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Le refus définitif - Page 2 Empty Re: Le refus définitif

par Carabas le Lun 1 Nov 2010 - 10:57
@olivier-np30 a écrit:On voit vraiment tout Very Happy

De toute façon rien n'est simple qd on voit des refusés, repasser le concours puis être titularisés cela montre bien que ce n'est pas évident, même si une personne qui repasse le concours a eu le temps d'évoluer entre temps (certainement).
Ca dépend de pourquoi on a été refusé. Si c'est parce qu'on a eu des pbs avec le tuteur ou l'IUFM, ça vaut le coup de repasser dans une autre académie. Si on a compris pourquoi ça foirait avec les élèves, idem. Pour ma part, je ne pense pas que ça vaille le coup que je m'entête.
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par olivier-np30 le Lun 1 Nov 2010 - 11:01
D'ailleurs un refusé qui repasse le concours cela montre bien qu'il y a en a qui sont refusés sans le souhaiter...

Moi franchement c'était 50~50, il y a une partie qui souhaitait connaitre autre chose une autre plus incertaine : on ne quitte pas une matière qu'on aime en un claquement de doigts.

Plus tard j'ai réalisé que je pouvais exercer une profession dérivée de l'info et liée à l'analyse de données donc un peu aux maths, ce qui fait que je suis satisfait de mon parcours, mais il y a 13 ans tout n'était pas complètement clair.

Je ne souhaite donc pas que les internautes qui lisent ce message aient une vision négative mais faire comprendre que nous restons des humains et que par conséquent rien n'est complètement carré à l'issue du refus : même s'il est un peu souhaité, la personne doit se reconstruire.

Moi non plus Carabas, je ne le referai plus, mais c'est aussi parce que j'ai vieilli entre temps, mes aspirations ne sont plus du tout les mêmes et j'ai découvert de nouveaux univers que je méconnaissais avant.

Si c'était à refaire je ferais un DUT STID suivi d'une poursuite ou un parcours économétrique, or à 18 ans je ne voyais que la filière maths et personne n'aurait pu me faire changer d'avis Very Happy Je pense qu'il y a un gros travail de fond à faire dans la découverte des métiers, j'étais sûr de ne pas être fait pour le métier d'ingénieur par exemple (pression familiale peut-être, tendance à l'auto-flagellation, la diminution "tu ne peux faire que...."), or aujourd'hui je me rends compte que j'aurais aimé travailler comme géomètre-topographe ou dans l'expertise-comptable...

On est un peu formaté par le noyau familial, il y a beaucoup de facteurs : dans mon cas ce n'est pas que l'EN...mais heureusement un gros travail de fond est aussi libérateur quelque part. Ce refus a eu du bon (dans mon cas).

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par Carabas le Lun 1 Nov 2010 - 12:27
Les seuls autres trucs qui m'auraient branchée, ce sont les métiers en rapport avec les animaux.

J'étais sûre d'être faite pour être prof : je suis passionnée par ma matière, j'aime expliquer... mais je n'avais pas compris à quel point il fallait se battre pour s'imposer. Et ça, ça ne va pas avec mon tempérament. Je pensais sincèrement, naïvement, que les élèves mettaient un peu plus de bonne volonté. C'était le souvenir que j'avais des mes années en tant qu'élève. Encore une fois, je ne sais pas pourquoi certains profs s'imposent sans problème tandis que d'autres galèrent...

De toute façon, je ne pouvais pas continuer comme ça, ça me rendait malade. Mais j'ai du mal à transformer cette "expérence négative" en "expérience positive" comme on me le conseille. En quoi est-ce positif de se faire bordéliser par des gamins? Et de démissionner pour ne pas mettre sa santé en péril, le tout après 5 ans d'études?

Je verrai peut-être les choses autrement dans quelques années, mais pour le moment, ce n'est pas encore le cas, bien que j'aie meilleur moral cette année que les 2 précédentes.

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par olivier-np30 le Lun 1 Nov 2010 - 12:38
De mon côté je me suis aperçu que je m'étais mis beaucoup de verrous.

Je n'avais pas réfléchi au métier, d'ailleurs l'entretien avec l'IG a duré une heure:

je lui ai dit:

-que j'avais fait le stage de sensibilisation des candidats au concours externes en dernière année mais que ça ne m'avait servi à rien car on m'avait mis dans une terminale scientifique calme et que j'avais vu ce stage comme un moyen de réfléchir à l'oral du concours. Bref une vision court terme avec peu de recul et le nez dans le guidon. Mais qui peut m'en blâmer ?

