France Inter, Le Monde, l'Assemblée nationale... : La galère des profs stagiaires

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France Inter, Le Monde, l'Assemblée nationale... : La galère des profs stagiaires

Message par Mamino le Mer 6 Oct 2010 - 13:59

http://sites.radiofrance.fr/franceinter/ev/fiche.php?ev_id=1442

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Message par Carabas le Mer 6 Oct 2010 - 14:07

Laurence une troublienne.

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Re: France Inter, Le Monde, l'Assemblée nationale... : La galère des profs stagiaires

Message par Nestya le Mer 6 Oct 2010 - 14:21

J'arrive pas à écouter les témoignages! :colere: Comment on fait? scratch

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Message par Nestya le Mer 6 Oct 2010 - 14:32

C'est bon, fallait que je télécharge Real player.

Nestya
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Message par Aurevilly le Mer 6 Oct 2010 - 14:39

Ce témoignage est révélateur. Ce qui arrive à Laurence (et à d'autres?) était prévisible et révoltant. J'ai honte de ne rien faire!

Aurevilly
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Message par Nestya le Mer 6 Oct 2010 - 14:41

Mais sur le site, le témoignage de Laurence est incomplet, non? La journaliste lui demande de lire la lettre de l'inspecteur, et paf! ça coupe! Y a-t-il moyen d'avoir accès à l'intégralité du reportage?

Nestya
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Message par Aurevilly le Mer 6 Oct 2010 - 14:50

Je ne l'ai pas écoutée sur le site mais la lettre de l'inspecteur a été lue (par Laurence elle-même) au journal de 13h. Consternant de cruauté et de bêtise: à écouter absolument.

Aurevilly
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Message par Mamino le Mer 6 Oct 2010 - 14:54

Aurevilly a écrit:Je ne l'ai pas écoutée sur le site mais la lettre de l'inspecteur a été lue (par Laurence elle-même) au journal de 13h. Consternant de cruauté et de bêtise: à écouter absolument.

L'intégralité du journal de 13 h ici:
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/info/journaux/index.php

Mamino
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Message par Nestya le Mer 6 Oct 2010 - 15:07

Mamino a écrit:
Aurevilly a écrit:Je ne l'ai pas écoutée sur le site mais la lettre de l'inspecteur a été lue (par Laurence elle-même) au journal de 13h. Consternant de cruauté et de bêtise: à écouter absolument.

L'intégralité du journal de 13 h ici:
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/info/journaux/index.php

Merci!

Nestya
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Message par bmarnice le Mer 6 Oct 2010 - 18:30

Mais c'est juste horrible....
On va être vraiment encore plus en galère si les inspecteurs pensent la même chose!

Et je rajouterai qu'un tuteur a dit à sa stagiaire que beaucoup de tuteurs se sont plaint (pendant une réunion de formation) que leur stagiaire ne fichait rien.
Alors tout le monde compatit avec nous mais après les exigences restent les mêmes? C'est le monde à l'envers...

bmarnice
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Re: France Inter, Le Monde, l'Assemblée nationale... : La galère des profs stagiaires

Message par olivier-np30 le Mer 6 Oct 2010 - 19:00

Bonsoir,

oui je retrouve la logique de l'EN : c'est exactement ça.

Il ne faut pas avoir d'états d'âme.

A+

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Re: France Inter, Le Monde, l'Assemblée nationale... : La galère des profs stagiaires

Message par Angua le Mer 6 Oct 2010 - 19:16

bmarnice a écrit:Mais c'est juste horrible....
On va être vraiment encore plus en galère si les inspecteurs pensent la même chose!

Et je rajouterai qu'un tuteur a dit à sa stagiaire que beaucoup de tuteurs se sont plaint (pendant une réunion de formation) que leur stagiaire ne fichait rien.
Alors tout le monde compatit avec nous mais après les exigences restent les mêmes? C'est le monde à l'envers...


C'est normal, c'est rien que des fainéants de profs.

Non mais! :boxe:

Et les tuteurs qui ne fichent rien? La collègue stagiaire d'anglais en a un gratiné...

