Etude d'un cas, le mien en fait...

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Re: Etude d'un cas, le mien en fait...

Message par Thalie le Jeu 2 Déc 2010 - 22:09

[quote="Chocolat"]
@cavecattum a écrit:

Je crois qu'il serait intéressant de gagner en maturité, avant d'envisager la suite.

Chocolat, m'est avis que tu as trop rempli de bulletin ces temps-ci Very Happy Désolée pour le HS.

Thalie
Grand sage


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Re: Etude d'un cas, le mien en fait...

Message par Reine Margot le Jeu 2 Déc 2010 - 22:10

[quote="Thalie"]
@Chocolat a écrit:
@cavecattum a écrit:

Je crois qu'il serait intéressant de gagner en maturité, avant d'envisager la suite.

Chocolat, m'est avis que tu as trop rempli de bulletin ces temps-ci Very Happy Désolée pour le HS.

lol! lol! lol! c'est vrai que c'est la période!

_________________
1 enseignant molesté, c’est un fait divers, pas un phénomène de société.
2 enseignants molestés, c’est un fait divers, pas un phénomène de société.
150 enseignants molestés, ce sont des faits divers, pas des phénomènes de société.
151 enseignants molestés, ce sont des faits divers, pas des phénomènes de société.
………………………………
[la progression arithmétique se poursuit en série]
…………………………………..
156 879 enseignants molestés, ce sont des faits divers, pas des phénomènes de société.
156 880 enseignants molestés, ce sont des faits divers, pas des phénomènes de société. »

Reine Margot
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Re: Etude d'un cas, le mien en fait...

Message par Chocolat le Jeu 2 Déc 2010 - 22:12

Lynette a écrit:Si au contraire: c'est l'aboutissement normal des années à l'ENS, ENS qui elle-même est la suite logique de la prépa, elle-même la suite logique d'un brillant parcours de lycéen... Quand on ne prend pas le temps de se demander ce que l'on veut faire vraiment, ça peut arriver...Enfin je dis ça mais personnellement je me faisais virer de cours au collège et j'étais une sécheuse invétérée au lycée. Je n'ai jamais souhaité devenir prof, je le suis devenue en m'apercevant que je perdais ma bourse si je quittais ma prépa pour aller en Italie me former pour devenir restauratrice d'oeuvres d'art, alors...
Je ne donne donc pas de leçon, c'est juste pour dire qu'on peut aussi aimer notre métier (message d'espoir en somme).

Donc ce n'est pas une suite logique.
C'est ce qui arrive lorsqu'on ne réfléchit pas... Razz

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Re: Etude d'un cas, le mien en fait...

Message par Chocolat le Jeu 2 Déc 2010 - 22:14

@Thalie a écrit:
Chocolat, m'est avis que tu as trop rempli de bulletin ces temps-ci Very Happy Désolée pour le HS.


Laughing Laughing Laughing

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Re: Etude d'un cas, le mien en fait...

Message par Marie Laetitia le Jeu 2 Déc 2010 - 22:17

@Chocolat a écrit:
@Marie Laetitia a écrit:
Ouais, euh le réseau mais la qualité du travail, les compétences comme chercheur (et aussi comme enseignant) aussi, quand même...

Pardon mais... lol!



Si un professeur recrute (ou encourage) un jeune chercheur à continuer, alors que le jeune chercheur en question est un branque, le professeur se tire une balle dans le pied. A moins qu'il n'ait pas le choix ou qu'il soit c***. Alors évidemment il y en a. Mais les propos un peu généraux du type "l'université c'est d'abord du piston" ça me fait sérieusement tiquer, même si c'est aussi un bocal à requins. Et ça dérive sur des commentaires limite insultants.
Dans l'hypothèse d'un jeune chercheur valable, sans réseau, il ne peut pas faire connaître son travail, c'est évident. Mais ce n'est pas nécessairement du piston. Parfois il suffit d'un très bon article pour que votre nom soit retenu, sans aucun travail de réseau possible en l'occurence, j'en ai fait l'expérience.

Après, je ne connais pas votre expérience et peut-être que j'ai particulièrement de la chance. Je ne suis pas (encore) maître de conf non plus, c'est vrai. On en recausera peut-être plus tard.


_________________
 
Si tu crois encore qu'il nous faut descendre dans le creux des rues pour monter au pouvoir, si tu crois encore au rêve du grand soir, et que nos ennemis, il faut aller les pendre... Aucun rêve, jamais, ne mérite une guerre. L'avenir dépend des révolutionnaires, mais se moque bien des petits révoltés. L'avenir ne veut ni feu ni sang ni guerre. Ne sois pas de ceux-là qui vont nous les donner (J. Brel, La Bastille)

________________________________________________

Antigone, c'est la petite maigre qui est assise là-bas, et qui ne dit rien. Elle regarde droit devant elle. Elle pense. (...) Elle pense qu'elle va mourir, qu'elle est jeune et qu'elle aussi, elle aurait bien aimé vivre. Mais il n'y a rien à faire. elle s'appelle Antigone et il va falloir qu'elle joue son rôle jusqu'au bout...