-que je me retrouvais à 27 ans avec une maitrise de maths pures et que ce serait chaud pour la suite, et que ce point me gênait énormément car j'avais bien réussi l'épreuve pratique du capes et que par conséquent mes qualités pédagogiques n'étaient pas aussi évidentes de médiocrité : il m'a répondu qu'il se gardait de la dire.

- ensuite cela a été plus humoristique car je connaissais son parcours et il faut savoir être décalé même dans les moments graves, car sa décision conditionnait tout le reste : c'est lourd aussi.

Cela étant dans mon cas c'est un problème d'orientation et d'ignorance (=méconnaissance de ce qu'il y a autour), un mal être lié aussi au fait que mes parents étaient eux-mêmes enseignants, le fait de n'avoir connu que ça.

Ce qu'il faut retenir, je pense, c'est que c'est un ensemble lié à beaucoup de facteurs et que ce serait réducteur d'imaginer donner un motif et un seul pour une telle décision.

Dans mon cas j'imaginais aussi une poursuite d'études, or quand on débute c'est chaud, la correction de copies, les preps demandent beaucoup d'investissement et je me suis vite rendu à l'évidence que je ne ferai que ça et cela ne m'intéressait pas.

A+


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par Reine Margot le Lun 1 Nov 2010 - 12:44
@Carabas a écrit:

J'étais sûre d'être faite pour être prof : je suis passionnée par ma matière, j'aime expliquer... mais je n'avais pas compris à quel point il fallait se battre pour s'imposer. Et ça, ça ne va pas avec mon tempérament. Je pensais sincèrement, naïvement, que les élèves mettaient un peu plus de bonne volonté. C'était le souvenir que j'avais des mes années en tant qu'élève. Encore une fois, je ne sais pas pourquoi certains profs s'imposent sans problème tandis que d'autres galèrent...

.

moi c'est la même chose. mais j'ai compris que le problème c'était ce que ce métier était devenu: un prof simplement passionné par sa matière mais pas forcément très à l'aise relationnellement pouvait faire cours, car autrefois un prof ne faisait que faire cours. on virait les éléments perturbateurs et on soutenait le prof plus que l'élève. Maintenant il faut en plus se battre pour pouvoir faire cours et éduquer, depuis qu'il ne faut plus exclure et limiter les conseils de dis. on est lâchés par la hiérarchie et on est donc seuls face à des élèves qui savent que de toute façon on est obligés de les garder, et qui s'amusent à empêcher le cours. Il faut donc se battre pour faire cours, en évitant tout conflit avec Monchérimoncoeur (sinon c'est la guerre toute l'année et on a perdu)et seuls les profs les plus solides psychologiquement y parviennent. les autres crèvent.

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par olivier-np30 le Lun 1 Nov 2010 - 13:20
Je vais aussi aller plus loin mais après tout pourquoi serions nous hypocrites?

mes parents ont exercé ce métier mais plus qu'un métier c'était un travail. N'étant pas agrégé, les perspectives étaient plus réduites et je savais que je vivrais un peu la même chose qu'eux mais j'avais espoir que je pourrais trouver une solution pour la suite.

Aujourd'hui dans tous les corps de métiers, vu la spécialisation on demande vraiment que les gens aiment leur métier ou a défaut de le leur demander les contraintes étant plus fortes c'est devenu plus indispensable.

C'est le cours normal des choses par contre vu la redondance des problèmes, chaque année, il me semble important de ne pas enfermer les jeunes enseignants sur ce seul corps de métier et leur offrir des ouvertures. Parce que passé 27 ans la reconversion est un exercice difficile pour les titulaires de diplômes à spécialité "fondamentale".

Pour les mauvaises langues, 27 ans je devais être une tâche donc donnons les chiffres:

pour beaucoup de docteurs/agrégés : le parcours, à mon époque pour la licence était souvent : sup+2spe+L3 soit 4 ans et non 3.

Bref au moins un échec sur les 5 années.

