Doute : Gavroche

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Doute : Gavroche

Message par timon le Jeu 17 Fév 2011 - 15:00

Bonjour à tous,
En plein travail sur mon chapitre traitant des Misérables, un doute :
Gavroche est-il le fils des Thénardier ou de madame Burgon? Embarassed
Help heu

timon
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Re: Doute : Gavroche

Message par Goa le Jeu 17 Fév 2011 - 15:01

C'est le fils Thénardier, il me semble.

Goa
Niveau 8


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Re: Doute : Gavroche

Message par timon le Jeu 17 Fév 2011 - 15:13

Merci Goa! Je viens effectivement de remettre la main sur LE passage qui confirme ce que tu dis. cheers

timon
Niveau 3


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Re: Doute : Gavroche

Message par zabriskie le Jeu 17 Fév 2011 - 15:55

Des Thénardier.

zabriskie
Expert spécialisé


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Re: Doute : Gavroche

Message par Kiki le Lun 21 Fév 2011 - 19:00

Oui c'est le fils des Thénardier.

Kiki
Habitué du forum


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Re: Doute : Gavroche

Message par Kiki le Lun 21 Fév 2011 - 19:01

Je me rappelle d'un passage où il est écrit que le pavé de la rue semblait moins dur à Gavroche que le coeur de sa mère.

Kiki
Habitué du forum


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Re: Doute : Gavroche

Message par Audrey le Lun 21 Fév 2011 - 19:08

Huit ou neuf ans environ après les événements racontés dans la deuxième partie de cette histoire, on remarquait sur le boulevard du Temple et dans les régions du Château-d'Eau un petit garçon de onze à douze ans qui eût assez correctement réalisé cet idéal du gamin ébauché plus haut, si, avec le rire de son âge sur les lèvres, il n'eût pas eu le cœur absolument sombre et vide. Cet enfant était bien affublé d'un pantalon d'homme, mais il ne le tenait pas de son père, et d'une camisole de femme, mais il ne la tenait pas de sa mère. Des gens quelconques l'avaient habillé de chiffons par charité. Pourtant il avait un père et une mère. Mais son père ne songeait pas à lui et sa mère ne l'aimait point. C'était un de ces enfants dignes de pitié entre tous qui ont père et mère et qui sont orphelins.

Cet enfant ne se sentait jamais si bien que dans la rue. Le pavé lui était moins dur que le cœur de sa mère.

Ses parents l'avaient jeté dans la vie d'un coup de pied. Il avait tout bonnement pris sa volée.

C'était un garçon bruyant, blême, leste, éveillé, goguenard, à l'air vivace et maladif. Il allait, venait, chantait, jouait à la « fayousse », grattait les ruisseaux, volait un peu, mais comme les chats et les passereaux, gaiement, riait quand on l'appelait galopin, se fâchait quand on l'appelait voyou. Il n'avait pas de gîte, pas de pain, pas de feu, pas d'amour ; mais il était joyeux parce qu'il était libre. [...]

Pourtant, si abandonné que fût cet enfant, il arrivait parfois, tous les deux ou trois mois, qu'il disait : « Tiens, je vas voir maman ! » Alors il quittait le boulevard, le Cirque, la Porte Saint-Martin, descendait aux quais, passait les ponts, gagnait les faubourgs, atteignait la Salpêtrière, et arrivait où ? Précisément à ce double numéro 50-52 que le lecteur connaît, à la masure Gorbeau.

Victor Hugo, Les Misérables, troisième partie, V, 1 et 2, 1862.

_________________
B.V., aka Beuglato Vociferature,
Irae Laudatrix pour les cérémonies en son honneur,
Divinité Tarpéienne dont le culte subsiste en Bresse.
Elle protège les orateurs et les sophistes pro-Bayrou.
On peut invoquer sa fureur en lui sacrifiant des laitues vierges.
Identifiée à Boudicca, elle est représentée sur un char Clio orné de noeuds rouges en tulle.

Signez la pétition pour sauver les langues anciennes! Clic!

Audrey
Oracle


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