exclusion latin en milieu d'année?

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Re: exclusion latin en milieu d'année?

Message par Thalia de G le Ven 05 Oct 2012, 13:56

@Lefteris a écrit:Du reste le latin devrait être obligatoire , avec une heure dès la 6ème : ça fait partie du patrimoine culturel et linguistique.
Oh voui. J'ai bu le latin au biberon, je ne puis qu'être d'accord.

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Re: exclusion latin en milieu d'année?

Message par Lefteris le Ven 05 Oct 2012, 14:06

@Thalia de G a écrit:
@Lefteris a écrit:Du reste le latin devrait être obligatoire , avec une heure dès la 6ème : ça fait partie du patrimoine culturel et linguistique.
Oh voui. J'ai bu le latin au biberon, je ne puis qu'être d'accord.

Juste avant que je n'entrasse dans ce qui était encore le "1er cycle", on en faisait en 6ème. J'ai connu l'initiation obligatoire, où l'on faisait plus de langue en une heure que ce qu'on fait aujourd'hui en 5ème. En 4ème on démarrait plein pot, il va de soi qu'on ne perdait pas un trimestre sur les fonctions ...
On faisait des lectures suivies de l'Enéide et de la scansion dès la 3ème. En seconde, je devais déjà être à un rythme d'une version par quinzaine, on a retrouvé mes cahiers récemment. Je me faisais pourrir : "pas assez précis, grammaire mal maîtrisée" et des notes guère au-dessus de la moyenne. Et c'était vrai par rapport aux exigences et au niveau extrêmement élevé qu'avaient mes aînés. Mon père qui n'en avait fait que jusqu'en terminale et avait arrêté depuis longtemps débroussaillait le sens de mes versions en quelques minutes. Aujourd'hui, je pense en toute modestie qu'en faisant la même chose, le médiocre que j'étais caracolerait en tête en terminale, au minimum.

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Δεν ελπίζω τίποτα, δεν φοβάμαι τίποτα, είμαι λεύθερος ("je n'espère rien, je ne crains rien, je suis libre") (Ν. Kazantzakis)

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Re: exclusion latin en milieu d'année?

Message par Thalia de G le Ven 05 Oct 2012, 14:19

Ah un p'tit jeune. 3 heures de latin en 6e, et je me demande si en fin de 5e je n'étais pas capable de traduire aussi bien qu'un élève de 2nde actuel, le De viris oblige. Je simplifie, bien sûr.
Grec en 4e, et comparaison, même inconsciente, féconde entre les deux langues.

Le grec l'a emporté, il a la souplesse du roseau, le latin la rigidité austère du Colisée. (pas taper).

La vie a voulu que je devienne LM alors que je suis de formation LC, mais j'ai gardé tous mes manuels de latin et de grec de la 6e à la terminale et au delà.

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Re: exclusion latin en milieu d'année?

Message par pehache le Ven 05 Oct 2012, 14:53

Je ne suis en effet pas enseignant. Ceci dit des arguments sont des arguments, d'où qu'ils viennent. Je pourrais aller débattre de cela dans un forum de parents d'élèves, où cela aurait beaucoup moins d'intérêt (genre pour finir en "messe" où tout le monde est à peu près d'accord; et de plus ce ne sont pas les PE qui sont à l'origine de ces décisions).

@Lefteris a écrit:Bon, j'ai parcouru tous les arguments, je ne réponds pas à tout :
- je présente la latin comme une matière où il faut du travail . Après enquête auprès d'élèves honnêtes , je pense que mes élèves ont au grand maximum 1H30 de travail personnel hors des cours, et je l'explique dans un diaporama.
je dirais ça aussi, 1h30-2h. Plutôt 2h pour quelqu'un d'un peu perfectionniste. On arrive donc à 5h par semaine, qui se cumulent avec un horaire déjà chargé en "classe" européenne.

- les parents jouent un grand rôle, j'ai moi-même fait du latin à coups de pieds au cul, à une époque où le travail demandé n'avait rien à voir avec ce qu'on demande maintenant. Et c'est sans doute la meilleure chsoe qu'on m'ait imposée, mais on s'en rend compte des années après
Chacun son vécu, et là on trouve de tout. Personnellement j'ai fait du grec, jusqu'en terminale (j'ai arrêté en cours de terminale). Pas à coup de pied au cul, je n'ai pas été traumatisé (du moins pas au collège), mais sans enthousiasme excessif non plus on va dire. 30 ans plus tard je serais bien incapable de dire ce que cela m'a apporté. Mais, pour autant, je n'ai jamais tenu le discours "ça ne sert à rien".

- une adulte qui change de voie (en plus c'est mon cas..) sait ce qu'il fait, ou du moins réfléchit , un élève de 4ème qui gémit et dit plier sous sle poids du fardeau est un faiseur... Il n'y a pas grand chose à faire au collège de nos jours , il ne faut pas exagérer.
Il n'y a pas grand-chose à faire dans le "cursus" de base, sans doute. Dans une section européenne, le fait est qu'au delà des heures en plus l'expérience montre que tous les professeurs se montrent plus exigeants, le niveau moyen étant plus élevé. On ajoute le latin par dessus, et pour certains élèves cela finit par faire beaucoup.

Mais là ("un élève de 4ème qui gémit et dit plier sous le poids du fardeau est un faiseur") on est dans la généralisation: non tous les élèves qui veulent arrêter le latin ne sont pas des "faiseurs" qui veulent tirer au flanc, les profils sont bien plus divers que ça. A moins que l'on me dise que travailler régulièrement jusqu'à 21h ou plus et souvent ne pas sortir le week-end à cause du travail c'est être un "faiseur".

- il est du ressort des parents et des professeurs de ne pas céder aux caprices et à la paresse, à une époque où on nous parle de l'éducatif.
cf ci-dessus : généralisation. Ce n'est pas parce qu'un élève ne veut pas/plus faire de latin qu'il s'agit forcément d'un paresseux et qu'il incapable de s'investir dans autre chose.

Du reste le latin devrait être obligatoire , avec une heure dès la 6ème : ça fait partie du patrimoine culturel et linguistique.
C'est une opinion qui peut se défendre. Mais le fait est qu'il ne l'est pas.

Membre banni.

pehache
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