Donc 4 ans + M1 + M2 + service militaire + 2 années de profs stagiaire = 18 ans + 4 ans + 2 ans (master) + 1 an (service) + 2 ans (enseignement) = 27 ans

Je me suis exprimé longuement sur ce sujet avec l'IG non pas que je sois de mauvaise foi à l'époque mais il était important quand même de le préciser. On peut jouer avec la vie des gens mais pas à ce point. C'est pour cette raison que j'ai toujours estimé que même si je n'étais pas un prof parfait j'aurais pu continuer à travailler, le programme était fait, et l'impact est faible car les élèves ont plusieurs profs, bref il faut cesser le nombrilisme, vouloir se donner trop d'importance ou exagérer l'impact sur les élèves....

Il m'a entendu mais rien n'a changé depuis ... il est à la retraite : il n'a été IG que 4 ans.

A+

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par Carabas le Lun 1 Nov 2010 - 14:09
marquisedemerteuil a écrit:moi c'est la même chose. mais j'ai compris que le problème c'était ce que ce métier était devenu: un prof simplement passionné par sa matière mais pas forcément très à l'aise relationnellement pouvait faire cours, car autrefois un prof ne faisait que faire cours. on virait les éléments perturbateurs et on soutenait le prof plus que l'élève.
Quand on lit ça, on doute :

« Pour gagner ma vie, je donnais des leçons et je faisais un cours de latin au lycée Victor-Duruy. J'avais enseigné la psychologie à des collégiennes de Neuilly réfléchies et disciplinées : ma classe de 6ème me prit au dépourvu. Pour des fillettes de 10 ans, les rudiments du latin sont austères; je crus pouvoir pallier cette austérité par des sourires; mes élèves souriaient aussi; elles grimpaient sur l'estrade pour regarder de plus près mes colliers, elles tiraillaient ma collerette; les premiers temps, quand je les avais renvoyées à leurs places, elles se tenaient à peu près tranquilles, mais bientôt elles ne cessèrent plus de bavarder, de s'agiter. J'essayai de durcir ma voix, d'appeler dans mes yeux des lueurs d'orage : elles continuaient à me faire des grâces et à jacasser. Je me décidai à sévir et je mis un mauvais point à la plus déchaînée; elle se précipita, la tête en avant contre un mur en hurlant : "Mon père me battra !" Toute la classe reprit d'une voix chargée de reproche : "Son père la battra !" Pouvais-je la livrer à ce bourreau ? Mais si je l'épargnais, comment punir ses compagnes ? Je ne trouvai qu'une solution : c'était de couvrir leur vacarme par les éclats de ma voix : somme toute, celles qui voulaient m'entendre m'entendaient et je crois bien que ma section apprit autant de latin qu'aucune autre. Mais je fus plus d'une fois convoquée par la directrice indignée et ma délégation ne me fut pas renouvelée", Simone de Beauvoir, La Force de l'âge, Paris, Gallimard, 1960, p. 62.

Peut-être as-tu lu ce texte en d'autres lieux, ou tout simplement en entier si tu as lu La Force de l'âge.

Je crois en effet qu'il y a aujourd'hui des difficultés qui se sont accentuées, du fait du phénomène de l'enfant roi, du consumérismes, mais je crois que susciter et conserver l'attention d'un groupe et surtout d'un groupe d'enfants a toujours été difficile. L'attention a naturellement tendance à s'éparpiller. Même si avant, les enfants avaient l'air de savoir qu'ils allaient à l'école pour bosser alors qu'aujourd'hui, ça a plus l'air d'être une grande récré où l'on retrouve les copains, qu'avant, ils craignaient davantage les sanctions parce qu'ils savaient qu'ils allaient se faire engueuler par les parents, ce qui est moins évident aujourd'hui, je crois quand même qu'enseigner a toujours été difficile. Il y a bien eu changement, évolution, mais pas si radicale non plus.

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par sand le Lun 1 Nov 2010 - 14:41
Si, quand même, en vingt ans j'ai constaté une sacrée évolution, et pour moi elle est due au fait qu'en cas d'échec, toute la responsabilité est rejetée sur l'enseignant qui est de plus en plus fragilisé.
J'ai débuté avec 18 heures dans un collège très difficile. J'ai eu très vite le dessus, je n'ai jamais eu peur d'aller en classe. Je ne suis pas du tout sûre que je m'en sortirais de la même façon aujourd'hui, vu le climat actuel.
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par Raoul Volfoni le Lun 1 Nov 2010 - 16:41
@John a écrit:
Pour qu'un IPR fasse venir un IGEN alors que tu n'étais pas agrégé ... devait quand même y avoir eu des choses graves.
Pas du tout : il y avait à l'époque nécessairement une contre-visite par l'I.G. pour vérifier si un stagiaire devait vraiment être ajourné.