Marie Laetitia
Bon génie


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Re: Etude d'un cas, le mien en fait...

Message par Chocolat le Jeu 2 Déc 2010 - 22:19

@Marie Laetitia a écrit:
Si un professeur recrute (ou encourage) un jeune chercheur à continuer, alors que le jeune chercheur en question est un branque, le professeur se tire une balle dans le pied. A moins qu'il n'ait pas le choix ou qu'il soit c***. Alors évidemment il y en a. Mais les propos un peu généraux du type "l'université c'est d'abord du piston" ça me fait sérieusement tiquer, même si c'est aussi un bocal à requins. Et ça dérive sur des commentaires limite insultants.
Dans l'hypothèse d'un jeune chercheur valable, sans réseau, il ne peut pas faire connaître son travail, c'est évident. Mais ce n'est pas nécessairement du piston. Parfois il suffit d'un très bon article pour que votre nom soit retenu, sans aucun travail de réseau possible en l'occurence, j'en ai fait l'expérience.

Après, je ne connais pas votre expérience et peut-être que j'ai particulièrement de la chance. Je ne suis pas (encore) maître de conf non plus, c'est vrai. On en recausera peut-être plus tard.

Voilà

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Re: Etude d'un cas, le mien en fait...

Message par Gryphe le Jeu 2 Déc 2010 - 22:22

Je n'ai pas le temps de répondre, mais je voudrais juste dire que je trouve le "cas" proposé très intéressant.

Oui, on peut réussir l'agreg' correctement placé sans l'avoir vraiment cherché. On a tous des profils tellement différents. Pour moi, le permis a été autrement plus difficile. Mon côté dyspraxique sans doute...

Oui, une fois qu'on a commencé, c'est quand même relativement difficile de faire autre chose.

Oui, passer d'un univers intellectuel à celui humain, très humain, de nos élèves peut être un choc difficile.

Et enfin, oui, on peut, petit à petit, les découvrir ces ados, apprendre à les aimer, et avoir envie de continuer à travailler avec eux et pour eux chaque jour, de se battre pour qu'ils réussissent. Tous. Au point que cela devienne un défi beaucoup plus passionnant que tous les défis intellectuels du monde.

Cela demande du temps. Beaucoup de temps. Mais je crois à présent que cela en vaut vraiment la peine.

Je m'aperçois que j'ai rarement écrit un message aussi personnel sur Neo, en fait.

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Τί ἐστιν ἀλήθεια ;

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Médiateur


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Re: Etude d'un cas, le mien en fait...

Message par Chocolat le Jeu 2 Déc 2010 - 22:32

@Gryphe a écrit:Je n'ai pas le temps de répondre, mais je voudrais juste dire que je trouve le "cas" proposé très intéressant.

Oui, on peut réussir l'agreg' correctement placé sans l'avoir vraiment cherché. On a tous des profils tellement différents. Pour moi, le permis a été autrement plus difficile. Mon côté dyspraxique sans doute...

Oui, une fois qu'on a commencé, c'est quand même relativement difficile de faire autre chose.

Oui, passer d'un univers intellectuel à celui humain, très humain, de nos élèves peut être un choc difficile.

Et enfin, oui, on peut, petit à petit, les découvrir ces ados, apprendre à les aimer, et avoir envie de continuer à travailler avec eux et pour eux chaque jour, de se battre pour qu'ils réussissent. Tous. Au point que cela devienne un défi beaucoup plus passionnant que tous les défis intellectuels du monde.Cela demande du temps. Beaucoup de temps. Mais je crois à présent que cela en vaut vraiment la peine.

Je m'aperçois que j'ai rarement écrit un message aussi personnel sur Neo, en fait.

Je ne vais pas m'étaler, mais personne de mon entourage n'a compris que je ne fasse "que" prof, avec mon parcours.
Tu as exprimé très clairement la réponse que je leur fais assez régulièrement.
Smile

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Re: Etude d'un cas, le mien en fait...