Angua
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Re: France Inter, Le Monde, l'Assemblée nationale... : La galère des profs stagiaires

Message par Invité le Mer 6 Oct 2010 - 19:22

j'aime bien ce texte: http://sites.radiofrance.fr/franceinter/ev/pdf/journal_karineF.pdf

TOUT VA POUR LE MIEUX DANS LE MONDE DE L'EDUCATION NATIONALE

Lorsqu'il est en formation, le stagiaire n'est pas considéré, que ce soit par les formateurs ou par les inspecteurs, comme un – futur – collègue. Il n'est sûrement pas un égal. Pas non plus un élève, ou un employé. Le stagiaire n'est rien, il ne va pas en formation mais en formatage, il est celui que l'on veut aliéner. On entend le couler dans un moule et l'empêcher de penser.
Pour le stagiaire, tout va pour le mieux dans le monde de l'Education Nationale. Il rencontre des difficultés ? « C'est formateur » lui répond-on sans l'aiguiller outre mesure. Et on passe au suivant. Il émet une critique ? On lui adresse un « carton jaune ! » verbal en le foudroyant du regard pour le faire taire, et chacun comprend qu'il doit adopter un seul et même discours face aux officiels du rectorat : « je n'ai aucun problème et je suis heureux d'être stagiaire, je vous remercie tous pour votre aide et votre accueil formidable ».
Accueilli ? Il l'a été, le stagiaire. Il a reçu une invitation de l'Académie pour être initié à son nouveau métier les 30 et 31 août, soit environ une semaine après avoir été enfin informé de son affectation. Durant ces deux derniers jours de vacances, le stagiaire aurait dû déménager s'il a été envoyé loin de chez lui. Il aurait apprécié d'avoir la possibilité de préparer des cours, parce qu'il connaît, depuis peu, ses niveaux. Mais non, il était invité loin de chez lui. Alors il a pris le train, il a réservé une chambre d'hôtel, et il a écouté des discours. Le stagiaire a appris énormément de choses, il a même eu droit à une vaste représentation de cirque : le stagiaire est chanceux. En effet, il connaît désormais le nom de tous les inspecteurs de toutes les disciplines de son académie. Il sait aussi qu'il vivra « une année formidable », et en plus, on est très prévenant vis-à-vis de lui : on l'informe qu'il ne doit pas « écouter les discours de certains syndicats » et les protestations qui les accompagnent et qu'il ne doit, accessoirement, pas faire grève. Le stagiaire est désormais certain qu'il va devoir laisser en chemin ce qui le caractérise comme individu : il lui faut arrêter de réfléchir. Et lorsqu'il demande un remboursement de la nuit qu'il a été obligé de passer à l’hôtel pour être autorisé à écouter les conseils prodigués, le rectorat lui explique que c'est impossible : il s'agissait d'une simple invitation. Une invitation à laquelle on lui a intimé l'ordre de signer un registre de présence …
Le stagiaire peut désormais prendre ses classes, et en plus il est rassuré : « il n'y a aucun établissement difficile dans l'académie » lui a-t-on dit. Alors il arrive dans son établissement. Lorsqu'il a eu la chance de trouver un logement, il n'a pas encore fini de déménager et il ne sait pas bien pendant combien de temps il va devoir vivre au milieu de ses cartons. Il a dix-huit heures de cours par semaine, au moins le double de préparation à côté, jusqu'à une centaine d'élèves et autant de copies, il ne sait pas encore bien s'organiser, et en plus, il a environ une journée entière de formation par mois. Sur son temps « libre », à savoir le seul jour de la semaine où il n'est pas présent devant les élèves. Il est épuisé, et le week-end end il essaie de se reposer entre deux corrections. Il n'a pas le temps de s'installer, parce qu'il n'a pas de temps pour lui.
