Un rapport propose d'écrire "une histoire commune des jeunes de banlieue"
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Re: Un rapport propose d'écrire "une histoire commune des jeunes de banlieue"
Il n'y a qu'à voir le programme de l'option "histoire contemporaine" qui vient de sortir en TS : que des trucs "au choix", ce qui fait qu'à la fin personne ne saura la même chose, ce qui signifie que rien ne sera obligatoire à connaître !
A mon avis, Philippe le Bel et la date de naissance de Louis XIV, tu peux faire une croix dessus. Combien d'étudiants savent dire deux mots sur l'année 1917, Jean Jaurès, la guerre du Vietnam ou la Silicon Valley ?
A mon avis, Philippe le Bel et la date de naissance de Louis XIV, tu peux faire une croix dessus. Combien d'étudiants savent dire deux mots sur l'année 1917, Jean Jaurès, la guerre du Vietnam ou la Silicon Valley ?
John- Admin
Re: Un rapport propose d'écrire "une histoire commune des jeunes de banlieue"
Marie Laetitia a écrit:John a écrit:Je développe un peu plus mon avis personnel : "une histoire commune des jeunes de banlieue", je ne comprends même pas bien ce que ça veut dire. Mais c'est le titre de l'AFP, ça.
Fabienne Keller, qui n'est pas une huluberlu complètement illuminée, parle précisément de "l'histoire commune qui a été partagée entre Français, Maghrébins et Africains depuis un siècle et demi, voire davantage", et qui serait rédigée sur le modèle du manuel d'histoire franco-allemand.
Pourquoi serait-on opposé à un manuel d'histoire franco-africain ?
Il n'est pas question d'y être opposé, mais est-ce la solution pour que les jeunes issus de l'immigration qui ont des problèmes d'identités (multiples) (et ce n'est pas le cas de tous les jeunes issus de l'immigration) ?
Les programmes font depuis trente ans une place non négligeable aux populations africaines et maghrébines, notamment lors de la première guerre mondiale. Quand le film Indigènes est sorti, j'entends encore un de mes anciens professeurs dire (et il était jeune) "Moi au lycée, élève, à la fin des années 70, j'ai entendu parler des tirailleurs sénégalais, alors si Bouchareb et Debbouze n'en ont pas entendu parler, c'est qu'ils n'ont pas suivi leurs cours!"
Depuis peu de temps l'histoire de l'Afrique est abordée également, l'histoire de la Méditerranée et de l'islam.
Ce qui m'inquiète c'est que les étudiants qui sortent du bac ne connaissent ni Louis IX (le chêne de Vincennes, quesako???) ni Philippe le Bel, ni François Ier, ni Henri IV et la poule au pot, ni Louis XIV (né quand ? Mort quand? sais pas)... ni même les images d'Epinal. Et je ne parle pas d'histoire sociale, économique, culturelle. Juste juste des repères élémentaires en histoire politique. Comment créer une identité ou transmettre une identité sans repères communs ?
J'ai compris que John parlais surtout de la rédaction du titre de l'article qui peut laisser sous-entendre bien d''autres choses que le contenu réel du projet.
Pour le reste, je ne suis pas historien, alors j'ai un peu de mal à me positionner sur ce sujet autrement que par rapport à ma propre conception de ce qu'est l'histoire de France.
Ta remarque est intéressante. L'écriture de l'Histoire de France du XXème siècle fait état en effet des personnes issues des colonies qui ont aidé la France durant les conflits, mais il est vrai que je ne sais pas si les jeunes issus de la "diversité" comme on le dit maintenant (j'ai absolument horreur du terme mais bon...la diversité ça commence où et ça finit où ?) arrivent à s'identifier à l'Histoire de France telle qu'elle est écrite.
