Je bloque : analyse de phrase

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Re: Je bloque : analyse de phrase

Message par Mélu le Ven 18 Fév 2011 - 22:44

Punaise, si même Véronique est d'accord avec moi sur un point de grammaire, ça me flatte rudement, je ne vais plus passer les portes ! succes

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Re: Je bloque : analyse de phrase

Message par retraitée le Sam 19 Fév 2011 - 14:24

@Celeborn a écrit:
@John a écrit:
Mais les interrogatives indirectes SONT des complétives, John ! Tu vois, qu'elle est toute pourrie, cette notion
Mais les complétives ne sont pas forcément des interrogatives indirectes, Celeborn !

On est bien d'accord. Mais quand tu dis que dans le premier cas, tu analyses ça comme "une principale + une complétive", on pourrait tout à fait avoir une interrogative indirecte. Il faut donc dire "une principale + une conjonctive" pour qu'on puisse se comprendre.

Eh oui, car les "complétives" englobent des conjonctives par que, des infinitives, des interrogatives indirectes.
Autant appeler les choses par leur nom! Les conjonctives par Que sont COD, COI, Sujet, sujet réel, voire expansion du nom.
Les interrogatives indirectes et les infinitives sont COD;
Et que dire de cet exemple? "Sautez, dansez, embrassez qui vous voudrez", où la relative sans antécédent (qui = quiconque, ) est elle aussi COD!

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Re: Je bloque : analyse de phrase

Message par Iphigénie le Dim 20 Fév 2011 - 11:30

Dans les heures qui suivaient la réponse de mon père, je savais ce qui se passerait.

Retour à la phrase de départ.
D'abord,une petite explication(un peu "réchauffée,mais ma fille devant subir une -petite-intervention chirurgicale mes préoccupations étaient ailleurs):Celeborn je n'ai pas du tout apprécié ta remarque ,à moins que je n'en aie pas saisi tout le sel,nécessairement plus attique que marin.Et comme tu es quelqu'un dont j'apprécie les interventions,j'en suis un peu choquée,suffisamment pour préférer te le dire directement.Je suis d'ailleurs assez surprise à chaque fois que la grammaire soit un lieu de réactions extrêmes:pour moi,l'analyse logique n'est justement intéressante que lorsqu'elle est problématique.Et la différence entre relative et interrogative indirecte est, justement aussi, un point très problématique,car,comme le dit Véronique,il repose sur le sens et non la morphologie(le pronom interrogatif étant le même que le pronom relatif).
Si j'ai ramené ma fraise,c'est parce que justement,on ne se refait pas,ce point est un grand classique lorsqu'on fait un thème latin,le latin plus simple,distinguant clairement la relative,à l'indicatif et l'interrogative, indirecte au subjonctif et au surplus n'utilisant pas,du moins au nominatif-accusatif,le même pronom que le relatif.Donc,il est impératif de ne pas confondre pour traduire.
J'ajoute que la différence d'approche entre "classiques" et modernes est justement là:les classiques travaillent sur le sens (parce que c'est ce qui compte pour pouvoir traduire)alors que les modernes ont une approche plus purement descriptive.

Bref,c'est dit.
Pour notre phrase:
Dans les heures qui suivaient la réponse de mon père, je savais ce qui se passerait.
l'ambiguïté vient comme l'a remarqué Abraxas d'un emploi très particulier de l'imparfait dans cette phrase.On attendrait plus naturellement "dans les heures qui suivirent". et "je savais ce qui allait se passer "-futur immédiat,indicatif-plut^t que ce conditionnel,certes,John,de concordance des temps,mais qui ici ajoute à mon avis une nuance de potentiel plus que de futur.
C'est à cause de cette nuance que je pencherais pour une interrogation indirecte,(je savais-au sens de "je me doutais bien de ce qui allait se passer)"alors que si on utilisait le simple imparfait,(je savais ce qui se passait)on aurait plus clairement un énoncé affirmatif cadrant mieux avec une simple relative.(je connaissais exactement le résultat de ses paroles)
Le sens interrogatif apparaît encore plus clairement il me semble si on met la phrase dans l'ordre plus logique:
"je savais ce qui se passerait dans les heures qui suivaient la réponse de mon père" (sauf qu'on attendrait un "qui suivraient" :c'est la phrase entière qui est problématique en fait...)
Bref,Celeborn,on a bien la même analyse de cette phrase,en fait.

En tout cas pour des élèves,je leur dirais tout simplement qu'il y a ici hésitation/ou j'accepterais les deux analyses.

ps:je n'ai pas très bien compris non plus pourquoi la discussion dérivait vers les conjonctives (complétives ou pas )parce que là ça n'a rien à voir,ce n'est pas le même "que" (conjonction vs pronom)donc là on ne risque pas de confondre.

Iphigénie
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