Face à ses élèves, le stagiaire est souvent démuni. Il n'a pas de cours solides car il ne sait pas les préparer, et lui-même ne se sent pas crédible dans son rôle. Comme on lui rappelle régulièrement qu'il « ne sera un professeur digne de ce nom que d'ici quelques années », il se résigne et perd le peu de confiance qu'il pouvait avoir en lui. Les élèves le sentent, ils s'agitent. Le stagiaire se retrouve face à une trentaine d'adolescents qu'il doit canaliser. S'il a la chance d'avoir au moins une classe avec laquelle tout se passe bien, il attend de la retrouver et serre les dents, désemparé, lorsqu'il est
coincé entre les bavardages incessants qu'il ne parvient pas à arrêter, des élèves parfois très difficiles qui s'insultent en cours ou se battent, répondent et lui donnent l'impression de parler dans le vide, il est déconcerté et se demande un peu ce qu'il fait là.
Pourquoi il se pose cette question ? Tout simplement parce qu'il lui est impossible d'appliquer les mots d'ordre, « exigence, bienveillance et ludique », qui sont les seuls conseils de gestion de classe qu'il a reçus. Mais le stagiaire a beaucoup de chance : il a un tuteur. Un professeur qui l'accompagne et le soutient. D'ailleurs, on lui a bien expliqué que ce dernier a toute autorité et qu'il ne faut pas le contredire.
Quinze jours après la rentrée, tous les stagiaires ne sont pas encore sur le même pied d'égalité. Certains attendent toujours un tuteur – mais « ça va s'arranger » les rassure-t-on – lorsque d'autres en ont trois. Celui-ci a un TZR qui le décharge de quelques heures de cours par semaine tandis que celui-là assume ses dix-huit heures hebdomadaires. Et quand il réalise que de telles disparités existent au sein d'une même académie, il ne peut que s'imaginer, le stagiaire, à quel point les conditions de ses camarades d'infortune diffèrent dans la France entière.
Heureusement, tous les stagiaires sont égaux sur certains points. Dès la mi-septembre, chacun est épuisé. Chacun sait qu'il doit se taire : il joue sa titularisation à la fin de l'année. Chacun a l'impression de perdre son temps lorsqu'il est convoqué, en plus de ses heures de cours, à des formations à l'autre bout de son académie, où il est obligé d'aller – mais qui ne sont pas considérées comme des heures supplémentaires – et durant lesquelles on lui explique longuement qu'il est reçu dans tel collège ou lycée en raison de son « fonctionnement exemplaire ». Hélas, on ne lui précise pas quelle est la nature du dit fonctionnement …
Malgré tout, le stagiaire est heureux. Il sent qu'il aime ce qu'il fait, qu'il aime enseigner. Il a la chance d'être soutenu par des collègues. Il essaie de croire qu'il peut être utile. Mais son statut est ingrat. Il a de lourdes responsabilités sans être réellement professeur. L'angoisse de ce que décidera
l'inspecteur qui viendra le voir en fin d'année scolaire ne le quitte pas. Son avenir, il n'arrive pas à le percevoir, ni même à l'envisager dans la profession.
Je suis stagiaire. Cette position, je l'ai gagnée après avoir obtenu un concours extrêmement difficile.
En juillet, le CAPES rimait avec joie : j'allais pouvoir gagner ma vie décemment. En août, il a rimé avec inquiétude : où allais-je être affectée ? Aujourd'hui, je crois que j'aime ce métier mais j'envisage quand même la démission, parce que les conditions sont terriblement difficiles. Je remets tout en question, et le CAPES, je ne le considère plus comme le précieux sésame qui, il y a deux mois, m'ouvrait les portes de l'enseignement. Il n'est plus que ce qui me permet de me nourrir.
Un beau gâchis, savamment orchestré par une réforme bancale.

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Message par Mamino le Mer 6 Oct 2010 - 19:34

Appel à témoignages :
http://lemonde.fr/societe/appel_temoignage/2010/10/06/enseignants-stagiaires-comment-s-est-passe-votre-premier-mois-de-cours_1421294_3224.html#xtor=RSS-3208

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Message par guiz le Mer 6 Oct 2010 - 19:36

Lorica a écrit:j'aime bien ce texte: http://sites.radiofrance.fr/franceinter/ev/pdf/journal_karineF.pdf


+1
je m'y retrouve dans ce qu'elle dit

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