Je ne sais pas si ce sera encore le cas maintenant.

Pour ma part, il n'y a pas eu de "contre-visite" (ça fait contrôle technique ça...). J'ai été inspectée par une IPR, et la décision de me lourder a été prise par une commission présidée par un IG. C'était en 2009. Cette commission ne m'a ni vue, ni entendue, et l'IG en question n'était pas de ma discipline.
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par Reine Margot le Lun 1 Nov 2010 - 16:46
Carabas: bien sûr qu'il a toujours été difficile de faire face à un groupe, et que les enfants ont toujours été naturellement agités, mais je ne pense pas qu'à l'époque on aurait considéré Beauvoir comme responsable de la conduite de ce groupe et qu'on l'aurait accablée de reproches comme mauvaise prof ne sachant pas tenir sa classe, ou qu'on lui aurait conseillé des stages de gestion de classe, ou encore qu'on lui aurait dit que les pauvres gamins sont des victimes de la société...


et la suite? elle s'en sort comment beauvoir?

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par Reine Margot le Lun 1 Nov 2010 - 16:47
@sand a écrit:Si, quand même, en vingt ans j'ai constaté une sacrée évolution, et pour moi elle est due au fait qu'en cas d'échec, toute la responsabilité est rejetée sur l'enseignant qui est de plus en plus fragilisé.
J'ai débuté avec 18 heures dans un collège très difficile. J'ai eu très vite le dessus, je n'ai jamais eu peur d'aller en classe. Je ne suis pas du tout sûre que je m'en sortirais de la même façon aujourd'hui, vu le climat actuel.

+1 c'est ce que disent tous les profs qui ont assez d'ancienneté pour comparer...
Maintenant ce comportement est considéré comme normal, et un prof digne de ce nom est censé s'en dépatouiller seul, sinon il est un mauvais prof en cas d'échec.

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par Carabas le Lun 1 Nov 2010 - 17:03
marquisedemerteuil a écrit:et la suite? elle s'en sort comment beauvoir?
Je ne sais pas, je n'ai pas lu ce livre. Embarassed

marquisedemerteuil a écrit:
@sand a écrit:Si, quand même, en vingt ans j'ai constaté une sacrée évolution, et pour moi elle est due au fait qu'en cas d'échec, toute la responsabilité est rejetée sur l'enseignant qui est de plus en plus fragilisé.
J'ai débuté avec 18 heures dans un collège très difficile. J'ai eu très vite le dessus, je n'ai jamais eu peur d'aller en classe. Je ne suis pas du tout sûre que je m'en sortirais de la même façon aujourd'hui, vu le climat actuel.

+1 c'est ce que disent tous les profs qui ont assez d'ancienneté pour comparer...
Maintenant ce comportement est considéré comme normal, et un prof digne de ce nom est censé s'en dépatouiller seul, sinon il est un mauvais prof en cas d'échec.
Oui, je le pense aussi. Je veux juste dire qu'il faut éviter de tomber dans la caricature : avant les élèves étaient sérieux, ne bavardaient pas et écoutaient, aujourd'hui, c'est la dégringolade.

Mais je pense bien qu'il y a eu une évolution, et pas dans le bon sens.

J'avais halluciné à l'IUFM quand à une formation on nous a dit que le bon prof devait savoir comment réagir face à une insulte. Dire cela dans une institution, c'est justement considérer comme normale l'insulte faite au prof.

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par Reine Margot le Lun 1 Nov 2010 - 17:10
+1

oui, c'est ce que je veux dire. Bien sûr que les élèves n'étaient pas des anges avant, et il ne s'agit pas d'un âge d'or. mais il y a eu une démission lente mais sûre de l'institution, sans le dire.

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par olivier-np30 le Lun 1 Nov 2010 - 17:18
Pour information (appelons Sulfamine la formatrice qui m'a vu trois fois), ma maitre de stage n'a jamais compris pourquoi Sulfamine est passée dès la rentrée de la seconde année pour me faire un superbe rapport et a décidé de revenir le mois suivant pour m'en faire un dégueulasse.

Sulfamine a dit dès sa descente de l'escalier à l'issue du contrôle "positif" qu'elle reviendrait : quel était l'objectif ? elle n'en croyait pas ses yeux ? elle voulait vérifier ?