Message par cavecattum le Jeu 2 Déc 2010 - 22:35

@Leclochard a écrit: Tu as déjà travaillé et maintenant, t'es pas pressée de prendre ton autonomie ? de gagner ta vie ?

si, bien-sûr. Mais dans de bonnes conditions. Ca c'est essentiel à mes yeux, voilà ce que je retire de mes années de "larbinades". Jusqu'ici, je travaille pour payer mes études, je saigne mes parents, mais toujours pour payer mes études. Je travaille comme une bête le concours, pour décrocher le concours Je fais mon stage. il y avait toujours une finalité avec fin! Mais après? Si par malchance je ne suis pas heureuse dans l'affectation, je me rends chaque jour dans un collège ou je meurs d'ennui ou me fait malmener par mes élèves- je n'invente pas, c'est récurrent sur ce site -. pour avoir le plaisir...de recommencer le lendemain la même chose? Et peut-être pendant plus de quarante ans? C'est du Kafka. Je devrais censurer ce que j'écris là, je me rends bien compte que ce que j'écris peut être mal perçu. En même temps, quand je lis des témoignages au vitriol de professeurs ( pas de l'autre fondue de Sapielak, hein?) , je me dis que je n'ai pas tort d'exprimer ces angoisses...Ce site est un peu un piège pour moi, car certains témoignages que je lis me terrifient. Mais peut-être que sur internet on se lâche plus, comme moi en ce moment, et que ce métier n'est pas si terrible.

Après tout ça, je vais être salement cataloguée sur le site, non? Ne m'en veuillez pas, svp fleurs fleurs fleurs

Rajouts: Ah, tiens, oui, effectivement, je le suis déjà...Désolée Daphnée, alors non, ça ne se fait pas, et je vais immédiatement éditer mon premier poste pour effacer cet odieux affront envers une collègue. Je le reconnais encore une fois, c'était parfaitement inélégant de ma part. Dommage qu'on ne puisse toutefois "éditer" la réalité. Je voudrais bien, moi, que cela n'existe pas. Cela préserverait bien des susceptibilités.

Lynette, merci. Tes interventions sont vraiment réconfortante. Pour moi, la vocation, c'est comme l'inspiration divine en poésie, un bon gros mythe. Parlons d'envie, c'est plus réaliste. Voilà, je ne l'ai pas. C'est pas tabou de dire ça, non? C'est tout simple, en fait. Pas envie. Je regardais par la fenêtre en cours, pourquoi passer ma vie "entre les murs"? Peur aussi.
Pourquoi donc cette idiote passe-t-elle un concours pareil sans l'envie d'enseigner? Doit être folle, inconsciente. Ou simplement, elle a fait ce que tous les autres ont fait en prépa, sans se poser de questions. Bourse au mérite, pas envie de la perdre...
Pourquoi dans ce cas faire des études de lettres? Pourquoi pas droit ou médecine, ça fait ronflant et sérieux, ça devrait lui plaire? Parce que ...elle croyait que c'était rempli de bourgeois. C'était une ado rebelle en carton, oui oui, c'est pas un crime non plus. Et puis, folle de littérature, vraiment folle de littérature :marteau:

Merci, vous avez été de bons "maïeutes" pour moi. J'aime les discussions éprouvantes. Je sais que ce métier n'est pas fait pour moi. Je pensais qu' "elle" pouvait venir. D'après vos réponse, j'ai l'impression que on "l'"a d'abord, et qu'elle s'en va ensuite, je veux dire, la foi...Je vais donc aller rejoindre, en bonne péteuse, ces péteux de normaliens en reconversions.
On verra bien!

Tiens, encore un post à lire avant de poster ma grosse réponse. Merci Gryphe, de dire cela, que en plus d'être désespéré ou irritant, mon "cas" est intéressant. Je ne l'aurais pas posté si je n'avais pas cru qu'il pouvait entrer en résonance avec les vôtres, je ne suis pas narcissique. Je me fous de raconter ma vie, elle ne concerne que moi. Seulement, je me pose des questions. Les questions que je me pose son à mon avis légitimes, d'autres se les posent. Merci de me dire que cela change, que l'on peut s'y faire, sans me balancer ces histoires de vocations culpabilisantes. Personne d'entre vous n'a été une ado ou un ado merdeux, n'a dit "Prof, plutôt mourir?", pour changer d'avis. Pas se résigner, non, changer d'avis? D'après ta dernière réponse, Chocolat, je soupçonne que se soit le cas...Alors pourquoi me traiter d'irréfléchie?

Cavecattum, qui sait un peu mieux ce qu'elle doit penser maintenant.



cavecattum
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Re: Etude d'un cas, le mien en fait...

Message par Invité5 le Jeu 2 Déc 2010 - 22:40

Pas grand chose à rajouter si ce n'est que je rejoins Chocolat.
Quand on me dit "défi personnel" je pense plutôt au marathon de Paris qu'à l'agrégation de LM...
Malheureusement, beaucoup d'étudiants oublient que l'agrégation est un concours d'enseignement...(j'ai l'impression que beaucoup de Normaliens passent l'agreg parce que c'est la tradition Rolling Eyes ).
Aimes-tu donner des cours à la fac? prends-tu du plaisir?
Je te conseille aussi de mettre les pieds dans un collège et un lycée pour voir ce qu'il s'y passe.

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Re: Etude d'un cas, le mien en fait...