J'ai eu une conversation qui m'a beaucoup frappé récemment avec un ami antillais qui m'a dit qu'il trouvait qu'enseigner que nos ancêtres étaient gaulois ne lui posait aucun problème car il considérait que l'on se trouvait plus sur le terrain du mythe national et qu'à ce titre, ses ancêtres étaient bien aussi gaulois que ceux de n'importe qui ici. Cela le gênait que l'on remette ces mythes fondateurs en question et que l'on cherche en fait à établir une filiation biologique aux gens alors que selon lui, l'histoire et la construction de l'identité se passaient sur un autre registre.
La dessus, je ne peux qu'aller dans son sens, car j'ai toujours été convaincu que Malraux disait vrai quand il pensait que "La nation, c'est la communauté des rêves".
Lorsque l'on li, ou entend, ce qui circule vulgairement, notamment depuis quelques années, au sujet de l'histoire de France et de sa construction, il y a une idée qui commence à s'être très largement implantée dans les esprits qui est que la France a toujours été une terre d'immigration et que le Français n'existait pas en réalité. Je suis très gêné par cette idée, même si je comprends pourquoi elle s'est imposée, mais celle-ci tend à considérer que l'histoire de France n'a pas plus de 100/150 ans. J'ai eu l'occasion sur un autre fil d'en parler avec un membre du forum qui me disait que lorsque l'on voyait en France quelqu'un dont le nom et le type physique était identique aux personnes du Maghreb par exemple, cette personne n'était pas spontanément considérée comme française avant de l'avoir clarifié, et que c'était très énervant alors que la France était une terre d'immigration. Et j'avais répondu que l'Histoire de France et de toutes les représentations qui y étaient rattachées avaient quand même un peu plus de 60 ans d'existence, quoique l'on veuille dire.
Aujourd'hui, effectivement, se pose le problème de communautarismes naissants qui ne semblent pas se sentir intégrés à l'idée de la nation, ou qui ne veulent pas s'y intégrer, tout en n'étant pas non plus intégrés à autre chose. Ce problème d'identité est réel et accentué par le mépris dans lequel les personnes qui ont aidé la France à se sortir des mauvais dans lesquels elles se trouvait au 20ème siècle ont été tenus. C'est un défaut de loyauté et d'honneur de la part de ceux qui ont agi ainsi pour notre pays, et dont les conséquences justifiées sont lourdes aujourd'hui

Edgar- Niveau 8
Re: Un rapport propose d'écrire "une histoire commune des jeunes de banlieue"
J'ai eu une conversation qui m'a beaucoup frappé récemment avec un ami
antillais qui m'a dit qu'il trouvait qu'enseigner que nos ancêtres
étaient gaulois ne lui posait aucun problème car il considérait que l'on
se trouvait plus sur le terrain du mythe national et qu'à ce titre, ses
ancêtres étaient bien aussi gaulois que ceux de n'importe qui ici. Cela
le gênait que l'on remette ces mythes fondateurs en question et que
l'on cherche en fait à établir une filiation biologique aux gens alors
que selon lui, l'histoire et la construction de l'identité se passaient
sur un autre registre.
Mais moi ça ne me gêne pas d'enseigner que la France est une terre d'immigration, au même titre que toutes les nations, européennes pour commencer. Mais ce qui est précisément intéressant à faire relever par les élèves c'est que c'est pour cela que l'on a créé des mythes fondateurs, qui unissaient des gens différents. Moi je me suis amusée à montrer à des étudiants des textes où les Francs sont décrits par les "Celtes" romanisés comme des types qui puent, qui mangent de l'ail et ont des cheveux longs, bref des "autres" repoussants. Mais ça n'a pas empêché la création de mythes communs, ça les a même rendus nécessaires pour construire une cohésion.
Vouloir à toute force "respecter chacun dans sa culture", bien sûr, mais pas en maintenant des divisions, il faut au contraire transmettre un patrimoine, enrichi, qui progressivement intègre de nouveaux éléments culturels.