Maintenant je m'en fiche, mais je profite d'internet pour faire savoir que ce n'est pas si simple...

Heureusement dans mon cas j'étais mal dans ma peau et j'avais envie (en tout cas une partie de moi) de connaitre autre chose...

Mais il évident que tous ces contrôles ont été très déstabilisants: je n'ai jamais compris pourquoi lors d'une année de formation tous les contrôles servent à l'évaluation : même à un élève on donne une chance ... enfin ...

Pour conclure Ginette qui avait hésité à m'ajourner la première année, qu'en aurait-il été si elle m'avait titularisé ? Mon parcours aurait peut être été différent ? Personne n'en saura jamais rien.

Le concours est à peu près équitable, à peu près car les jurys ne sont pas les mêmes, par contre après c'est plus incertain, en tout cas beaucoup moins équitable. C'est certain.

C'est bon à savoir.


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par Raoul Volfoni le Lun 1 Nov 2010 - 17:39
@olivier-np30 a écrit:
Mais il évident que tous ces contrôles ont été très déstabilisants: je n'ai jamais compris pourquoi lors d'une année de formation tous les contrôles servent à l'évaluation : même à un élève on donne une chance ... enfin ...

Pour l'évaluation des élèves, on nous dit bien de rester objectifs, de ne pas les cataloguer dès le début, etc... et on nous dit aussi d'avoir des exigences claires et d'évaluer là-dessus. Autant de principes qui, lors de mon évaluation en tant que stagiaire, ont été joyeusement oubliées.
Le formateur IUFM a vu une mauvaise leçon en première visite, et à la deuxième, il a pointé oralement des progrès mais a rappelé cette mauvaise leçon de novembre... bilan : pas validée.
Un passage à vide lors de ma première année de stage m'a valu d'être cataloguée "personne fragile" (entendez dépressive en puissance) et on m'a, finalement, présenté le licenciement comme une façon de me préserver (visiblement, la dépression et les idées suicidaires, ça préserve).
Lors des visites, on m'a fait des critiques, et j'en tenais compte pour les visites suivantes. Résultat : le coup venait d'ailleurs. On me reproche une mauvaise gestion du tableau, j'y travaille, et la fois d'après on ne le mentionne même pas ; c'est soudain ma voix qui est trop faible. Je bosse ma voix ; même sketch, on n'en parle pas, et c'est mon cours qui manquait de mots géographiques assez précis... Je ne sais jamais de quel côté viendra le prochain coup, je ne peux penser à tout, et les progrès que je fais sont à peine remarqués, oralement (c'est déjà bien)...
J'essaie de ne pas céder à la parano, mais je ne peux m'empêcher de penser que mon licenciement était plus ou moins planifié, depuis cet épisode de "passage à vide" lors de ma première année qui m'a valu d'être considérée comme fragile, donc inapte à survivre dans ce boulot...
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par lalilala le Lun 1 Nov 2010 - 17:42
Kruella a écrit:
@John a écrit:
Pour qu'un IPR fasse venir un IGEN alors que tu n'étais pas agrégé ... devait quand même y avoir eu des choses graves.
Pas du tout : il y avait à l'époque nécessairement une contre-visite par l'I.G. pour vérifier si un stagiaire devait vraiment être ajourné.

Je ne sais pas si ce sera encore le cas maintenant.

Pour ma part, il n'y a pas eu de "contre-visite" (ça fait contrôle technique ça...). J'ai été inspectée par une IPR, et la décision de me lourder a été prise par une commission présidée par un IG. C'était en 2009. Cette commission ne m'a ni vue, ni entendue, et l'IG en question n'était pas de ma discipline.

t'as été virée kruella? Je pensais que t'étais stagiaire cette année (je confonds peut-être). Je ne trouve pas normal de ne pas laisser la parole au principal intéressé, le stagiaire. Ne serait-ce que pour avoir sa version des faits...je savais que j'allais redoubler l'année dernière, j'avais contacté la représentante de mon syndicat juste avant la commission de titularisation, je me suis fait un plaisir de balancer tout ce que j'avais à balancer et visiblement ça n'a pas plu à tout le monde pendant la commission....