Message par Chocolat le Jeu 2 Déc 2010 - 22:50

@cavecattum a écrit:
Personne d'entre vous n'a été une ado ou un ado merdeux, n'a dit "Prof, plutôt mourir?", pour changer d'avis. Pas se résigner, non, changer d'avis? D'après ta dernière réponse, Chocolat, je soupçonne que se soit le cas...Alors pourquoi me traiter d'irréfléchie?

Parce qu'il faut bien que qq'un te botte les fesses!
Autant que ce soit qq'un qui était une (em)merdeuse d'ado qui répétait en boucle "Prof, plutôt mourir!" Razz

Mais moi, quand j'ai changé d'avis, je suis allée bosser, afin de savoir si oui ou non, j'ai envie de ça et si oui ou non, je me sens capable de le faire.
Le concours, je ne l'ai passé qu'après, pour devenir enseignante "en bonne et du forme", pendant que je faisais un troisième master ( "au cas où" mais surtout par plaisir intellectuel).


Dernière édition par Chocolat le Jeu 2 Déc 2010 - 22:57, édité 1 fois

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Re: Etude d'un cas, le mien en fait...

Message par cavecattum le Jeu 2 Déc 2010 - 22:57

Chocolat coeurs , je le savais!!!

cavecattum
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Re: Etude d'un cas, le mien en fait...

Message par Invité5 le Jeu 2 Déc 2010 - 22:58

@Chocolat a écrit:
@Gryphe a écrit:Je n'ai pas le temps de répondre, mais je voudrais juste dire que je trouve le "cas" proposé très intéressant.

Oui, on peut réussir l'agreg' correctement placé sans l'avoir vraiment cherché. On a tous des profils tellement différents. Pour moi, le permis a été autrement plus difficile. Mon côté dyspraxique sans doute...

Oui, une fois qu'on a commencé, c'est quand même relativement difficile de faire autre chose.

Oui, passer d'un univers intellectuel à celui humain, très humain, de nos élèves peut être un choc difficile.

Et enfin, oui, on peut, petit à petit, les découvrir ces ados, apprendre à les aimer, et avoir envie de continuer à travailler avec eux et pour eux chaque jour, de se battre pour qu'ils réussissent. Tous. Au point que cela devienne un défi beaucoup plus passionnant que tous les défis intellectuels du monde.Cela demande du temps. Beaucoup de temps. Mais je crois à présent que cela en vaut vraiment la peine.

Je m'aperçois que j'ai rarement écrit un message aussi personnel sur Neo, en fait.

Je ne vais pas m'étaler, mais personne de mon entourage n'a compris que je ne fasse "que" prof, avec mon parcours.
Tu as exprimé très clairement la réponse que je leur fais assez régulièrement.
Smile

Même chose Chocolat. Maintenant je saurai quoi leur répondre I love you

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Re: Etude d'un cas, le mien en fait...

Message par Chocolat le Jeu 2 Déc 2010 - 22:59

@cavecattum a écrit:Chocolat coeurs , je le savais!!!

Tsss...

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Re: Etude d'un cas, le mien en fait...

Message par Chocolat le Jeu 2 Déc 2010 - 23:01

@Tinkerbell a écrit:
Même chose Chocolat. Maintenant je saurai quoi leur répondre I love you

yesyes

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Re: Etude d'un cas, le mien en fait...

Message par Leclochard le Jeu 2 Déc 2010 - 23:13

@cavecattum a écrit:
@Leclochard a écrit: Tu as déjà travaillé et maintenant, t'es pas pressée de prendre ton autonomie ? de gagner ta vie ?

si, bien-sûr. Mais dans de bonnes conditions. Ca c'est essentiel à mes yeux, voilà ce que je retire de mes années de "larbinades".

C'est quoi "des bonnes conditions" ? Un boulot avec un super salaire, peu d'heures de travail ou pas trop épuisant, plein de vacances et valorisant socialement ? Si tu le trouves, fais-nous signe.
Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi tu n'essayes pas. Car tu pourrais toujours démissionner par la suite, si ça ne te plaisait pas. Mais j'imagine que la réponse est trop intime pour être mise en mots.

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Quelqu'un s'assoit à l'ombre aujourd'hui parce que quelqu'un d'autre a planté un arbre il y a longtemps. (W.B)

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Re: Etude d'un cas, le mien en fait...

Message par Carabas le Jeu 2 Déc 2010 - 23:27

@Ruthven a écrit:
Lorica a écrit:Mais qu'est-ce que tu t'embêtes à faire une thèse!? prépare et réussis plutôt d'autres concours cat A+ -ou A mais dans d'autres ministères que l'EN...

+10000

La thèse, c'est du temps perdu sur une reconversion possible ; mieux vaut faire du droit ou de la gestion pour compléter ton profil.