Dernière édition par Marie Laetitia le Jeu 17 Mar - 16:09, édité 1 fois
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Il y a un temps pour tout, un temps pour les larmes, un temps pour les rires, un temps pour se lamenter et un temps pour danser.
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Si tu crois encore qu'il nous faut descendre / Dans le creux des rues pour monter au pouvoir / Si tu crois encore au rêve du grand soir / Et que nos ennemis, il faut aller les pendre
Dis-le-toi désormais / Même s'il est sincère / Aucun rêve jamais / Ne mérite une guerre / On a détruit la Bastille / Et ça n'a rien arrangé / On a détruit la Bastille / Quand il fallait nous aimer
Mon ami, je crois que tout peut s'arranger / Sans cris sans effroi même sans insulter les bourgeois / L'avenir dépend des révolutionnaires / Mais se moque bien des petits révoltés / L'avenir ne veut ni feu ni sang ni guerre / Ne sois pas de ceux-là qui vont nous les donner (J. Brel, La Bastille)

Marie Laetitia- BDD HG
Re: Un rapport propose d'écrire "une histoire commune des jeunes de banlieue"
John a écrit:Il n'y a qu'à voir le programme de l'option "histoire contemporaine" qui vient de sortir en TS : que des trucs "au choix", ce qui fait qu'à la fin personne ne saura la même chose, ce qui signifie que rien ne sera obligatoire à connaître !
A mon avis, Philippe le Bel et la date de naissance de Louis XIV, tu peux faire une croix dessus. Combien d'étudiants savent dire deux mots sur l'année 1917, Jean Jaurès, la guerre du Vietnam ou la Silicon Valley ?
Oui mais comment faire réfléchir sur la construction de la mémoire? Sur l'histoire de l'état en balayant saint Louis et Philippe le Bel ? Sur les fondements de notre conception de l'état et du rapport français à l'autorité, sur notre conception du service public? Bref... le programme du cours...
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Si tu crois encore qu'il nous faut descendre / Dans le creux des rues pour monter au pouvoir / Si tu crois encore au rêve du grand soir / Et que nos ennemis, il faut aller les pendre
Dis-le-toi désormais / Même s'il est sincère / Aucun rêve jamais / Ne mérite une guerre / On a détruit la Bastille / Et ça n'a rien arrangé / On a détruit la Bastille / Quand il fallait nous aimer
Mon ami, je crois que tout peut s'arranger / Sans cris sans effroi même sans insulter les bourgeois / L'avenir dépend des révolutionnaires / Mais se moque bien des petits révoltés / L'avenir ne veut ni feu ni sang ni guerre / Ne sois pas de ceux-là qui vont nous les donner (J. Brel, La Bastille)

Marie Laetitia- BDD HG
Re: Un rapport propose d'écrire "une histoire commune des jeunes de banlieue"
Merde, je ne peux pas dire deux mots sur 1917 !!! (La honte.)
Ah, mais si : la Russie, Staline, Solidarniosk, etc.
Bref.
Je n'ai rien contre le fait de parler des rapports entre France et Afrique en histoire. Mais un manuel doit à mon avis parler d'histoire du point de vue du pays auquel l'école appartient. Question de cohérence pédagogique : un territoire, une histoire.
Ah, mais si : la Russie, Staline, Solidarniosk, etc.
Bref.
Je n'ai rien contre le fait de parler des rapports entre France et Afrique en histoire. Mais un manuel doit à mon avis parler d'histoire du point de vue du pays auquel l'école appartient. Question de cohérence pédagogique : un territoire, une histoire.

doctor who- Expert spécialisé
Re: Un rapport propose d'écrire "une histoire commune des jeunes de banlieue"
Marie Laetitia a écrit:John a écrit:Je développe un peu plus mon avis personnel : "une histoire commune des jeunes de banlieue", je ne comprends même pas bien ce que ça veut dire. Mais c'est le titre de l'AFP, ça.