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par Raoul Volfoni le Lun 1 Nov 2010 - 17:44
J'ai été certifiée stagiaire, virée après deux ans de stage, et comme je suis une maso dans l'âme, j'ai passé le PLP durant mon année de chômage. Je suis donc PLP stagiaire (en attendant de repasser le CAPES interne et de redevenir certifiée stagiaire... ma vie est un éternel recommencement, on dirait)...
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par lalilala le Lun 1 Nov 2010 - 17:45
Kruella a écrit:
@olivier-np30 a écrit:
Mais il évident que tous ces contrôles ont été très déstabilisants: je n'ai jamais compris pourquoi lors d'une année de formation tous les contrôles servent à l'évaluation : même à un élève on donne une chance ... enfin ...

Pour l'évaluation des élèves, on nous dit bien de rester objectifs, de ne pas les cataloguer dès le début, etc... et on nous dit aussi d'avoir des exigences claires et d'évaluer là-dessus. Autant de principes qui, lors de mon évaluation en tant que stagiaire, ont été joyeusement oubliées.
Le formateur IUFM a vu une mauvaise leçon en première visite, et à la deuxième, il a pointé oralement des progrès mais a rappelé cette mauvaise leçon de novembre... bilan : pas validée.
Un passage à vide lors de ma première année de stage m'a valu d'être cataloguée "personne fragile" (entendez dépressive en puissance) et on m'a, finalement, présenté le licenciement comme une façon de me préserver (visiblement, la dépression et les idées suicidaires, ça préserve).
Lors des visites, on m'a fait des critiques, et j'en tenais compte pour les visites suivantes. Résultat : le coup venait d'ailleurs. On me reproche une mauvaise gestion du tableau, j'y travaille, et la fois d'après on ne le mentionne même pas ; c'est soudain ma voix qui est trop faible. Je bosse ma voix ; même sketch, on n'en parle pas, et c'est mon cours qui manquait de mots géographiques assez précis... Je ne sais jamais de quel côté viendra le prochain coup, je ne peux penser à tout, et les progrès que je fais sont à peine remarqués, oralement (c'est déjà bien)...
J'essaie de ne pas céder à la parano, mais je ne peux m'empêcher de penser que mon licenciement était plus ou moins planifié, depuis cet épisode de "passage à vide" lors de ma première année qui m'a valu d'être considérée comme fragile, donc inapte à survivre dans ce boulot...

je pourrais écrire ce que tu viens d'écrire....et ça me fait réfléchir...et j'ai encore plus les boules de ne pas avoir eu le droit de faire ma deuxième année de stage dans une autre académie...

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par olivier-np30 le Lun 1 Nov 2010 - 17:45
ouf Kruella, on a fait ça pour te rendre service, moi aussi l'anpe (2 ans et demi) c'était pour me rendre service, je te rassure. Very Happy


Dernière édition par olivier-np30 le Lun 1 Nov 2010 - 17:47, édité 1 fois

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par lalilala le Lun 1 Nov 2010 - 17:46
Kruella a écrit:J'ai été certifiée stagiaire, virée après deux ans de stage, et comme je suis une maso dans l'âme, j'ai passé le PLP durant mon année de chômage. Je suis donc PLP stagiaire (en attendant de repasser le CAPES interne et de redevenir certifiée stagiaire... ma vie est un éternel recommencement, on dirait)...

quel courage!!! Franchement si je suis virée à la fin de l'année je ne retenterai pas les concours de l'éducation nationale...

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par Carabas le Lun 1 Nov 2010 - 17:48
Kruella a écrit:Pour l'évaluation des élèves, on nous dit bien de rester objectifs, de ne pas les cataloguer dès le début, etc... et on nous dit aussi d'avoir des exigences claires et d'évaluer là-dessus. Autant de principes qui, lors de mon évaluation en tant que stagiaire, ont été joyeusement oubliées.
Le formateur IUFM a vu une mauvaise leçon en première visite, et à la deuxième, il a pointé oralement des progrès mais a rappelé cette mauvaise leçon de novembre... bilan : pas validée.
Un peu pareil (en plus de mes gros pbs de discipline).
Ma formatrice, après des compliments mielleux sur les progrès magnifiques que j'avais accomplis depuis le début de l'année (compliments qu'on retrouve à l'état de traces dans mon rapport), a eu le culot d'acier de me dire lors de ma 3e visite : "Dés la 1ere visite, je savais que vous ne seriez pas validée". Or, lors de ma 1ere visite, elle m'avait dit (et écrit dans le rapport) que mon "année de formation [devait me] permettre d'accomplir les progrès nécessaires". Franchement, soit elle me disait dés le début que c'était mal barré, soit elle fermait sa g... à la 3e. On ne dit pas ça!