Quant à dire que les élèves sont "mal élevés" ou "ignares", ce n'est pas l'expression d'un mépris de classe comme tu sembles le penser, c'est le simple constat d'une dissolution des normes qui régissent le rapport des enfants aux adultes (et l'origine sociale ne fait pas tout dans l'histoire, loin de là !).
En effet, les "ignares" sont partout. J'ai eu des lycéens d'un bon lycée qui n'avaient jamais entendu parler de Jean Valjean. Je ne sais pas comment ils ont pu passer au travers, entre les films régulièrement diffusés, les extraits des manuels, jusqu'aux BDs, mangas et DA...

@Ruthven a écrit:
@cavecattum a écrit: Se reconvertir une fois qu'on est dedans n'est pas un parcours semé d'embûches...

Si. La reconversion est difficile, une fois que l'on est engagé dans le secondaire.
Euh, la reconversion est difficile à partir du moment où l'on a eu la mauvaise idée de faire des études de Lettres plutôt qu'un BTS.


Comme les autres, essaie. Qui te dit que tu ne vas pas apprivoiser et aimer ce métier?

Je suis le contraire de toi, j'ai voulu faire ce métier, j'avais ce qu'on appelle la vocation et... je n'ai pas tenu deux ans.

L'inverse est vrai aussi. Et tu n'imagines pas à quel point j'envie les gens comme Lynette.
J'aurais adoré n'être "que" prof.


L'enseignement, c'est comme la bouffe : on ne peut pas dire qu'on aime ou qu'on n'aime pas sans y avoir goûté.

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Les chances uniques sur un million se réalisent neuf fois sur dix.

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Rejeter le socialisme parce que tant de socialistes sont des gens lamentables équivaut à refuser de prendre le train sous prétexte que le contrôleur a une tête qui ne vous revient pas.

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Re: Etude d'un cas, le mien en fait...

Message par ysabel le Jeu 2 Déc 2010 - 23:53

Franchement à 24 ans, je ne comprends pas qu'on se pose autant de questions !
Tu essaies, si ça ne te plaît pas et bien tu t'en vas et tu fais un autre boulot... Tu es suffisamment brillante intellectuellement et tu as déjà vécu d'autres choses dans tes boulots d'été pour pouvoir te reconvertir.

on est nombreux à avoir fait l'inverse... Twisted Evil

à 18 ans : devenir prof ! quelle horreur... Rolling Eyes


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Re: Etude d'un cas, le mien en fait...

Message par Abraxas le Ven 3 Déc 2010 - 6:27

J'ai passé l'agrèg à 21 ans. Après l'ENS.
Puis sept ans en collège. Deux ans à errer en banlieue parisienne (on ne disait pas TZR à l'époque, mais c'était tout comme). 12 ans en ZEP — et dans une ZEP vraiment dure, la mère de toutes les ZEP, comme aurait dit Saddam H***. 10 ans dans un lycée provincial. Depuis huit ans, des prépas — aujourd'hui, plus que ça.
Entre-temps, j'ai enseigné dix ans en fac — et à l'ENS aussi.
J'ai été membre de jury (du CAPES) cinq ans.
Je ne me suis jamais ennuyé un instant (ou alors, comme en sport, quand on court depuis deux heures, qu'on en a encore pour un certain temps avant de rentrer, et qu'on se demande ce que l'on fiche là, mais on sait qu'on se sentira tip-top après la douche…). Ce n'est pas une question de vocation, c'est une question d'intérêt. J'aime transmettre.
J'ai fait des bouquins en grande quantité. Sur bien des sujets. Quelques-uns ont bien marché. Ça m'a valu une sorte de reconnaissance — et quantité de haines, ça, c'est rigolo. Je passe une partie de ma vie dans les médias — c'est drôle et lassant à la fois. L'édition est devenu un job à plein temps (en fait, j'ai deux pleins temps depuis des années). De temps en temps, je trouve des auteurs. Je les dorlote. Je les chouchoute. Jusqu'à ce qu'ils pondent une œuvre.
J'ai dû avoir la tentation de passer l'ENA au début, comme plein de potes. Je ne me suis jamais résigné à devenir un larbin de luxe — préfet ou administrateur de je en sais quoi.
Quelques-uns ont passé le concours (tu parles !) d'IA-IPR. C'est rudement bien payé. Ça ne m'intéresse pas (IG, peut-être, à la rigueur).
J'ai eu une vie sentimentale compliquée et abondante. Et ça continue.
Bien sûr, il y a des soirs où je rentrais fourbu, presque découragé. Ça doit arriver dans tous les métiers.
Et je ne comprends pas les problèmes existentiels. Nous sommes embarqués, disait Pascal.
Alors, on se secoue, on va faire la cour à l'Inspection générale, on explique qu'on sera vraiment performant en classes prépas — si on a le niveau —, on change de jules ou de julie, et on pense à tout ce que l'on fera dans ces merveilleuses plages horaires que nous laisse encore ce métier — jusqu'à ce que Bruno Julliard devienne ministre de l'EN et nous mette à 35 heures sous les applaudissements frénétiques du SGEN.
Sinon, il est classique d'avoir un baby blues après un concours difficile. Je m'en étais remis en ne lisant que des polars pendant un an, et en faisant du sport à outrance.
Le reste, c'est ratiocinations de petite fille gâtée.

