sondage : LA ou linéaire
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Re: sondage : LA ou linéaire
D'ailleurs, après avoir interrogé ma fille, j'ai bien remarqué que si les élèves "lançaient" des hypothèses, la prof ne retenait que celles qui l'arrangeaient...
cath5660- Esprit éclairé
Re: sondage : LA ou linéaire
Je viens d'assister à une réunion sur les nouveaux programmes : il nous a été dit que l'objectif de la L.A était de former des lecteurs autonomes et qu'il fallait construire avec eux l'analyse du texte, que proposer un plan très organisé était peu judicieux puisqu'il changerait fatalement en fonction de la question posée par l'examinateur. Il est donc bien question, d'après ce que j'ai compris, que l'élève organise son propos et introduise l'explication.

eliam- Niveau 10
Re: sondage : LA ou linéaire
Si j'ai bien compris, ils veulent par ce rapport, ramener l'oral (réponse à la question) à une simple question justement et plus une étude de texte.Il s'agirait juste d'exposer un point.
Ce qui était sans doute l'idée initiale,mais qui serait opérationnelle avec des agrégatifs, pas des bacheliers: c'est encore plus déconcertant pour les élèves que de suivre une démarche étudiée en classe;et à mon avis, ça confortera les élèves dans l'idée que le français c'est juste du blabla, et qu'il n'y a rien à apprendre.
D'ailleurs, l'écart entre les notes écrites et orales (qui poussent à relever l'écrit! les moyennes d'oral ne cessant d'augmenter, autour de 12/13 je crois pour les séries générales, ce qui manifestement est très gentil par rapport au niveau moyen de connaissances et d'élocution....) devrait interroger déjà sur le caractère très peu scientifique de cette évaluation.
Ce qui était sans doute l'idée initiale,mais qui serait opérationnelle avec des agrégatifs, pas des bacheliers: c'est encore plus déconcertant pour les élèves que de suivre une démarche étudiée en classe;et à mon avis, ça confortera les élèves dans l'idée que le français c'est juste du blabla, et qu'il n'y a rien à apprendre.
D'ailleurs, l'écart entre les notes écrites et orales (qui poussent à relever l'écrit! les moyennes d'oral ne cessant d'augmenter, autour de 12/13 je crois pour les séries générales, ce qui manifestement est très gentil par rapport au niveau moyen de connaissances et d'élocution....) devrait interroger déjà sur le caractère très peu scientifique de cette évaluation.

iphigénie- Sage
Re: sondage : LA ou linéaire
A l'oral, dans le jury auquel j'ai participé la moyenne de l'oral était à 11. Les IPR nous ont dit que rien n'était changé par rapport aux modalités des épreuves écrites et orales. Reste à voir les consignes que l'on nous donnera en juin...

eliam- Niveau 10
Re: sondage : LA ou linéaire
Oui. On met 20/20, sauf si le candidat nous crache dessus ou nous frappe. Dans ce cas, nous le mentionnons au PV et nous mettons seulement 19/20.iphigénie a écrit:à propos de l'oral, voilà les consignes que j'ai trouvées sous la plume des IPR de l'académie de Lille.J'aimerais bien votre avis et savoir si on retrouve ces mêmes consignes dans d'autres académies:· La réponse à la question : l’exposé
Cette première partie de l’oral est bien un exposé et non « une lecture
analytique » comme certains bordereaux l’indiquent encore. La lecture analytique est
une démarche de classe (collective et individuelle) qui accompagne les élèves dans
leur appropriation et leur construction du sens d’un texte. L’exposé de l’EAF est une
réponse organisée à une question : cheminement inverse de la lecture analytique
(puisque l’entrée dans le texte est imposée et que l’on ne part pas d’hypothèses de
lecture).
Ce parcours que suppose l’exposé sera forcément hésitant et lacunaire mais
nous n’attendons pas un commentaire composé oral (pas d’axes de lecture ni de
parties obligatoires). Il n’y a donc pas de méthode attendue si ce n’est « une
présentation logique » et le « suivi du projet » (B.O. du 8 janvier 2003).
Nous lisons encore trop souvent sur les bordereaux des remarques sur
« l’absence de plan», « l’oubli des axes », « la mauvaise méthode de l’introduction »
comme si l’introduction (encore très sacralisée) était annonciatrice de la
compréhension ou non de l’élève alors que très souvent, elle propose des
informations apprises par coeur (ce qui sera bien entendu mis au crédit du candidat)
mais sans intérêt particulier. L’absence d’introduction n’est donc pas en soi une
garantie de l’échec de l’exposé à venir ; cette absence n’a d’ailleurs pas à être pénalisée
Si vous vous reportez à l'ensemble du rapport, vous verrez d'ailleurs qu'il y a peu de choses à pénaliser, si ce n'est l'interrogateur qui ne pose pas les bonnes questions.
Je n'ai jamais eu le moindre CR de quoi que ce soit.