Enfin, je n'étais pas naïve non plus, ça n'a pas été une surprise. Mais sur le principe, c'est franchement dégueulasse. On fait ça à un élève, on se fait taper sur les doigts!

Et lors de ma 2e année, franchement, j'étais cataloguée "redoublante" donc "à pbs". Alors qu'on nous dit qu'il ne faut pas cataloguer les pauvres petits nélèves redoublants.

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par olivier-np30 le Lun 1 Nov 2010 - 17:52
Quand j'avais 18 ans, j'ai vu un certifié en physique ajourné être titularisé avec ma classe de TS. Seulement, à l'époque, les stagiaires étaient validés en TS avec le prof qui assistait au cours dans la classe.

Il a fait un TP en chimie et préparé le cours avec le prof muté en spéciale option chimie l'année suivante, bref autant dire que le cours était aux petits oignons et le prof parlait à l'inspecteur au fond de la salle pendant la séance.

Quel décalage ...


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par Nasopi le Lun 1 Nov 2010 - 20:11
Quant à moi, je n'ai pas été validée la première année, et je l'ai été la deuxième. Pourtant, je ne pense pas avoir été meilleure. Simplement, je suis tombée sur des gens humains, alors que la première année je pense avoir été (sans être parano) une sorte de bouc émissaire ; je me souviens encore de la principale adjointe débarquant en plein cours, toute déconfite de voir que les élèves étaient sages (normal, ils étaient en contrôle) ; elle n'avait rien à me dire, mais je sais très bien qu'elle ne s'était pas simplement trompée de salle : elle est restée trop longtemps, un peu interloquée, avant de repartir en grommelant quelques excuses. Le cours suivant, rebelote : elle a débarqué de la même façon, sauf que là les élèves n'étaient plus en contrôle, et donc elle a pu triompher.
Je me souviens aussi de l'ambiance de la salle des profs ; tout le monde se taisait dès que j'arrivais.
Je me souviens de la principale, qui me harcelait, me téléphonait chez moi pour me rappeler les réunions, m'accusait, au mois de février, d'être "bien souvent absente pour une stagiaire" (j'avais été absente trois jours en tout et pour tout ; mon fils aîné était bébé à l'époque, et comme il était à la crèche il était souvent malade).
Ma tutrice était formatrice à l'IUFM, donc ma "réputation" m'avait suivie jusque là-bas. A la fin de l'année, j'ai passé comme tout le monde un oral sur le stage d'une semaine que j'avais effectué dans un autre collège ; je me suis fait descendre. L'année d'après, dans un autre IUFM, j'ai un peu "triché" et j'ai refait exactement le même rapport : il a été validé avec une note excellente !!
A la fin de ma première année, comme ça s'était mal passé, j'ai été visitée par une inspectrice : je me souviens qu'elle m'a regonflé le moral à bloc, parce qu'elle était la première depuis un an à ne pas me considérer comme une moins que rien. Elle ne m'a pas validée, mais je me suis sentie enfin respectée comme un être humain.
A l'époque, je disais que ce n'était pas les élèves qui me faisaient le plus souffrir, mais les collègues.
La deuxième année a été très différente, parce que je n'avais plus ce statut de bouc émissaire ; j'ai été une prof lamentable malgré tout, car je n'arrivais pas à apprendre avec les gens qui me suivaient. Ils n'avaient pas le "truc". J'ai été validée, c'est l'essentiel.
Mais je sais que tout ce que je sais aujourd'hui, je l'ai appris sur le tas, par moi-même, ou grâce à d'autres collègues plus doués que ceux qui m'ont été infligés lors de mes deux années de stage.

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"Donne-moi la sérénité nécessaire pour accepter telles qu’elles sont les choses qu’on ne peut pas changer, donne-moi le courage de changer celles qui doivent l’être ; donne-moi la sagesse qui permet de discerner les unes et les autres." (Marc-Aurèle)
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par olivier-np30 le Lun 1 Nov 2010 - 20:21
Très intéressant Nasopi. La part d'aléa existe bel et bien.

Cela permet de dédramatiser en cas de refus.