Abraxas
Doyen


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Re: Etude d'un cas, le mien en fait...

Message par Daphné le Ven 3 Déc 2010 - 8:14

@cavecattum a écrit:
@Leclochard a écrit: Tu as déjà travaillé et maintenant, t'es pas pressée de prendre ton autonomie ? de gagner ta vie ?

si, bien-sûr. Mais dans de bonnes conditions. Ca c'est essentiel à mes yeux, voilà ce que je retire de mes années de "larbinades". Jusqu'ici, je travaille pour payer mes études, je saigne mes parents, mais toujours pour payer mes études. Je travaille comme une bête le concours, pour décrocher le concours Je fais mon stage. il y avait toujours une finalité avec fin! Mais après? Si par malchance je ne suis pas heureuse dans l'affectation, je me rends chaque jour dans un collège ou je meurs d'ennui ou me fait malmener par mes élèves- je n'invente pas, c'est récurrent sur ce site -. pour avoir le plaisir...de recommencer le lendemain la même chose? Et peut-être pendant plus de quarante ans? C'est du Kafka. Je devrais censurer ce que j'écris là, je me rends bien compte que ce que j'écris peut être mal perçu. En même temps, quand je lis des témoignages au vitriol de professeurs ( pas de l'autre fondue de Sapielak, hein?) , je me dis que je n'ai pas tort d'exprimer ces angoisses...Ce site est un peu un piège pour moi, car certains témoignages que je lis me terrifient. Mais peut-être que sur internet on se lâche plus, comme moi en ce moment, et que ce métier n'est pas si terrible.

Après tout ça, je vais être salement cataloguée sur le site, non? Ne m'en veuillez pas, svp fleurs fleurs fleurs

Rajouts: Ah, tiens, oui, effectivement, je le suis déjà...Désolée Daphnée, alors non, ça ne se fait pas, et je vais immédiatement éditer mon premier poste pour effacer cet odieux affront envers une collègue. Je le reconnais encore une fois, c'était parfaitement inélégant de ma part. Dommage qu'on ne puisse toutefois "éditer" la réalité. Je voudrais bien, moi, que cela n'existe pas. Cela préserverait bien des susceptibilités.
Désolée il ne s'agit pas d'un odieux affront mais d'un éloignement considérable de ce qu'est la réalité du mouvement national. C'est tout.

Lynette, merci. Tes interventions sont vraiment réconfortante. Pour moi, la vocation, c'est comme l'inspiration divine en poésie, un bon gros mythe. Parlons d'envie, c'est plus réaliste. Voilà, je ne l'ai pas. C'est pas tabou de dire ça, non? C'est tout simple, en fait. Pas envie. Je regardais par la fenêtre en cours, pourquoi passer ma vie "entre les murs"? Peur aussi.
Pourquoi donc cette idiote passe-t-elle un concours pareil sans l'envie d'enseigner? Doit être folle, inconsciente. Ou simplement, elle a fait ce que tous les autres ont fait en prépa, sans se poser de questions. Bourse au mérite, pas envie de la perdre...
Pourquoi dans ce cas faire des études de lettres? Pourquoi pas droit ou médecine, ça fait ronflant et sérieux, ça devrait lui plaire? Parce que ...elle croyait que c'était rempli de bourgeois. C'était une ado rebelle en carton, oui oui, c'est pas un crime non plus. Et puis, folle de littérature, vraiment folle de littérature :marteau:

Merci, vous avez été de bons "maïeutes" pour moi. J'aime les discussions éprouvantes. Je sais que ce métier n'est pas fait pour moi. Je pensais qu' "elle" pouvait venir. D'après vos réponse, j'ai l'impression que on "l'"a d'abord, et qu'elle s'en va ensuite, je veux dire, la foi...Je vais donc aller rejoindre, en bonne péteuse, ces péteux de normaliens en reconversions.
On verra bien!

Tiens, encore un post à lire avant de poster ma grosse réponse. Merci Gryphe, de dire cela, que en plus d'être désespéré ou irritant, mon "cas" est intéressant. Je ne l'aurais pas posté si je n'avais pas cru qu'il pouvait entrer en résonance avec les vôtres, je ne suis pas narcissique. Je me fous de raconter ma vie, elle ne concerne que moi. Seulement, je me pose des questions. Les questions que je me pose son à mon avis légitimes, d'autres se les posent. Merci de me dire que cela change, que l'on peut s'y faire, sans me balancer ces histoires de vocations culpabilisantes. Personne d'entre vous n'a été une ado ou un ado merdeux, n'a dit "Prof, plutôt mourir?", pour changer d'avis. Pas se résigner, non, changer d'avis? D'après ta dernière réponse, Chocolat, je soupçonne que se soit le cas...Alors pourquoi me traiter d'irréfléchie?

