que je reste. Et il a fallu partir...
Dans mon académie, AUCUN point de bonif pour TZR... Sucrés en 2004, sans compensation...


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Re: Mon futur livre confession sur l'EN : Mémoires d'une rustine. Préface en exclu

Message par Seb le Jeu 23 Sep - 7:59

marquisedemerteuil a écrit:je nuancerais quand même: il y a énormément d'inconvénients, mais TZR c'est aussi:

-qques avantages financiers: quand on fait de la route on est remboursé, ça m'est arrivé de doubler mon salaire quand je faisais 125 km par jour.
- la possibilité de connaître les bahuts et donc de savoir quels postes demander à l'intra, et lesquels éviter!
- savoir qu'on part quand on tombe dans un bahut craignos, alors que les collègues en poste fixe, eux, restent.
- une vraie occasion d'apprendre le métier, on connaît tous les niveaux, tous les types d'étb, de la zep au collège bobo de centre ville, on n'est pas encrouté.
- on a l'occasion de remplacer des gens qui sont parfois dans des postes en or qu'on mettrait 30 ans à obtenir en poste fixe (et encore)
- on accumule les points de mut (dans mon aca en tout cas)


mais bien sûr tout ce que tu décris est vrai aussi.


Je décrirai ce que j'ai vécu. Donc oui, "all is true" comme dirait Balzac... Malheureusement, c'est bel et bien vrai.
Apprendre son métier, oui c'est bien... Quand ça dure 3 ou 4 ans. Mais dix ans... On l'a appris, c'est bon, on peut passer à du fixe. Le hic est que c'est quasi impossible.

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Re: Mon futur livre confession sur l'EN : Mémoires d'une rustine. Préface en exclu

Message par Daphné le Jeu 23 Sep - 8:26

Seb a écrit:Non je n'ai pas d'éditeur. Je l'écris pour attester d'une vérité... On verra après quand tout sera écrit. Pour l'instant ça reste un témoignage pseudo-privé.
Daphné, je vois que tu es très impartiale. Une ZR pour moi, c'est pas un poste, c'est du foutage de gueule. Un poste, c'est fixe, on n'en bouge pas.

Ah ouais, et tous ceux qui ont des compléments de service ?? Et les cartes scolaires dans certaines disciplines qui te giclent deux départements plus loin quand tu as une famille au points que certains préfèrent demander une ZR proche quitte à ne pas bénéficier deleur priorité ![
Et tu crois que le poste fixe c'est la panacée, avec des EDT dégueulasses de toute façon, sans tenir aucun compte de tes désidérata ou situation de famille comme on le voit de plus en plus et qu'on a toujours vu ?? Je peux continuer................ A titre personnel j'ai 37 ans de maison, je n'ai pas eu de poste fixe pendant 13 ans, débuté comme MA puis étant MAD (mise à disposition du recteur statut avant celui de TZR) car j'ai muté souvent pour suivre mon conjoint, ensuite quand j'ai eu un poste fixe j'ai pris "tout poste de la commune" ce que je te laisse imaginer Twisted Evil Aujourd'hui je suis commissaire paritaire et vois toutes les situations faites aux collègues, entends leurs doléances, non je ne suis pas au pays des bisounours dans l'EN, rassure toi ! /b]

Je sais, il y a la carte scolaire, mais elle garantit un poste tout de même en remplacement de celui qu'on a perdu. J'ai pas l'impression que tu aies beaucoup galéré toi dans l'EN pour tenir de tels propos, je me trompe? Wink
Quand à la salle des profs, je l'ai fréquentée très très très souvent tu vois et très récemment encore. Pas de leçons à me donner de ce côté là. De l'expérience, j'en ai et des établissements, j'en ai vu en dix ans plus qu'un prof en poste fixe n'en verra jamais dans toute sa carrière... Et je ne comptais pas donner une vision objective des choses, mais coller aux stéréotypes des gens sur les profs. Il faut savoir bien lire parfois...
[b]Ben ton look de prof je ne l'ai pas souvent vu mais c'est vrai que dans mes établissements ça ne devait pas être le genre Razz