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par Nasopi le Lun 1 Nov 2010 - 20:24
Tout-à-fait ! C'est dans cette optique que j'ai posté mon message, pour celles et ceux qui ont été refusés une ou deux fois, et se posent des questions... C'est vrai que beaucoup de gens disent qu'il n'y a que les déséquilibrés qui sont refusés (c'est ce que m'avait dit une collègue lors de ma deuxième année de stage ; elle ignorait que j'étais déjà stagiaire l'année d'avant. Sa réflexion m'avait bien sûr blessée, mais en plus je m'étais beaucoup remise en question : je m'étais demandé si je n'étais pas folle sans m'en apercevoir !!!).
Aujourd'hui j'adore mon métier, et même si je ne suis certainement pas parfaite je l'exerce du mieux que je peux !

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par Carabas le Lun 1 Nov 2010 - 20:59
@Nasopi a écrit:Je me souviens aussi de l'ambiance de la salle des profs ; tout le monde se taisait dès que j'arrivais.
J'ai eu droit à un peu la même chose. Une fois, j'ai ouvert la porte et une prof a crié, en me voyant et en se marrant, en direction de ma tutrice : "La voilà!" Je suis peut-être parano, mais bon... j'ai du mal à croire qu'on ne parlait pas de moi. Et quand bien même, c'est super malpoli parce que ça laisse croire ce genre de choses... Et je sais que je nourrissais les conversations en SDP.

Ma tutrice était formatrice à l'IUFM, donc ma "réputation" m'avait suivie jusque là-bas.
Ce n'était pas ma tutrice qui était à l'IUFM. Mais une formatrice IUFM était bien dans mon établissement, donc évidemment, même si je l'avais voulu, je n'aurais pas pu cacher que j'avais le bordel.

j'ai été visitée par une inspectrice : je me souviens qu'elle m'a regonflé le moral à bloc, parce qu'elle était la première depuis un an à ne pas me considérer comme une moins que rien. Elle ne m'a pas validée, mais je me suis sentie enfin respectée comme un être humain.
Moi pas. Cette visite m'a achevée. Mes élèves avaient raison de me bordéliser parce qu'ils s'ennuyaient comme des rats morts, je ne connaissais pas le théâtre, bref, j'étais nulle. Sad Ma séance s'était bien sûr mal passée (en plus, comble de malchance, j'étais en conflit avec mes élèves : au cours précédent un gamin avait piqué une crise et la principale adjointe était intervenue en l'engueulant et en lui criant "et arrête de bégayer!" Or, il était bègue... les gosses m'en ont voulu et me l'ont fait payer le jour de mon inspection en sifflant et en me faisant ch...).

A l'époque, je disais que ce n'était pas les élèves qui me faisaient le plus souffrir, mais les collègues.
Il n'y aurait eu que les collègues, franchement, je m'en fichais. Ce qui comptait, pour moi, c'étaient les élèves. Et je n'y arrivais pas.

La deuxième année a été très différente, parce que je n'avais plus ce statut de bouc émissaire ; j'ai été une prof lamentable malgré tout, car je n'arrivais pas à apprendre avec les gens qui me suivaient. Ils n'avaient pas le "truc". J'ai été validée, c'est l'essentiel.
Mais je sais que tout ce que je sais aujourd'hui, je l'ai appris sur le tas, par moi-même, ou grâce à d'autres collègues plus doués que ceux qui m'ont été infligés lors de mes deux années de stage.
Mes collègues étaient mieux, ma tutrice était bien, mais ça n'a pas suffi.

@Nasopi a écrit:Tout-à-fait ! C'est dans cette optique que j'ai posté mon message, pour celles et ceux qui ont été refusés une ou deux fois, et se posent des questions... C'est vrai que beaucoup de gens disent qu'il n'y a que les déséquilibrés qui sont refusés (c'est ce que m'avait dit une collègue lors de ma deuxième année de stage ; elle ignorait que j'étais déjà stagiaire l'année d'avant. Sa réflexion m'avait bien sûr blessée, mais en plus je m'étais beaucoup remise en question : je m'étais demandé si je n'étais pas folle sans m'en apercevoir !!!).
Aujourd'hui j'adore mon métier, et même si je ne suis certainement pas parfaite je l'exerce du mieux que je peux !
Je souffre aussi parfois des réflexions faites sur les non-validés ou les profs bordélisés. Quand des gens parlent d'un prof bordélisé, on dirait qu'il le cherche, limite que c'est bien fait. Au mieux, ce n'est pas étonnant. Ca m'agace et me blesse.

C'est chouette de voir que ça peut s'améliorer.

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