Fabienne Keller, qui n'est pas une huluberlu complètement illuminée, parle précisément de "l'histoire commune qui a été partagée entre Français, Maghrébins et Africains depuis un siècle et demi, voire davantage", et qui serait rédigée sur le modèle du manuel d'histoire franco-allemand.
Pourquoi serait-on opposé à un manuel d'histoire franco-africain ?
Il n'est pas question d'y être opposé, mais est-ce la solution pour que les jeunes issus de l'immigration qui ont des problèmes d'identités (multiples) (et ce n'est pas le cas de tous les jeunes issus de l'immigration) ?
Les programmes font depuis trente ans une place non négligeable aux populations africaines et maghrébines, notamment lors de la première guerre mondiale. Quand le film Indigènes est sorti, j'entends encore un de mes anciens professeurs dire (et il était jeune) "Moi au lycée, élève, à la fin des années 70, j'ai entendu parler des tirailleurs sénégalais, alors si Bouchareb et Debbouze n'en ont pas entendu parler, c'est qu'ils n'ont pas suivi leurs cours!"
Depuis peu de temps l'histoire de l'Afrique est abordée également, l'histoire de la Méditerranée et de l'islam.
Ce qui m'inquiète c'est que les étudiants qui sortent du bac ne connaissent ni Louis IX (le chêne de Vincennes, quesako???) ni Philippe le Bel, ni François Ier, ni Henri IV et la poule au pot, ni Louis XIV (né quand ? Mort quand? sais pas)... ni même les images d'Epinal. Et je ne parle pas d'histoire sociale, économique, culturelle. Juste juste des repères élémentaires en histoire politique. Comment créer une identité ou transmettre une identité sans repères communs ?
+1000,
et mes élèves d'origine asiatique ? c'est pour quand le manuel ? Ah j'oubliais, où est l'histoire commune des Corses et des Français ? des Bretons et des Basques ?
Quelle illusion...On croit qu'en flattant les origines (souvent lointaines ou oubliées) des élèves et en réduisant la place de l'histoire nationale (présentée de plus en plus comme une histoire honteuse et culpabilisante) on va vers plus d'unité et de paix sociale dans la République. De l'autre côté, comme le dit Marie-Laetitia, le problème est plus grave et plus profond: le rapport à l'histoire, à la chronologie, à l'espace disparaît petit à petit. Un livre de Jules Verne est incompréhensible: le XIX°S, c'est comme l'Antiquité ou les années 50....c'était il y a longtemps.

Docteur OX- Fidèle du forum
Re: Un rapport propose d'écrire "une histoire commune des jeunes de banlieue"
[quote="kensington"]
Mais comment font-ils pour proposer des solutions à ce point inadaptées aux problèmes à résoudre?
AFP 16.03.2011
Un rapport propose d'écrire "une histoire commune des jeunes de banlieue"
Un rapport parlementaire publié mercredi préconise la rédaction par des historiens d'un ouvrage scolaire sur "l'histoire commune des jeunes de banlieue", "partagée entre Français, Maghrébins et Africains", notamment pour éviter "un enfermement des collèges de banlieue dans les ghettos urbains".
Mais comment font-ils pour proposer des solutions à ce point inadaptées aux problèmes à résoudre?

Chocolat- Grand sage
Re: Un rapport propose d'écrire "une histoire commune des jeunes de banlieue"
[quote="Chocolat"]
Parce que j'ai l'impression qu'ils essayent d'éteindre les débuts d'incendie avec des petits seaux d'eau comme essayent de le faire les hélicoptères au-dessus de la centrale nucléaire au Japon. D'ailleurs la métaphore de l'incendie en France n'en est presque pas une.