Les avantages financiers, Marquise, sont un moindre mal et encore, il faut insister, vérifier sans cesse pour que les ISSR soient bien versées.Une amie s'est vue ainsi escroquer de manière odieuse avec un antidatage du rectorat au 1er septembre alors qu'elle avait commencé le 4 : résultat poste à l'année (à cent kilomètres) SANS ISSR. Tout ça parce qu'elle était jeune, nouvelle prof et ne connaissait pas les subtilités des dates et les roueries du rectorat... Alors je ne trouve pas ça bien avantageux. C'est un moindre mal. On peut aussi rester dans un bahut qui plait. Ca arrive encore. Combien de fois je suis passé en coup de vent dans un bahut super, avec des collègues sympas, un proviseur ou principal compétent, des élèves sympas et qui voulaient même faire une pétition pour que je reste. Et il a fallu partir...
Dans mon académie, AUCUN point de bonif pour TZR... Sucrés en 2004, sans compensation...


Dernière édition par Daphné le Jeu 23 Sep - 8:32, édité 1 fois

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Re: Mon futur livre confession sur l'EN : Mémoires d'une rustine. Préface en exclu

Message par celicalo59 le Jeu 23 Sep - 8:32

-qques avantages financiers: quand on fait de la route on est remboursé, ça m'est arrivé de doubler mon salaire quand je faisais 125 km par jour.


Ce n'est pas toujours vrai car le calcul s'effectue entre l'établissement de rattachement et l'établissement d'exercice, et non à partir du domicile ! Dans mon cas, par exemple, ce n'est pas du tout un avantage car les 2 bahuts sont dans la même ville cette année alors que je mets 45min (aller ) pour m'y rendre...

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Re: Mon futur livre confession sur l'EN : Mémoires d'une rustine. Préface en exclu

Message par Reine Margot le Jeu 23 Sep - 8:33

Seb a écrit:
marquisedemerteuil a écrit:je nuancerais quand même: il y a énormément d'inconvénients, mais TZR c'est aussi:

-qques avantages financiers: quand on fait de la route on est remboursé, ça m'est arrivé de doubler mon salaire quand je faisais 125 km par jour.
- la possibilité de connaître les bahuts et donc de savoir quels postes demander à l'intra, et lesquels éviter!
- savoir qu'on part quand on tombe dans un bahut craignos, alors que les collègues en poste fixe, eux, restent.
- une vraie occasion d'apprendre le métier, on connaît tous les niveaux, tous les types d'étb, de la zep au collège bobo de centre ville, on n'est pas encrouté.
- on a l'occasion de remplacer des gens qui sont parfois dans des postes en or qu'on mettrait 30 ans à obtenir en poste fixe (et encore)
- on accumule les points de mut (dans mon aca en tout cas)


mais bien sûr tout ce que tu décris est vrai aussi.


Je décrirai ce que j'ai vécu. Donc oui, "all is true" comme dirait Balzac... Malheureusement, c'est bel et bien vrai.
Apprendre son métier, oui c'est bien... Quand ça dure 3 ou 4 ans. Mais dix ans... On l'a appris, c'est bon, on peut passer à du fixe. Le hic est que c'est quasi impossible.


ouh là moi aussi j'en aurais à raconter! Rolling Eyes

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Re: Mon futur livre confession sur l'EN : Mémoires d'une rustine. Préface en exclu

Message par Seb le Jeu 23 Sep - 8:45

Je sais qu'il y a d'autres situations terribles dans l'EN. Je ne le nie pas. Personnellement, je ne pense pas que la situation personnelle et familiale devrait interférer dans la vie professionnelle. Les deux devraient être séparés. Mais je sais que mon point de vue est contestable et sera contesté. Les célibataires sans enfants sont en infériorité et chacun voit midi à sa porte, moi le premier.
Je parle juste de la situation du TZR, pas des Maîtres aux, profs sur deux trois ou quatre bahuts etc. Juste des TZR, ce que j'ai connu très douloureusement.
Mais c'est sûr, Marquise, tu en aurais aussi à raconter! C'est malheureusement le lot de nombreux naufragés de l'EN...