Cripure- Bon génie
Re: sondage : LA ou linéaire
[quote="iphigénie"]à propos de l'oral, voilà les consignes que j'ai trouvées sous la plume des IPR de l'académie de Lille.J'aimerais bien votre avis et savoir si on retrouve ces mêmes consignes dans d'autres académies:
Le commentaire composé oral, c'est tout simplement la meilleure manière de traiter l'exercice, celle qui est la plus méthodique, la plus complète, et la plus cohérente. Les ipr le savent très bien, même à Lille. Ils peuvent toujours faire l'éloge de la bouillie, ça n'en reste pas moins de la bouillie.
· La réponse à la question : l’exposé
Cette première partie de l’oral est bien un exposé et non « une lecture
analytique » comme certains bordereaux l’indiquent encore. La lecture analytique est
une démarche de classe (collective et individuelle) qui accompagne les élèves dans
leur appropriation et leur construction du sens d’un texte. L’exposé de l’EAF est une
réponse organisée à une question : cheminement inverse de la lecture analytique
(puisque l’entrée dans le texte est imposée et que l’on ne part pas d’hypothèses de
lecture).
Ce parcours que suppose l’exposé sera forcément hésitant et lacunaire mais
nous n’attendons pas un commentaire composé oral (pas d’axes de lecture ni de
parties obligatoires). Il n’y a donc pas de méthode attendue si ce n’est « une
présentation logique » et le « suivi du projet » (B.O. du 8 janvier 2003).
Nous lisons encore trop souvent sur les bordereaux des remarques sur
« l’absence de plan», « l’oubli des axes », « la mauvaise méthode de l’introduction »
comme si l’introduction (encore très sacralisée) était annonciatrice de la
compréhension ou non de l’élève alors que très souvent, elle propose des
informations apprises par coeur (ce qui sera bien entendu mis au crédit du candidat)
mais sans intérêt particulier. L’absence d’introduction n’est donc pas en soi une
garantie de l’échec de l’exposé à venir ; cette absence n’a d’ailleurs pas à être pénalisée
Le commentaire composé oral, c'est tout simplement la meilleure manière de traiter l'exercice, celle qui est la plus méthodique, la plus complète, et la plus cohérente. Les ipr le savent très bien, même à Lille. Ils peuvent toujours faire l'éloge de la bouillie, ça n'en reste pas moins de la bouillie.

Hannibal- Niveau 10
Re: sondage : LA ou linéaire
Ce que j'ai l'habitude de faire:
1- On s'interroge sur le genre du texte (on retrouve les constituants du genre), l'époque (histoire d'éviter les contresens), l'idée générale
2- Analyse linéaire systématique
3- On trouve une problématique et on fait un plan. On recase rapido ce qu'on a trouvé dans l'analyse linéaire.
4- Quand on a le temps: on imagine une autre problématique et on trouve un autre plan
1- On s'interroge sur le genre du texte (on retrouve les constituants du genre), l'époque (histoire d'éviter les contresens), l'idée générale
2- Analyse linéaire systématique
3- On trouve une problématique et on fait un plan. On recase rapido ce qu'on a trouvé dans l'analyse linéaire.
4- Quand on a le temps: on imagine une autre problématique et on trouve un autre plan