Cavecattum, qui sait un peu mieux ce qu'elle doit penser maintenant.



Daphné
Demi-dieu


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Re: Etude d'un cas, le mien en fait...

Message par cavecattum le Ven 3 Déc 2010 - 8:24

@Leclochard a écrit:
@cavecattum a écrit:
@Leclochard a écrit: Tu as déjà travaillé et maintenant, t'es pas pressée de prendre ton autonomie ? de gagner ta vie ?

Si, bien-sûr. Mais dans de bonnes conditions. Ca c'est essentiel à mes yeux, voilà ce que je retire de mes années de "larbinades".

C'est quoi "des bonnes conditions" ? Un boulot avec un super salaire, peu d'heures de travail ou pas trop épuisant, plein de vacances et valorisant socialement ? Si tu le trouves, fais-nous signe.
Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi tu n'essayes pas. Car tu pourrais toujours démissionner par la suite, si ça ne te plaisait pas. Mais j'imagine que la réponse est trop intime pour être mise en mots.

Bon, ça continue. Du pur sarcasme. Ca fait du bien, dis? Je t'en prie, c'est offert.
Non, dans de "bonnes conditions" - peut-être le terme, mal choisi?, ça sonne trop "condition sociale"? -, cela ne se glose pas comme ça chez moi. En tous cas, les heures de travail réduites, les vacances, le salaire... Je vois pas. Epouser un vieux riche? "Valorisant"? Je suis peut-être incorrigible, mais il me semble que c'est un critère, oui. Suis-je une bêtasse vide, docteur?
Pourquoi je n'essaie pas? Mais ce sera sans doute le cas. Ca me plaira peut-être. Pourquoi je viens vous emmerder alors avec mes questions? Ce matin je ne sais plus très bien. Pour vous faire parler? ça marche! Je me fait remettre en place avec une étrange générosité de mots...Pourquoi se donner tant de mal, si je suis à côté de la plaque? fleurs












cavecattum
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Re: Etude d'un cas, le mien en fait...

Message par Invité31 le Ven 3 Déc 2010 - 8:27

@Chocolat a écrit:
Lynette a écrit:Si au contraire: c'est l'aboutissement normal des années à l'ENS, ENS qui elle-même est la suite logique de la prépa, elle-même la suite logique d'un brillant parcours de lycéen... Quand on ne prend pas le temps de se demander ce que l'on veut faire vraiment, ça peut arriver...Enfin je dis ça mais personnellement je me faisais virer de cours au collège et j'étais une sécheuse invétérée au lycée. Je n'ai jamais souhaité devenir prof, je le suis devenue en m'apercevant que je perdais ma bourse si je quittais ma prépa pour aller en Italie me former pour devenir restauratrice d'oeuvres d'art, alors...
Je ne donne donc pas de leçon, c'est juste pour dire qu'on peut aussi aimer notre métier (message d'espoir en somme).

Donc ce n'est pas une suite logique.
C'est ce qui arrive lorsqu'on ne réfléchit pas... Razz

Ben si: ENS: Ecole Normale Supérieure, donc c'est logique qu'elle conduise d'abord et avant tout à passer une agreg, sauf si on change le cours logique justement des choses en faisant autre chose.

Bref, comme tu voudras, mais pour moi c'est normal que les étudiants qui s'étaient préparés à entrer à l'ENS (reçus ou non) se dirigent vers une agrégation sans se poser de question.

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Re: Etude d'un cas, le mien en fait...

Message par Invité31 le Ven 3 Déc 2010 - 8:34

Cavecattum, j'espère que nos réponses ne t'ont pas heurtée. Ce n'était pas mon intention; je voulais juste te donner un autre aperçu de ce métier.
Pour la vocation et l'inspiration, oui, tu as raison, mais les mythes ont pour fonction d'expliquer (fictivement) ce que l'on ne s'explique pas Wink ils n'en recouvrent pas moins quelque chose qui existe réellement, un engouement pour son métier.
ET bien sûr que tu as le droit de ne pas avoir envie ! Personne n'a dit le contraire. Pour ma part je t'ai simplement dit que c'était la seule question à se poser selon moi.

Je ne t'ai pas traitée de péteuse ni de jeunesse irréfléchie, hein. (Et j'ai moi aussi comme beaucoup d'entre nous eu une bourse au mériteç C'est très sain au contraire que tu te poses ces questions. Et à lire ce dernier message je pense qu'en effet tu devrais compléter ta formation ou tenter d'autres concours qui te correspondraient davantage peut-être.

Edit: lis le message d'Abraxas aussi. C'est vraiment réconfortant en tout cas moi ça me fait du bien de le lire, ça ouvre des perspectives et donne de l'espoir, là.