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Re: Mon futur livre confession sur l'EN : Mémoires d'une rustine. Préface en exclu

Message par Seb le Jeu 23 Sep - 8:49

"Alunir tous les ans" voire plusieurs fois par an, c'est en effet, je crois, le lot de tous les TZR...

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Re: Mon futur livre confession sur l'EN : Mémoires d'une rustine. Préface en exclu

Message par roxanne le Jeu 23 Sep - 9:01

Ecoute, j'ai été longtemps dans ta situation et c'est vrai que quoiqu'on en dise , j'ai vu de nombreuses neotits me passer devant pour les muts parce qu'elles étaient mariées , pacsées , mamans .Je ne reviens pas là-dessus, mais c'est vrai qu'on est un peu aigris quand ça fait 8 ans qu'on galère et qu'on voit des petites jeunettes sorties toutes fraïches de l'iufm et avoir le poste fixe en lycée de centre ville ( et ça m'est arrivé plusieurs fois).Je ne relance aucune polèmique , je fais un constat, pour dire que forcément on ne peut ressentir que de l'injustice.Par ailleurs , mon académie a fait partie de celles qui avaient supprimé les bonifs tzr et qui même comble de la perversité les avait supprimées à titre rétroactif.C'est ainsi qu'une année plusieurs d'entre nous nous sommes retrouvés avec des points en moins , un collègue avait perdu ..80 points par rapport à l'année précédente, et comme ce fut cette même année que les bonifs familiales ont explosé dans mon académie (150 points sur un groupements de communes !), évidemment les tzr célibataires se retrouvèrent être les dindons de la farce, et je l'ai très mal vécu.Je me suis aussi désyndiquée du snes , qui selon moi , soutenait trop cette explosion de points pour certains .BON, ceci dit , il n'y a pas de fatalité.Il s'est monté (merci internet) un collectif de tzr en colère, et nous avons à force de manifs, réussi à regagner au bout de deux ans des bonifs tzr sur des voeux groupements de commune (bon , c'est mieux que rien ) et dès l'année suivante , j'ai enfin pu avoir un poste ( à 10 minutes de chez moi).Il faut prendre les choses en main , essayer de vous réunir, les syndicats suivront s'ils sentent qu'il y a un groupe qui leur échappe .La principale difficulté étant bien sûr l'isolement des tzr.
Cependant , je ne regrette pas d'avoir été tzr , ça m'a permis effectivement d'avoir parfois des postes sympas , notamment en lycée (ah ! regrets), mais ça a trop duré.Je serais (mais là c'est de l'utopie) pour 5 ans de tzr pour les volontaires mais avec de vraies possibilités de mutation après , ou alors encore plus utopique , tout le monde y passe , pacés ou pas ..mais bon..allez courage .

roxanne
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Re: Mon futur livre confession sur l'EN : Mémoires d'une rustine. Préface en exclu

Message par Albertine le Jeu 23 Sep - 9:07

J'espère que tu trouveras un éditeur! yesyes

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Re: Mon futur livre confession sur l'EN : Mémoires d'une rustine. Préface en exclu

Message par Happy Flower le Jeu 23 Sep - 9:10

J'aime bien cette idée de témoigner du statut un peu particulier de TZR. abj

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Re: Mon futur livre confession sur l'EN : Mémoires d'une rustine. Préface en exclu

Message par deroute le Jeu 23 Sep - 9:13

Ma soeur à le capes depuis 5 ans et un enfant et elle est toujours TZR.
Je trouve ça lamentable et ça m'enerve de la voir stresser à chaque fin de mission parce qu'elle ne sera pas où elle sera et comment elle devra s'organiser pour la petite.

Malheureusement, je suis sure qu'un livre qui raconte les misères d'un TZR n'aura jamais aucun succès. Pour interesser les gens à une situation de fonctionnaire il faut leur parler d'argent.

deroute
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