Il y a une sorte de chape de plomb sur toute une partie de l'état réel de la société française aujourd'hui. Il ne faut fâcher ni vexer personne et surtout pas ceux qui pourraient réagir promptement et violemment. On voit quand même bien qu'il est très difficile de débattre de nombreux sujets qui sont immédiatement suspectés de stigmatiser ceci ou cela. Donc j'ai un peu l'impression que l'on lâche du lest en fonction des pressions et du potentiel d'action ou de nuisance de tel ou tel groupe d'intérêts. Il y a bien longtemps que le mot immigration en France est utilisé très pudiquement pour en fait ne parler exclusivement que des personnes arrivées en France du continent africain pour aider à sa reconstruction post 45. Il y a une sorte d'hypocrisie sur ce sujet. Tout comme la France "Black-Blanc-Beur" de 1998 qui sous couvert d'être un slogan populaire d'inclusion et de tolérance exclue immédiatement tout ce qui n'est pas "black", ou "blanc", ou "beur" ou refuse de se voir ainsi qualifié. Par ailleurs, le terme de "beur", que je trouve affreux, est très connoté puisqu'il sous-entend une personne originaire du Maghreb dont les parents sont venus travailler en tant qu'ouvriers. Cela exclue donc les personnes ayant des origines arabes hors Maghreb, qui ne sont pas des immigrés de travail, et qui ne font pas partie des classes sociales défavorisées. Tout ceci est chargé d'un implicite assez contestable et qui me semble montrer une vision très partiale de ce qu'est ou doit être la France d'aujourd'hui, et cela ne me paraît pas s'inscrire dans un projet universel et à long terme. Mais s'il y a urgence...
kensington a écrit:
[justify]AFP 16.03.2011
Un rapport propose d'écrire "une histoire commune des jeunes de banlieue"
Un rapport parlementaire publié mercredi préconise la rédaction par des historiens d'un ouvrage scolaire sur "l'histoire commune des jeunes de banlieue", "partagée entre Français, Maghrébins et Africains", notamment pour éviter "un enfermement des collèges de banlieue dans les ghettos urbains".
Mais comment font-ils pour proposer des solutions à ce point inadaptées aux problèmes à résoudre?![]()
Parce que j'ai l'impression qu'ils essayent d'éteindre les débuts d'incendie avec des petits seaux d'eau comme essayent de le faire les hélicoptères au-dessus de la centrale nucléaire au Japon. D'ailleurs la métaphore de l'incendie en France n'en est presque pas une.
Il y a une sorte de chape de plomb sur toute une partie de l'état réel de la société française aujourd'hui. Il ne faut fâcher ni vexer personne et surtout pas ceux qui pourraient réagir promptement et violemment. On voit quand même bien qu'il est très difficile de débattre de nombreux sujets qui sont immédiatement suspectés de stigmatiser ceci ou cela. Donc j'ai un peu l'impression que l'on lâche du lest en fonction des pressions et du potentiel d'action ou de nuisance de tel ou tel groupe d'intérêts. Il y a bien longtemps que le mot immigration en France est utilisé très pudiquement pour en fait ne parler exclusivement que des personnes arrivées en France du continent africain pour aider à sa reconstruction post 45. Il y a une sorte d'hypocrisie sur ce sujet. Tout comme la France "Black-Blanc-Beur" de 1998 qui sous couvert d'être un slogan populaire d'inclusion et de tolérance exclue immédiatement tout ce qui n'est pas "black", ou "blanc", ou "beur" ou refuse de se voir ainsi qualifié. Par ailleurs, le terme de "beur", que je trouve affreux, est très connoté puisqu'il sous-entend une personne originaire du Maghreb dont les parents sont venus travailler en tant qu'ouvriers. Cela exclue donc les personnes ayant des origines arabes hors Maghreb, qui ne sont pas des immigrés de travail, et qui ne font pas partie des classes sociales défavorisées. Tout ceci est chargé d'un implicite assez contestable et qui me semble montrer une vision très partiale de ce qu'est ou doit être la France d'aujourd'hui, et cela ne me paraît pas s'inscrire dans un projet universel et à long terme. Mais s'il y a urgence...

Edgar- Niveau 8
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