Invité31
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Re: Etude d'un cas, le mien en fait...

Message par cavecattum le Ven 3 Déc 2010 - 9:01

[/quote]
Sinon, il est classique d'avoir un baby blues après un concours difficile. Je m'en étais remis en ne lisant que des polars pendant un an, et en faisant du sport à outrance.
Le reste, c'est ratiocinations de petite fille gâtée.
[/quote]

Tu pouvais résumer à ça Abraxas. Le reste, c'est le CV d'un vieux type fier de lui - vraiment pas à tort, d'ailleurs, j'aimerais pouvoir décliner ainsi mon parcours, sur quelques points du moins -.
Je ratiocine, c'est vrai. Petite fille gâtée...Bof, non. Mais ça on s'en
C'est comme ça que l'on lit Pascal dans vos hautes sphères? Il a plus peur du vide le bougre? Trop orthodoxe comme lecture?
Mais vrai, c'est peut-être rien qu'une bonne petite dépression post-concours...Pourquoi pas? Tiens, étrange, je me suis mis à beaucoup courir cette année...

Lynette, merci! Il n'y a pas de mal. Franchement, quand j'ai relu mon premier post, je ne m'attendais pas à non plus à complaisance de votre part. "Bouh aidez-moi j'ai peur que le métier que vous exercez ne soit pas assez bien pour moi..."
Et pourtant vous me répondez, vous réagissez, et c'est très intéressant pour moi. C'est tout ce que je voulais. Provoquer, malheureusement, ça aide aussi à délier les langues...
Merci encore.



Dernière édition par cavecattum le Ven 3 Déc 2010 - 9:04, édité 1 fois

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Re: Etude d'un cas, le mien en fait...

Message par Leclochard le Ven 3 Déc 2010 - 9:02

@cavecattum a écrit:
@Leclochard a écrit:
@cavecattum a écrit:
@Leclochard a écrit: Tu as déjà travaillé et maintenant, t'es pas pressée de prendre ton autonomie ? de gagner ta vie ?

Si, bien-sûr. Mais dans de bonnes conditions. Ca c'est essentiel à mes yeux, voilà ce que je retire de mes années de "larbinades".

C'est quoi "des bonnes conditions" ? Un boulot avec un super salaire, peu d'heures de travail ou pas trop épuisant, plein de vacances et valorisant socialement ? Si tu le trouves, fais-nous signe.
Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi tu n'essayes pas. Car tu pourrais toujours démissionner par la suite, si ça ne te plaisait pas. Mais j'imagine que la réponse est trop intime pour être mise en mots.

Bon, ça continue. Du pur sarcasme. Ca fait du bien, dis? Je t'en prie, c'est offert.
Non, dans de "bonnes conditions" - peut-être le terme, mal choisi?, ça sonne trop "condition sociale"? -, cela ne se glose pas comme ça chez moi. En tous cas, les heures de travail réduites, les vacances, le salaire... Je vois pas. Epouser un vieux riche? "Valorisant"? Je suis peut-être incorrigible, mais il me semble que c'est un critère, oui. Suis-je une bêtasse vide, docteur?
Pourquoi je n'essaie pas? Mais ce sera sans doute le cas. Ca me plaira peut-être. Pourquoi je viens vous emmerder alors avec mes questions? Ce matin je ne sais plus très bien. Pour vous faire parler? ça marche! Je me fait remettre en place avec une étrange générosité de mots...Pourquoi se donner tant de mal, si je suis à côté de la plaque? fleurs

Y a pas de problème. Tu ne nous embêtes pas. C'est juste qu'à 24 ans, normalement après un concours aussi difficile, on a qu'une envie: enseigner, gagner sa vie, et prendre son envol malgré les doutes et les hésitations.
Tu m'as rappelé le héron de la fable, à vrai dire. Very Happy

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Quelqu'un s'assoit à l'ombre aujourd'hui parce que quelqu'un d'autre a planté un arbre il y a longtemps. (W.B)

Leclochard
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Re: Etude d'un cas, le mien en fait...

Message par Leclochard le Ven 3 Déc 2010 - 9:05

Lynette a écrit:
Je ne t'ai pas traitée de péteuse ni de jeunesse irréfléchie, hein. (Et j'ai moi aussi comme beaucoup d'entre nous eu une bourse au mériteç C'est très sain au contraire que tu te poses ces questions. Et à lire ce dernier message je pense qu'en effet tu devrais compléter ta formation ou tenter d'autres concours qui te correspondraient davantage peut-être.

On finit ses études; on les achève avec un beau concours à 24 ans et on devrait les reprendre. Les conseilleurs ne sont pas les payeurs, comme dit le proverbe. Rolling Eyes

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Quelqu'un s'assoit à l'ombre aujourd'hui parce que quelqu'un d'autre a planté un arbre il y a longtemps. (W.B)

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