saramea- Niveau 10
Re: sondage : LA ou linéaire
[quote="Hannibal"]
Je trouve ça hallucinant, ce genre de consignes!
L'intro est "sacralisée"! Ben voyons! L'intro témoigne d'une logique, c'est une façon cohérente d'entrer dans le texte!
Ok, l'intro est souvent "apprise" par les élèves, du moins les élèves sérieux. Et alors? Ils ne vont pas en cours pour apprendre des choses, peut-être?
Ce que j'aime, c'est que ce ne sont pas les élèves qui sont jugés, mais bien les profs et leur façon de noter. "On voit encore trop souvent..." On dirait un rapport de jury du CAPES.
iphigénie a écrit:à propos de l'oral, voilà les consignes que j'ai trouvées sous la plume des IPR de l'académie de Lille.J'aimerais bien votre avis et savoir si on retrouve ces mêmes consignes dans d'autres académies:· La réponse à la question : l’exposé
Cette première partie de l’oral est bien un exposé et non « une lecture
analytique » comme certains bordereaux l’indiquent encore. La lecture analytique est
une démarche de classe (collective et individuelle) qui accompagne les élèves dans
leur appropriation et leur construction du sens d’un texte. L’exposé de l’EAF est une
réponse organisée à une question : cheminement inverse de la lecture analytique
(puisque l’entrée dans le texte est imposée et que l’on ne part pas d’hypothèses de
lecture).
Ce parcours que suppose l’exposé sera forcément hésitant et lacunaire mais
nous n’attendons pas un commentaire composé oral (pas d’axes de lecture ni de
parties obligatoires). Il n’y a donc pas de méthode attendue si ce n’est « une
présentation logique » et le « suivi du projet » (B.O. du 8 janvier 2003).
Nous lisons encore trop souvent sur les bordereaux des remarques sur
« l’absence de plan», « l’oubli des axes », « la mauvaise méthode de l’introduction »
comme si l’introduction (encore très sacralisée) était annonciatrice de la
compréhension ou non de l’élève alors que très souvent, elle propose des
informations apprises par coeur (ce qui sera bien entendu mis au crédit du candidat)
mais sans intérêt particulier. L’absence d’introduction n’est donc pas en soi une
garantie de l’échec de l’exposé à venir ; cette absence n’a d’ailleurs pas à être pénalisée
Le commentaire composé oral, c'est tout simplement la meilleure manière de traiter l'exercice, celle qui est la plus méthodique, la plus complète, et la plus cohérente. Les ipr le savent très bien, même à Lille. Ils peuvent toujours faire l'éloge de la bouillie, ça n'en reste pas moins de la bouillie.
Je trouve ça hallucinant, ce genre de consignes!
L'intro est "sacralisée"! Ben voyons! L'intro témoigne d'une logique, c'est une façon cohérente d'entrer dans le texte!
Ok, l'intro est souvent "apprise" par les élèves, du moins les élèves sérieux. Et alors? Ils ne vont pas en cours pour apprendre des choses, peut-être?
Ce que j'aime, c'est que ce ne sont pas les élèves qui sont jugés, mais bien les profs et leur façon de noter. "On voit encore trop souvent..." On dirait un rapport de jury du CAPES.

Carabas- Grand sage
Re: sondage : LA ou linéaire
A l'oral de l'ENS, c'est linéaire, de toute façon. Donc...

Palombella Rossa- Habitué(e) du forum
Re: sondage : LA ou linéaire
De plus en plus, linéaire.
Parce que fonder en seconde, et même parfois en première, l'étude d'un texte sur des hypothèses de lecture est selon moi une connerie. On n'est pas en science (et même en science, la démarche hypothético-déductive pure est souvent une reconstruction a posteriori) !
Les élèves ont trop tendance à prendre leurs rêves pour des réalités. Comprendre : ils n'ont qu'une appréhension extrêmement lacunaire de la matérialité du texte, id le choix des mots, leur ordre, leur disposition syntaxique, la composition du passage. La seule solution viable pour moi est en seconde de leur mettre le nez dedans le plus directement, le plus souvent, le plus fréquemment possible, et les forcer à trouver en eux les ressources d'une étude inductive des textes.
Ensuite, question type oral du bac (en fait, une dissertation sur extrait), avec réponse rédigée, ordonnée logiquement comme une suite de paragraphes, mais pas composée (devoir trouver des sous-partires ou former des parties leur fait le plus souvent chercher le premier expédient venu).
Mon seul problème, c'est la façon de passer progressivement du linéaire au composé. Je ne suis personnellement pas fan de la méthode "linéaire complet - transposition composée".
Bien entendu, en première, je vais plus vite dans cette phase de redressage des élèves et j'enchaîne rapide sur le composé.
Parce que fonder en seconde, et même parfois en première, l'étude d'un texte sur des hypothèses de lecture est selon moi une connerie. On n'est pas en science (et même en science, la démarche hypothético-déductive pure est souvent une reconstruction a posteriori) !
Les élèves ont trop tendance à prendre leurs rêves pour des réalités. Comprendre : ils n'ont qu'une appréhension extrêmement lacunaire de la matérialité du texte, id le choix des mots, leur ordre, leur disposition syntaxique, la composition du passage. La seule solution viable pour moi est en seconde de leur mettre le nez dedans le plus directement, le plus souvent, le plus fréquemment possible, et les forcer à trouver en eux les ressources d'une étude inductive des textes.
Ensuite, question type oral du bac (en fait, une dissertation sur extrait), avec réponse rédigée, ordonnée logiquement comme une suite de paragraphes, mais pas composée (devoir trouver des sous-partires ou former des parties leur fait le plus souvent chercher le premier expédient venu).
Mon seul problème, c'est la façon de passer progressivement du linéaire au composé. Je ne suis personnellement pas fan de la méthode "linéaire complet - transposition composée".
Bien entendu, en première, je vais plus vite dans cette phase de redressage des élèves et j'enchaîne rapide sur le composé.

doctor who- Expert spécialisé
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